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Le Grand Escalier >> Monde magique Pages :
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[Validé] Tombez à pic pour prendre leur coeur ! |
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[RPG]
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Titre : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
20/10/2011 à 19:20:03 - Modifié : 06/05/2012 à 12:03:32
Novembre 2008.
* Reed la fixait avec tant de sérieux et de gravité que Deborah réfréna ses doutes. Son amie n'avait pas pour coutume de la mener en bateau, encore moins quand il s'agissait de magie. *
Deborah : Tu veux dire que cette carte permet de localiser la personne à qui tu penses ?
Reed : Entre autres, oui. Dans un éclair d'une ou deux secondes, tu verras ce qu'elle fait à l'instant précis où tu songes à elle. Il faut être très concentré pour cela, Deb. Les voyantes utilisaient le Trèfle, dans l'Antiquité, mais il arrivait que cela se retourne contre elles. Cela... cela te permettra de me localiser, où que je sois.
Deborah : Tu vas partir, Reed, n'est-ce pas ?
* Seul le regard empreint d'émotions de la Gryffondor lui répondit, et Deborah serra dans son poing la carte. Une simple Dame de Trèfle. *
Octobre 2011.
* Vitali Tea et Deborah Parker s'étaient retrouvés aux Trois Balais dans l'idée d'un rendez-vous aimable, peut-être de pure politesse, mais dans l'ensemble assez agréable.
Bien vite, cependant, l'éventail des questions les plus banales ayant été secoué à n'en plus pouvoir, le Serdaigle et la Vert et Argent étaient passés à un sujet plus intéressant : un objet étrange que Vitali prétendit avoir trouvé par hasard, et qui évoqua bien des choses à Deborah.
Il s'agissait en effet d'un As de Pique, dont Vitali prouva l'utilité avec une facilité détonante. Celui-ci permettait de transcrire en son centre l'objet des pensées de la personne qui l'avait en main, fut-elle une aussi bonne occlumens que Deborah.
Celle-ci se souvint alors d'un épisode bien antérieur, mais pourtant fort ressemblant : peu avant de quitter Poudlard, il y avait trois ans de cela, Reed Sandar, sœur de Vitali, lui avait remis une Dame de Trèfle, qui permettait de visualiser en temps réel la personne à qui l'on pensait.
Après maintes hésitations et bredouillements, Vitali et Deborah décidèrent de raconter l'un à l'autre ce qu'ils savaient de ces cartes... *
Vitali : A l'aube du monde, un sorcier du nom d' Almod trouva le moyen d'enfermer la magie dans des objets. De nombreux carnages furent déclenchés puisque des mages noirs convoitaient les plus puissants de ces objets et bientôt cette pratique disparut. Au XVIIème siècle, le professeur britannique Palfindus Terence Braams s'intéressa à cette magie de stockage tombée dans l'oubli et ce qu'il découvrit des créations d' Almod l'amena à aller plus loin encore. Il mit toutes ses découvertes magiques dans un jeu de cartes. Les cartes de Trèfle du professeur avaient des pouvoirs divinatoires tandis que celles de Cœur annihilaient toute force noire. En revanche, les cartes de Carreau et de Pique n'apparaissaient pas dans ce jeu.
Palfindus eut deux fils qu'il fit hériter de tout son savoir sur la magie almodienne. Puis il donna symboliquement une carte de Carreau à l'un et une de Pique à l'autre pour qu'ils continuent son travail.
Les deux frères se déchirèrent dans une lutte perpétuelle vers la connaissance, mais seul l'aîné parvint à la sagesse quand furent achevés leurs années de travail. Nodam, le plus jeune, avait renfermé dans ses cartes de Carreau l'accès aux merveilles matérielles du monde, tandis que Nosting avait créé les cartes de vérité.
Ils cachèrent leur fabuleux jeu de carte à leurs descendants.
* Deborah contempla longuement Vitali, avant d'achever l'histoire d'une seule traite : *
Deborah : Bien longtemps après que Reed m'a remis la Dame de Trèfle, qui permet de visualiser les personnes auxquelles on pense, j'ai rencontré un individu nommé Tim David. Celui-ci m'a raconté avoir aperçu, au cours de ses études qui l'avaient fait voyager, plusieurs cartes, notamment un Roi de Coeur chez Barjow et Beurk, un As de Trèfle en France, un Valet de Carreau en Albanie.
Je me suis mise à leur recherche, il y a peu, mais n'ai pu retrouver que l' As de Trèfle, aux mains d'un de mes anciens condisciples de Beauxbâtons, un dénommé Vincent. Le Roi avait été volé - quant au Valet, je n'en ai rien su.
Je suis alors rentrée à Pré-au-Lard, impatiente d'interroger Tim au sujet des cartes. En effet, Vincent avait montré qu'il le connaissait et m'avait aussi laissé entendre que les cartes étaient revenues en Grande-Bretagne, à Poudlard plus précisément, puisqu'il parla d'une jeune personne. Persuadée que Tim m'avait doublée, je suis allée lui demander des comptes. Je l'ai trouvé mort.
Cela n'a fait qu'accentuer la conviction profonde que Vincent avait fait naître en moi : le Possesseur des cartes est à Poudlard.
* A partir de là, quel autre choix aurait pu s'imposer, pour ces deux jeunes gens téméraires et fascinés, que celui de se lancer à la recherche des Cartes ?
Seulement, bien d'autres à Poudlard auraient été intéressés. Et il suffisait qu'ils aient entendu cette discussion aux Trois Balais pour que la tâche se complique pour Vitali et Deborah. *
Citation : Résumé- Ce RPG consiste en la recherche d'un jeu de cartes bien particulier.
- Celui-ci a été créé à moitié par Palfindus Terence Braams à partir des découvertes d'un dénommé Almod : il enferma en effet la magie dans des cartes de Trèfle et de Coeur. Plus tard, ses enfants ont reçu chacun une carte, l'une de Carreau, l'autre de Pique, afin de compléter le jeu.
Vitali, dernier descendant de Palfindus depuis la disparition de sa sœur Reed, et Deborah, vieille amie de Reed, discutent des détails qu'ils connaissent concernant cette histoire. Ils ont simplement oublié qu'ils étaient fort bien entourés... et c'est à votre avantage ! Vous allez en effet pouvoir vous lancer à la recherche des cartes, vous aussi.
- Les Cartes sont toutes à Poudlard, dans la main d'une unique personne. Celle-ci est chargée de les distribuer à des personnes dignes de confiance mais sans que celles-ci se doutent qu'elle est le Possesseur des Cartes.
Le Possesseur a été choisi (première personne à m'avoir envoyé un MP).
Le Possesseur peut avoir décidé de s'allier avec un ou deux autres personnages.
- Les autres personnages doivent bien entendu découvrir qui est le Possesseur. Ils disposeront pour cela d'indices glissés dans les posts de Vitali Tea, Deborah Chloé Parker et du Possesseur. Vitali et Deborah prendront en effet en charge le récit des circonstances dans lesquelles le Possesseur vous donnera les Cartes.
Ils ont également la possibilité de voler les cartes déjà trouvées et ce s'ils restent réalistes.
- Le RPG s'arrêtera quand le Possesseur aura éparpillé toutes les cartes OU quand un personnage ou plus aura découvert son identité et se sera emparé des cartes.
- Les Cartes de Trèfle ont des pouvoirs divinatoires.
Les Cartes de Pique font accéder leur possesseur à la Vérité.
Les Cartes de Carreau permettent d'acquérir les richesses matérielles.
Les Cartes de Coeur ont des facultés protectrices.
Citation : Cartes recensées jusqu'ici et leurs pouvoirs
- As de Pique : transcrit en dessin la véracité que contiennent les pensées d'une personne normalement influencées par son phsychisme. Détenue par Vitali Tea.
- Roi de Pique : transcrit en dessin les parties (objets, personnes, paroles) jamais vues d'un évènement vécu. Créée et détenue par Vitali Tea.
- Sept de Pique : transcrit en dessin les objets convoités par la personne à laquelle on pense en tenant la carte. Détenue par Clara Badaboum Deborah Chloé Parker
- Cinq de Pique : révèle un souvenir ayant appartenu à la personne qui occupe les pensées du Possesseur, si la personne en question est morte. Détenue par Lyra Spell.
- As de Trèfle : non précisé. Détenue par Vincent.
- Roi de Trèfle : non précisé. Détenue par Myrrha Nay.
- Dame de Trèfle : permet de visualiser en temps réel la personne à qui l'on pense. Détenue par Deborah Chloé Parker.
- Sept de Trèfle : permet de faire le choix le plus judicieux entre deux propositions. Laissée par le Possesseur, détenue par Selenba Daavil.
- Six de Trèfle : permet de retrouver des idées claires. Détenue par Charlotte Szhor Deborah Chloé Parker.
- Roi de Carreau : permet de réaliser tous les rêves matériels de son possesseur. Détenue par Ellana Denver.
- Valet de Carreau : permet de visualiser des choses plus ou moins précieuses non loin et le moyen de l'obtenir. Détenue par Selenba Daavil.
- Dix de Carreau : permet de gagner systématiquement au jeu et de remporter ses paris. Détenue par Martin Lawnder
- Quatre de Carreau : permet de visualiser les objets qu'une personne a sur elle. Laissée par le Possesseur, détenue par Deborah Chloé Parker.
- Roi de Cœur : protège contre toutes sortes de maléfices. Détenue par Bdragon.
- Dame de Coeur : non précisé. Détenue par Corwin Parker.
- Dix de Cœur : protège contre des blessures physiques bénignes (fractures, déchirures, foulures, os cassé). Détenue par Tharos.
- Cinq de Coeur : non précisé. Détenue par Molly Moseley.
Les noms barrés sont ceux des possesseurs dépossédés. Le nom qui suit est celui de la personne qui a subtilisé la carte en question.
Chaque personnage ne peut posséder qu'une carte avant de se lancer à la recherche des autres.
Soyez original dans le pouvoir des cartes et respectez leur catégorie ! - Si vous êtes à court d'inspiration, vous pouvez toujours demander à Vitali ou Deborah de vous trouver un pouvoir de carte, et ce par hibou.
(/! Cette partie du résumé sera éditée en fonction des cartes que vos personnages trouveront, se rappelleront avoir vu, diront posséder, etc. Merci de la consulter avant d'ajouter une nouvelle carte au RPG.)
Image par Vitali Tea.
RPG validé par Milk Melon.
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
20/10/2011 à 22:15:05 - Modifié : 21/10/2011 à 19:46:18
Plage de Monta' 5 ans plus tôt
* Musique, alcool, garçons, gueule de bois et vomi.
Clara avait le sourire au lèvre en repensant à cette soirée mémorable, elle passant une main dans ses cheveux au brushing toujours intact et regarda les corps étendus sur le sable. Contrairement à la plupart des élèves de Poudlard elle ne se réveillait pas parmi des cadavres après un sanglant massacre provoqué par leur cousin mage noir. Non, les fêtards étaient justes endormis.
Elle chercha du regard ses conquêtes de la soirée, elle adorait plaire et faisais tout pour attirer les garçons, avec succès il faut l'avouer. Elle s'approcha des corps inertes, et leur fit les poches. Non pour trouver de l'argent, la famille Badaboum n'était pas sur la paille, mais pour trouver des "trophées". Elle avait pris l'habitude depuis ses quatorze ans de récupérer un objet chez chaque garçon qu'elle avait séduit. Plusieurs cartons s'entassaient déjà sous son lit, et le septième serait bientôt plein.
Sur le premier jeune homme, un blond aux yeux gris et au nez retroussé elle prit la liste des courses qu'il avait dans la poche de son short, sur le second, un grand gaillard aux muscles saillants, elle pris un des briquet qu'il avait dans sa sacoche, et sur le troisième et dernier, un brun aux yeux marrons au physique agréable mais banal elle pris un sept de pique dans la poche de sa chemise tout contre son coeur. *
Dortoir de Serdaigle aujourd'hui
* Devant le miroir, la rédactrice observait sa robe à paillettes, qui n'était pas à son gout. Elle ne savait pas dire si c'était le manque de paillettes ou la pâleur du rose qui la gênait. Depuis quand le fuchsia était t'il si pâle ? Impossible de trouver cette teinte si chère à son coeur. Barbie y arrivait, mais pas elle. Une véritable tragédie pour la Serdaigle.
Deborah s'était faufilée dans le dortoir de Clara pour passer l’après-midi en sa compagnie. Bien qu'elle ne porte pas le blason bleu et bronze, c'était une Serpentard. Cela suffit à expliquer pourquoi, et comment elle avait réussi à s'introduire dans une autre salle commune que la sienne.
Mlle Badaboum souffla, et fit glisser la robe fourreau à ses pieds, le vêtement vint s'ajouter à la pile qui jonchait déjà le sol. En sous vêtements elle glissa un bras sous son lit pour attraper sa malle qui contenait d'autres robes n'attendant qu'elle. Elle l'attrapa mais dérangea au passage un carton, qui se déchira, son contenu se répandant sur le sol.
La Serdaigle ignorant l'incident se concentra sur ses robes, les elfes s'occuperaient de ranger après tout ! Elle passa une robe, dont la taille évoquait une ceinture plutôt qu'un vêtement, en grimaçant. Elle avait pris du poids et n'arrivait plus à entrer dedans. Prête à fondre en larmes elle continua d'observer son reflet.
Gisant à ses pieds sur le parquet impeccablement ciré on pouvait voir pèle-mèle : un peigne, des briquets, des bouts de papiers, un coquillage, une montre cassée, une chaussette, une pile, des pinces à cheveux, des crayons, et une carte, un 7 de pique. *
- Je suis un sorcier et non un babouin armé d’un bâton. -
 #Botte
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
21/10/2011 à 18:38:56
29 Août, Londres.
* La fraîcheur matinale avait déposé des perles d'eau sur les murs encrassés par la poussière. Cette impasse, protégée des regards indiscrets par un second renfoncement dans le mur perpendiculaire à la rue passante, était baignée d'une ombre permanente quoique le soleil se reflétant sur le mur d'en face offrait une luminosité agréable. L'odeur y était fétide néanmoins. Adossé contre un mur, Vitali tentait de réguler sa respiration avec peine. Après quelques minutes, il entreprit de se révéler dans la rue où les clameurs de la foule résonnaient, bourrées d'une énergie que la proximité d'autres gens semblait accroître. Le soleil était encore bas dans le ciel et déposait de fines trainées d'or dans l'atmosphère, rendant les visages des Moldus immaculés. Il se dirigea vers le Chaudron Baveur, ne cessant de surveiller si quelqu'un le suivait. Ses doigts se crispaient sur sa baguette à tel point qu'un seul mouvement oblique pouvait la rompre.
Il s'installa à une des tables dans un coin obscure, les yeux braqués sur une carte jaunie et cornée qu'il venait de sortir. Son index caressait sa surface délicatement, comme s'il s'agissait d'une relique. Puis, un homme fit irruption dans la pièce, les traits creusés par la colère. Il scruta les lieux jusqu'à ce que son regard se pose sur Vitali. Ce dernier ne voulait plus fuir. Il attendit avec sang froid que le sorcier se fraye un chemin dans le bar bondé jusqu'à sa table. Il ne pouvait rien avec tant de témoins. Vitali rangea le Roi de Pique avec un sourire provoquant aux lèvres. *
"Trop tard"
21 Octobre, Poudlard.
* Des pas résonnaient dans les couloirs glacials du château. Il n'y avait pas d'ombre puisque la lumière était absente. Seuls deux yeux jaunes scintillaient. Le garçon arriva dans un couloir étant éclairé par des torches disposées à intervalles régulières sur chacun des deux murs se faisant face. Son passage s'était légèrement élargi ce qui avait le désavantage de donner plus d'écho encore à sa marche. Les voix qu'il entendait se rapprochaient de plus en plus. A ce moment-là, la tête de Vitali qui était depuis le début baissée se releva. Des Serdaigles. Cela signifiait que sa salle commune dont il perdait toujours la trace dans ce château immense n'était pas loin. Après avoir gravi les marches et passé l'énigme, il se retrouva dans la petite pièce douillette où il aimait tant flâner. Il se jeta dans un fauteuil rembourré et plongea sa tête entre les pages de la Gazette. *
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
21/10/2011 à 21:07:22 - Modifié : 22/10/2011 à 11:16:45
Son Jardin, 6 ans plus tôt.
* Selba, du haut de ses 6 ans, se terra encore plus profondément dans les profondeurs de l'armoire en chêne. Une partie de cache cache ? Loin de là. Le souffle court, la jeune enfant jouait avec sa vie. Le bruit étouffé d'une recherche acharnée derrière la porte lui arrivait à l'oreille. Quelques jurons s'échappaient parfois, la rendant tremblante de peur. L'homme qui se trouvait derrière la porte était près à tout pour retrouver son bien, mais Selenba savait qu'il ne lui appartenait pas. Et elle ne lui rendrait pas, bien qu'elle ne comprenne pas pourquoi une simple carte avait autant de valeur à ses yeux. Ce n'était après tout qu'un simple valet, un valet de carreaux. Mais s'il était si important pour lui, elle ne lui rendrait pas. Dès que ses parents l'avait engagé comme jardinier, elle l'avait haït. Etait-ce à cause de ses petits yeux de fouine ? Elle ne savait pas trop, mais en tout cas, il ne venait pas d'Albanie pour se renseigner sur la flore locale, comme il leur avait assuré. Il était là pour l'appât du gain. Mais comment savait-il que sa mère venait d'hériter de son père mort quelques jours plus tôt ? C'était un mystère. La porte s'entrebailla alors, sans toutefois attirer son attention. La chambre était un vrai bazar, des vêtements jonchaient le sol, ses tiroirs ouverts et vidés à terre, son matelas renversé, etc. Bientôt, il se précipiterais vers l'amoire, et là, elle serais cuite. Qu'allait-il lui faire ? Un tressaillement lui fit trembler le menton, et elle resserra ses bras autour de ses jambes. Soudain, la porte d'entrée s'ouvrit, et sa mère entra, visiblement suprise de l'état de la pièce. Elle lui en demanda la raison et, gêné, il ne sut que répondre. Comprenant qu'il se passait quelque chose de louche, elle lui dit de la suivre, et il s'exécuta avec mauvaise grâce. Elle était sauvée. *
21 Octobre, Salle Commune des Gryffs
* La rouge et or, s'ennuyant, décida de faire un tri dans ses affaires. Il y avait une éternité qu'elle n'avait pas rangé ses valises, et cela se ressentait: Il y en avait 3, pleine à craquer. Ne se résignant pas à laisser quoi que ce soit chez elle, tout avait été mis en vrac à l'intérieur. Soupirant devant le travail à faire, elle ouvrit la première et commença son travail fastidieux. Heureusement, le beau temps n'était pas au rendez-vous et elle ne ratait rien à rester à l'intérieur. Et puis, avec un peu de chance, se disait-elle, elle n'en aurait pas pour longtemps. Alors qu'elle avait presque finit, un bout de papier dépassa d'un petite poche placée au fond du sac. Intriguée, elle plongea sa main à l'intérieur et en ressortit... Une carte. Un valet de carreau, pour être plus exact. *
[ Ben... Qu'est-ce qu'elle fait là ? Où est le reste du jeu de carte ? ]
* Surprise, elle s'assit dans une fauteuil confortable tout en l'examinant sous toutes ses coutures. Puis, lorsqu'elle allait la reposer, un carreau sembla tournoyer. Perplexe, elle reporta son attention dessus et, comme dans un rêve, elle fut "aspirée" par la carte. Là, un nombre incroyable d'images se succéda si rapidement qu'elle ne put toutes les distinguées mais son oeil observateur put néanmoins voir un coffre. Empli de quelques mornilles. Puis, l'image d'un jeune bouleau fit son apparition, d'une clé rouillée entre les racines de celui-ci, suivit de celle du parc. Et ce fut tout. Sonnée, Selba la posa dans une poche intérieure de sa chemise tandis que son cerveau tournait à plein régime. *
Il y a deux baisers que je n'oublierai jamais. Le premier,
et le dernier que tu m'as donné...
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
22/10/2011 à 21:26:21
Tour de Serdaigle - En compagnie de Clara.
* Deborah leva les yeux au ciel pour la millième fois, puis les posa sur la commode, le lit, l'armoire, le sol, le plafond, la commode, le lit, l'armoire... Bref. Vous l'avez compris : Deborah s'ennuyait.
Quant on y pensait, s'ennuyer avec élégance était une tâche assez difficile. Or, Deborah avait à coeur d'être distinguée en toutes situations. Jusque ici, elle avait développé toutes les techniques apprises dans sa jeunesse : plier les vêtements que Clara laissait tomber, s'amuser à affoler son amie en lui disant que sa tenue ne lui allait pas du tout... mais là, c'était trop.
Pressée de se dégourdir les jambes, la Vert et Argent se leva brutalement, allant à la porte du dortoir pour regarder à l'extérieur. Elle vit passer Vitali Tea et soupira. Pourquoi fallait-il que Clara l'ait réquisitionnée pour cette mission ingrate et pas pour un quidditch, ou n'importe quoi d'autre ? Elle préférait encore quand la Serdaigle lui donnait quelques paragraphes à corriger...
Tout à coup, il y eut un semblant d'action qui éclaira le beau visage de la Vipère : réveillée par le fracas d'une chute, elle se retourna vivement vers son amie... qui était malheureusement parfaitement intacte. Seul un carton s'était déchiré, répandant son contenu sur le sol, et Deborah leva à nouveau les yeux au ciel. Plafond, commode, armoire, sol. *
[ ... ?! ]
* Deborah s'approcha du tas d'objets tombés par terre, sans prêter attention au geste de Clara semblant lui indiquer de ne pas s'en soucier.
Parmi les accessoires inutiles qui s'étalaient devant ses yeux se trouvait une carte un peu abîmée, un sept de pique.
Deborah fronça les sourcils, s'accroupit pour la regarder de plus près. *
- Magnifique, Clara... mais je crois que le bustier noir t'irait encore mieux, essaie pour voir ?
* La jeune Parker reporta son attention sur la carte. Que se passerait-il si elle s'en saisissait ? Pouvait-elle la voler à Clara sans qu'elle s'en aperçoive ? - la question de l'honnêteté par rapport à la Serdaigle ne se posa que rapidement : après tout, assister à une séance d'essayage telle que celle-ci valait bien une carte magique.
Se redressant, Deborah jeta un regard vers l'extérieur du dortoir. Devait-elle prévenir Vitali de la présence d'une quatrième carte au Château ? *
[ Après tout, nous ne nous sommes rien promis... ]
* La pensée de Reed surgit, et la Vert et Argent leva les yeux au ciel une fois de plus. Plafond, commode, armoire, sol. Et cette carte de pique qui l'attirait irrésistiblement. *
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
22/10/2011 à 22:13:45
* Toujours obnubilée par l'image qui se reflétait dans la miroir, Clara Badaboum était désespérée. Cette robe était parfaite ! Pour une fille de trois kilos de moins. En retint ses larmes qui aurait pu ruiner son maquillage. Travailler pendant une heure pour obtenir cet effet peau de pêche bronzée porcelaine et des yeux charbonneux-rose pour rien ? Non. Son mascara était waterproof mais la colle qui fixait ses faux cils non. De quoi aurai t'elle eu l'air ? Elle était déjà grosse, il ne fallait pas en rajouter. *
[ Un régime s'impose. Ananas gingembre mixé, ou thé vert abricots ? ]
* Face à cette question pour le moins existentielle, les sourcils parfaitement épilés de la rédactrice se froncèrent. Et son front se plissa plus encore en entendant la réflexion de son amie. Son bustier noir ? Oui pourquoi pas, elle pourrait le serrer assez et s'en servir comme corset. Tout le monde penserais qu'elle a une taille de guêpe en attendant d'avoir perdu ses kilos en trop. Ravie de ne pas avoir à rester cloîtrée en attendant la fin de son régime elle se retourna dans un lancé de cheveux digne d'une pub pour shampoing moldu. Un sourire rayonnant aux lèvres, son regard se posa sur Deborah accroupie auprès de ses trophées répandus sur le sol. *
- Oh ! Je vois que tu admire ma collection...
* Se tortillant dans sa robe craquant dangereusement, Clara s'approcha de la Serpentard, et s'accroupie auprès d'elle. Elle attrapa une boite de dragées de Bertie Crochue vide les yeux pleins de souvenirs. *
- Elle était à un blond passionné de tricot, que j'avais rencontré à un concert de Célestina Moldubec. Il embrassait très mal, mais j'ai quand même récupéré... un souvenir. Ça c'était à un garçon rencontré à une fête sur une plage Bordelaise, lui par contre...
* dit elle en montrant la carte, l'une des pièces les plus précieuses de cette collection. Elle regarda d'un air amusé son amie, et se leva. Le bustier noir était une bonne idée en effet mais il faudrait mettre quelque chose de très coloré pour ne pas avoir l'air d'aller à un enterrement. Elle enfila le bustier noir, un short rose, et couvrit le tout de paillettes. C'était assez sobre, mais le collier et sa coiffure compenserait. A nouveau elle se tourna pour avoir l'avis de son amie. *
- Je suis un sorcier et non un babouin armé d’un bâton. -
 #Botte
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
23/10/2011 à 10:15:58 - Modifié : 23/10/2011 à 10:38:22
* Deborah sursauta en sentant sur ses joues les cheveux de la Serdaigle, qui s'était baissée à côté d'elle. Fort heureusement, Clara se mit à déblatérer sur ses succès passés, rendant le sourire au visage songeur de la Vipère. *
- J'ignorais que tu étais allée à un concert de Celestina... J'espère que tu as pris des photos !
* Deborah se mordit la joue pour ne pas trahir son hilarité, puis, voyant son amie décidée à se changer - une fois de plus -, elle attrapa la carte d'un geste vif et la mit dans la poche de son gilet. *
[ Rien ne m'empêche de tout lui expliquer après... ]
- Tu es splendide, Clara ! * déclara Deborah d'un ton si convaincu qu'elle s'étonna elle-même. *
* Puis, après avoir baissé la voix : *
- Que dirais-tu de sortir de ce dortoir ? Vitali est dehors, il faut absolument que je te le présente !
* Elle ajouta un clin d'oeil à ces mots, persuadée d'avoir produit son effet. La perspective d'une compagnie masculine ne pouvait que ravir la Bleue et Bronze... *
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
24/10/2011 à 17:34:08 - Modifié : 24/10/2011 à 18:14:35
Les Trois Balais, Poudlard, quelque part en Écosse, octobre deux mille onze.
Où l'on s'aperçoit avec ravissement que les perfides Serpentards ne sont pas les seuls à pouvoir espionner.
* Dès qu'elle avait vu Deborah et Vitali s'engouffrer dans le pub, Charlotte s'était tassée. Elle n'avait strictement aucune envie de voir l'autre pimbêche de Serpencarton. Cependant, à mesure que s'affichait le fameux air foutrement mystérieux qu'elle aimait tant sur le visage de cette dernière, la Sang et Or se surprenait à sourire et à tendre l'oreille, qu'elle avait fort petite, en direction du blond et de la brune. *
[ Quel mélange curieux, qui me donne une soudaine envie de vomir. ]
* S'apercevant néanmoins que s'accroupir pour rendre son repas n'était pas la meilleure façon de passer inaperçue, Charlotte reprit ses esprits en main, qu'elle avait fermes, et se glissa discrètement derrière les conspirateurs sur un prétexte quelconque. *
[ Oh, mais ils ont du retard, les amoureux, j'ai eu vent de cette histoire voilà bien deux ans. ]
* Flash-back avec un s parce qu'il y en a plusieurs mais je sais pas où le mettre. *
Salle sur Demande, Poudlard, deux ans auparavant, octobre.
Où l'on en apprend un peu plus sur la connaissance qu'a notre héroïne des cartes.
* Charlotte jeta un rapide coup d'œil autour d'elle lorsqu'elle passa pour la troisième fois dans le couloir du septième étage. Elle revint sur les cent pas qu'elle venait de faire et ouvrit la porte avec aplomb et discrétion, qualités uniquement combinables chez cet être exceptionnel. Sur de larges canapés de cuir sombre trônaient la bande complète de son frère Raphaël. L'air maussade, mais son teint bronzé s'éclairant aussitôt qu'il la vit, Serj, Capitaine de l'Équipe de Serpentard, s'amusait sans fin, tel un James Potter indien, à attraper et relâcher un vif d'or cabossé. À sa droite, Tharos étalait son torse de joueur de Quidditch et sa blondeur démesurée, un sourire en coin. Il s'était ceint les poignets de bracelets aux couleurs de Serdaigle et faisait tourner un Dix de Cœur entre l'index et le majeur de sa main gauche. Un accent gallois à couper un basilic en deux éclata dans un rire, et Charlotte se tourna, lança un "Prynhawn da" à la jolie Melyster. La poursuiveuse phare de l'équipe de Poufsouffle lui répliqua du tac-au tac qu'il était déjà le soir et non plus l'après-midi. À côté d'elle et tout aussi roux, — ce qui jurait atrocement avec son uniforme de Gryffondor — Aeddan, son jumeau, était plongé dans un énorme bouquin intitulé Comment réussir sa Septième Année à Poudlard ? Enfin, au milieu, une œuvre d'art poulpesque produisait des kilomètres de bave et de messages freudiens à grand renfort de langues et de mains. Jelena, canadienne d'origine serbe, Préfète-en-Chef issue de Serdaigle, s'extirpa de l'emprise de son abruti de copain, Raphaël, le brillant batteur de Gryffondor... Et le frère chéri à Charlotte. *
[ C'est émouvant, la diversité des origines des élèves de Poudlard. L'explosion des cultures rend la vie ici plus intéressante, enrichissante. Il y en a même pour contester la supériorité pourtant écrasante et mondialement reconnue des Irlandais au Quidditch. Quelle audace... ! ]
* La jeune Gryffondor leva les yeux au ciel en s'approchant du couple encore tout poisseux d'attirance, et s'assit entre son frangin et Tharos, au grand dam de Serj. Raphaël passa aussitôt son bras autour des épaules fines de Charlotte et lui montra le grec du doigt. *
— Tu essaies de communiquer, Raph' ? * suggéra sa sœur, une pointe de fiel entre les dents. * Non parce que je le connais, Tharos, hein, tu passes tout ton temps libre en vacances dans sa maison, qui, ô surprise, se trouve être celle juste à côté de la notre. Je me suis habituée à te voir côtoyer des idiots pareils, * ajouta-t-elle, tout en évitant les doigts vengeurs du sus-cité Tharos qui tenaient — les vils ! — à se glisser jusqu'à ses côtes afin de la chatouiller.
Raphaël prit un air affligé et demanda à Merlin ce qu'il avait fait pour mériter une sœur pareille, — lequel ne daigna pas lui répondre — avant de rétorquer. *
— Tharos, pourquoi ne dis-tu pas à ma chère sœur, dont on se demande bien ce qu'elle fait ici tant elle serait plus à sa place dans une institution de soin pour Cracmols, ce qui nous amène tous ici ce soir, outre notre amitié et respect réciproque et indéfectible, quand nous pourrions tous nous occuper de façon plus ludique dans un quelconque lit d'une quelconque chambre ?
* Le Serdaigle esquissa une grimace, comme s'il s'agissait d'une corvée, puis, se redressant, arrêta le mouvement machinal qu'il exécutait et posa sur la table devant lui le Dix de Cœur. *
— Ce que tu vois ici, Charlotte, n'est pas une carte ordinaire. D'une, elle est en ma possession, ce qui lui confère déjà un caractère extraordinaire, de deux, elle possède certains pouvoirs. Je n'en connais pas encore l'étendue exacte mais il me tarde de le découvrir... J'avais déjà pris connaissance de rumeurs et histoires concernant un certain jeu de cartes un peu particulier, par des fréquentions pas très honorables. Comprendre : Serpentards.
* Il adressa un sourire moqueur à Serj, qui venait de relever brutalement la tête, et poursuivit, satisfait de lui-même. *
— J'avais eu l'honneur d'en effleurer une, il y a quelques années, un Trois de Carreau si mes souvenirs sont bons. Quelle ne fut donc pas ma surprise, au regard de leur rareté, de découvrir celle-ci dans les mains d'une vulgaire première année un peu trop collante, qui s'en servait comme porte-bonheur et souhaitait que je la signe, au cas où je deviendrais connu par la suite. Vous n'êtes pas sans savoir, * dit-il, non sans un brin de complaisance que Poudlard lui connaissait bien, * que l'équipe des Hyaina de Rhodes m'a contacté pour que je fasse des essais. J'ai donc échangé le trophée que voici contre une photo et une dédicace. Pour une fois que mes qualités de séducteur me servent à dérober un autre Cœur que celui des petites poufsouffles pucelles !
* Il murmura, sérieux pour la première fois depuis le début de sa prise de parole : * Tu m'excuseras, Melyster, toi, tu étais mon premier amour, tu n'as rien de commun avec les autres blaireaux.
* La lumineuse Poufsouffle lui adressa un regard de reproche avant de se plonger dans un énorme bouquin de Métamorphose, imitant son frère affairé. Tharos esquissa un geste inconscient de sa main gracile, comme s'il voulait en même temps demander pardon et signifier que ça n'importait guère, et concentra de nouveau son regard d'un bronze intense sur Charlotte. Elle l'écoutait, attentive, fixe et fixant les lèvres qui s'adressaient à elle. *
— J'ai ouï dire, dans mes pérégrinations transcontinentales, que les Cœurs possèdent des capacités de protection. Contre qui ou quoi, je ne sais pas.
* Raphaël, les sourcils concentrés déformant son visage, s'enquit de quelques détails d'un air perplexe et rêveur. *
— Il y aurait donc des facultés propres à chaque forme ? Et que sais-tu de ces autres facultés ?
— Les Trèfles ont le Troisième Œil, paraît-il, tandis que les Carreaux sont des cartes d'intéressés : celui qui m'en a parlé les surnomme les cartes de possession. Quant aux Piques, je n'ai aucune idée de leur particularité.
Salle sur Demande, Poudlard, trois heures plus tard.
Où l'on comprend l'aversion paradoxale qu'inspirent désormais les blonds à notre héroïne.
* Serj jeta un dernier regard à Charlotte et Tharos, qui demeuraient encore étalés sur le canapé relativement confortable et grimaça, puis jeta les parchemins gribouillés, les plumes cassées et son pot d'encre verte à moitié vide dans sa sacoche de cuir ; il passa la porte, non sans lancer un "Bonne nuit !" qui retentit dans la Salle sur Demande, désormais quasiment vide. "Enfin..." soupira Tharos. L'étirement de Charlotte la fit se redresser, et elle contourna la table afin de se dégourdir les jambes. Elle commença à rassembler ses affaires éparpillées un peu dans tous les coins. *
— Tu n'aimes pas beaucoup Serj, huh ? Je ne peux pas dire qu'il soit d'une gentillesse extrême, mais il n'est pas si inintéressant, tu sais... Une fois qu'il aura arrêté de m'accompagner de regards langoureux et slash ou lubriques dans chacun de mes déplacements, il pourrait même se révéler agréable.
— C'est surtout ça que je n'aime pas, * murmura Tharos, regardant la Cinquième Année droit dans les yeux. Charlotte ne voyait rien de limpide dans son regard ou dans ses mots, contrairement au blond cendré de sa chevelure. Et s'il y avait bien une chose qu'elle abhorrait — contrairement à sa future ex-ennemie, also known as Deborah Chloé Parker — c'était tout ce qui contenait un soupçon de louche et d'implicite. For God's Sake, elle ne demandait pas que tout soit affiché ouvertement ! Elle appréciait, en bon sujet de l'empire Britannique, les sous-entendus, le non-sense et les subtilités. Mais dès lors qu'il s'agissait d'actions ou de paroles imprégnant sa vie...
Il se releva souplement, et dans un enchaînement de gestes vifs, provoqua une situation que Raphaël avait tenté d'empêcher coûte que coûte. *
[ Comme Illustrin Connu le sait, when there's nothing you can do... There's nothing you can do, really. ]
* Et elle l'embrassa. *
37, Walton Street, Oxford, U.K., la même année, juillet.
Où l'on découvre que notre héroïne a possédé une carte.
* Le rire des deux adolescents s'éteignait doucement à mesure que l'après-midi s'adoucissait. Charlotte lâcha le numéro hors-série de Quid du Quidditch ? consacré aux Kenmare Kestrels, dressa sa main engourdie à la hauteur de sa tête, qui reposait sur le torse nu d'un jeune homme, et la plaça en dessous. Tharos venait d'être accepté comme joueur d'une équipe professionnelle, et il aurait déjà du être de retour chez son père, en Grèce.
La saison de Quidditch commençait en septembre, là-bas : c'était déjà la fin de l'été pour Tharos. La fin de leur été... Il se releva doucement, l'extirpant de ses pensées, et l'attira à lui. Charlotte se retourna et l'embrassa. S'éloignant un instant de lui, elle agrippa son sac et entreprit de le fouiller, y traquant quelque chose. Elle sortit d'abord d'un paquet cadeau. Il enveloppait un dallabeur mp3 — un truc dans le genre — qu'elle avait récupéré et amélioré . Elle avait réparé l'écran fissuré et l'avait ensorcelé : il contenait tout le répertoire des Bizarr' Sisters, y compris leur dernier live, en plus des disques des groupes que Tharos affectionnait, disposait d'une batterie illimitée et obéissait instantanément aux volontés de l'esprit. *
— Tu l'ouvriras plus tard. En attendant... je voulais te rendre ça, * dit-elle en lui tendant une carte, un Dix de Cœur. * Tu auras de toute évidence plus besoin que moi de te protéger des blessures physiques. Je n'aimerais pas que tu te tordes un poignet en envoyant le Souaffle un peu trop fort, ou qu'un Cognard vienne te démolir le nez par ma faute.
* Il tenta de protester, mais Charlotte se releva d'un bond leste, et, se penchant au-dessus de lui, enleva un baiser rapide de ses lèvres sèches. Elle se glissa à travers le passage dans la haie et grimpa trois par trois les marches jusqu'à sa chambre. Tharos n'essaya pas de la suivre, il savait qu'elle avait choisi sa sortie et que toute tentative d'apitoiement réciproque ou de pathos serait sévèrement punie d'un mépris total. Son été se terminait ici, leur relation également. *
La Bibliothèque, Poudlard, quelque part en écosse, vingt-quatre octobre deux mille onze.
Où notre héroïne nous comble en tirant les vers du nez à une splendeur blonde.
* Mais oui ! Tout s'expliquait ! L'espèce d'élastique — sorte de fil que les moldus utilisaient inconsciemment et qui conduisait souvent à une gifle cuisante, punition désintéressée de l'objet au sujet. Charlotte en avait fait la triste expérience un été qu'elle avait eu la mauvaise idée de passer à Nîmes au Chêne, la Nîmes sorcière, dont le nom venait du Chêne et du Roseau, une fable obscure d'un fabuliste tout aussi obscur, un certain La... La Source ? La Rivière ? Il lui était impossible de retrouver le nom exact de cet étrange personnage, et elle revint à sa pensée précédente, enfin, l'antépénultième, l'image de l'élastique... — l'espèce d'élastique, donc, à la paillasse dorée et qui lui faisait face, c'était un membre de la bande de mystérieux idiots qu'elle avait rencontrés dans la Forêt Interdite avec cette vieille pimbêche de Deborah Slytheria Rowena Brunésecrèta. Ô joie de retrouver un visage et une conscience connus dans ce fatras déboussolant d'élèves tous plus anonymes et interchangeables les autres que les uns. Ou le contraire. *
— Vitaliiii, oui, c'est bien lui, doux nom de phallus ! * chanta-t-elle, sur un air que tous les petits moldus droits dans leurs bottes et leur caboche connaissaient.
Elle sourit, heureuse de pouvoir poser un nom, certes peu délicat, sur cette tête d'ange qui la surplombait d'au moins six ou sept têtes. Elle eut une pensée amusante, qu'elle s'empressa de partager, joyeuse qu'elle était d'appliquer sans finesse à sa réputation d'insouciante clown peu drôle qui agissait d'instinct. *
— Eh ! mais... Imagine ton nom de famille, c'est "té, hache, é", ou n'importe quelle orthographe, on s'en contrefiche le scrout à pétard ! Tu t'appellerais alors Vitali Thé, vitalité quoi ! Ça serait vraiment très frais, voire cool, comme diraient mes copains du-mols !
/!| Attention : Le Dix de Cœur ne peut en aucun cas sauver d'un coup de poignard ou d'un sortilège qui porte atteinte à l'intégrité physique d'une personne. Il marche uniquement pour des blessures somme toute assez bénignes : fractures, os cassés (pas plus d'un), déchirures... et cætera.
/!| Attention : La dernière partie de mon post reprend la trâme d'un RPG démarré à la Bibliothèque avec Vitali Tea. J'ai copié mon dernier post, ainsi, je joins deux intrigues, et ça permet de ne pas multiplier les actions.
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
24/10/2011 à 19:08:35
* Il arriva à la dernière page de la Gazette qu'il replia et jeta sur une table avoisinante en s'affalant à nouveau dans le fond de son fauteuil. Il soupira. La personne qu'il escomptait croiser n'était justement pas là. Ses doigts se posèrent sur sa baguette dans les plis de sa robe de sorcier. Il la délogea délicatement et traça de fines lettres dorées dans l'air, juste au dessus du journal. *
C'est dans les livres que toutes les réponses se trouvent.
Vitali
* Il n'avait croisé que quelques visages avant de parvenir à la bibliothèque. Il s'y était promené jusqu'à tomber sur quelques ouvrages dont il avait ouï dire de belles éloges. Pleurer de l'Or en faisait parti. Mais avant qu'il n'eut pu rejoindre une table de lecture, Charlotte l'avait heurté de plein fouet.
S'était ensuivi une conversation animée : la rouge et or venait d'ailleurs d'achever une dissertation sur les parallèles à son nom que Vitali avait suivi d'une oreille distraite. Cependant, il offrit un sourire amusée à la jeune délurée devant laquelle il se tenait... *
"Serait-il donc possible qu'une heure à peine me suffisent pour te connaitre ?
Que seuls quelques mots murmurés d'une bouche mondaine
te soient traitres ?"
* Il rit doucement, ses yeux éclatants plongés dans les siens. Et tandis qu'il l'entraînait vers une table faiblement éclairée, il crut apercevoir un éclat vert entre deux étagères... *
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
24/10/2011 à 20:53:50 - Modifié : 24/10/2011 à 21:51:49
* Un éclair passa comme un ange dans les yeux de Charlotte. Sauf que ça n'était pas du tout un ange. Elle ne connaissait pas vraiment la colère ; c'était une lointaine relation nouée de mépris : on lui parlait beaucoup d'elle, elle ne l'avait jamais rencontrée. À quoi servait de dépenser des forces précieuses dans une colère piquée qui n'avait aucun motif et n'aurait aucune répercussion ? Non, ça n'était pas du tout sa cup of tea. Cependant, il convenait de rendre à Vitali la monnaie de son gallion, ce qui était moins une question de vengeance qu'un certain amusement de la part de la Sang et Or. Et puis, tout de même, elle était certes superficielle par instance — et encore heureux ! — mais il n'empêchait qu'il trempait en elle plus d'adjectifs qu'on n'en croyait d'abord. *
Je pourrais me fâcher et te prouver ton tort
Par des cris indignés, puis un sanglant duel.
Mais c'est trop de sueur pour un petit trésor,
Et je ne me crois pas d'humeur conflictuelle.
Je suis là, cœur vaillant, je m'amuse et je feinte,
Tu prêches par orgueil. Tes contours prétendus
Dessinent la couleur, la forme d'une empreinte :
Ma route se poursuit, je n'ai pas attendu
Tes jugements trop vifs. Vois, je suis déjà autre
Je voltige, je saute ! Et ne me définis
Que sur un seul instant ! Tu es un piètre apôtre :
De par sa liberté, l'humain est infini.
Ne sais-tu pas enfin que nous sommes changeants,
Que l'homme ne saurait, même s'il est moldu,
Être mis dans un cadre ? Et nos clichés mouvants
Ne sont que le reflet d'un moment pourfendu.
* Elle sourit largement à la fin de sa tirade, et lui fit un clin d'œil rapide. Il lui semblait évident que Vitali comprenait parfaitement ce qu'elle entendait par là, d'autant plus qu'il n'avait pu être totalement sérieux. Elle s'assit donc à sa table, et attendit joyeusement que le Serdaigle riposte, ou se taise, enfin agisse. Il n'y avait que ça de vrai : l'action, l'action, toujours l'action. Réfléchir, c'est fléchir deux fois : les sens n'ont jamais autant tort que lorsqu'on les muselle trop. Elle n'était jamais pour aller se glisser dans la gueule du loup-garou, cependant, tout était évidemment dans l'équilibre.
Instable, l'équilibre. Car ce qui dégringolait, au risque d'y écorcher une amitié branlante, ou d'y blesser quelqu'un, c'était là où résidait la vie. Charlotte ne sécrétait pas des secrets par centaines, elle était même simple à comprendre : elle aimait l'aventure, l'action, les rencontres, la nouveauté, la stabilité lorsqu'elle n'entraînait pas la stagnation. *
— Alors, Monsieur l'intellectuel, vous êtes un descendant du fameux Palfindus le fumeux ? C'est intéressant, ça. Vous cherchez à rassembler les Cartes pour faire une gigantesque bataille, peut-être ? * lui souffla-t-elle, attentive à ne laisser filtrer aucun mot. Après tout, elle avait bien acquis certaines informations par des pratiques peu autorisées par la morale, il se pouvait que d'autres fassent de même. *
[ Qu'ils osent ! Je leur rirai au nez et les mettrai à terre avec mes alexandrins — douze pieds, c'est beaucoup, eux, ils n'en ont que deux ! ]
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Bdragon
Directeur de maisonProfesseurRédacteur en chefFormateur 4e année

Messages : 5749
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
25/10/2011 à 18:32:43
Magasin Barjow et Beurk, Londres, 6 ans auparavant.
Ne touches à rien surtout, je n'aimerais pas qu'il t'arrive quelque chose...
* Bdragon, tenant dans ses bras une toute jeune et petit sorcière aux grands yeux brillants, venait de pousser la porte d'un magasin fort mal réputé, sur l'Allée des Embrumes. Si il était là, c'était contraint et forcé, de son vivant, il n'aurait jamais mis les pieds dans un endroit aussi mal famé, surtout avec sa fille. Il s'était promis de ne pas y passer plus de dix minutes, ils avaient un train à attraper après. Il déposa la jeune fille sur le parquet sombre, et sale, avant de s'avancer vers le comptoir. Après quelques instants d'attente, un vieux sorcier encore plus immonde et sale que la boutique fit son apparition. Le professeur de Sortilèges et Enchantements retira alors une commande passée par la direction de Poudlard12. Après un échange de quelques mornilles, il récupéra un petit paquet entouré de papier kraft, qu'il se dépêcha de glisser dans la poche intérieure de sa cape aux reflets rubis. Il récupéra alors sa fille, qui s'amusait dans les rayons et quitta prestement la boutique de Magie noire. Une fois dans la rue, la jeune fille, un grand sourire aux lèvres regarda son père. *
Regarde ce que j'ai trouvé Papa !
* Elle tenait dans sa main une drôle de carte à jouer, toute jaunie. On aurait dit qu'elle avait vu bon nombre de siècles passer, mais elle gardait une sorte de prestance, de pouvoir mystérieux qui surpris quelque peu le directeur de la maison Gryffondor. Il s'empara de la carte, en regardant sévèrement sa fille. *
Cyriellana ! Qu'est-ce que je t'ai dis y'a même pas cinq minutes ? On ne touche à rien ! Cette carte renferme peut être une malédiction, imagine si elle t'avait touché...Bon, on a pas le temps de la ramener, on a un train à prendre.
* Bdragon regarda une nouvelle fois la carte. Il s'agissait d'un Roi. Un Roi de coeur plus exactement. Que pouvait bien faire cette carte chez Barjow et Beurk, il ne le saurait sans doute jamais. *
Château de Poudlard,
Ecosse, 25 octobre.
* La nuit était depuis un bon moment tombée sur l'école de Magie, et les élèves, après un bon repas, commençaient peu à peu à regagner leur dortoir pour y passer une bonne nuit, reposante et calme pour bien préparer la journée du lendemain. Bdragon était quant à lui installé derrière son bureau de professeur de Sortilèges et Enchantements avec un verre de whisky pur feu à la main. Perdu dans ses pensées, il faisait tourner entre ses doigts une veille carte à joueur. Certain un Roi. Un Roi de coeur. Elle paraissait encore plus vieillie que lorsqu'il l'avait trouvé mais cela n'empêchait Bdragon de la garder toujours auprès de lui quoi qu'il arrive. *
Bon nombre d'entre nous t'aurais jeté depuis longtemps, mais peu connaissent ta véritable valeur. Tu m'as bien des fois sauvé la vie, je t'en suis fort reconnaissant.
* En effet, Bdragon l'avait découvert à ses dépend quelques temps après l'avoir obtenue, cette carte possédait un pouvoir très spécial, protecteur. Le Roi de Coeur protégeait en effet son propriétaire en absorbant en son sein les attaques de types magiques, quelles soient causées par un maléfice, une potion ou tout autre type de Magie, noire ou blanche. Très utile lors des tournois de Duels ou ses cours de Sortilèges et Enchantements, mais également lorsqu'on essayé de lui faire la peau. Le Directeur de Gryffondor, entendant un bruit près de la porte, rangea précipitamment la carte dans la poche intérieure de sa veste, au même endroit où se trouvait la plupart du temps sa baguette. Personne ne devait connaître son secret. Personne. *
Je t'aime ma princesse. ♥
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
25/10/2011 à 19:44:58 - Modifié : 25/10/2011 à 23:06:51
Londres, dix ans plus tôt.
« Myrrha... ? »
* Cheveux noués au-dessus de la tête, la fillette leva la tête. Elle était assise en tailleurs sur un tapis mauve, et ses petites mains tenaient fermement des figurines de bois animées. *
« Myrrha, mon ange... »
* Ash Nay s'accroupit, plaçant ainsi son visage à la hauteur de celui de sa fille. Il passa une main hésitante dans ses propres boucles noires, plongea ses yeux gris dans ceux, de la même teinte, de Myrrha. Il souriait, mais d'un sourire tressaillant, hésitant. Et ses doigts continuaient à s'enfoncer nerveusement dans sa chevelure, tandis qu'il cherchait comment dire... Oui, comment dire... Comment dire une chose pareille à une enfant de sept ans ? *
« Myrrha, il va falloir que... que je parte. »
* L'enfant le regarda, interloquée, tordit sa bouche dans une grimace de protestation. L'ouvrit. Puis, ne dit rien. Son silence étonna son père, il passa une main fébrile sur la joue enfantine, et au fur et à mesure qu'il prolongeait ce contact, il en perdait ses mots, il en perdait tout son courage... Il n'avait pas le choix, il le savait bien. *
« Tu pars pour combien de temps ? »
* La voix était fluette et fraîche, une symphonie de perfection juvénile, d'innocence. Ash finit par ployer ses jambes sous le poids de son corps - qu'il lui paraissait lourd en cet instant ! -, et s'assit à la manière de Myrrha. *
« Pour longtemps. »
* Il se calmait peu à peu, assimilant le fait que tout cela, y compris cette conversation qui était sans doute la plus pénible qu'il ait jamais tenue, était nécessaire. *
« - Tu pars où ?
- Sur une île.
- J'aime pas l'eau.
- Je sais, je penserai à toi et ne m'en approcherai pas. »
* Un court silence. Il était temps, allons, il était temps. Ash porta la main à la poche de son jean délavé, en sortit quelque chose, le posa par terre, entre sa fille et lui - c'était une carte. Un Roi de Trèfle. Myrrha le regarda sans comprendre, posa ses doigts minuscules et agiles sur la carte, puis sur la paume de son père. Qui reprit la parole : *
« Tiens, je te donne ça... Garde-le, fais-y très attention, ça a énormément de valeur. Lorsque je reviendrai, je t'expliquerai. »
* Elle referma sa main sur la carte, ses yeux toujours fixés sur le visage pâle d'Ash Nay. Celui-ci se pencha vers elle, serra fermement mais doucement son épaule droite, puis déposa un baiser au creux de sa fossette gauche. Et il se leva, sortit de la chambre de Myrrha. Elle entendit ses pas descendre pesamment l'escalier. Sans savoir qu'au rez-de-chaussé l'attendaient des sorciers de la Brigade de police magique. Pour l'emmener à Azkaban. *
Poudlard, Bibliothèque.
* Corriger, critiquer, corriger, critiquer... Que le travail de Bibliothécaire pouvait être lassant, parfois ! Surtout lorsqu'on l'effectuait devant une fenêtre, derrière laquelle s'étalait l'entraînement de Quidditch de l'équipe de Serpentard. A ce moment précis, Myrrha n'avait qu'une envie, monter sur un balai et se laisser emporter par le vent. Elle contempla la pile de grimoires qui jonchaient son bureau. Ah, la belle affaire ! *
— Alors, Monsieur l'intellectuel, vous êtes un descendant du fameux Palfindus le fumeux ? C'est intéressant, ça. Vous cherchez à rassembler les Cartes pour faire une gigantesque bataille, peut-être ?
* La jeune Nay se raidit soudain. D'abord, parce qu'elle avait reconnu cette voix - la voix de Charlotte. Mais surtout, parce qu'un mot avait déclenché comme un cri dans son oreille. Cartes. Cartes. Cartes. Cela pouvait n'être qu'un hasard, mais... Ses doigts remontèrent d'eux-mêmes jusqu'à son cou pour effleurer la clé qu'elle avait suspendue à une chaîne d'argent. La clé qui ouvrait le tiroir gauche de la plus petite commode de son dortoir. La commode où se trouvait le Roi de Trèfle. *
[ Le Roi de Trèfle... ]
* Non, elle ne croyait pas aux hasards, et parler de rassembler des cartes dans une Bibliothèque, où ne se trouvaient que de vieux livres poussiéreux, n'était pas si commun qu'on pouvait le croire au premier abord. Aussi se leva-t'elle, se dirigea-t'elle vers Charlotte et le Serdaigle qui lui faisait face - comment s'appelait-t'il, déjà ? Vitali ? - et leur adressa un léger signe de tête. *
« Bonjour... »
Sang neuf. Myrrha Nay = Ernestine Ashwinder. Yô.
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
26/10/2011 à 17:39:31
* Un sourire triomphant se dessina sur le visage de Vitali. Il avait su toucher la jeune fille plus facilement qu'il ne l'aurait cru. Bien qu'il ne mettait derrière ses mots aucune croyance, elle s'était obligée à débattre sur le sujet. Somme toute, ils se comprenaient.
Il posa ses yeux aussi éclatants que sa chevelure en bataille dans ceux de Charlotte. Les siens pétillaient alors qu'elle lui adressait un clin d’œil. Il baissa son regard sur les ouvrages étalés sur la table devant lui. Le Mal Assoupi. *
"Les instants... Ce sont eux pourtant qui déterminent notre temps en ce monde. Un seul peut bouleverser notre vie et l'entrainer irrémédiablement dans les eaux profondes du Styx.
Nos reflets éternels sont la marque d'un passé qui peut être présent et avenir. Qui prétend contrôler le fil par lequel nous pendons ?"
* Elle se pencha vers lui et lui murmura quelques mots à propos de son ancêtre. *
[ Comment peut-elle être au courant ?... Deborah ? ]
"J'ignore comment le vent a porté à tes oreilles un secret si soigneusement gardé...
Tu ne me sembles plus si honnête sous tes boucles aux couleurs diaboliques. Que tu brûles, si j'ai raison."
* Il s'arrêta pensif et ses yeux croisèrent ceux d'une Poufsouffle qui venait à leur rencontre. A elle, il pouvait marquer un nom sur son être inchangé. En surface, du moins. Il en fut si ravi qu'il sourit. Lui qui croyait que sa mémoire l'avait encore perdue avec la rouge et or. *
"Myrrha"
* Il lui désigna une place poliment et revint au délicat visage de son ancienne interlocutrice, maintenant une expression neutre. Et tant pis si la nouvelle arrivante entendait. *
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
03/11/2011 à 13:46:11 - Modifié : 03/11/2011 à 18:24:33
12 Février 1999, Paris, France
* Martin tenait de toute ses forces la main de sa maman. Il traversait le Champ de Mars. Les petits yeux bleus de garçon fixait avec plaisir la Tout Eiffel. Une voix atteint ses oreilles. *
-L'Hôtel se trouve à quelques rues d'ici.
* James lança un grand sourire à son fils et rattrapa la valise qu'il tenait à la main. Martin regarda autour de lui. Tout le monde avait l'air pressé et peu de monde prenait le temps de regarder l'edifice.
Les Lawnders avaient maintenant quittés le Champ de Mars. On ne voyait presque plus la Tour Eiffel de là oû ils étaient. Une grand porte en bois servait d'entrer à l'Hôtel oû la petite famille devait séjourner.
Deux enfants se chamaillaient. Martin rigolait et Emily essayait de frapper son frêre jumeau. Ils montaient les escaliers qui menaient à leur chambre. *
-Arrêtez donc de vous chamailler !
* Dit la voix douce et calme de Mme Lawnder. Ses cheveux bruns ondulaient et tombaient dans son dos. Quelques infimes rides apparûrent. Elle ouvrit la porte de la chambre et les deux enfants ouvrirent chaqun une porte. Emily se faufila dans la salle de bain tandis que Martin ouvrit la porte d'une des deux chambres. Il se précipita et ouvrit tous les tiroirs. Dans l'un d'eux trainait une vieille carte toute jaunie. Elle sentait le vieux bois et avait l'air d'être là depuis pas moins d'un an. Martin s'empara de l'objet et la prit dans sa main. "10 de Carreaux". Martin haussa les épaules et la mit dans sa poche avant que son père n'entre dans la pièce. Ce serait son petit secret. *
8 Aout 2011, Londres, Royaume Uni
* Martin éclata de rire. *
-Les Flèches vont écrasés les Tornades ce soir ! Je te parie 10 gallions...
* Dans la poche du Martin se trouvait la carte. Le 10 de carreaux que le Piaf avait trouvé dans le tiroir d'une chambre d'hôtel 12 ans auparavant. Il était sûr de gagner. Sa carte le lui permettait de gagner tout ses paris et jeux d'argent. Même si les flèches perdaient il était sûr d'empocher ses dix gallions. Pourquoi ? Peu importe c'était une carte merveilleuse. L'ami de Martin serra vivement la main du Lawnder. *
-Tenu !
3 Novembre 2011, Poudlard, Ecosse
* Martin ouvrit le tiroir de sa table de nuit. Le 10 de carreau était tout usé. Le Lawnder s'en empara pour le mettre dans sa poche.Personne ne conaissait le pouvoir de sa carte et c'était depuis 12 ans. Son secret. La carte lui avait fait gagné en tout 113 gallions et 1 000 Pièces moldus. C'était son bien e plus cher et il ne la donnerait, ni la vendrait pour rien au monde.
Martin sortit de la Salle Commune et se faufila dans la Grande Salle. Il avait terriblement faim et seule ses cinq biscottes matinales et son café pouvaient comblés cette faim. *
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
06/11/2011 à 13:42:59
* Un compliment ! Comme ces mots étaient doux aux oreilles de la Serdaigle. Rien n'aurait pu éclairer plus la journée de Clara. Elle jubila. Et son ravissement ne fit qu'augmenter quand son amie lui proposa de rencontrer un représentant de la gente masculine. Finalement sa journée pouvait encore s'améliorer. Elle détourna son regard de son reflet et le posa sur la Vert et Argent. Un sourire malicieux apparu sur son visage trop maquillé, et elle enfila une petite veste à paillettes. *
- Allons y !
* Elle admira son reflet dans le miroir, et se recoiffa avec l'aide de sa baguette. Son brushing était à nouveau parfait. Elle ajouta quelques paillettes su ses paupières et hocha la tête d'un air satisfait. En quelques enjambées, elle avait atteint la porte du dortoir, et sa main manucurée était posée sur la poignée. Elle attendait Déborah avec impatience. *
- Je suis un sorcier et non un babouin armé d’un bâton. -
 #Botte
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
06/11/2011 à 14:05:30
* Deborah regarda Clara d'un air songeur, détaillant le physique parfait de la toute nouvelle Préfète de Serdaigle. Comme souvent, elle se demanda ce qu'elle pouvait trouver à la blonde. *
[ Ca doit être une histoire de contraste qui rend bien... ]
* La jeune Parker se fit la réflexion qu'elle aimait peut-être un peu trop faire mentir les proverbes. "Qui se ressemble s'assemble", en voilà un qu'elle avait toujours détesté. Presque autant que "Il ne faut jamais dire : fontaine, je ne boirai pas ton eau".
Elle secoua la tête, prenant soudain conscience que Clara l'attendait, et sortit du dortoir de sa démarche étrange, à la fois agile et peu sûre.
Vitali ne se trouvait plus dans la Salle Commune, mais, en prêtant attention au fauteuil sur lequel le Photographe avait été assis, Deborah remarqua la Gazette, avec l'inscription : C'est dans les livres que toutes les réponses se trouvent.
Cela ne valait même pas la peine de sortir sa Dame de Trèfle pour vérifier : le Serdaigle était à la Bibliothèque. *
- On va à la Bibliothèque ? Il a dû y partir. C'est un grand romantique, tu sais... ?
* Elle avait lancé cela au hasard, espérant intéresser Clara, et se tourna avec éloquence vers la sortie de la Tour. *
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
06/11/2011 à 21:55:52
* Descendre les escaliers qui menaient à la salle commune étaient toujours une épreuve pour Clara. Juchée sur ses hauts talons c'était un véritable numéro d'équilibriste mais l’expérience et l'entrainement avait fait d'elle une virtuose. Les deux jeunes filles arrivèrent dans la douillette salle commune et si certains élèves furent surpris d'y voir une Serpentard ils n’osèrent pas faire une remarque à la nouvelle préfète qui adorait abuser du peu de pouvoir qu'elle avait. Le jeune homme n'était pas là, et Deborah l'informa qu'il devait être à la bibliothèque. *
[ Un romantique ? Ce sont eux qui font les plus beaux cadeaux, et qui s'occupent le mieux des filles. Moui, je m'en satisferait. ]
* Elle jeta un dernier coup d’œil aux élèves, et vit que celle qui n'avait pas sa place dans la tour en regardait la sortie. Elle comprit le message, et sortie d'un pas décidé de la pièce. Elle dévala les escaliers de pierre avec brio et grâce. Tourna à gauche et à droite un nombre incalculable de fois pour enfin arriver devant les portes de la Bibliothèque. *
- Je suis un sorcier et non un babouin armé d’un bâton. -
 #Botte
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
07/11/2011 à 18:29:01
* La jeune Gryfonne aux cheveux d'ébène soupira. Ce qui lui arrivait était si... bizarre. Etrange, inattendu, surprenant... Aucun adjectif ne semblait lui convenir. Une soudaine brise, arrivant de la fenêtre entrouverte la fit frissonner et elle se leva d'un bond. Elle ferma la fenêtre, puis rangea ses valises dans un coin en attendant l'ouverture de son dortoir. Soudain, l'air lui semblait comme irrespirable, les secondes pesaient sur ses épaules, elle sentait les regards des élèves qui l'effleurait à peine comme des torches brûlantes plaquées sur ses épaules. Elle papillonna des yeux, repris son calme et respira profondément afin de masquer son trouble. Elle avait eu trop de révelations en même temps. Touchant du bout des doigts sa précieuse carte, afin de vérifier sa présence, elle décida de se diriger dans la grande salle, afin de prendre un chocolat chaud. Ça l'aiderait à se remettre de ses émotions, du moins, elle l'espérait. Dévalant les marches, elle s'y rendit donc. Arrivée là-bas, elle chercha une place du regard, et en aperçut une à côté d'un jeune homme. Martin Lawnder, si elle se souvenait bien. Elle décida d'aller s'asseoir a ses côtés. *
- Bonjour..
Il y a deux baisers que je n'oublierai jamais. Le premier,
et le dernier que tu m'as donné...
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Bdragon
Directeur de maisonProfesseurRédacteur en chefFormateur 4e année

Messages : 5749
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
24/11/2011 à 19:41:30
Fausse alerte...
* En effet, le bruit que Bdragon avait cru entendre derrière la porte de son bureau ne devait être que le vent faisant grincer une de ces vieilles armures dans le couloir du deuxième étage. Le professeur de Sortilèges et Enchantements respira un bon coup, rassuré. Il ne savait absolument pas si d'autres cartes du même genre pouvaient bien exister en Angleterre, ou ailleurs dans le monde, mais restait tout de même sur ses gardes. On ne savait jamais, quelqu'un pouvait très bien rechercher sa carte et l'attaquer pour la récupérer. Même dans l'école de Magie, la prudence restait donc de mise. *
Il faudrait que j'essaye d'en savoir plus à ce sujet...la Bibliothèque pourra peut-être m'aider qui sait ?
* Le Gryffondor se leva alors prestement de son fauteuil et quitta la pièce en direction de la grande Bibliothèque de Poudlard, en n'oubliant pas de verrouiller sa porte avant de partir. *
Bibliothèque de Poudlard,
quelques minutes plus tard.
* Bdragon leva le regard. Devant lui s'étalaient les immenses rayonnage de la Bibliothèque. De nombreux grimoires aux couvertures fanées par le temps et au combien poussiéreuses s'offraient à lui. Si il ne trouvait pas la réponse à ses questions ici, c'était que sa carte était un phénomène unique jamais répertorié dans toute l'histoire de la Magie. C'est d'une manière assez penaude qu'il s'avança donc vers le comptoir des bibliothécaires. Il regarda autour de lui. Tout prêt, plusieurs élèves qu'il avait en cours discutaient avec animation. Il reconnut en autre Vitali Tea, qui travaillait avec lui à la Gazette, et Selenba Daavil, une élève de sa maison. Il reporta son attention sur la jeune femme qui lui faisait face. *
Auriez-vous par hasard un grimoire sur les grands artefacts de l'Histoire de la Magie ? Je cherche des informations sur des cartes à jouer aux propriétés étranges...
Je t'aime ma princesse. ♥
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Titre : Re : Tombez à pic pour prendre leur coeur !
Créé :
25/11/2011 à 18:16:33 - Modifié : 27/11/2011 à 18:04:09
* La Bibliothèque. Un endroit bourré de Serdaigles qui murmuraient fiévreusement des formules magiques, au risque de faire subir toutes sortes de choses à leurs voisins. Bourré de Gryffondors, aussi, car ces idiots passaient leur temps libre à lire de grandes épopées dont ils ne comprenaient pas un traître mot - ou, plus communément, des ouvrages imagés sur le Quidditch, qui convenaient mieux à leur intellect. Bourré de Poufsouffles, enfin, ces Blaireaux qui susurraient des dialogues romantiques imbuvables, la larme à l'oeil.
Un rien méprisante, la Vipère entra donc dans la Bibliothèque. Qu'est-ce qui l'y attirait, irrémédiablement ? Les heures passées, dans sa jeunesse, à regarder ses parents plongés eux-mêmes dans des bouquins qui paraissaient les absorber au point qu'ils en oubliaient leur fille. Fille qui avait fini par adopter la doctrine Œil pour Œil, Dent pour Dent, se plongeant dès son plus jeune âge dans des livres qu'Albus Dumbledore aurait retiré à grands cris de ses mains, et ne prêtant qu'une attention fort modérée aux existences de ses parents.
Mais cela ne présentait, à l'instant présent, que peu d'intérêt. Flanquée de la Préfète des Piafs, Deborah s'approcha du coeur de la Bibliothèque, d'où l'on entendait des voix - fait assez rare pour indiquer sans doute possible la présence de personnes intéressantes. *
[ Youhou, une Poufsouffle, le Directeur de Gryffondor et une de ses charmantes petites élèves... Qu'est-ce qui est le pire, leur présence ou le fait que Vitali traîne avec eux ? ]
* Bien qu'elle se plaise à feindre de les considérer comme de vulgaires représentants de leurs maisons haïssables, les trois personnages présents intéressaient particulièrement Deborah.
Charlotte Marie, d'abord : une peste, on ne pouvait pas le nier ; mais, si elle avait été à Serpentard, on l'aurait qualifiée sans hésiter de génie.
Myrrha Nay, ensuite. Deborah avait fini par accorder à l'ancienne concierge une once de respect que celle-ci méritait bien.
Bdragon, enfin. Un Directeur de Maison qui, soupçonnait Deborah, était peut-être moins typiquement Gryffondor qu'il n'en avait l'air.
Les propos des uns et des autres, que Deborah écouta avec attention en avançant vers eux, n'avaient strictement aucun intérêt. Quoique. *
[ Il a suffi que Vitali et moi l'évoquions pour que ces Cartes resurgissent... C'est quand même étrange. Si ces abrutis restaient à leur place de Blaireaux et de Lionceaux, on aurait moins de boulot. ]
* Deborah jeta un regard furtif à Clara. Celle-ci comprendrait-elle que sa propre carte - celle qui se trouvait désormais dans une poche de la robe de la Vipère - était plus spéciale qu'elle ne l'avait cru ? La probabilité était faible, jugea la Vert et Argent avec une objectivité un peu hautaine. Ces Serdaigles étaient incapables de réfléchir dès qu'on leur sortait le nez de leurs cours. *
- Viens, Clara.
* Elle s'avança plus rapidement entre les étagères, avant de tomber nez à nez avec Myrrha. *
[ Tomber nez à nez avec Myrrha Nay, ahahahah ! ]
- Si je peux me permettre, Professeur Bdragon, ces cartes aux propriétés étranges sont communément appelées cartes truquées, un peu comme les dés pipés, voyez-vous ? En bref, il est raisonnablement idiot de penser que quelqu'un ait perdu du temps à écrire un ouvrage sur le sujet. A moins bien sûr qu'il ne l'ait fait pour se distraire des défaites de sa maison à la Coupe de Quidditch... J'ai entendu dire que bien des Gryffondors s'intéressaient aux cartes à jouer.
* Elle coula un regard vers Charlotte, puis jeta un coup d'oeil rapide à Vitali. Qu'avait fichu le Serdaigle ? Étaient-ils donc, comme les Pigeons, si peu pourvus d'intelligence qu'ils racontaient leurs projets au premier venu ? *
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Le Grand Escalier >> Monde magique
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