Le Grand Escalier

Le Grand Escalier >> Monde magique >> Poudlard et ses environs

Quand Jack rencontre Ezéchiel...
Inconnu
Ce sorcier n'est plus sur Poudlard12
Titre : Quand Jack rencontre Ezéchiel...
Créé : 17/02/2018 à 21:37:16



Quand Jack rencontre Ezéchiel...

* Dérangeant, comme à son habitude, les rayons de la bibliothèque de Poudlard pour pouvoir trouver enfin l’ouvrage qu’il cherchait (sans prendre grand soin de classer à nouveau les livres après son passage) Jack s’attira les regards réprobateurs de certains élèves studieux et des bibliothécaires qui lui firent comprendre qu’il valait mieux qu’il soit un peu plus soigneux. Ce bazar qu’il laissait derrière lui n’était pas un manque de respect de la part de Jack, mais simplement l’effet de sa distraction, et il se promit de se reconnecter au monde réel à l’avenir afin d’éviter ce genre de désagréments. Accroupi il entreprit donc de mettre un peu d’ordre dans les rayons les plus proches du sol (où se trouvait bien évidemment l’ouvrage qu’il cherchait) afin de faire oublier toute trace de son passage. Une fois ceci fait, et ce fut long -il resta bien une dizaine de minutes par terre- il se releva et, son livre sous le bras, parcouru du regard la pièce entière pour voir s’il n’y avait pas une table de libre quelque part. Et non. Il chercha donc s’il n’y avait pas à une table prise une chaise de libre. Et il y en avait une. Il se dirigea donc vers cette table en question, qu’occupait un élève qui lui faisait dos, que sa cape rendait anonyme, mais dont les jambes et les chaussures lui indiquaient qu’il s’agissait d’un garçon. Ce fut dans un premier temps une sorte de soulagement pour notre jeune Wiggins qui savait combien les filles peuvent être cruelles, mais qui fut de courte durée parce qu’en pensant à cela il se rappela aussitôt toutes les fois où il avait eu des problèmes avec des garçons et se dit que finalement il réussissait avec brio à se mettre n’importe qui à dos, fille ou garçon. *

* Essayant donc de faire en sorte que sa démarche franche et énergique ne fasse pas trop de bruit sur le plancher qui craquaient allégrement, Jack se fit le plus discret qu’il le pouvait (c’est-à-dire encore trop bruyant pour la quiétude de la bibliothèque) et arriva à la table qu’il avait repérée. Il se dit que s’il ne voulait pas qu’on l’envoie paître il ferait mieux –c’est là une mesure très diplomatique- de s’asseoir d’abord et de demander après. Aussi se jeta-t-il (plus qu’il ne s’assit) sur la chaise et posa magistralement son livre sur la table, sortant aussitôt une plume et un encrier de la petite boîte de bois dans laquelle il les transportait et quelques feuilles de parchemin. Son regard s’arrêta sur la robe de sorcier du garçon qui lui faisait face. Il ne décrocha pas ses yeux de l’écusson de la maison Serpentard qui y était brodé. J’ai choisi la mauvaise table, se dit-il, pourquoi faut-il toujours que je tombe sur des Serpentard ? Il se souvient de la dernière fois qu’il avait eu affaire à un élève de cette maison. Ça aurait pu très mal tourner. Il s’imaginait donc déjà tous les défauts de cet élève assis à la même table que lui, mais, lorsque ses yeux remontèrent un peu pour se poser sur son visage, fin et délicat, et rencontrèrent son regard, il se dit qu’il était peut-être allé un peu vite en besogne, et qu’il se pourrait que ce garçon-là (mais là encore ce n’était qu’une impression) soit une exception. S’il avait jugé le blason, peut-être la personne lui donnerait-elle l’occasion de réviser ce jugement. *


-Bonjour ! Excuse-moi, il n’y a pas de place ailleurs, j’espère que ça ne te dérange pas si je m’assoie là ? Moi c’est Jack !

Les participants à ce rp sont Ezéchiel Belzebuth et Jack Wiggins

Prière d'envoyer un mp si vous voulez les rejoindre.

Les PNJ ne sont pas les bienvenus.
Ezéchiel Belzebuth
2e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 1544
Titre : Re : Quand Jack rencontre Ezéchiel...
Créé : 17/02/2018 à 21:43:10

En retard sur ses devoirs. Le jeune homme n'aurait honnêtement, jamais cru que cela aurait pu être possible ou en tout cas, pas venant de lui. N'était-il pas, après tout, un élève studieux ? Un Serdaigle refoulé aurait dit certains. Pas parce qu'il était incroyablement intelligent, non, mais parce qu'il avait cette soif de connaissance, cette curiosité insatiable, cet amour des bouquins. Ce même amour des bouquins qui l'avaient conduit, la nuit dernière, à terminer sa nuit dans l'un des fauteuil de sa salle commune, concentré sur l'histoire fantastique d'une fille-papillon. Tout pour ne pas repenser aux rêves qu'il faisait, s'était-il dit. Ou les cauchemars plus exactement. Les périodes de fêtes avaient toujours tendance à ramener les anciens souvenirs à lui. Les souvenirs douloureux qu'il préférait oublier. Les souvenirs affreux qui l'avaient fait hurler bien des nuits, avant Poudlard, avant tout ça. Sans compter qu'il n'avait pas vu Opale depuis un moment maintenant. C'était manque et inquiétude, déprime et tristesse. Tout ça avait contribué à l'empêcher de fermer l'œil et, plutôt que de consacrer ce temps nouveau à ses devoirs, Ézéchiel s'était perdu en bouquinerie bien peu ludique.

Il en payait un peu les frais désormais. Et, si Rover semblait se payer continuellement sa tête, s'essayant encore et encore à le persuader de simplement ne rendre aucun devoir, le jeune Serpentard ne comptait pas l'écouter. Sa peau serait vendue avant qu'il ne devienne l'un de ces cancres. Qu'allaient dire ses professeurs ? Pire qu'en penserait O' ? Alors plutôt que de se rendre aux repas ou autres temps libres, le garçon dont la chevelure semblait vouloir jouer des comparatifs avec la neige elle-même, avait fini attablé à la bibliothèque, une pile de devoir impressionnante étalée devant lui. C'était potion et botanique et sortilège et métamorphose et défense contre les forces du mal et divination et.. Bref. Probablement plus d'une semaine de retard, dans laquelle il semblait se noyer un peu plus. Des cernes s'étalaient sous ses yeux gris et fatigués, n'avait-il pas maigri, même ? Un spectacle bien affligeant, si vous vouliez l'avis de l'esprit qui l'accompagnait continuellement. Celui-là même qui n'avait pas même prit la peine de suivre le Serpentard ou qu'il aille, comme il le faisait toujours non. Ézéchiel suspectait secrètement qu'il soit parti filer un coup d'œil dans les douches de l'école, en vieux pervers qu'il était. Un soulagement donc, pour l'enfant qui pour une fois, pouvait se retrouver seul à seul avec lui-même et ses chaotiques pensées.

Et parlant chaos, c'était sans compter les bruitages de fond qui étaient venus à quelques reprises, perturber sa concentration déjà bancale. Il en était rendu, d'ailleurs, à rayer les mentions inutiles de son devoir d'Arithmancie, lorsque des affaires furent posées sur sa table, de manière un peu brusque. Décontenancé, le gamin avait sursauté, prit par surprise, le tracé de son stylo s'étendant plus loin sur son parchemin, le rendant dés lors, bon à jeter. Les yeux un peu dans le vide, le jeune sorcier oscilla respectivement entre sa feuille, puis l’intrus, tandis que le peu de couleur que possédait son visage, semblait s'évaporer comme neige au soleil. Il compta mentalement jusqu'à dix, histoire de contenir encore un peu ses émotions. C'était comme un cognar lancé à pleine puissance et, honnêtement, le gamin eut bien du mal à retenir des larmes d'épuisement slash frustration, qui menaçaient de s'échapper de ses yeux trop clair. C'était ça, ou un sort noir de lancé dans la tronche du mécréant qui venait de faire voler en éclats, une heure de son précieux temps. Pourtant, aucun coup d'éclat ne vint. Il n'y eut pas de hurlement, pas d'insultes, pas de sort, que dalle.

Les lèvres un peu serrées et, plus blanc que jamais, il avait sorti une autre feuille de parchemin de son sac de cours, l'avait étendu devant lui avant d'entreprendre un recopiage minutieux de sa copie originelle. Il nota ainsi son nom et son prénom, son année et sa maison, avant de reposer sa plume sur le côté, le temps d'une expiration. Puis, ses yeux filèrent ceux de son homologue bien trop bruyant qu'il dévisagea avec une platitude dérangeante.
‘ Tu es déjà installé. ‘ dit-il simplement. ‘ J'en conclu donc que mon avis ne t'importe guère.’ Et, honnêtement, venant de ce Serpentard là, bien particulier, c'était.. Étonnant. Il était tellement rare qu'il communique avec les autres élèves, ses camarades de maison inclus. S'il ouvrait la bouche, c'était en général pour exposer sa curiosité ou, excusez les mots, sa douceur. La lassitude de son ton, la colère sous-jacente.. Ça n'était pas lui. L'épuisement, le sarcasme parlait à sa place, visiblement.

D'un geste tremblant, il se remit au travail, plume saisie, lignes écrites lentement, puisqu'il prenait toujours soin de bien former ses lettres de manière élégante, comme Opale lui avait apprit. Ce n'était pas digne d'un sorcier, que d'étaler des pattes de mouches, comme un vulgaire moldu. Jack, puisque c'était son prénom, pouvait bien faire ce qu'il voulait, tant qu'il reste discret. Dans un étrange sursaut de politesse, d'ailleurs ; le garçon laissa échapper un simple mot. Un seul, dans un murmure bas et rauque, caractéristique de son timbre de voix habituel;
‘ Ézéchiel ’, son prénom.


a r t & g r a p h
r p g : j a c k - o p a l e - toi ?
Inconnu
Ce sorcier n'est plus sur Poudlard12
Titre : Re : Quand Jack rencontre Ezéchiel...
Créé : 17/02/2018 à 21:45:29

* Jack, était venu plus pour lire le livre qu’il avait envie de lire que pour avancer sur son travail. Ce qui n’était apparemment pas le cas du garçon en face de lui qui avait maculé la table de tas de papiers ou de manuels qui semblaient être ses affaires de cours. Les personnes les plus studieuses ne sont pas les plus méchantes, se dit notre jeune homme, en tout cas ce ne sont pas les plus stupides, ce qui est déjà une bonne chose. Il se rendit compte seulement une fois installé à quel point son arrivée avait pu être brutale, parce que le calme apparent de ce garçon aux cheveux laiteux, qui lui faisait face, contrastait beaucoup avec son enthousiasme un peu trop expressif et un peu trop envahissant (ce que ses parents, très froids, avaient rarement manqué de lui faire remarquer). Sur le coup, il se sentit un peu honteux de l’effet qu’il devait donner d’être un éléphant dans un magasin de porcelaine, et un éléphant loin d’être apprivoisé. Mais sa voix assez douce et son sourire posé lui permettaient de tempérer un peu cette image qu’il véhiculait au premier abord. En tout cas quand il était assis avec un livre en face de lui, il n’avait pas l’air aussi agité et agaçant que lorsqu’il était en mouvement. Il entreprit donc de se faire tout petit, rapprochant ses bras le long de son corps, comme si en réduisant l’espace qu’il occupait physiquement il réduisait la réalité de sa présence -et ce qu’elle pouvait avoir d’insupportable. *

* S’il avait craint que le garçon installé à cette table, et qui était un Serpentard, le reçût avec beaucoup de hargne et de rage (il avait fait à ses frais l’expérience de ce que les élèves de cette maison n’étaient pas souvent ouverts au dialogue) Jack fut plutôt positivement surpris de la réaction de l’autre. Il lui sembla qu’il contenait un certain agacement, qui était plutôt compréhensible, mais la réponse pacifiste de ce jeune homme fut source de beaucoup de joie pour Jack (en même temps on était dans un lieu public et ce n’aurait pas été commode qu’une dispute éclatât, qui mit aux prises les deux garçons au beau milieu du calme de la bibliothèque, que ne perturbait que les quelques murmures qui s’élevaient des tables où étaient des groupes d’élèves). Se pourrait-il que cette fois je ne me sois pas trompé dans mon jugement, pensait-il ; il m’a bien semblé voir dans ce visage fin, maigre, et dans ces yeux là une sorte d’intelligence qui dépasse la trivialité et la vulgarité de la violence physique. Sans qu’il s’en rendît forcément compte, Wiggins était déjà séduit par ce garçon, et sa réponse assez sèche ne le froissa pas. Il faut dire qu’il avait plutôt pris ses aises. *


-En fait, j’avais un peu peur de me faire envoyer paître alors je me suis installé. Je ne prends pas trop de place j’espère ? Ne t’en fais pas je ne t’embêterais pas dans ton travail !

* En fait Wiggins, terriblement bavard, et qui aimait faire de nouvelles connaissances (deux caractéristiques qui attirent beaucoup trop de problèmes sur de si jeunes épaules) n’avait pas tellement l’intention de laisser l’autre travailler. Il n’avait qu’une envie : parler. Il voulait lui poser plein de questions. Ce garçon l’intriguait. Mais il ravala ses désirs en se disant qu’il valait mieux n’être pas trop prolixe et ne pas embêter des gens qui n’ont visiblement pas envie de parler. Et ce garçon qui était la tête au milieu de tous ces documents n’avait certainement pas envie de parler. Aussi Jack ouvrit le bouquin qu’il avait emprunté, un recueil de poésies, et recopia avec l’écriture la plus soignée les vers qu’il aimait bien. Il faisait souvent ça, et avait plusieurs parchemins sur sa table de chevet remplis de phrases qui le faisaient rêver et qu’il aimait lire les soirs où, sa candeur s’étant confrontée à l’âpreté du monde, il n’avait pas le moral. Cet expédient devait être assez efficace car il passait généralement une bonne nuit et se levait le lendemain matin d’assez bonne humeur. Il avait renoncé à parler mais, lorsque l’autre garçon lui dit son nom, il ressentit cela comme un appel. *

-C’est beau comme prénom ! je trouve le mien un peu banal. Content de te connaître Ezéchiel ! Tu aimes la poésie ? Ah pardon, j’avais dit que je ne t’embêterais pas, fais comme si je n’avais rien dit.

* Et Jack, replongea la tête dans son livre comme si cette conversation était étouffée dans l’œuf. Mais au fond de lui, il n’avait qu’une seule envie, c’était qu’Ezéchiel le relance. *
Ezéchiel Belzebuth
2e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 1544
Titre : Re : Quand Jack rencontre Ezéchiel...
Créé : 17/02/2018 à 21:48:44

La crainte. Évidement, songea distraitement le petit serpent en traçant une nouvelle lettre contre l'épaisseur de son parchemin, les gens ont toujours tendance à agir un peu stupidement lorsqu'ils se laissent aller à leurs émotions. Ézéchiel le savait que trop bien pour y avoir été confronté bien des années plus tôt. La peur avait muté en paranoïa, puis en folie. Les gens étaient devenus hérétiques et erratiques, cris et hurlements. Il ne s'en souvenait que trop bien. N'étaient-ce pas les scènes qu'il voyait être rejoué sous ses paupières lorsque le sommeil finissait par avoir raison de sa petite personne ? Il cilla légèrement, son regard trop clair alors fixé sur le visage bienheureux du garçon qui lui faisait face. Étrange. Ce type était juste étrange. Beaucoup trop jaune. Jaune partout, jaune sur lui, jaune tout autour.. Ce type irradiait de jaune-joie et d'orange-soleil et de doré-enthousiasme, ou peu importait vraiment. Il était sourire et bougeotte et verbiage. Un mélange détonnant, un mélange énergétique. Un mélange qui brouilla un peu le Serpentard qui força sa concentration à revenir à ce qu'elle était, avant que ce type ; Jack, se souvient-il, ne débarque haut les cœurs.

Les lèvres entrouvertes, Ézéchiel fut capable de ne souffler qu'un vague :
‘ Non. ’ À la question posée. Non, il ne prenait pas de place. Non, il ne le dérangeait pas. Pas vraiment. D'ailleurs, n'était-ce pas lui qui s'était étalé sur cette table comme si elle lui revenait de droit ? Comme si son nom avait été inscrit-là, incrusté dans le bois, même, en lettres capitales ?

D'un geste, il ramena distraitement quelques feuilles à lui, profitant de son geste pour les relire. Oh. Celle-ci était Botanique, l'autre-là, Divination et.. Incomplète aussi. Voilà qu'il oubliait de terminer ses devoirs maintenant ? Enfin. Après avoir oublié de les faire, tout simplement. Les paupières closes, il compta mentalement jusqu'à cinq, inspira longuement et reporta son attention totale sur ses feuillets, le bleu-gris translucide de ses yeux oscillant entre la copie qu'il avait raturé sans faire exprès, et la nouvelle qu'il recopiait avec beaucoup trop de soin pour ne pas paraître totalement maniaque. Heureusement pour sa santé mentale ( la pauvre, ce n'était déjà plus trop ça.. ), le jeune homme en face de lui fut bientôt plongé dans le silence et alors le Vert&Argent en oublia totalement sa présence, trop occupé à noircir des centimètres et des centimètres de parchemin. Ses manuels s'ouvraient, se voyaient feuilletés, refermés, ouvrir à nouveau, puis feuilletés et refermés encore. C'était comme une boucle, un cycle, un ordre nécessaire au bon fonctionnement (mental ) du gamin. Quatre étapes, toujours. Ouvrir, chercher, refermer, recopier. Ouvrir, chercher, refermer, recopier. Quatre-temps. Quatre mouvements. Parce que quatre était un bon chiffre, disait l'enfant. C'était un bon chiffre, parce qu'il était pair, sensé. Pas comme trois. Pas comme cinq qui eux, n'étaient que désordre. Quatre paragraphes, quatre croquis soigneusement esquissés pour illustrer ses dires. Plongé, dans ses bizarreries, qu'il était, voilà qu'il en vint à sursauter légèrement lorsque la voix de Jack raisonna à nouveau à ses oreilles.

Heureusement pour l'intégrité physique du Poufsouffle, il l'avait interpellé non pas durant la quatrième phase, celle de l'écriture, mais durant celle de la recherche. Ses épaules eurent ce petit mouvement de recul et ses yeux renvoyèrent durant un quart de seconde, l'expression que les biches devaient probablement avoir devant un puma ou les phares d'une voiture, avant que la compréhension ne vienne teindre ses iris. Poudlard, bibliothèque, devoirs, garçon-jaune, se souvint-il. Et il se détendit aussitôt malgré le froncement de ses sourcils et le pli soucieux là, entre ses deux sourcils
. ‘ Quoi ? ’ fit-il très intelligemment, n'ayant pas saisi toute la phrase. Puis, se rendant compte de son impolitesse flagrante rehaussé du vocabulaire patibulaire ; ses joues trop pâles prirent une teinte légèrement rosée. ‘ Je veux dire ; pardon ? ’ Reprit-il de son timbre toujours très bas et rauque, calme et doux. Évidemment, c'est seulement après avoir ouvert la bouche, que les mots du garçon se firent plus clair dans son esprit et, les yeux baissés sur son devoir de potion qu'il venait tout juste de débuter ; on put vaguement l'entendre marmonner quelque chose comme un remerciement mêlé d'un : ‘ Ça va. ’ en réponse probablement à la soi-disant banalité du prénom. Rover aurait été là, songea t-il toujours aussi distrait, qu'il en aurait ricané juste pour le plaisir de se foutre de sa gueule. Ricané, ou hurlé de rire.

Quant à la poésie.. La question était étrange. Oui, voilà. Quel était le rapport entre les prénoms et la poésie ? Ou même la bibliothèque ? Le froncement de ses sourcils froissa un peu plus sa bouille sous l’incompréhension de son esprit beaucoup trop terre-à-terre.
‘ Si. ’ s'entendit-il répondre ; ‘ Ça dépend du genre. ’

Comme tout un chacun, n'est-ce pas ? Et, avant qu'il ait pu lui-même s'en apercevoir, sa bouche s'était à nouveau ouverte, un murmure brisant le pseudo-silence ( très relatif hein ) de la bibliothèque ( ou je leur table, du coup ) en un curieux:
‘ Est-ce ce sur quoi tu travail ? ‘ Parce qu'il avait noté dans un coin de son esprit, la concentration de l'autre garçon et son tempérament un peu exubérant qui s'était apaisé une fois lancée dans son travail.


a r t & g r a p h
r p g : j a c k - o p a l e - toi ?
Inconnu
Ce sorcier n'est plus sur Poudlard12
Titre : Re : Quand Jack rencontre Ezéchiel...
Créé : 17/02/2018 à 21:52:32

* La bonne humeur qui collait presque constamment à la peau de Jack pouvait avoir quelque chose de tout à fait agaçant en ce que, ne pouvant rester contenue dans un corps trop petit pour toutes ces émotions, elle s’exprimait souvent sous la forme de sifflement, de mouvements compulsifs, de bruits. Bien longtemps il ne s’était pas rendu compte à quel point cela pouvait être énervant pour les autres, d’avoir face à eux une pile électrique qui ne s’arrête jamais de bouger et de polluer l’espace sonore ; mais il en avait fait il y a peu l’amère expérience : la joie de vivre est souvent perçue comme une agression par les personnes aigries à qui elle rappelle les ratés de leur existence. Si Ezéchiel semblait effectivement contenir un certain agacement, il n’avait pas l’air si fâché que cela. Jack en fut tout à fait ravi et ne put réprimer un sourire en regardant le visage de celui duquel il partageait la table, car son expérience lui avait appris qu’on ne lui était jamais indifférent : soit on le haïssait dans la seconde, soit on l’aimait. Et Ezéchiel ne le haïssait pas, c’est donc qu’ils s’aimeraient. *

* A y regarder de plus près, il semblait ne pas parvenir facilement à se concentrer sur son travail, et Jack rougit de honte en pensant qu’il était peut-être la cause de cette distraction qui embrumait l’esprit du Serpentard. Mais il se dit aussi que peut-être ce garçon était comme lui, constamment perdu dans ses rêves, et que tout effort de concentration lui était une véritable épreuve. Il avait effectivement un air un peu rêveur, peut-être cette impression était-elle due en partie à ses cheveux laiteux, que Jack admirait comme un prodige : il n’avait jamais vu un garçon avec une telle couleur de cheveux. Cela participait, avec sa maigreur (qui était bien plus prononcée que celle de Jack) à un côté un peu désincarné, un peu angélique. Mais d’un angélisme tout de même un peu sombre, car il émanait de ce garçon -à l’inverse de Wiggins en qui on pouvait voir un bordélique à vingt mètres- une sorte de rigueur, d’ascèse ; ce qui fascinait notre jeune ami en vertu du principe selon lequel les opposés s’attirent. Il voyait en quelque sorte son pendant en Ezéchiel, du moins il croyait voir en lui ce qu’il aurait pu être. Peut-être aurait-il aimé être lui ? peut-être pas. Car il ne s’en rendait pas vraiment compte, mais il y avait aussi un petit quelque chose de torturé chez ce garçon. Peut-être d’ailleurs était-ce cela qu’il trouvait fascinant ? *

* Ezéchiel ne répondait que par monosyllabes à Wiggins. Il n’était pas très expansif. Il faut dire que, comme Jack l’avait remarqué, il n’était pas là pour passer le temps ou pour rigoler. Cette rigueur au travail, notre jeune ami aurait bien aimé la partager un peu avec tous ces Serdaigles et Serpentards arrivistes qui parvenaient à se motiver par on ne sait quel expédient, et que Jack plaignait en même temps qu’il les enviait. Plusieurs fois il s’était fait la réflexion qu’il pourrait être capable de bien des choses s’il parvenait enfin à se mettre au travail. Mais il n’y parvenait que difficilement et toujours à la dernière minute. Le Serpentard semblait n’avoir pas exactement compris ce que lui disait Jack à en juger par l’expression de son visage, qui traduisait la circonspection et la surprise. Pas une seule seconde notre jeune ami, qui avait la fâcheuse habitude de passer du coq à l’âne dans un flot de paroles, ne se dit que construire un discours logique et structuré pourrait aider ses interlocuteurs à le mieux comprendre. Mais lorsqu’Ezéchiel interrogea Jack, ce dernier fut surpris d’entendre une phrase entière sortir de la bouche de ce jeune homme si calme : cette phrase lui donnait l’impression que chacun des mots qui la composait avait dû effectuer un parcours du combattant avant de parvenir à franchir les petites lèvres roses du Serpentard le moins prolixe qu’il eut jamais rencontré. *


-Moi j’aime bien tous les genres… enfin presque ! Oui ! … en fait, je recopie des vers. C’est pour m’entraîner à la calligraphie et puis pour garder avec moi les morceaux de poème que je préfère ! Quand je ne me sens pas bien je lis des poèmes, et puis ça va mieux. Et toi tu fais quoi ? C’est tes devoirs ? Tu écris drôlement bien !
Ezéchiel Belzebuth
2e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 1544
Titre : Re : Quand Jack rencontre Ezéchiel...
Créé : 17/02/2018 à 21:53:09


À des kilomètres de savoir ce qui pouvait bien se passer dans la tête du jeune Poufsouffle, Ézéchiel avait rapidement reporté son attention sur son devoir de Potion, attendant simplement qu’une réponse vienne, ou pas. Peut-être était-il agacé au fond, ouais, du mouvement perpétuel et énergétique en face de lui, autant pour cela, il aurait fallu qu’il soit capable de nommer cette émotion en tant que telle. Or, s’il y avait bien une chose dont le gamin était incapable, c’était bien de poser des mots sur les sentiments qui l’agitaient, qu’ils soient joie, colère, ennui ou irritation, justement. Nope. Lui était plus du genre à se sentir vert, parfois bleu ou encore rouge. Noir, lorsque la nuit tombait, violet, lorsqu’il laissait son regard se perdre dans les flammes de la cheminée de sa Salle Commune. Parce que c’était plus facilement appréhendable ; parce que les couleurs elles, ne possédaient pas toutes ces sous-définitions cachées et autres messages subliminaux. Elles étaient aussi simples, que les choses se devaient de l’être.

Les yeux rivés sur sa feuille de parchemin donc ; le garçon en étant rendu à expliquer le pourquoi du comment l’Amortentia était le Philtre-d’Amour-le-plus-Puissant-au Monde-Merci-Beaucoup, lorsqu’à nouveau, la voix de Jack résonna jusqu’à son oreille. S’il entendit parfaitement ce qu’il dit, cette fois-ci, il n’en montra pourtant rien dans les premiers instants, trop occupé qu’il était, à former ses phrases qu’il espérait exempt de fautes. Cette Gladisse, songea t-il, tandis qu’il terminait ensuite la seconde question, avait dû finir à Serpentard. N’y avait-il pas qu’eux pour mettre au point de tels stratagèmes pour ainsi obtenir ce qu’ils voulaient ? Oh stéréotype, doux stéréotype. N’était-ce pas justement ce qui avait poussé ce garçon à agir de manière un peu brusque ? N’avait-il pas cru, l’espace d’un instant, que le Serpentard assis à cette table, précisément, l’aurait repoussé bien sèchement s’il avait osé ne serait-ce que demander la permission de poser des miches sur le coin épargné par la paperasse de l’albinos-qui-n’en-était-pas-un ? Ouais, ricana une petite voix à l’arrière de sa tête. Une voix dont le timbre était exactement similaire à celui de Rover, évidemment. Les Serpentards sont de gros connards, fais-toi une raison. Ézéchiel ne sut dire si cela le blessait ou pas, que sa maison soit considérée comme la plus infâme du château. Alors plutôt que de s'épancher sur ce genre de choses ; choses qu’il balança dans cette boîte particulière au fond de sa tête, fermée à double tour et, là où il entreposait tous les trucs ayant tendance à faire naître des choses en lui, qu’il n’était pas sûr d’apprécier ; il reporta son attention sur l’élève en face de lui qui eût bien le mérite de le distraire durant quelques instants de ses sombres pensées.
‘ D’accord. ‘ dit-il simplement lorsqu’il eut sa réponse, sa tête légèrement inclinée sur le côté et, son regard beaucoup trop doux de posé sur la silhouette du jaune et noir.

Qu’était-il censé répondre d’autre, même ? Chacun n’était-il pas en droit d’avoir ses propres goûts ? Si ce Jack voulait écrire des poèmes, recopier des vers, se lancer dans les Alexandrins et plus délirants ou les Haïku les plus compliqués, n’était-ce pas son droit ? À chacun sa passion, encore une fois. D’un geste léger, le vert et argent vint frotter l’un de ses sourcils, le gauche, bien trop foncée en comparaison à la pigmentation blanche de sa tignasse.
‘ Je lis aussi. ’ dit-il doucement. ‘ Quand tout est un peu noir. ’, comme si ça avait le moindre sens. Et ça en avait, pour lui. Probablement pour personne d’autre, hélas. Le jeune Belzebuth était après tout, un grand lecteur n’est-ce pas ? Combien de ses camarades de dortoir avaient abandonné l’idée de compter le nombre de romans qu’il conservait avec le plus grand des soins, dans son armoire ? Plus grand soin qu’il n’en avait pour lui-même, d’ailleurs.

Plume trempée dans son pot d’encre bleu nuit, le garçon-aux-serpents fut perdu une fois de plus, dans le tracé de ses mots. Un visible et incomplet ; L’Armotentia serait pour moi .., qu’il ne chercha pas à achever dans l’immédiat. La bouille pensive ; le bout de sa plume brune chatouillant le coin de ses lèvres ; ses yeux trop clair, trop bleu, trop étrange, furent bientôt à nouveau sur son homologue masculin.
‘ Oui. Potion, entre autres choses. ’ qu’il s’entendit lui répondre de ce timbre toujours un peu rauque et cassé, bas et doux. C’était comme si ses cordes vocales avaient été endommagées par le passé, endommagées au point d’en laisser des traces, des années plus tard. C’était rauque et bas et profond et presque vibrant. Il chuchota un ‘ Merci ’ du bout des lèvres quant au compliment sur son écriture qu’il avait travaillée des heures durant, pour qu’O’ soit fière de lui. Pour qu’il puisse prétendre lui aussi ; écrire aussi bien qu’un Sang-Pur. Voir que son acharnement avait porté ses fruits, amena une drôle de chaleur dans sa poitrine, qu’il balança bien vite aux oubliettes, yeux à nouveau baissés sur sa copie ; rougeur masquée par sa posture au nez touchant presque la table. Les mots virent naturellement à lui ensuite. Ce fut citron et pluie, et herbe humide, et odeur du vieux papier. C’était sécurité et réconfort. Ses muscles se détendirent totalement.


a r t & g r a p h
r p g : j a c k - o p a l e - toi ?
Inconnu
Ce sorcier n'est plus sur Poudlard12
Titre : Re : Quand Jack rencontre Ezéchiel...
Créé : 17/02/2018 à 21:55:25

* Le goût certain qu’avait Jack pour les énigmes était plus qu’attisé par ce beau garçon, qui se présentait à lui comme une énigme qu’il aurait voulu déchiffrer, mais dont il sentait qu’il mettrait du temps avant de parvenir enfin à percer le mystère. Il n’avait jamais vu quelqu’un qui parlât si peu. Mystérieux, frêle, ténébreux, pensif, sensible… laiteux. C’est tout ce que notre jeune Poufsouffle pouvait dire pour l’instant d’Ezéchiel, mais il mettrait tout en œuvre pour rallonger la liste des adjectifs susceptibles de qualifier le Serpentard. Cette liste était d’autant peu longue qu’elle avait été amputée d’un mot dont Jack s’était vite rendu compte qu’il ne qualifiait pas le garçon, et ce mot c’était méchant. Il y avait bien quelque chose de sombre en lui, c’était évident, mais pas quelque chose de méchant. Sa voix était âpre mais tout de même agréable, et son regard était trop doux pour être celui d’un vrai Serpentard. Jack rougit lorsque le garçon posait ses yeux bleus sur lui, jamais il n’avait vu un tel regard, si les yeux étaient le miroir de l’âme, ce garçon devait avoir une bien belle âme, plus que si c’était la parole qui traduisait l’âme, auquel cas on eût pu douter qu’il en ait une, étant donné le peu de mots qui sortaient de sa bouche. *

* Jack avait saisi les rares paroles qu’avait risquées Ezéchiel, et les faisait tourner et retourner dans sa tête pour leur faire dire quelque chose. Lui qui parlait beaucoup, qui enchaînait des phrases et des phrases, laissait résonner chacun des mots prononcés par son interlocuteur pour les comprendre. Et ce qu’il en comprit lui plut beaucoup. Souvent la littérature est vue comme une fadaise inutile, un verbiage oiseux, une perte de temps. Rien qu’à voir l’application avec laquelle ce garçon traçait ses lettres sur son parchemin, on pouvait deviner que pour lui, le temps n’avait pas la même signification ni la même valeur que pour la plupart des gens. Il était tout bonnement à part, et c’est ça qui plaisait à Wiggins, parce que ce garçon le faisait positivement rêver. Il essaya de se mettre à son diapason pour ne pas trop l’écraser de paroles et lui répondit avec le moins de mots qu’il lui fut possible. *


-Tu es comme moi alors ! Mélancolique ?

* En disant que parfois les choses étaient un peu noires, Ezéchiel avait prononcé une phrase que Jack aurait pu prononcer. A dire vrai, il n’aurait pas dit exactement cela, il aurait dit : « quand les choses sont grises » parce que pour lui rien n’était jamais vraiment noir, rien n’était jamais vraiment triste. D’où l’usage du terme mélancolique dans sa question. Malgré son hyperactivité et son optimiste incroyable, Jack pouvait parfois être mélancolique (bien qu’on ne s’en pourrait pas douter au premier abord). Quand la crudité du monde lui revenait en pleine face, quand des personnes se révélaient être méchante -il vivait dans un perpétuel déni quant à l’existence de la méchanceté- alors Jack pouvait sombrer dans la mélancolie. Même si sombrer n’était pas forcément le terme le plus adéquat, et qu’il aurait été plus correct de dire qu’il tombait pour mieux se relever. En voyant Ezéchiel cependant, c’était la douceur plus qu’autre chose qui s’imposait à son esprit, et il associait à l’image du garçon un morceau de piano très doux, très pur, aussi pur que la couleur de ses cheveux et aussi doux que la plume qui lui chatouillait le visage. L’esprit accaparé par cette perspective, Jack sortit spontanément, sans s’en rendre seulement compte, de leur embryon de conversation, pour parler musique. *

-Tu aimes le piano ? Pardon, j’étais perdu dans mes pensées, ce que je te dis là n'a ni queue ni tête. En fait c'est parce que tu me faisais penser à un morceau de musique. C'est bizarre d'associer les gens à... pardon, je sais, je parle trop. Les autres me disent souvent que je suis… que… je… parle. Trop. Mais toi tu n’es pas comme les autres, dis ? En tout cas je suis un peu jaloux de ta calligraphie ! mais pourquoi s’appliquer autant pour un devoir ?

* Jack regarda sa propre feuille, en partie pour éviter l’abîme tout bleu des yeux d’Ezéchiel. Il s’était encore une fois embrouillé dans son propre discours, déconstruit. Il devait paraître bien étrange au Serpentard. Mais après tout, ce garçon n’était-il pas un peu étrange lui aussi ? Comment jugerait-il alors Wiggins ? Il ne savait pas. Notre jeune ami se concentra sur sa propre écriture qu’il compara à celle de son camarade. Après tout, il écrivait bien lui aussi quand il s’appliquait. Mais moins bien tout de même. C’était différent. Il manquait une certaine élégance aux lettres qu’il avait tracées, mais elles avaient aussi un peu quelque chose de solaire qui manquait chez Ezéchiel, vers lequel Jack osa enfin relever les yeux. *
Ezéchiel Belzebuth
2e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 1544
Titre : Re : Quand Jack rencontre Ezéchiel...
Créé : 22/08/2018 à 09:54:45

Le jeune serpentard n’était pas comme les autres, non. Il avait ce truc bien à lui, un truc sombre enroulé dans du jolie papier fait de lumière pour un peu que ça ait du sens. Il ne se laissait pas vraiment approcher, mais ne repoussait pas non plus, se contentant de répondre aux questions qu’on lui posait, avec extrême franchise, politesse et candeur. Un gamin, voilà ce qu’il était. En gros. Perdu dans ses pensées, l’enfant en avait donc profité pour faire une pause dans sa calligraphie, plume dès lors éloignée du papier et tapoté délicatement sur le bord de l’encrier. Lui aussi réfléchissait au mots de son interlocuteur. Ce jeune garçon vêtu de ce jaune vif dont la bouche ne semblait pas un instant vouloir cesser de babiller. Ça ne le dérangeait pas. Pas vraiment, en fait. Parce que Jack n’était pas de ceux qui ouvraient la bouche pour dire de stupides choses. Il n’y avait qu’à voir la façon dont il parlait.

“Mélancolique ?”
qu’il demanda au garçon, le minois légèrement incliné sur le côté, curiosité évidente brillant dans le bleu de ses yeux. “Pourquoi es-tu mélancolique?”

Il le dévisagea encore un instant avant de baisser le nez sur son essaie, comme si de rien n’était. Comme si personne n’avait jamais brisé le sacro-saint silence de la bibliothèque, comme si tout le reste. À nouveau, de jolies lettres furent tracé sur le papier granuleux, le bout de sa langue pointant entre ses lèvres, les sourcils froncés sous la concentration.. Ouais. Ézéchiel s’appliquait réellement. Il comptait visiblement obtenir tous les points possible et imaginable, pour un simple devoir de deuxième année. Et ce, parce qu’apparaître sur le tableau d’honneur l’an passé, avait suffit à rendre O’ fière de lui. Aussi était-il décidé à bosser d’arrache pied, quitte à y passer des nuits entières, comme pouvaient témoigner les cernes barrant son pâle visage.

Lorsque Jack lui adressa la parole, une fois de plus, l’anglais ne perdit cette fois pas de temps et releva les yeux presque immédiatement. Une fois de plus se prit-il à dévisager son interlocuteur, peut-être un peu trop longtemps, peut-être même jusqu’à en gêner le pauvre garçon, assis juste en face de lui. Seulement Ézéchiel ne semblait pas vraiment s’en soucier. Ses yeux étaient franc et sa tronche exempte de la moindre mal-intention.
“J’aime le piano, oui,” répondit-il calmement, le timbre naturellement bas. “Quel morceau ?”

Peut-être s’y connaissait-il. Peut-être pas. Il n’en restait cependant pas moins intéressé de savoir à quel genre de morceau le poufsouffle pouvait l'associer. Lui-même aurait penché pour un morceau de violent. Quelque chose de précis, quelque chose de.. flirtant avec les limites. Une seule erreur aurait suffit à enrayer le morceau, faire grincer les cordes de manière désagréable, à l’oreille. Il se garda néanmoins n’en informer le garçon non loin, attendant simplement la réponse de ce dernier. Plus tard, il en vint à hausser lentement les épaules, le sérieux de son visage toujours très visible.
“C’est justement parce qu’il ne s’agit que d’un devoir de potion, qu’il faut y mettre l’effort,” expliqua t-il doucement. “Je pense que ça montre le respect que tu as envers la personne qui a prit de son temps pour t’apprendre des choses.”

O’ avait prit de son temps pour lui montrer la calligraphie et Ézéchiel lui rendait honneur à chaque fois qu’il dessinait les jolies lettres. Le prof de potion avait dû mettre temps et énergie aussi et le jeune serpentard le remerciait en s’efforçant d’y mettre l’effort. Un échange équivalent, ni plus, ni moins.


a r t & g r a p h
r p g : j a c k - o p a l e - toi ?

Le Grand Escalier >> Monde magique >> Poudlard et ses environs

Retour en haut de la page



Vous avez besoin d'aide ? Rendez-vous dans la FAQ

Partenaires :
Écoles de Magie : Mana Wyrd - Harry Potter 2005 - Hogwartsnet - Habbo Magie Poudlard - L'académie Beauxbâtons - Mimble Mimbus
Monde Magique : Fédération du Quidditch Français - La Gazette du Sorcier - Wiki Harry Potter - Obscurus Presse - HP666 - L'Ordre du Phénix - Le Poudcast
Autres : Portail des jeux - Annuaire google

Toute reproduction en totalité ou en partie est interdite.
Les images et les noms relatifs à Harry Potter sont une propriété de la Warner Bros Corp. et J.K. Rowling.

© 2009-2012 Twelve Grimmauld Place - © 2012 Design par Wilde et Kate - Mentions légales

Optimisé pour Firefox 4, Google Chrome 6, Safari 5 et Opera 10.5