Le Grand Escalier

Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs

Pages : 1 2 3 4 5 6 7 ->

Secrets
Elea Loohest
Préfète
Veilleuse
Architecte
Chroniqueuse Chicaneur
2e année
[Avatar]
Serdaigle
Messages : 3320
Titre : Secrets
Créé : 09/02/2021 à 22:07:10 - Modifié : 13/02/2021 à 01:17:37


L’épais manteau neigeux des dernières semaines avait fondu. Doucement. Laissant désormais place à la pluie. Elle tombait par moment, rendant les journées mornes et tristes. A l’opposé de ce que pouvait ressentir Elea. Cela faisait désormais un mois qu’elle avait prononcé les trois petits mots. Dans un murmure, le regard plongé dans les yeux verts de Catherine. Elle ne les avait plus redits depuis. Mais ce n’était pas pour autant que ses sentiments avaient changé. Au contraire. Ils s’intensifiaient, de jour en jour.

Depuis ce jour, l’architecte passait beaucoup de temps dans l’appartement de la jeune adjointe. C’était leur endroit, leur petit cocon. Une bulle dans laquelle elles enfermaient leur amour. Le préservait. C’était ainsi qu’Elea voyait les choses. La femme n’avait pas envie de révéler au grand jour leur relation. Elle n’était pas prête. Ou plutôt, elle avait peur. Elle était terrorisée à cette idée. Elle ne voulait pas souffrir. Elle voulait juste profiter de leur intimité. De leur amour. Bien sûr, parfois elle avait envie de croiser le chemin de l’adjointe, la surprendre au détour d’un couloir et lui voler un baiser. Mais elle se retenait. Se montrant froide et distante.

L’architecte venait de se réveiller. Dans son lit. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait plus passé une nuit dans sa petite chambre. Sa formation s’était terminée tard la veille, elle n’avait pas eu le courage de sortir du château pour rejoindre le village de Pré-au-Lard. D’autant plus que sa séance avait été très éprouvante. Epuisée, elle avait préféré regagner sa chambre, bien plus proche. Mais elle le regrettait. Elle n’avait pas très bien dormi, se réveillant régulièrement, faisant quelques cauchemars. Apprendre l’occlumancie, refermer les barrières était bien plus exténuant et désagréable qu’elle ne se l’était imaginé.

Après s’être longuement étirée, la blonde se leva et se prépara. C’était presque étrange de se préparer seule, dans cette petite chambre. Sans prendre le temps de discuter avec celle qu’elle aimait, de l’embrasser. Puis de se séparer pour se retrouver le soir. Elea ferma les yeux, quelques instants, le visage triste. Elle commençait à ressentir un certain manque, alors qu’elle n’avait plus vu la jeune femme depuis seulement 24h. Une larme perla au coin des yeux lorsqu’elle les rouvrit. Mais elle les essuya rapidement, passant dans la salle de bain pour terminer sa toilette. S’observant rapidement dans le miroir. Elle remarqua alors les cernes sous ses yeux, signe que sa nuit avait été courte. Elle se maquilla légèrement pour en atténuer les couleurs. Chose qu’elle ne faisait presque jamais. Et une fois prête, elle sortit de sa chambre.

Elle marchait dans les couloirs, le visage fermé. La mâchoire serrée. Elle se sentait énervée. Exaspérée. Sur les nerfs. Pour quelle raison, elle l’ignorait. Mais elle avait la sensation qu’elle pourrait exploser à n’importe quel moment de la journée. L’architecte se dirigeait vers la bibliothèque. Il fallait qu’elle vérifie quelque chose dans la réserve. Elle avait cherché l’information la veille, mais ne l’avait pas trouvée. Le seul endroit où elle n’avait pas fouillé était la réserve. Peu avant d’entrer dans l’immense salle, calme et silencieuse, Elea crut apercevoir celle qu’elle aimait au loin. Son coeur s’était alors arrêté de battre quelques secondes pour reprendre à un rythme fou. Elle n’irait pas la voir avant la fin de sa journée. Elles en avaient longuement discuté au début de leur relation, et avaient fini par conclure qu’effectivement, ce n’était pas une bonne idée, au grand soulagement de l’Islandaise.

Entrant dans la bibliothèque, calme et silencieuse, la surdouée se sentit un peu plus calme et apaisée, bien que toujours un peu sur les nerfs. Elle avait toujours chéri ce lieu, y passant beaucoup de temps durant sa scolarité. C’était son havre de paix. Elle se dirigea alors vers le Bibliothécaire en chef, et commença à négocier son entrée dans la réserve. A sa grande surprise, il accepta rapidement, lui ouvrant les portes. Cela faisait longtemps qu’elle n’y avait plus mis les pieds. L’atmosphère était différente. Encore plus calme, plus silencieuse. Emprunte d’une magie puissante. Ici, il n’y avait pas de bruits de parchemins, de plumes courant sur le papier. Elle marchait entre les allées, ses pas raisonnant. Il n’y avait qu’elle et le savoir puissant du monde des sorciers.



•••


CATHERINE SPINNET Δ ELEA LOOHEST
MERCI DE NE PAS INTERVENIR.



Catherine Spinnet
Professeure
Préfète
Bureau de TGP
6e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 6875
Titre : Re : Secrets
Créé : 10/02/2021 à 00:15:12

La nuit avait été rude. Les cheveux en pagaille, la trace de l'oreiller sur son visage, Catherine se levèrent péniblement. Elle avait l'impression de revivre les moments de son arrivée à Poudlard. Quand une partie du lit était totalement froid, puisque personne ne s'était couché à cet endroit. Ce fut le cas, pour la première fois depuis un mois. Les draps étaient froids, gelés. Même que bizarrement, la Québécoise ne sentait plus l'odeur si caractéristique de la femme qui partageait son quotidien maintenant. Elea n'était pas rentré après sa formation. L'adjointe avait espéré que l'Islandaise revienne, même si sa formation terminait tard, mais rien. La blonde n'avait pas traversé la porte de leur cocon, de leur bulle. La Spinnet avait essayé de faire abstraction de cela. De travailler ses cours, boire un verre de vin, lire, mais il avait manqué quelque chose. La chaleur de l'architecte. Sa présence. Son amour. Il y avait un mois, Elea avait enfin prononcé les trois petits mots. Depuis, plus jamais ils n’avaient été dits. Que ce soit par la Québécoise ou la Loohest, mais ça ne changeait rien. Elles le savaient et c'était tout ce qui comptait.

Catherine n'avait pas dit, pas encore, à l'architecte que ce petit manège, celui où elles ne devaient pas se montrer ensemble au château ou qu'elles ne pouvaient même pas se sourire, lui faisait mal. La jeune femme de dix-neuf ans avait de la difficulté avec cela. Au début, ça allait, mais plus les jours passaient, plus ça devenait compliqué. La froideur et l'attitude distante de la blonde blessaient la Spinnet, mais cette dernière ne voulait pas en discuter. Elle savait que la discussion pouvait virer en une dispute et elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas briser ce lien de confiance, leur amour qui s'avérait encore fragile. L'adjointe se disait, pour se convaincre, que lorsqu'elles se voyaient, le matin et le soir, elles en profitaient au maximum. Ça avait été ainsi depuis leurs retrouvailles. Depuis le début.

Se dirigeant vers la salle de bain, se regardant dans le miroir, l'ancienne préfète ne put s'empêcher d'observer la brosse à dents d'Elea qui trônait juste à côté de la sienne. Ça n'avait été qu'une soirée. Une nuit. Il n'y avait pas mort d'homme. Plaçant ses cheveux, brossant ses dents, la préparation fut vite terminée. Ça faisait bizarre que cela ne prenne que quelques minutes. Habituellement, elles en profitaient. Elles prenaient une douche, discutaient, s'embrassaient. Mais aujourd'hui c'était un matin triste. La Québécoise prit une tenue au hasard, l'enfila, attrapa son sac et partit pour le château. La neige avait commencé à fondre et pour une fois, il le pleuvait pas en début de journée. Catherine se dirigea machinalement vers le troisième étage, pour y déposer ses affaires. C'est en passant dans un des couloirs juxtaposé à la bibliothèque que la Spinnet aperçut la tête blonde de la femme qu'elle aimait. Elle marqua un moment d'arrêt, avant de continuer sa route. Elle n'avait pas le droit de déroger de leur entente. Même si elle avait juste envie de sentir les bras d'Elea autour d'elle. De sentir son odeur. De sentir le regard bleu la détailler.

C'est après quelques minutes de marche, dans ses pensées, que l'adjointe rebroussa chemin. Elle avait envie de voir. Revoir la Loohest. Même si elles ne se parlaient pas. Se dirigeant vers la bibliothèque, la jeune femme poussa la lourde porte, entrant dans cet endroit si silencieux. Adolescente, elle adorait venir y passer des heures. Pour lire, écrire, observer. Juste l'odeur des livres la calmait. Rapidement, la Spinnet aperçut l'architecte entrer dans la Réserve, la barrière se refermant derrière la femme qu'elle aimait. Se dirigeant vers le bibliothécaire en chef, l'adjointe mentionna les raisons, toutes inventées, pour aller dans cet endroit qu'elle avait eu la chance de visiter une seule fois en sept ans d'étude. Ce ne fut pas très compliqué, étant dans le professorat, on lui donna la permission, sans poser de question. Bien vite, Catherine entra dans l'endroit, cherchant du regard la Loohest, avant de tomber sur cette dernière au détour d'une allée. Posant son regard vert sur l'architecte, la Québécoise ne put s'empêcher de prendre la parole, de laisser échapper un murmure.


Elea...

Elea Loohest
Préfète
Veilleuse
Architecte
Chroniqueuse Chicaneur
2e année
[Avatar]
Serdaigle
Messages : 3320
Titre : Re : Secrets
Créé : 10/02/2021 à 01:07:49

Tout était silencieux. Calme. Paisible. L’ambiance qui se dégageait de la réserve était complètement différente de celle du reste de la bibliothèque. Plus mystérieuse. Plus sombre. On pouvait apercevoir la poussière qui flottait dans la lumière, filtrée par les grandes fenêtres. Adolescente, elle avait réussi à venir dans cet endroit une ou deux fois. Pour satisfaire sa curiosité. Aujourd’hui, elle cherchait des réponses. Elle avait besoin d’en savoir davantage. S’avançant dans les allées. A la recherche d’un domaine bien particulier. Au bout de plusieurs minutes, elle finit par le trouver. « Magie runique ». Elle avait déjà lu quelques lignes à ce sujet là. Mais n’avait jamais été très loin. Tout comme la magie noire. Ce n’était pas des aspect de la magie que chérissait la surdouée.

Elle s’enfonça alors dans cette allée, effleurant du bout des doigts la tranche des livres. Lisant rapidement les différents titres. Elle ignorait par où commencer. Fermant les yeux. Essayant de se souvenir avec précision. Bien sûr, elle aurait pu demander. Aborder la question. Mais elle n’avait pas envie d’en parler. Pas pour l’instant. Elle redoutait tout ce que pouvait accomplir Catherine, dans l’ombre de Camille. Elle était tellement perdue dans ses pensées, ses réflexions, qu’elle ne sentit pas tout de suite la présence dans son dos. Sursautant en entendant son prénom, elle se retourna doucement. Les muscles de son corps tendus. Elle avait parfaitement reconnu la voix.


Catherine…

Elle avait murmuré à son tour. La voix tremblotante, emprunte de doute et de peur. Regardant furtivement autour d’elles. Est-ce que quelqu’un pouvait les apercevoir ? Il y avait peu de chance. Seules les personnes autorisées pouvaient franchir les lourdes portes métalliques qui séparaient la réserve du reste de la bibliothèque. Elle ne savait pas quoi penser exactement de la situation. D’un côté, elle était heureuse de voir la jeune adjointe. Son coeur battait rapidement en sa présence. Elle avait juste envie de s’avancer. De la prendre dans ses bras. De sentir son corps contre le sien. Plus qu’une envie, c’était un besoin. Catherine lui avait manqué ces dernières heures. Et elle voulait lui dire. Lui avouer. Lui montrer.

Mais d’un autre côté, la peur que quelqu’un puisse les voir, puisse raconter ce qui se passait entre elles, la terrifiait. L’angoissait. Et l’agacement montait. Petit à petit. Elles avaient un accord. Et l’adjointe venait délibérément de le violer en lui adressant la parole en ces lieux, dans un murmure. Son coeur battait. Rapidement. Elle était nerveuse. Elle tremblait. Légèrement. Résultats des sentiments contradictoires qu’elle pouvait ressentir en cet instant. C’était la lutte entre la tête et le coeur. L’un disait de partir. Quitter les lieux. Tandis que l’autre disait de s’avancer vers la jeune femme, et de la serrer contre elle.

Elles restèrent ainsi, quelques instants. Le temps suspendu. Puis, petit à petit, l’architecte reprit une certaine contenance. Cessant de trembler. Les muscles toujours tendus. Posant un regard froid sur la Québécoise. La peur prenait le dessus, laissant s’exprimer une Elea froide, rigide. Dénuée de sentiments à l’égard de la jeune femme. D’une voix froide, glaciale, elle murmura

Que fais-tu ici ?



Catherine Spinnet
Professeure
Préfète
Bureau de TGP
6e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 6875
Titre : Re : Secrets
Créé : 10/02/2021 à 02:24:43

S'avançant lentement entre les rangées, Catherine voulait tomber sur la Loohest. Ne serait-ce que pour la voir. Sentir son regard sur elle. Elle lui avait manqué. Seulement vingt-quatre heures et elle s'ennuyait. S'ennuyait de la voix, du rire, de la peau, du touché, de ses baisers. Choses qu'elles ne pouvaient montrer au château, au péril de détruire le secret qui persistait. Ce secret qu'elles avaient décidé de garder pour le moment. Tout de même, l'adjointe avait envie ou plutôt besoin de voir l'Islandaise. Tête brûlée et surtout têtue, la Spinnet bravait l'interdit en ayant parfaitement calculé les risques. Elles se retrouvaient dans un coin de la bibliothèque très peu visité. Les élèves ne pouvaient venir dans cet endroit et peu de professeurs y venaient le matin, préférant l'ambiance de fin d'après-midi. C'est après quelques minutes, passant la tête dans chaque allée, que la Québécoise tomba sur la femme qu'elle aimait. Restant à distance, ne voulant pas justement éveiller des soupçons, elle ne prononça que le nom de l'architecte qui sursauta. Dans d'autres circonstances, la brune aurait ri. Elle aimait bien ce genre de chose, ayant toujours son âme d'enfant. Elle avait quand même que dix-neuf ans. Mais c'était mal venu. Elle n'aurait pas dû se trouver là. Pourtant, elle voyait l'hésitation chez Elea, mais elles restaient séparées. Se regardant. C'était tout ce que Catherine désirait. Sentir le regard de la Loohest sur elle. Son coeur battant de plus en plus vite.

Les minutes s'écoulèrent, elles se regardaient, s'observaient et peu à peu, la tension commençait à monter. La Québécoise le voyait bien chez la femme qu'elle aimait. Elle n'avait même pas besoin de ses apprentissages en legilimancie pour le voir. Elle connaissait Elea et à ce moment, elle n'appréciait pas la présence de l'ancienne préfète. Puis, le changement s'opéra. La femme froide, droite, tendue lui faisait face. Catherine n'aimait pas quand ça arrivait. C'était ça qu'elle détestait de leur relation. Cette façade. Cette façon de rejeter l'autre pour sauver les apparences. La question de l'Islandaise vint enfin et c'était cette voix dure, glaciale qui la prononça. L'adjointe resta là, ses traits se fronçant de plus en plus. Elle qui pensait faire un truc tout innocent. Sans conséquence vu l'endroit où elles étaient. Elle voulait juste voir Elea ! La mauvaise foi faisait son chemin en la Québécoise. Elle n'aimait pas être comme ça, mais Camille lui avait appris que parfois, c'était nécessaire. Le seul problème, c'est que la brune ne pensait pas l'utiliser envers l'architecte.


Quoi ? Je n’ai pas le droit de venir chercher un livre ? De t'adresser des salutations ? Comme les personnes bien élevées font ?

sachant très bien que ça ne sevrait à rien de discuter avec la Loohest quand elle revêtait son masque sans émotion, Catherine décida de faire ce qu'il fallait. En colère, certes, mais elle le fit, sans rien ajouter. Même si elle avait envie de dire beaucoup de choses. Droite, brusque, la Spinnet se tourna vers le rayon, pris deux livres sans même regarder les titres. Elle s'en foutait et elle savait qu'elle agissait comme une enfant, mais elle n'en avait que faire. Sans plus un mot, sans même poser le regard sur la femme qu'elle aimait, elle se retourna vers l'allée centrale de la Réserve, s'apprêtant à quitter. D'une voix dure, elle laissa paraître sa colère dans deux petits mots, les crachant presque à la figure de l'Islandaise.

Bonne journée.

Elle n'avait plus envie d'être près de la blonde. Elle n'avait pas envie de s'attirer encore plus les foudres de la femme. Du moins, s'attirer encore plus les foudres. Elles allaient certainement en discuter plus tard de toute façon. À l'appartement.

Elea Loohest
Préfète
Veilleuse
Architecte
Chroniqueuse Chicaneur
2e année
[Avatar]
Serdaigle
Messages : 3320
Titre : Re : Secrets
Créé : 10/02/2021 à 12:51:34

Droite. Froide. Rigide. Sévère. Elea regardait Catherine. La défiant du regard. La jeune femme venait de braver l’interdit. De rompre l’accord qu’elles avaient de ne pas se croiser, ni même s’adresser la parole au sein du château. La blonde ne voulait prendre aucun risque. Préserver leur relation secrète. Elle toisait l’adjointe du regard. La tension montait. Peu à peu. Pourtant, au fond d’elle, voir celle qu’elle aimait, l’emplissait de joie. La rendait heureuse. Elle avait juste envie de la prendre dans ses bras. De la serrer contre elle. Mais la peur la rongeait. La peur la guidait. Lui dictait un comportement en contradiction avec ce qu’elle ressentait. La peur était bien plus forte. Elle la bouffait. Littéralement. Comme toujours. Et le seul endroit où cette peur s’estompait, disparaissait, était l’appartement de Catherine. Cette bulle, si confortable où elle laissait exprimer tout l’amour qu’elle pouvait ressentir pour la jeune femme. Tous ces moments passés en sa compagnie. A parler, rire, s’embrasser. Vivre. Tout simplement.

La jeune femme parla. Sur un ton qu’elle n’avait jamais employé avec l’architecte. Cette dernière eu la sensation de recevoir un coup de poing au creux de l’estomac. Son coeur rata un battement. Ca faisait mal. Très mal. Mais tout était de sa faute. C’était elle qui avait commencé à se montrer froide et distante. A l’extrême opposé de ce qu’elle pouvait ressentir. D’autant plus que Catherine n’avait pas tort. Elle pouvait très bien se retrouver là par hasard, parce qu’elle avait besoin d’un livre. Mais était-ce vraiment du hasard ? Elea en doutait. Elle la regardait. L’observait, le regard toujours froid. Glacial. Les derniers mots balancé par la Québécoise achevèrent la blonde. Cette dernière serra les poings, la mâchoire. Ferma les yeux. Sa respiration se faisait de plus en plus rapide. Elle tentait de se contrôler.

CATH’ !

La colère montait. Doucement. Non pas envers la jeune femme. Mais envers elle-même. Envers sa peur, son comportement. Elle voulait lui courir après. La coincer dans une allée, la serrer dans ses bras. L’embrasser. Elle regrettait sa façon d’agir. La distance qu’elle prenait avec celle qu’elle aimait. Un jour, il faudrait qu’elle cesse de se laisser guider par la peur. Qu’elle apprenne à la dompter. A la mettre de côté. Qu’elle se laisser porter par son amour. Pas seulement au sein de l’appartement, dans leur bulle, leur cocon. Mais aussi en dehors. Elle rouvrit les yeux. Observant le dos de la jeune Québécoise. Espérant qu’elle allait se retourner. Revenir sur ses pas. Se rapprocher. L’Islandaise ne voulait pas la laisser partir. Pas comme ça. Elle lui avait manqué. Créant un vide immense en elle. Pourtant, elle n’avait été éloignée de la brune que 24h. A peine une journée. Et elle ne le supportait pas. Elle voulait s’avancer. Se rapprocher de l’adjointe. Mais elle n’osait bouger. Elle était figée, paralysée. Le conflit interne qui régnait dans son esprit l’empêchait de faire quoique ce soit.



Catherine Spinnet
Professeure
Préfète
Bureau de TGP
6e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 6875
Titre : Re : Secrets
Créé : 10/02/2021 à 20:51:11

En voyant Elea qui restait de glace, Catherine n'était pas du tout heureuse de voir cela. Elle avait l'impression que la femme qu'elle aimait n'était pas capable de faire la part des choses. Elle préférait les apparences à leur amour. C'est ainsi que la Québécoise le sentait à ce moment précis. Surtout qu'elles se retrouvaient dans un endroit où personne ne pouvait les voir, les entendre. Elles étaient dans la Réserve interdite ! Bien sûr que l'adjointe comprenait que la Loohest ne voulait pas que les gens détruisent leur relation encore fragile par les ragots ou leurs regards, mais la jeune femme de dix-neuf ans commençait à trouver cela difficile. Elle voulait montrer son amour. Elle voulait que les gens se rendent compte qu'elle n'était pas celle qu'ils croyaient ou avaient entendu parler. La brune savait très bien que les gens la voyaient comme une tombeuse. Comme celle qui avait quitté le Bal de Noël en compagnie d'une autre professeure, mais là, c'était autre chose. Elle aimait Elea. De tout son être. Son coeur ne cessait de battre pour elle. Par contre, de la voir aussi froide et distante, elle ne savait plus quoi penser.

Attrapant deux livres, au hasard, la Québécoise rebroussa chemin, laissant échapper des mots tellement vides de sens comparé à ceux qu'elles avaient l'habitude d'utiliser ensemble. Lançant un dernier regard vers la blonde, l'adjointe commençait à se diriger vers la sortie, étant un peu trop en colère pour qu'elles aient une conversation convenable et surtout, pour qu'elle ne dise pas des mots qui dépasseraient sa pensée. En entendant l'Islandaise l'interpellée, derrière son dos, Catherine eu un pincement au coeur, mais continua sa route, sans même se retourner, mais ne manqua pas de prendre une dernière fois la parole, toujours sur un ton brusque.


On se parle plus tard.

Marchant d'un pas décidée, Catherine se rendit au comptoir de prêt, les traits plus durs, pris les livres et sorti de la bibliothèque. Elle n’avait aucune envie de discuter avec qui que ce soit. Elle marcha sans même jeter un regard sur les élèves ou même ses collègues. La Spinnet se rendit jusqu'au bureau de Défense contre les Forces du Mal, puis se laissa tomber sur le canapé de la pièce. Dakota n'était pas encore arrivée. Pour uen rare fois, la Québécoise était arrivée très tôt au château, puisqu'elle n'avait pas pu profiter de sa matinée en compagnie de l'architecte. Juste en y repensant, son coeur s'emballa. Elle serra ses poings. Elle avait suivi son coeur et non pas sa tête ce matin. Elle avait seulement voulu sentir le regard de la blonde sur elle. Entendre sa voix. Maintenant, elle était en colère. Contre Elea, mais également contre elle-même. Elle aurait dû ne pas briser son engagement envers la Loohest. Elle aurait dû rester éloignée, venir dans le bureau immédiatement et non pas chercher à voir l'Islandaise. Même si elle s'était ennuyée. Même si le moment s'y prêtait bien, puisqu'elles étaient loin de tout le monde. Catherine resta assise dans le canapé, écrasée, fixant le mur. La journée allait être longue et surtout difficile pour les élèves. La Spinnet était d'une humeur massacrante.

Elea Loohest
Préfète
Veilleuse
Architecte
Chroniqueuse Chicaneur
2e année
[Avatar]
Serdaigle
Messages : 3320
Titre : Re : Secrets
Créé : 10/02/2021 à 23:31:26

La tension était palpable au sein de la Réserve. Tout était froid. Glacial. Elea venait d’appeler Catherine. Elle avait envie que la jeune femme se retourne. Revienne sur ses pas. La prenne dans ses bras. L’embrasse. Elle en mourrait d’envie. Elle voulait juste sentir le corps de la Québécoise contre le sien. Sentir son odeur. Elle en avait besoin. La Spinnet lui avait manqué. Lui manquait. Et au fond, elle détestait cet accord. Elle détestait cette peur qui l’empêchait de vivre leur amour au grand jour.

Mais l’adjointe continua son chemin, sans même prendre la peine de se retourner pour lui lâcher en face ces derniers mots. Des mots qui raisonnèrent dans l’esprit de l’architecte. Elle avait mal. Elle se sentait blessée. Pourtant, tout était entièrement de sa faute. Des larmes se mirent alors à rouler sur ses joues. Elle était désormais seule. Dans la Réserve. Seule avec sa propre colère, sa propre haine envers elle même. Tout ça, c’était sa faute. Et uniquement sa faute. Elle était la seule coupable de cette situation. Elle voulait juste courir derrière l’adjointe. La rattraper. L’embrasser. Laisser cette envie, cette pulsion d’amour prendre le dessus. Sur le moment, peu lui importait si c’était aux yeux de tous. Elle aimait la Québécoise. Mais elle était toujours immobile. Dans la réserve. Figée. Paralysée. Elle aurait dû se laisser aller. Quand Catherine avait fait son apparition, murmurant son nom. Après tout, il n’y avait personne. Les élèves ne pouvant accéder dans cette partie de la Bibliothèque. Elles n’étaient qu’elles deux.

Ravalant ses larmes, serrant la mâchoire, les poings, elle se détourna de l’entrée de la réserve, et se mit à faire les cent pas dans l’allée. Elle ne regardait même pas les bouquins autour d’elle. Elle se détestait. Ou plutôt, elle haïssait cette peur qui, trop souvent, la submergeait, l’empêchait de vivre sa vie, d’être telle qu’elle était. Elle avait toujours passé sa vie à fuir. Dès que la situation devenait trop compliquée, elle partait. Du jour au lendemain. C’est pour cette raison qu’elle n’avait aucune attache, aucun lien, ni réelle amitié. A part peut être ce vieux chaman en Afrique.

Elle jeta alors un regard vers les livres. Se rappelant pourquoi elle était là. Catherine. Tout avait toujours un rapport avec la jeune femme ces derniers temps. Elle se mit alors à chercher. Fouiller les rayons sur la magie runique. Mettant sa propre haine, et sa colère dans sa recherche. Elle prit deux, trois bouquins qui pouvaient l’intéresser. Mais elle ne voulait pas les consulter maintenant. Elle n’avait pas la tête à ça. Elle quitta alors la Réserve, passant par le bureau des prêts. Puis sortit de la bibliothèque. Elle n’avait pas la tête à se rendre dans l’atelier pour y travailler. Aussi, elle remonta dans sa petite chambre, prit sa cape, mit les livres dans un sac et prit la direction de Pré-au-Lard. Serrant la clé de l’appartement au creux de sa main, comme un objet précieux. L’objet symbolisant leur amour. Mais aussi leur secret.

Après plusieurs minutes de marche, elle se retrouva face à la porte d’entrée. Insérant la clé, la tournant jusqu’à entendre le déclic d’ouverture. Elle entra dans l’appartement. L’odeur de Catherine flottait dans l’air. Calmant et apaisant légèrement l’architecte. Elle referma derrière elle, déposa son sac. Puis, prit sa baguette magique. D’un geste, elle occulta les fenêtres de la pièce, plongeant les lieux dans la pénombre. Elle se laissa alors tomber dans le canapé. Se prenant la tête dans les mains. Fatiguée. Epuisée. Mais toujours sur les nerfs. Enervée. Au bout de quelques instants, ses yeux s’habituèrent à cette faible luminosité. Elle releva la tête et aperçut son appareil photo en face. Posé à côté du tourne disque. Elle n’avait pas encore pris le temps de développer les photos prises un mois auparavant. Elle se leva. Un pincement au coeur en repensant à ce moment. Cette séance photo. Cette soirée où elle avait avoué ses sentiments. Laissé parler son coeur. Elle s’approcha de l’appareil, et le prit dans ses mains. Elle l’ouvrit, prenant soin d’enlever la pellicule délicatement afin de ne pas abîmer les clichés. La petite bobine en main, elle se dirigea vers le canapé pour reprendre sa baguette, et l’agita. Une boule de lumière rouge apparut alors dans la pièce. Baignant l’espace d’une lueur rougeâtre. Développer des photos l’avait toujours calmée. Apaisée. Ca l’aidait à réfléchir.

Agitant à nouveau sa baguette, elle fit apparaître de quoi développer les différents clichés. Elle se mit alors au travail. Plus le temps s’écoulait, plus elle sentait ses muscles se détendre. Elle regrettait amèrement sa façon d’agir dans la Réserve. Elle n’aurait pas dû se montrer aussi froide. Aussi rigide. Elle commençait à redouter le retour de Catherine au sein de l’appartement. Serait-il toujours ce cocon, cette bulle dans laquelle elles laissaient libre cours à leur amour ? Elle l’ignorait. Mais elle l’espérait. Elle ne voulait pas que tout cela vol en éclat. Elle ne le supporterait pas. Elle accrocha la dernière photographie à un fil qu’elle avait suspendu dans la cuisine. Observant les différentes images. La jeune femme était tout simplement sublime.

L'Islandaise se dirigea ensuite vers l’entrée, là où elle avait laissé son sac. Elle se sentait désormais calme. Toute la haine et la colère qu’elle avait pu ressentir durant la matinée s’étaient envolées. Elle prit un des livres dans son sac, et s’installa confortablement dans le canapé. Entamant sa lecture à la lueur rougeâtre que dégageait toujours la boule lumineuse.



Catherine Spinnet
Professeure
Préfète
Bureau de TGP
6e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 6875
Titre : Re : Secrets
Créé : 11/02/2021 à 03:25:50

Assise dans le canapé du bureau, les traits durs, Catherine fixait le mur, ne dérougissant pas. Toujours en colère. Elle en voulait à Elea de s'en tenir à cet accord. De ne pas vouloir un peu de flexibilité. Elles étaient seules dans ce coin de la bibliothèque. Personne ne les aurait vues s'embrasser ou ne serait-ce se faire une accolade. La Québécoise voulait seulement avoir un petit boost pour la journée. Elles ne s'étaient pas vues de la journée la veille. Elle voulait juste avoir l'odeur de la femme qu'elle aimait ou sentir la chaleur de son corps, de ses lèvres. Rien de plus. Mais non. Tout avait été froid. Comme d'habitude quand elles se croisaient dans les couloirs ces dernières semaines. La Spinnet en avait marre. Elle voulait montrer qu'elle était heureuse, amoureuse. Puis Dakota arrivé. L'adjointe se leva, faisant semblant de chercher un livre dans la bibliothèque. Elle ne pouvait pas montrer qu'elle ruminait, sinon les questions allaient fuser et ce n'était pas professionnel. Les deux sorcières discutèrent de la journée à venir puis elles quittèrent pour donner cours.

Tout s'était passé à merveille. Ne serait-ce que la brune eût crié sur deux ou trois élèves sans faire exprès. Pour des pacotilles en plus. Sa patience avait été mise à rude épreuve. La Gilberti lui avait fait une remarque dont la Spinnet répondit dans un grognement. Elle n'était pas très loquace. La journée se passa ainsi. Catherine ne savait pas si l'architecte serait à l'appartement. Cet endroit qu'elles partageaient ensemble presque tous les jours depuis un mois. Toutefois, avec cette dispute, si on pouvait la qualifier ainsi, c'était moins sûr. L'ancienne préfète enfila sa cape, souhaita bonne soirée à sa supérieure, puis elle se mit en marche. Elle marchait lentement, toujours aussi frustrée en plus d'être grognon. Cependant, son visage se dérida lorsqu'elle vit quelques fleurs percer le peu de neige qu'il restait. La beauté du printemps essayait de prendre place au travers de la grisaille. La jeune femme resta un moment à regarder ces petites fleurs, se calmant un tout petit peu. Elle regarda le village de Pré-au-Lard, tout près. Elle avait pensé passer la soirée au Trois Balais, mais elle se ravisa. Elle devait rentrer. De toute façon, si l'Islandaise n'était pas là, elle pouvait toujours se rendre au pub sans difficulté.

Après une petite marche, Catherine arriva enfin à son bâtiment et elle monta, le coeur battant de plus en plus fort en s'approchant de sa porte. Elle hésita un instant, avant de poser sa main sur la poignée et de tourner. L'ambiance était sombre. Une lueur rouge régnait dans la grande pièce ouverte. Elle referma derrière elle, avant de poser son regard sur la blonde qui lisait. Quelque chose avait été suspendu sur une corde dans la cuisine. Même si elle n'était plus en colère ou du moins, pas autant que durant toute la journée, son ton restait le même.


Qu'est-ce que tu fais ?

Sur le moment, la Québécoise désirait qu'une chose. Sentir les bras d'Elea autour d'elle. Sentir sa chaleur, son odeur. Tout ce qu'elle avait désiré le matin même, mais qui lui avait été refusé. La Spinnet allait devoir expliquer pourquoi elle avait rejoint l'architecte. Pourquoi elle avait brisé leur accord, mais là elle avait juste envie de laisser libre cours à leur amour.

Elea Loohest
Préfète
Veilleuse
Architecte
Chroniqueuse Chicaneur
2e année
[Avatar]
Serdaigle
Messages : 3320
Titre : Re : Secrets
Créé : 11/02/2021 à 14:59:47

L’ambiance tamisée, la luminosité rougeâtre n’était pas sans rappeler la chambre rouge dans laquelle Elea aimait se réfugier lorsqu’elle était Photographe en Chef. Ce lieu qui était sa bulle d’oxygène lorsqu’elle co-dirigeait la Gazette du Sorcier aux côtés de Celty Roze. Elle s’était enfin calmée. Détendue. Ca lui avait fait énormément de bien de développer la pellicule. Ca l’avait apaisée. Et elle était désormais là. Confortablement installée dans le canapé, en train de lire un bouquin sur la magie runique. Elle avait vaguement abordé ce type de lecture, mais n’avait jamais vraiment approfondi ses recherches. Préférant apprendre d’autres choses. D’autres types de magie. Désormais, elle avait besoin d’en savoir plus. Elle voulait comprendre.

Sa lecture était intéressante. Elle appréciait. Au fond, elle avait presque la sensation de renouer avec ses origines. Elle repensa un instant à l’Islande. Le pays lui manquait par moment. Elle se promit d’y retourner prochainement. Cela faisait plusieurs semaines qu’elle n’avait plus revu sa mère. Ca ne la dérangeait pas plus que ça. Ne lui manquait pas plus que ça également. Depuis son entrée à Poudlard à l’âge de 11 ans, l’architecte avait pris l’habitude de vivre loin de sa famille. Le seul être qui lui manquait réellement, était son grand-père. Elle savait qu'elle ne le reverrait plus jamais. Et avait appris à vivre avec ce manque. Néanmoins, si elle rentrait peu en Islande, elle écrivait souvent. Chaque semaine. Elle avait vaguement évoqué sa relation avec la jeune femme. Ne mentionnant pas grand chose. A vrai dire, elle avait surtout besoin des conseils de sa mère.

Plongée dans sa lecture, elle n’entendit pas Catherine entrer dans l’appartement. Elle avait toujours tendance, lorsqu’elle lisait, à occulter tout ce qu’il y avait autour d’elle. Se coupant du monde. La voix de la jeune femme la sortit de cette bulle, la ramenant à la réalité. Le ton n’avait rien de chaleureux, toujours emprunt d’un peu de colère. La surdouée ne prit pas la peine de relever la tête de son bouquin. Elle répondit, d’une voix calme, neutre, sans animosité. Mais sans chaleur.


Je lis.

Elle tourna la page, poursuivant sa lecture. Elle ne voulait pas relever la tête. Elle ne voulait pas voir le regard de la Québécoise. Elle ne voulait pas se disputer. Mais elle savait qu’elle aurait des excuses à faire. Elle s’était montrée froide, et distante. Comme à chaque fois qu’elle croisait Catherine au château. Sauf que cette fois, elle aurait pu faire un effort. Mettre ses peurs de côté. Etre plus chaleureuse, comme elle savait l’être au sein de cet appartement. Il n’y avait pas grand risque de se faire prendre au sein de la Réserve.



Catherine Spinnet
Professeure
Préfète
Bureau de TGP
6e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 6875
Titre : Re : Secrets
Créé : 11/02/2021 à 20:28:46

Catherine appréhendait le retour à l'appartement. Déjà, elle ne savait pas si Elea y serait. Au fond d'elle, elle l'espérait. Sinon, elle aurait l'impression que c'était terminé. Qu'elles ne pourraient jamais s'expliquer. Qu'à cause de son entêtement, la Québécoise avait brisé leur couple. Leur amour. Leur histoire. C'est pour cela que la Spinnet entra doucement dans leur bulle, ayant peur que celle-ci eat éclatée. Quand elle vit les cheveux blonds de la femme qu'elle aimait, elle se permit de respirer à nouveau après avoir retenu son souffle. Ce qui ne l'empêchait pas d'être encore légèrement en colère. Ça allait encore prendre un moment avant que cette dernière disparaisse totalement. Elle avait tellement ruminé durant la journée que le tout s'était légèrement accentué. Au point où les seules paroles qu'elle prononça furent sèches, dures, brusques. La brune fixa l'architecte qui lisait, qui ne releva pas la tête, faisant presque ce que la jeune femme avait fait dans la Réserve. La courte réponse, l'évidence de celle-ci donna envie à l'adjointe de pousser un coup de gueule, de dire quelque chose de sarcastique, mais au lieu elle serra la mâchoire, laissant ses traits redevenir durs comme durant la journée.

OK.

Catherine laissa tomber son sac sur le sol, avant de retirer sa cape, la déposant sur un crochet prévu à cet effet. Sans un mot. Elle resta plantée un instant près du salon, ne sachant pas vraiment ce qu'elle attendait, puis elle quitta l'endroit sans plus. Elle se dirigea immédiatement dans la salle de bain, sans même claquer la porte. Elle n'était pas assez en colère pour ça. Elle l'était, en apparence, mais elle était surtout blessée et en colère contre elle-même. Ce dont elle avait besoin ? Une douche pour se changer les idées, réfléchir. Elle avait besoin de se nettoyer de toutes ces sensations négatives. Elle était prête à ne prononcer aucun mot durant la soirée, pour ne rien envenimer, mais elle voulait juste avoir un moment pour faire disparaître cette sensation qu'elle détestait. Surtout parce que c'était un tout petit peu dirigé envers l'Islandaise. Envers la Loohest qui depuis un mois prenait une grande place dans sa vie, dans son coeur. Cette femme qu'elle aimait au point d'en souffrir même après seulement vingt-quatre heures sans qu'elles se soient vues. Elles avaient pourtant discuté sur la question de leur couple au château, mais la jeune femme de dix-neuf ans avait envie que les gens les voient. Montrez qu'elle était heureuse, mais ça allait devoir attendre. Elles avaient encore du travail pour rendre leur duo, leur amour, plus solide. À savoir qu'elles devaient être capables de discuter et tenir leurs promesses. Chose que Catherine avait déjà brisée le matin même parce qu'elle avait besoin de voir Elea. Parce qu'elle avait besoin de voir son regard sur elle. Comme si elle était devenue addict et c'était fort possible.

Il lui fallut que quelques instants pour se mettre sous le jet brûlant, faisant de la buée à n'en plus finir. Elle en avait besoin. Elle avait besoin de cet instant. Pour elle et pour Elea.


Elea Loohest
Préfète
Veilleuse
Architecte
Chroniqueuse Chicaneur
2e année
[Avatar]
Serdaigle
Messages : 3320
Titre : Re : Secrets
Créé : 11/02/2021 à 21:53:40

L’ambiance était légèrement tendue. Si bien qu’Elea s’attendait à une explosion. Une réaction forte de la part de Catherine. Mais rien. Un simple « Ok ». Dur. Froid. L’architecte n’arrivait plus à se concentrer sur sa lecture. Elle relisait encore et encore la même phrase sans en comprendre le sens. Elle sentait la présence de l’adjointe. Mais ne voulait pas relever la tête. Elle ne voulait pas affronter le regard probablement dur. Tout ce qu’elle désirait, c’était être dans ses bras. Sentir son corps contre le sien. Son odeur. Elle ne voulait pas se disputer. Elle voulait juste retrouver la femme qu'elle aimait. Profiter de leur bulle, leur cocon pour se retrouver. S’aimer. Mais l’amour était une notion complexe. Elle le comprenait au fil des jours.

Les yeux rivés sur sa page, les muscles des épaules tendus, Elea attendait que ce moment passe. Que la jeune femme fasse quelque chose. Le temps lui semblait long. Désagréable. Puis, elle la sentit bouger. Quitter la pièce pour aller dans la salle de bain. Elle entendit alors l’eau couler. L’architecte releva la tête, jetant un regard vers la porte ouverte. Et l’envie d’y rejoindre celle qu’elle aimait se faisait sentir. Montait en elle, doucement. Elle ferma son livre, le déposa sur le canapé et se leva.

Elle avait mit le bordel dans le petit appartement, s’étalant pour développer ses photos. Prenant sa baguette et l’agitant, elle fit disparaître la boule rouge, rangea son bordel, laissant uniquement les photographies suspendues. Après un nouveau geste, la pièce sombre devint plus claire. Elle se dirigea alors vers les clichés, et les regarda quelques secondes. Un sourire nostalgique s’installa sur son visage. Pourquoi fallait-il toujours qu’elle gâche tout ? Qu’elle foute en l’air ses relations. Elle aimait Catherine. Profondément. Plus qu’aucune autre personne. Elle ne voulait pas laisser le petit accrochage du matin avoir raison de leur couple. Elle allait s’excuser. Elle le devait. Après tout, la jeune femme n’avait rien fait de mal.

L’eau coulait toujours dans la salle de bain. Elle allait mettre sa fierté de côté. Pour leur bien. Parce qu’elle ne supportait pas cette tension. Cette distance qu’elle mettait. Elle voulait juste retrouver les bras de Catherine. Et elle allait le faire. Immédiatement. Elle se dirigea vers la salle de bain, se déshabillant. En entrant dans la pièce, elle pouvait voir la silhouette de celle qu’elle aimait dans la buée produite par l’eau chaude. Elle appréhendait la réaction de la Québécoise. Aussi, elle ferma les yeux quelques secondes, respira profondément pour se détendre. Son coeur battait rapidement. Puis, ouvrant les yeux, elle se décida à rejoindre l’adjointe.

Je suis désolée…


Elle venait de prononcer ces quelques mots en plongeant ses yeux dans ceux de la brune. La gorge nouée. Elle voulait lui montrer qu’elle regrettait. Qu'elle l’aimait. Qu’elle ne voulait pas d’une dispute. Elle ne voulait pas passer une soirée tendue. Tout ce qu’elle désirait en cet instant, c’était juste de retrouver celle qu’elle aimait. Celle pour qui elle était prête à tout. Une larme perla alors au coin de son œil. Entre la chaleur de l’eau, et ces deux dernières journées éprouvantes, elle se sentait tout à coup fatiguée. Epuisée. Une seconde larme roula sur sa joue. Elle se sentait faible. Vulnérable. En présence de la jeune femme, elle n'était plus cette personne d'ordinaire forte. Elle était sensible, fragile.



Catherine Spinnet
Professeure
Préfète
Bureau de TGP
6e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 6875
Titre : Re : Secrets
Créé : 11/02/2021 à 22:20:45

L'eau coulait sur elle, l'apaisant, la relaxant. Ses épaules qui avaient été tendues toute la journée se relâchèrent. Ses traits redevinrent doux. Elle ne voulait pas l'avouer à Elea, mais elle voulait que cette dernière la rejoigne. Juste pour sentir sa présence. Sentir ses bras. Rien de plus. Ça lui avait manqué depuis vingt-quatre heures. Les minutes s'écoulaient, comme l'eau. La buée prit sa place. La Spinnet était doucement enveloppée de cette chaleur si douce. Elle regardait le mur devant elle, se lavant les cheveux. Réfléchissant sur ce qui c'était passé le matin même. Les raisons qui l'avaient poussée à aller voir la femme qu'elle aimait. Les raisons qui l'avaient poussée à briser l'accord qu'elles avaient pris toutes les deux. La jeune femme en voulait à la Loohest, mais elle s'en voulait également. L'Islandaise voulait simplement se protéger. Les protéger. Elles connaissaient assez la nature humaine pour savoir que lorsqu'elles allaient prendre la décision de s'afficher publiquement, les ragots allaient fuser de toute part. Que la jalousie se lira sur les visages, tout comme les moqueries. Bien sûr, certaines personnes allaient trouver cela beau, merveilleux, mais il y avait toujours une minorité qui réussissait à se faire entendre. Puis, il y avait leurs proches. La Québécoise savait, du moins elle s'en doutait, que la Dubois était déjà au courant. Dakota, ça ne saurait tarder, tout comme Ellena. Pour ce qui était de Shannon, la Spinnet aurait voulu lui annoncer en face et pour ce faire, elle allait devoir se décider bientôt.

Tout ça, elle y pensait. Longuement. Laissant l'eau, par le bruit, par le réconfort qu'elle lui procurait, faire son oeuvre. C'est en entendant quelqu'un la rejoindre que la brune se retourna, faisant face à l'architecte. Elle avait l'air dépitée. Triste. Trois petits mots qui tout à coup eurent comme l'effet de tout effacer. Pourtant, elles devaient discuter, mais Catherine n'en avait que faire. Elle voulait juste sentir la femme qu'elle aimait contre elle. Sentir ses bras, son amour. Mais au travers de l'eau de la douche, les larmes d'Elea étaient visibles et la Spinnet ne put s'empêcher de venir les essuyer d'une main délicate.


C'est moi qui suis désolée, Elea... Je n'aurais pas dû.

Pour une rare fois, c'est la Québécoise qui attira la blonde dans ses bras. Habituellement, c'était la jeune femme qui était protégée par ceux de la Loohest et non pas le contraire, mais à cet instant, la Spinnet voyait bien que la femme qu'elle aimait était épuisée, vulnérable. Elle serra ses bras autour de l'Islandaise, augmentant la pression, l'amenant doucement sous le jet avec elle. Les enveloppant sous cette eau si réconfortante. Elle aimait Elea. C'en était presque douloureux. C'était justement pour cela qu'elle était incapable de lui reprocher quoi que ce soit. Elle ne voulait pas d'une autre souffrance.

Elea Loohest
Préfète
Veilleuse
Architecte
Chroniqueuse Chicaneur
2e année
[Avatar]
Serdaigle
Messages : 3320
Titre : Re : Secrets
Créé : 11/02/2021 à 23:10:47

Les larmes coulaient sur les joues d’Elea. Toute la fatigue et les tensions qu’elle avait accumulée ces dernières 24h retombaient. Là. Sous la douche, face à Catherine. Elle sentit alors la main de celle qu’elle aimait contre sa joue. Séchant ses larmes. Puis la voix douce. Les bras de l’adjointe. Elle se laissa aller. Enveloppée dans cette douce chaleur. Elle ferma les yeux. Humant l’odeur de la brune. Passa ses mains autour de l’adjointe, s’agrippant à elle. L’eau chaude coulant sur leur corps. Elle ne voulait rien d’autre. Elle n’avait besoin de rien d’autre. Juste de la Spinnet. Elle était profondément amoureuse. Les premières tensions de leur couple venaient d’apparaître. Elle savait que tôt ou tard, elles devraient parler. S’expliquer. Revoir leur arrangement. Elle serra davantage la jeune femme, comme si elle avait peur de la perdre. Elle ne voulait pas la lâcher. Elle avait tant besoin d’elle.

L’architecte savait qu’allait devoir changer. Elle allait devoir faire des efforts. Accorder un peu plus de souplesse concernant leur arrangement. Elle allait devoir accepter de croiser la jeune femme, et de se montrer moins distante. Après tout, peut être que ça pourrait marcher. Peut être que pour l’instant, elles pourraient toujours cacher leur relation. Mais essayer de se croiser. De s’enfermer dans une salle de classe. Juste elles deux, à l’abri des regards. Elle aussi en avait besoin parfois. Pour ne pas revivre une journée semblable à celle qui venait de s’écouler. Mais pour l’instant, l’Islandaise n’était pas prête à faire plus. Elle n’était pas encore prête à dévoiler leur relation au grand jour. Elle avait toujours cette peur. Elle ne voulait pas affronter les gens. Leurs regards. Les chuchotements sur leur passage. Elle avait peur. Peur de souffrir. Mais pourtant, c’était inévitable. Au fond, elle le savait. Tout ce qu’elle pouvait ressentir pour la jeune femme était beaucoup trop fort. Beaucoup trop puissant par moment.


Non. Tu voulais juste me voir... Et je t'ai rejetée. Ca ne se reproduira plus.


Dans les bras de Catherine, la femme se calmait. Doucement. Ses larmes cessèrent de couler. Elle ferma les yeux. Se laissant bercer par le bruit de l’eau. Elle pouvait sentir son coeur battre rapidement. Elle se sentait bien. Envahie d’une douce chaleur. Elle ne voulait pas que ce moment s’arrête. Elle voulait rester là, indéfiniment. Mais elle finit par se détacher légèrement de la Québécoise, et la regarda, les yeux légèrement rougis. Son coeur battait de plus en plus vite. Cognant contre sa poitrine comme s’il voulait sortir. Fermant doucement les paupières, elle rapprocha son visage de celui de l’adjointe, et déposa délicatement un baiser sur ses lèvres. Rougissant.



Catherine Spinnet
Professeure
Préfète
Bureau de TGP
6e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 6875
Titre : Re : Secrets
Créé : 12/02/2021 à 01:13:45

L'endroit était inusité pour une réconciliation et c'était ça qui était magnifique dans leur couple. Peu importe le moment, l'endroit, elles étaient capables de faire la part des choses et reconnaître leurs torts. Catherine avait tenté de rendre légitime la réaction d'Elea. Car au fond, elle l'était. Peut-être que de la rejeter n'était pas le meilleur moyen pour faire comprendre à l'ancienne préfète qu'en aucun cas, elles ne devaient se voir au château. Même si elles étaient certaines de ne pas être repérées. Pourtant, la Québécoise continuait de nourrir l'envie que cela change. Même si elles ne montraient pas tout de suite aux gens de Poudlard qu'elles étaient ensemble, elles pourraient au moins se permettre des petits moments, justes toutes les deux, dans un coin isolé. Il n'était pas question d'outrepasser les règles de bienséances, même si la Spinnet savait que l'adrénaline leur ferait faire n'importe quoi. Que l'interdit était toujours très tentant. Elle le savait, car elle était comme ça. Elle avait toujours été comme ça et c'est ainsi qu'elle en avait fait voir de toutes les couleurs à ses tutrices.

En effaçant les larmes de l'Islandaise et en l'attirant contre elle, sous le jet de la douche, l'adjointe sentait lentement la femme qu'elle aimait se calmer, se laisser aller. Elle sentit les mains de la Loohest s'agripper à elle et la Spinnet ne pouvait pas nier qu'elle aimait ça. Elle se sentait importante pour la blonde. Elles restèrent ainsi un moment, collées, leurs odeurs se mêlant. En entendant l'architecte encore une fois tout mettre sur son dos, la brune avait envie de la rabrouer. Qu'elles discutent de tout ça, mais le moment était mal choisi. Elles se réconciliaient. Elles mettaient cette journée d'enfer derrière elles. Simplement pour répondre à ce qu'Elea venait dire, Catherine serra son étreinte un peu plus. L'eau chaude continuait de couler sur elles et elles n’en avaient rien à faire. Elles étaient bien. La chaleur, la buée, rendait ce moment magique malgré le fait qu'il avait débuté sur note plutôt moyenne. La Québécoise serait restée ainsi encore un bon moment. Elle était bien, rassurée. Son coeur battait rapidement, comme il battait toutes les fois qu'elle se trouvait dans les bras de la femme qu'elle aimait.

Puis, l'Islandaise se détacha délicatement. Leurs yeux se croisèrent. Le bleu de ceux de la blonde, un peu rougis, donnait juste envie à l'adjointe de faire perdurer cette étreinte. Sauf que ce qui suivit était encore mieux que le reste. Les lèvres de l'architecte se posèrent doucement sur les siennes et Catherine les accueillit aussi délicatement. Répondant à chaque baiser. Il n'y avait rien de chaste, mais ce n'était que douceur. Le désir augmentait, mais elle n'avait pas envie de détruire tout ça. C'était un moment aussi excitant que les autres, mais vraiment plus doux, plus amoureux. C'était tout ce que la Spinnet voulait à ce moment. Qu'elles se retrouvent. Les deux rougissaient à chaque baiser. C'était comme si elles s'embrassaient pour la première fois et pourtant. L'eau continuait toujours de créer cette ambiance, rendant vraiment ce moment unique. Arrêtant un moment, posant son front contre celui d'Elea, la Québécoise murmura, en reprenant son souffle et ses paupières closes.


On devrait se laver... Tu as quelque chose à me montrer, non ?

Elea Loohest
Préfète
Veilleuse
Architecte
Chroniqueuse Chicaneur
2e année
[Avatar]
Serdaigle
Messages : 3320
Titre : Re : Secrets
Créé : 12/02/2021 à 02:06:27

L’atmosphère embrumée de la salle de bain laissait la place à une étreinte douce. Chaleureuse. Elea était bien. Elle n’avait besoin de rien d’autre. Juste les bras de Catherine lui suffisaient. La calmait. L’apaisait. Elle se sentait aimée. Désirée. Leurs baisers étaient à l’image de leur réconciliation. Doux. Là, sous l’eau qui coulait, dans ce lieu qui avait accueilli tant de moments intimes, l’Islandaise n’avait besoin de rien d’autre. Elle profitait de cet instant. Comme si c’était leur premiers baisers. Et pour cause, elles affrontaient les premières tensions. Les premiers conflits. Elle rougissait. Se sentait vulnérable.

Pourtant, tout avait commencé dans le chaos et la haine. L’une voulant se venger, l’autre profondément blessée, voulant cacher ses véritables sentiments. Jusqu’à ce qu’éclate la passion. Le désir. Elles s’aimaient. De façon forte. Intense. A en faire mal parfois. Elea savait que cet équilibre qu’elles avaient pour l’instant était fragile. Qu’il pouvait vaciller, à tout moment. Elles avaient besoin d’avancer. Doucement. Prendre le temps. Ralentir un peu. Il n’y a que comme ça qu’elles pourraient construire une base solide. Mais la passion, l’envie les submergeaient. Et si elles continuaient comme ça, elles allaient se brûler les ailes, se consumer totalement jusqu’à ce que leur amour s’étouffe.

Les quelques mots murmurés par l’adjointe, front contre front, firent sourire l’Islandaise. Haletant, elle sentait son coeur battre rapidement. Elle repensait aux clichés suspendus dans la cuisine. Elle avait passé l’après-midi à les développer. Et maintenant, elle ne désirait plus qu’une chose, montrer son travail à la jeune femme. Lui montrer comme elle la percevait. La voyait. C’était la première fois qu’elle avait fait une séance photo aussi sensuelle. Et elle était plutôt fière du résultat. Elle espérait que ce serait réciproque.

L’architecte répondit par l’affirmative, et se détacha doucement de celle qu’elle aimait, brisant ainsi ce moment paisible, calme. Elle se savonna et se rinça rapidement. Elle avait juste hâte d’emmener Catherine dans la cuisine. Puis, elle sortit de la douche, frissonnant au contact de l’air, un peu plus froid. Attrapant sa serviette, elle se sécha, avant de l’enrouler autour de la taille. Se retournant, elle supplia presque du regard la jeune adjointe de l’imiter. Elle avait reprit une certaine contenance. La douche lui avait fait du bien. L'avait considérablement détendue, faisant s'envoler les tensions. Laissant l'amour à nouveau régner en maitre au sein de l'appartement. De leur bulle.



Catherine Spinnet
Professeure
Préfète
Bureau de TGP
6e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 6875
Titre : Re : Secrets
Créé : 12/02/2021 à 02:34:37

Les moments d'une telle douceur faisait du bien à Catherine. Bien qu'elle aimait énormément leurs moments intimes et intense, rien en pouvait remplacer ceux qui s'inscrivait dans la douceur. Chaque fois, la Québécoise avait l'impression de découvrir un peu plus Elea. Elles ne disaient rien la plupart du temps, mais elles se montraient vulnérable. Telles qu'elles étaient. Laissant apparaître par moment la peur qui était toujours présente. Celle qui parfois hanter la jeune adjointe. Cette peur de ne plus revoir la Loohest. Celle où leur amour, leur couple, se brise parce qu'elles sont allée trop vite, trop loin. Parce qu'elles n'avaient pas profité du moment présent, agissant plutôt dans l'urgence. Pourtant, rien ne pressait. Aucune des deux était destinée à rendre l'âme dans les prochains vingt-quatre heures. Ou n'était menacé. Elles avaient la vie devant elles. Rien de moins. Pourtant, la Québécoise voulait toujours plus, toujours plus rapidement. Était-ce à cause de son adolescence ? De son présent dans l'Organisation ? Peut-être. Elle ne pouvait dire. Même si elle voulait le savoir, elle ne ferait pas les démarches pour avoir les réponses. Elle ne voulait pas faire face à la réalité comme tel. Elles s'aimaient et c'était tout ce qui comptait. Rien d'autre. En même temps, le reste c'était superflu quand l'Islandaise était là. Quand elle était dans ses bras. Quand elle sentait l'amour que lui portait la blonde dans chacun de ses baisers.

C'était justement ce qui se passait. Elles n'avaient pas besoin de plus. Elles avaient seulement besoin de la confirmation que les tensions de la journée étaient derrière elles et s'était le cas. Ça se sentait. Toujours sous le jet brûlant de la douche, la brune murmura quelques mots. Elle savait qu'Elea avait fait quelque chose en revenant à l'appartement. Elle l'avait vu en arrivant du château, sans toutefois s'approcher. Catherine avait une vague idée que c'était les photos. Depuis un mois elle se demandait à quoi elles ressemblaient et même si elle était excitée par l'idée d'enfin les voir, elle avait quelques appréhensions. Pas sur le talent de l'architecte, mais plutôt sur elle. Le moment de la séance photo allait être gravé à jamais dans sa mémoire. Ses hésitations, ses questions, les déclics, le regard d'Elea, ses baisers, puis l'entrelacement de leurs corps. Elles décidèrent toutes les deux de terminer cette douche en se savonnant, avant de sortir. La blonde fut la première, laissant ainsi le loisir à la Québécoise de l'observer quelques instants, se mordant la lèvre. Et ce regard suppliant que lui jeta l'Islandaise qui laissait présager un autre moment aussi chaleureux que celui qu'elles venaient de vivre. La jeune femme sorti à son tour, profitant un dernier moment de l'eau chaude avant de faire face à l'air frisquet. Sa peau se couvrit de cheir de poule. Elle se sécha, avant d'entourer la serviette autour de sa poitrine, toujours souriante, laissant ses cheveux dégouliner.

Ces moments de complicité étaient des cadeaux tellement merveilleux et leur cocon semblait devenir fort à mesure qu'elles se permettaient cela entre elles. Délicatement, comme pour montrer ses petites appréhensions, Catherine glissa une de ses mains dans celle de la femme qu'elle aimait. Elle ne voulait pas mettre fin aux contacts. Elle avait besoin de sentir la peau, la chaleur de l'Islandaise. Et surtout, sentir son amour, sa douceur, sa fierté.


Elea Loohest
Préfète
Veilleuse
Architecte
Chroniqueuse Chicaneur
2e année
[Avatar]
Serdaigle
Messages : 3320
Titre : Re : Secrets
Créé : 12/02/2021 à 03:37:56

Elea trépignait d’impatience. Depuis que Catherine l’avait mentionné sous la douche, elle ne désirait plus qu’une chose, montrer son travail. Ce travail qui resterait à jamais dans leur intimité. Car elle ne comptait pas le montrer à d’autres personnes. C’était un cadeau. Juste pour elles deux. Une belle surprise que lui avait réservé la jeune femme. Mais alors qu’elle patientait, elle ne put s’empêcher de regarder celle qu’elle aimait, se mordant la lèvre, le coeur battant à tout rompre. Et une partie d’elle voulait laisser tomber la serviette. Et retourner dans cette douche. Profiter de leur intimité. Embrasser à nouveau la Québécoise. Sentir son corps contre le sien. Elle était attirante. Et ça, l’Islandaise ne pouvait le nier. Un frisson la parcourut lorsque Catherine sortit de la douche, coupant au passage le jet d’eau brûlant. Puis, elle sentit la main de cette dernière dans la sienne, leur doigts s’entremêlant. Ce moment de partage, doux, calme, paisible était agréable. Ces moments, l’architecte les appréciait tout autant que leurs moments plus intimes, plus intenses. Parfois, elle les préférait, car c’était durant ces petits instants simples du quotidien qu’elle apprenait à connaître la jeune femme qui partageait désormais sa vie. C’était durant ces moments là que la base de leur couple se construisait. Se solidifiait.

L’architecte apprécia ce petit contact. Elle sourit à la brune. Elle se voulait rassurante. Parce qu’elle le savait. Même si certains clichés étaient moyens, elle avait réussi à capter certains aspects caractérisant bien la Québécoise. Elle avait clairement laissé s’exprimer la vision qu’elle avait de la jeune femme. Tantôt fragile, tantôt séduisante et sensuelle. Sûre d’elle. Main dans la main, Elea emmena celle qu’elle aimait dans la cuisine, et la plaça face aux photographies immobiles. Chose assez rare chez les sorciers où les images avaient tendance à s’animer. La blonde avait prit le parti de développer ses clichés comme les moldus le faisaient. Elle leur trouvait plus de charme. Laissant davantage la place à l’oeil du photographe. Et non au caractère de la personne.

Jetant régulièrement des petits regards en direction de Catherine puis vers les clichés, l’Islandaise attendait une réaction. Un mot. Elle voulait savoir ce que pensait la jeune femme de ce travail, son travail. Il y avait au total une dizaine de photographies suspendues dans la cuisine. Et si on pouvait apercevoir l’état de stress sur les première, les dernières étaient très sensuelles, faisant presque rougir la femme. Elle repensait alors à ce moment. Cet instant. Celui où elle avait dit les trois petits mots qu’elle s’était toujours interdit de prononcer. En regardant son travail, elle réalisait à quel point elle aimait la femme à ses côtés. Elle ne voulait pas la perdre. C’était devenu l’une de ses plus grande peur. Elle savait que s’il arrivait quelque chose à la jeune femme, elle ne s’en remettrait probablement pas. Elle se plaça alors derrière l’adjointe, la prenant par la taille. La serrant contre elle. Lui murmurant quelques mots à l’oreille. Le coeur battant de plus en plus vite.


Tu es belle. Magnifique. Sublime. Séduisante. Vulnérable. Forte. Fragile. Hésitante. Sûre de toi. Tu es tout ça à la fois. Tu m’apaises, me rends heureuse. Je ne veux pas te perdre, Cath’.

Elle serra un peu plus la Québécoise contre elle, déposa un baiser dans son cou. Elle venait d’exprimer ce qu’elle pensait, ce qu’elle ressentait au fond d’elle-même. Elle venait de traduire ce que les différents clichés sous leurs yeux montraient. Durant la journée, elle avait eu peur. Peur qu’elles ne sachent pas dépasser ce qui s’était passé plus tôt dans la journée. Peur qu’aux premières tensions, ce soit déjà la fin. Elle était si bien dans cet appartement, ce cocon. Elle se sentait elle-même auprès de la Spinnet. Elle n’avait pas besoin d’être une personne froide et distante. Après ce moment passé sous la douche, elle savait qu’elle n’avait pas besoin de toujours être la femme forte. Rassurante. Elle pouvait elle aussi se laisser aller. Etre faible. Vulnérable. Elle regarda à nouveau les clichés, s’arrêtant sur l’un en particulier. Catherine, les yeux fermés. Le visage détendu. Rougissant légèrement. Elle avait prit cette photo juste après avoir embrassé la jeune femme. C’était l’un de ses clichés préférés. Peut être parce qu’il illustrait parfaitement leur amour l’une envers l’autre.



Catherine Spinnet
Professeure
Préfète
Bureau de TGP
6e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 6875
Titre : Re : Secrets
Créé : 12/02/2021 à 04:18:09

Catherine avait quelques craintes concernant les clichés qu'elle s'apprêtait à voir. Pas parce qu'elle remettait en doute le talent d'Elea. Loin de là. Elle savait que les photographies allaient être magnifiques. C'était plutôt une peur la concernant elle. De se voir. De voir comment l'Islandaise la percevait. Cette séance photo, c'était la Spinnet qui l'avait imaginé, en faisant la surprise à la Loohest. Sachant que la blonde adorait la photographie, après l'avoir exercé comme métier un certain temps, il était évident que l'architecte allait y prendre plaisir. Par contre, la Québécoise ne savait pas si elle avait été un bon modèle. Elle se rappelait de tous les détails de cette soirée. Du début à la fin. Ses hésitations. C'était surtout ça qu'elle se rappelait. Mais aussi des demandes de la femme qu'elle aimait qui avait fait monté la chaleur d'un cran. Cette hésitation, elle la ressentait à nouveau et elle voyait bien qu'Elea s'en était aperçue. Main dans la main, comme le couple qu'elles formaient, comme l'amour qui les liait, elles se dirigèrent vers la cuisine. À cet instant, la Québécoise aurait préféré qu'elles aillent dans la chambre, qu'elles redécouvrent encore et encore leur intimité. Elle était en train de se maudire d'avoir posé la question à la Loohest. Elle n'avait pas hâte de se voir. Mais en même temps, c'était normal, non ? Leur couple se solidifiait et chacune découvrait des part de l'autre à chaque instant. Chaque moment de ce genre était une autre ouverture dans le monde de l'une et l'autre.

Rapidement, elles se retrouvèrent devant le fil qui tenait suspendu les clichés noir et blanc. Des clichés sans mouvement, comme chez les moldus, ce qui donnait un rendu beaucoup plus intime, spécial, appréciable. Les yeux fixés sur chaccune des photographies, les joues de la jeune adjointe commencèrent à rosir plus elle avançait dans son observation. Elle pouvait percevoir à quel moment elle s'était relâché. Qu'elle avait commencé à réellement séduire la blonde, à être plus confiante. Elle voyait son regard qui fixait l'objectif quand elle était en train de déboutonné le second bouton. Elle frissonna en y repensant. Ce fut le déclencheur du reste de la soirée. De la nuit. Des trois petits mots qui étaient si importants. Qui avait scellé leur amour en quelque sorte.

Les yeux pétillants, fière d'elle, mais aussi fière d'avoir vécu ce genre de chose avec la femme qu'elle aimait, elle avait tout simplement envie de montrer son amour, sa fierté, son désir à la blonde qui venait tout juste de se placer derrière elle, l'attirant contre elle, la serrant. Mais aucun mot ne voulait sortir tellement elle était émue. Le murmure d'Elea ne faisait qu'ajouter à ce moment, la faisant frissonner à chaque mot. Dix-neuf ans et déjà amoureuse par-dessus la tête. Dix-neuf ans et elle avait déjà trouver l'amour de sa vie. Cette séance photo en était la preuve. Preuve qu'elles allaient garder pour elle. Du moins, elle l'espérait.

Doucement, se retournant après le baiser dans le cou de la Loohest, l'ancienne préfète affichait un large sourire. Ses yeux pétillaient. Attrapant le visage de l'Islandaise entre ses deux mains, rendant la tenue de la serviette un peu plus précaire, elle plongea son regard vert dans celui de son amoureuse.


Tu ne me perdras jamais... peu importe ce qui se passe. Cette surprise est notre surprise. L'illustration parfaite de notre amour... Je t'aime.

Toujours le visage de l'architecte entre ses mains, la Spinnet déposa un premier baiser sur les lèvres d'Elea, puis un second qui fut plus langoureux, plus amoureux. Elle voulait la sentir contre elle. Elle voulait lui montrer son amour. Elle était tout simplement amoureuse et heureuse.

Elea Loohest
Préfète
Veilleuse
Architecte
Chroniqueuse Chicaneur
2e année
[Avatar]
Serdaigle
Messages : 3320
Titre : Re : Secrets
Créé : 12/02/2021 à 05:17:14

Elea n’avait pas imaginé montrer les clichés de cette façon. Elle voulait développer les photographies en compagnie de la jeune adjointe. Elle voulait faire ça ensemble. Parce qu’au fond, cette séance, c’était une surprise que lui avait fait Catherine. Et elle avait envie de découvrir le résultat en même temps qu’elle. Mais au lieu de ça, elle avait passé l’après-midi à les développer. Seule. Pour se calmer. S’apaiser. Elles étaient désormais là, face aux différentes photographies suspendues. Regardant. Ces clichés, ce serait juste pour elles. Et personnes d’autres. C’était l’expression de leur intimité. Leur vulnérabilité. Jamais elles ne l’exposeraient à d’autres.

L’Islandaise serrait celle qu’elle aimait dans ses bras. Elle venait de lui murmurer ce qu’elle voyait, la façon dont elle percevait la jeune femme. Le coeur battant. De plus en plus vite. De plus en plus fort. Elle avait failli laisser échapper à nouveau les trois petits mots. Mais elle s’était retenue. Elle les avait contenus derrière ses lèvres. Elle ne voulait pas aller trop vite cette fois-ci. Elle voulait prendre le temps. Même si elle en avait envie.

Tout était calme. Silencieux. On entendait que leur respiration. Puis, un bruissement lorsque Catherine se retourna pour faire face à l’architecte, plongeant son regard dans le sien. La blonde sentit alors les mains prendre son visage. Son coeur cognait de plus en plus fort. Tout était à nouveau intense. Elle le sentait. Elle pouvait alors voir, ressentir tout l’amour que lui portait la jeune femme. Sa respiration se faisait de plus en plus rapide. Rougissant en entendant les derniers mots prononcer. Elle ne pourrait les retenir plus longtemps.

Moi aussi

Fermant les yeux, elle sentit alors le contact des lèvres de Catherine contre les siennes, déposant ainsi un premier baiser. Doux. Presque pudique. Puis un second, plus langoureux. L’architecte sentait de plus en plus le désir l’envahir. Son corps se serrant un peu plus contre celui de l’adjointe. Elle lui rendait ses baisers. Plus sensuel, plus pressant. Elle sentait sa serviette glisser doucement. Mais elle n’y prêta pas attention, caressant doucement le dos de la jeune femme. La chaleur montait petit à petit dans la pièce.



Catherine Spinnet
Professeure
Préfète
Bureau de TGP
6e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 6875
Titre : Re : Secrets
Créé : 12/02/2021 à 05:57:35

L'ancienne préfète ne savait pas quoi dire devant les photographies. Elle se voyait sous un autre angle, sous le regard d'Elea. C'était si déstabilisant, mais magnifique en même temps. Elle n'avait pas l'habitude d'être le centre de l'attention dans ce genre de chose, préférant se ternir loin des objectifs. Surtout que pour certaines de ses activités, les gens ne devaient pas savoir qu'elle était présente. Elle devait passer comme une ombre. Toutefois, entre les bras de l'Islandaise, sous son regard, la Québécoise n'avait aucun mal. Elle se sentait belle et vulnérable. Aimée et fragile. Tout ce que la blonde lui avait dit. Elea l'avait cernée. Totalement. Elle l'avait mise à nue, au sens figurée.

Leurs respirations étaient les seuls bruits dans l'appartement. Ça et leurs gestes et déplacements. Lorsque la Spinnet se retourna pour faire face à l'architecte, elle montra tout l'étendue de ses émotions. L'effet que lui avait fait de voir ces clichés. Elle aimait comment Elea la percevait et elle voulait lui dire. Quelle meilleure façon que de lui montrer. Sans nécessairement vouloir faire monter encore une fois la température de la pièce, la Québécoise embrassa la Loohest langoureusement tout juste après que l'Islandaise lui avoue son amour. Ce qui n'était qu'une formalité rendu à cet instant, mais cela faisait toujours plaisir à entendre. Les baisers montèrent rapidement en intensité, leurs corps se pressant l'un contre l'autre, comme dans l'urgence. Les caresses ne faisant qu'augmenter le désir chez la Québécoise qui poussa brusquement la femme qu'elle aimait contre le frigo, pour se coller contre elle, la piégant dans ses élans de démonstration amoureuse.

Endiablée, Catherine était assaillie par la passion, le désir. Les deux femmes soufflant, leurs coeurs battant rapidement. Leurs gestes se faisant de plus en plus pressant, tout en restant d'une douceur. Les serviettes étaient les derniers remparts de leur pudeur qui pourtant n'avait aucune raison d'existée entre elles. Puis, certainement poussée par un élan d'amour, d'envie, la Spinnet laissa échapper une phrases entre deux baisers.


Je veux que... Je veux que tu viennes avec moi à Québec.

La Québécoise avait dit cela sans réfléchir, trop occupée à s'amuser. Toutefois, cette affirmation, ce désir, qui était d'un tout autre ordre, signifiait qu'une seule chose. Elle était envoyée dans sa ville pour une mission, camouflé par des raisons familiales. Elea allait-elle comprendre le subterfuge ? Ou la conversation allait-elle avoir lieu ? Seule la réaction de la blonde allait le décider.

Pages : 1 2 3 4 5 6 7 ->

Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs

Retour en haut de la page



Vous avez besoin d'aide ? Rendez-vous dans la FAQ

Partenaires :
Écoles de Magie : Mana Wyrd - Harry Potter 2005 - Hogwartsnet - Habbo Magie Poudlard - L'académie Beauxbâtons - Mimble Mimbus
Monde Magique : Fédération du Quidditch Français - La Gazette du Sorcier - Wiki Harry Potter - Obscurus Presse - HP666 - La Charte du Fandom
Autres : Portail des jeux - Annuaire google

Toute reproduction en totalité ou en partie est interdite.
Les images et les noms relatifs à Harry Potter sont une propriété de la Warner Bros Corp. et J.K. Rowling.

© 2009-2019 Twelve Grimmauld Place - © 2020 Design par Alpha Landstorm, Artus Myrtle, Camille Dubois et Elea Loohest - Mentions légales

Optimisé pour Firefox 4, Google Chrome 6, Safari 5 et Opera 10.5