Le Grand Escalier

Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs

Péripéties
Catherine Spinnet
Professeure
Préfète
Bureau de TGP
6e année
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Serpentard
Messages : 6875
Titre : Péripéties
Créé : 08/07/2021 à 02:47:10

[Un jour, il y aura une bannière]

La nuit était calme dans cette petite ville d’Italie. Même trop calme. Jusqu’à ce qu’un craquement sonore se fasse entendre juste devant l’une des demeures. Encapuchonnée dans une longue cape noire, Catherine regardait la maison des grands-parents Wheeler de son regard vert. Elle connaissait cet endroit pour y être venue chercher India et l’amener dans un périple à travers le pays. Par contre, cette visite n’avait rien à voir avec de nouvelles aventures. Baguette à la main, prête à toutes les éventualités, la Québécoise fit disparaître la courte distance qui la séparait de la porte principale. Aucun bruit n’était audible. Aucune lumière n’était visible.

Poussant doucement la lourde porte, sa baguette parée, la professeure entra dans l’endroit à pas feutré. Elle ne savait pas ce qui s’était produit. Elle avait tout simplement reçu une lettre, écrite rapidement et de façon maladroite, lui demandant de l’aide. La brune commença à avancer, lentement, le parquet craquant sous ses pas. Elle n’hésitait pas à regarder autour d’elle au moindre pas, au moindre soupçon. Jusqu’à ce que la jeune femme arrive devant cette vision d’horreur. Les grands-parents Wheeler, ces personnes qui protégeaient du mieux qu’ils le pouvaient leur petite-fille, avaient trouvé la mort au sein même de leur maison. Cet endroit à l’ambiance si calme et confortable habituellement. Aucune trace d’armes ou de lutte, il était clair que la magie avait été la raison de leurs morts respectives.

L’ancienne vipère observa la pièce, à la recherche de la jeune fille de onze ans, mais aucune trace. En même temps, l’adulte tentait de mémoriser les objets, les possibles indices qui pourraient permettre de trouver qui avait fait cela, quand elle aperçut l’appareil photo qu’elle avait elle-même offert à la petite India. Sans réfléchir, Catherine attrapa l’objet et commença à l’utiliser pour immortaliser la pièce, et ce dans les moindres recoins. Elle n’avait aucune expertise en la matière, mais avec son implication dans l’Organisation, elle savait ce qu’elle devait faire et surtout, ce qu’elle allait devoir faire.

Après les clichés pris, la Québécoise cacha l’objet dans l’une de ses poches, dont elle avait préalablement agrandi grâce à un sortilège d’extension. C’est une fois cela fait que la jeune femme se mit à la recherche de l’Italienne. Encore une fois, aucun bruit n’était audible. Un silence de mort régnait. La professeure monta à l’étage, prête à toutes les éventualités, quand un petit grincement se fit entendre dans l’un des placards et c’est à cet endroit que la Spinnet trouva India. Recroquevillée sur elle-même. Sans un mot, voyant bien que la petite était sous le choc, l’adulte partit en direction d’une des chambres qui se trouvèrent à être celle de l’adolescente et prit quelques vêtements, ses livres de cours et les quelques photographies apparentes. Puis, se dirigeant dans une autre pièce, la brune tomba sur une pièce qui semblait être un petit bureau. Rien d’extraordinaire, mais quelques papiers traînait sur l’un des meubles. Des papiers comportant le sceau du Ministère de la Magie. Sans plus, elle fourra tout ça dans son sac, avec les objets de la petite.

Ni une, ni deux, la Québécoise retourna auprès de la Wheeler, la prit dans ses bras sans un mot et descendit pour rejoindre la porte d’entrée. Sortant à l’extérieure et s’éloignant le plus possible de la demeure, la petite dans les bras, Catherine regarda la maison d’un regard triste, pensant à la jeune fille qui se trouvait contre elle et qui venait de perdre sa dernière vraie famille. Puis, d’un coup de baguette, l’adulte déclencha un feu dans la maison pour effacer les traces de son passage, mais aussi du meurtre par magie des grands-parents Wheeler.

Ce n’est qu’une fois que la Québécoise fut assurée que le feu se répandait bien pour détruire l’endroit quel transplana à nouveau. En un clin d’œil, le duo se trouva dans un endroit commun pour la professeure. Catherine venait d’amener une India sous le choc chez elle. Dans sa bulle, son cocon, qu’elle partageait maintenant avec Elea Loohest.



RPG entre Catherine Spinnet, Elea Loohest et India Wheeler
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India Wheeler
Professeure adjointe
Chroniqueuse VIPère
1re année
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Serpentard
Messages : 418
Titre : Re : Péripéties
Créé : 08/07/2021 à 16:08:49 - Modifié : 08/07/2021 à 16:28:04

* Les minutes étaient des heures, et les heures des jours. La petite fille avait perdu la notion du temps, elle ne savait plus depuis combien de temps elle avait envoyé la lettre, ni depuis combien de temps elle était cachée dans ce placard. Son corps était tout endolori, mais elle ne le sentait plus vraiment. La seule chose qu’elle sentait, c’était l’impression d’avoir reçu un coup de couteau en plein cœur. Sa vie n’avait tenu qu’à un fil, et si la silhouette avait su qu’elle était dans la maison, elle n’aurait sûrement pas survécu. Jusqu’au dernier instant, ses grands-parents l’avaient protégé.

Bougeant une de ses mains pour ne pas attraper de crampes, sa main frôla dans le placard un bout de tissu. Lentement elle l’attrapa, jusqu’à apercevoir un des foulards de sa grand-mère. Son odeur était imprimée dans le tissu. Toujours en tremblant, la petite fille l’approcha d’elle, et sentait les larmes monter de plus en plus. Un léger grincement provenant du bas de la maison la ramena rapidement à la réalité et chassa l'envie de pleurer. Elle avait reconnu le bruit de la porte d’entrée, quelqu’un était là. La peur montait. Elle ne voulait pas mourir, pas maintenant. Lorsqu’elle entendit des pas dans les escaliers, instinctivement elle se replia sur elle-même dans l’espoir de passer inaperçue au milieu des vêtements.

India sentait qu’elle venait de trahir sa présence dans le placard en bougeant. Elle ne s’était pas trompée, la porte s’ouvrit, laissant filtrer la lumière du couloir qui obligea la petite blonde à fermer les yeux. Elle se mit aussi à se mordre la langue pour ne pas hurler de peur. Sa dernière heure avait sonné. La silhouette avait dû apprendre que la petite fille était dans la maison et il était revenu pour la tuer. Alors qu’elle ne s’attendait plus qu’à mourir, elle entendit la personne qui venait d’ouvrir la porte s’éloigner. C’est alors que tout s’embrouilla dans l’esprit de la petite. Était-elle déjà morte ? Ça lui semblait impossible puisqu’elle entendait toujours les pas dans la maison. Et après un moment qui lui parut être une éternité, les pas se rapprochèrent de nouveau.

Des bras l’entouraient doucement, et là encore, elle se mordit l’intérieur des joues pour ne pas hurler et se débattre. Ouvrant légèrement les yeux, elle aperçut le visage de la Spinnet. Catherine avait donc reçu son message. India ouvrit grand les yeux se laissant porter par la jeune femme qu'elle serra fort, elle était bien décidée à ne plus la lâcher.

Elle descendit les escaliers, apercevant une dernière fois ses grands-parents, dans ce fauteuil. Elle encra cette image dans son esprit. Puis le duo sortit.

Tandis que la Spinnet la portait, elle attrapa un de ses bras pour se rassurer. Puis elles s’éloignèrent de la maison. Elle avait l’impression de trahir ses grands-parents, eux, qui avaient toujours été là pour la faire échapper de son père. Elle allait les abandonner là, seuls, morts. Ce n’est sûrement pas ce qu’ils auraient espéré de leur petite-fille.

La blonde s’attendait maintenant à un transplanage rapide, la Spinnet la déposerait certainement au château et repartirait ensuite. Elle avait déjà fait beaucoup, et ça serait normal qu’elle ne veuille pas s’alourdir du fardeau d’une petite fille.

Surprise de ne toujours pas avoir transplané, India tourna sa tête vers la maison. C’est là que le drame arriva. Les flammes semblaient tout ravager. Les corps, ses souvenirs. Il ne resterait plus rien. Toutes les choses qu’elle aurait dû emmener pour ne rien oublier allaient rester là et partir en fumée. *



NON ! MA MAISON ! * dit-elle en sentant une larme rouler sur sa joue *


* Catherine ne lui laissa le temps de rien faire. Elle aurait aimé courir vers la maison et rentrer sauver quelques affaires chères à ses yeux. Mais elle sentit son corps partir dans un tourbillon. C’était trop tard, elles transplanaient.

Elles se retrouvaient dans une pièce que la petite fille n’avait jamais vue. Ce n’était pas Poudlard, l’endroit était plus chaleureux et lumineux que l’ambiance du château. Ne prêtant pas plus d’attention au lieu dans lequel elle avait atterri, la petite fille agrippa les bras de Catherine pour que celle-ci ne la lâche pas. Et elle fondit en larmes. *

© Alty
Elea Loohest
Préfète
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Architecte
Chroniqueuse Chicaneur
2e année
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Serdaigle
Messages : 3320
Titre : Re : Péripéties
Créé : 08/07/2021 à 18:38:46

Elea posa sa plume sur le bureau. Puis, tout en s’étirant, elle bailla longuement. Elle avait enfin terminé son croquis. Jetant un rapide coup d’oeil par la fenêtre, elle se rendit compte que la nuit tombait. Elle avait encore une fois travaillé tard. Prenant ses affaires, elle sortit de l’Atelier d’Architecture. Un sourire sur les lèvres. Elle savait que lorsqu’elle allait rentrer, elle allait retrouver Catherine. La jeune femme leur aurait probablement cuisiné quelque chose. Et en y pensant, elle salivait d’avance.

Traversant le château d’un pas léger, elle se dirigea vers Pré-au-Lard. Depuis qu’elle avait emménagé dans l’appartement de la Spinnet, elle se sentait heureuse. Elle avait la sensation de trouver un équilibre. Certes, tout n’était pas toujours rose. Il y avait encore quelques tensions par moment. Mais leur couple se stabilisait. Et une certaine routine commençait à s’installer, petit à petit.

En entrant dans l’appartement, l’architecte fut étonnée de constater que les lieux étaient plongés dans la pénombre. Son sourire s’effaça tandis qu’elle refermait la porte. Elle alluma la lumière, observant, à la recherche d'un indice quelconque. Rien. Aucune trace de la Québécoise. Elle se laissa tomber dans le canapé en soupirant. Probablement encore une mission de dernière minute. Maudissant intérieurement Camille, elle prit le livre qui trainait sur la table basse. Elle avait prit cette habitude de toujours laisser trainer le livre qu’elle lisait quelque part. Ce qui agaçait la professeure. Elle le savait. Mais elle n’arrivait pas à se défaire de cette habitude.

Enlevant ses chaussures, elle s’installa confortablement dans le canapé. Et poursuivit sa lecture. Elle ignorait pour combien de temps la jeune femme serait absente. Elle détestait cela. Elle aurait souhaité être avertie. Elle pouvait sentir l’agacement et l’énervement monter tout doucement. Mais elle essaya de se concentrer sur sa lecture.

Hélas, au bout de quelques minutes, elle se rendit compte qu’elle ne cessait de relire la même phrase sans en comprendre le sens. Refermant sèchement le bouquin, elle le jeta sur la table, en soupirant. Elle se leva et se dirigea vers la salle de bain sans prendre la peine de fermer la porte. Une bonne douche l'aiderait probablement à se détendre. Se déshabillant et se glissant dans la douche, elle laissa couler le jet d’eau longuement. Il fallait qu’elle se calme. Qu’elle se détende. Il était inutile d’avoir une nouvelle dispute à propos des disparitions soudaines de Catherine. Petit à petit, sous l’effet de l’eau brûlante, elle sentait ses muscles se détendre. Fermant les yeux, elle profita de ce moment.

Elle savait très bien que son énervement était surtout dû à sa peur. Elle avait mal vécu l’accident de la Spinnet. Et même si elle avait beaucoup apprécié prendre soin de la jeune femme, elle avait eu peur de la perdre. Si bien que lorsque cette dernière devait s’absenter pour une ou l’autre mission, Elea n’était jamais vraiment sereine.

Après de longues minutes passées la tête sous l’eau coulant, à essayer de se rassurer, elle coupa le jet. C’est à ce moment là qu’elle entendit un craquement dans le salon. Elle le reconnut immédiatement. Prenant une serviette, elle s’enroula dedans sans prendre la peine de se sécher, et se précipita en dehors de la salle de bain. La boule au ventre. Elle ignorait dans quel état elle allait retrouver Catherine.

A peine dans le séjour, l’architecte se stoppa net. La brune n’était pas seule. Une fillette était là, dans ses bras. Pleurant. S'agrippant à elle. Ne sachant quoi dire, ni même quoi faire, Elea regarda sa compagne dans les yeux, cherchant des réponses aux nombreuses questions qui se bousculaient dans sa tête.



Catherine Spinnet
Professeure
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Serpentard
Messages : 6875
Titre : Re : Péripéties
Créé : 08/07/2021 à 19:58:25

Le cœur serré, la gorge sèche, Catherine tentait par tous les moyens de ne pas montrer sa faiblesse. Elle ne voulait pas montrer à la petite Wheeler que ce qu’elle avait fait lui avait tout autant fait mal. Pour ce faire, la professeure avait remis son masque froid. Celui qu’elle avait toujours lors de missions de l’Organisation ou même parfois lors de ses cours. Elle ne devait pas montrer une once de vulnérabilité. Même si India pleurait dans ses bras. Même si sentir ses petites mains l’agripper la touchait profondément. La Québécoise ne pouvait pas se montrer faible.

En un craquement, ne laissant pas l’adolescente réagir plus qu’il faut et surtout attirer l’attention sur elles, la brune les fit transplaner dans son appartement. Ce lieu si confortable, si doux qu’elle partageait avec son amoureuse. Ce n’est que lorsqu’elle posa les pieds dans l’endroit, illuminés, qui signifiait qu’Elea était là, que la jeune femme commença à craquer. Mais elle ne pouvait pas. Pas devant la première année. Toutefois, ça allait être difficile. L’ancienne vipère devait réagir au quart de tour, mais le regard de l’architecte, qui se posa dans le sien, la fit vaciller pendant une seconde. Son visage dur et sans émotion montra de la tristesse. Avant de revenir à un état sans émotion.

L’Italienne se tenait à elle et n’allait certainement pas la lâcher, mais la Spinnet ne pouvait rester ainsi. Elle en était incapable. Sans un mot, toujours dans sa longue cape noire, Catherine passa à côté de la Loohest pour se diriger vers leur chambre. Elles n’avaient rien pour accueillir une troisième personne et surtout pas dans ces conditions. Puis, c’était hors de question que la professeure laisse la Wheeler dormir dans le salon. Pas après ce qu’elle avait vécu et son état. Sans demander quoi que ce soit, la Québécoise s’engouffra dans cette chambre qui avait été témoin certes de moments très intimes, mais aussi du simple amour qu’il y avait entre les deux adultes. Cependant, pendant cette nuit, c’était India qui allait bénéficier du calme de leur cocon. De cette ambiance remplie d’amour.

S’approchant du lit, tentant de poser l’adolescente dans ce dernier, la brune réussit avec difficulté. Sans plus, sans même jeter un regard à la petite dont les joues étaient maculées de larmes, l’ancienne vipère chercha dans le tiroir de sa table de chevet une petite fiole. Depuis quelque temps, la jeune professeure avait besoin de ce liquide pour bien dormir. Pour éviter de faire un cauchemar. L’Islandaise n’était pas nécessairement au courant ou sinon, elle n’en avait jamais parlé, mais la Spinnet tentait de rester discrète. Fiole à la main, elle déboucha cette dernière puis la tendit à la petite blonde.


Bois…

Elle avait dit cela sur un ton monocorde, presque comme un ordre, mais Catherine voulait que la première année dorme. Elle devait dormir pour permettre aux deux adultes de discuter et surtout de voir ce qu’elles allaient faire. Attendant qu’India boive la potion de sommeil sans rêves, la Québécoise se leva lorsque ce fut fait. Elle attendit que le tout fasse effet et sans plus, elle sortit de la chambre, laissant une craque dans la porte, pour entendre l’éventuel réveil de l’adolescente.

Maintenant, elle était prête à faire face aux questions de celle qu’elle aimait. Elle sentait son masque défaillir doucement. Comme prise de pudeur, la Québécoise se dirigea tout simplement vers la porte pour retirer sa cape qui sentait le feu. Pendant un instant, la professeure resta immobile face au mur, la tête baissée. Elle était en train de craquer et par chance, elle était chez elle. Dans son petit nid d’amour avec celle qui partageait maintenant sa vie.


India Wheeler
Professeure adjointe
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Serpentard
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Titre : Re : Péripéties
Créé : 08/07/2021 à 21:27:02

* Collée dans les bras de Catherine, la petite la tenait fermement et elle ne voulait plus la lâcher. Elle ne voulait pas devoir rester seule, elle avait trop peur.

Lorsqu'elles arrivèrent dans la pièce après le transplanage, la Wheeler se mit à pleurer sans plus pouvoir s'arrêter. En même temps, elle voyait que Catherine fixait quelque chose où quelqu'un a l'autre bout de la pièce, sans la moindre émotion. Son visage était froid, comme celui qu'elle arborait en classe. La blonde savait pourtant que l'adulte avait un regard beaucoup plus empathique, elle le lui avait montré lors de leur voyage en Italie.
Triste, la Serpentard serra encore plus son étreinte autour des bras de la Spinnet.

Sans qu'India ne s'y attende vraiment la Spinnet commença à avancer dans la pièce. C'est alors que la petite blonde croisa le regard d'une autre personne. Une personne qu'elle connaissait pour avoir fait sa connaissance peu de temps avant au château. Miss Loohest. Que faisait-elle dans l'appartement de Catherine ? Et pourquoi était-elle toute mouillée ?
Ce sont des questions qu'elle aurait aimé poser, mais elle n'en avait plus la force. Elle n'avait plus de force que pour pleurer.
Et lentement, la tête de la petite fille se baissa à nouveau et les larmes recommencèrent à couler encore plus fort.

La cape de Catherine se fonçait là où la tête de la Wheeler était posée. Le noir était plus... noir. C'était le même noir que la fumée au-dessus de la maison de ses grands-parents. En y pensant, elle ne put s'empêcher de lâcher, entre deux sanglots, un cri de douleur.

Les deux filles arrivèrent enfin dans une chambre plutôt spacieuse. Catherine se dirigea vers le grand lit pour tenter de poser India dedans. Celle-ci s'accrochait fermement à la cape de la jeune femme ce qui lui compliqua la tâche, mais la petite finie par céder, se recroquevillant sur elle-même.
Après avoir entendu un bruit de verre qui s'entrechoquait à côté d'elle, la Wheeler entendit le son caractéristique d'un bouchon qui venait d'être retiré de sa fiole. C'est alors que la Spinnet lui ordonna de boire une potion. Sans chercher à riposter ou autre, elle attrapa la fiole et avala le liquide.

La petite fille attrapa ensuite la main de la Spinnet et se plaçant sur son côté, elle regardait le mur, pleurant toujours. Elle sentait que le sommeil la gagnait, mais elle luttait pour ne pas s'endormir. Elle n'avait pas envie de dormir, elle voulait juste retourner en Italie.
Même si elle luttait, elle sentait de plus en plus que le sommeil allait gagner. Au fur et mesure qu'elle s'endormait, sa main lâchait peu à peu l'étreinte autour de celle de Catherine. Jusqu'au trou noir... *

© Alty
Elea Loohest
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Serdaigle
Messages : 3320
Titre : Re : Péripéties
Créé : 09/07/2021 à 22:33:03

Là, dans le séjour, seulement vêtue d’une serviette, Elea ne savait pas comment réagir, ni quoi dire. Elle venait de croiser le regard de Catherine, emplit de tristesse. Quelque chose de terrible s’était produit. Il n’y avait aucun doute. Par contre, quel était le rôle de la jeune femme dans cette histoire, la Loohest l’ignorait totalement. Elle suivit sa compagne dans la chambre, et observa quelques instant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Elle reconnaissait cette petite tête blonde pour l’avoir croisé un jour au château. Elle avait trouvé la gamine à la limite de l’insolence, mais elle se souvenait surtout de la très grande curiosité qui animait cette petite, toujours à poser des questions.

L’architecte fronça les sourcils en voyant Catherine sortir une fiole. Depuis quand était-elle dans ce tiroir ? Est-ce que la jeune femme l’utilisait pour dormir sereinement la nuit ? Elle l’ignorait totalement. Mais elle ne manquerait pas de la questionner à un moment ou un autre. Prenant son short et son t-shirt, la femme sortit de la chambre sans attendre Catherine, et fila dans la salle de bain pour se sécher et s’habiller.

Lorsqu’elle en sortit, elle chercha la Spinnet du regard. Elle l’avait entendu quitter la chambre. Elle l’aperçut alors de dos. La jeune femme avait probablement vécu une soirée très difficile. Elle s’était probablement retenue de complètement craquer face à la fillette. Elea avait vu toute la tristesse de celle qu’elle aimait lorsque leurs regards s’étaient croisés. Aussi, elle s’approcha doucement de sa compagne, et glissa ses bras autour de la taille. Elle la serra ainsi, essayant de se montrer douce, rassurante, et aimant.

Peu importe ce qui s’était passé. Elle serait là. Elle soutiendrait la jeune femme. Parce qu’elle l’aimait. Elle resta silencieuse, ne posant aucune question. Elle ne voulait pas brusquer la professeur. Elle préférait lui laisser un peu de temps pour se remettre. Elle serra un peu plus son étreinte.



Catherine Spinnet
Professeure
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Serpentard
Messages : 6875
Titre : Re : Péripéties
Créé : 10/07/2021 à 06:53:32

Ce n'était pas facile pour Catherine. Pourtant, la professeure s'était toujours dit qu'elle ne se lierait pas à ce point aux élèves. Elle savait ce que ça pouvait produire, elle l'avait vécu avec Dakota, mais elle en était incapable. La Québécoise, habituellement froide, sévère et professionnelle, s'était liée à une première année curieuse et insolente. Une élève qui lui ressemblait. Certes, le voyage que les deux sorcières avaient effectué ensemble avait créé des liens entre elles, mais jamais la brune n'avait cru qu'elles arriveraient à ce point. Qu'India lui demanderait de l'aide. La petite semblait lui faire assez confiance pour cela. Cependant, cette confiance, allait-elle tenir après ce qui s'était passé ? Après que la Spinnet eut détruit tous les souvenirs de la Wheeler en un seul coup de baguette ? La jeune femme en doutait. Toutefois, l'important, c'était que l'Italienne soit en sécurité.

Par contre, rien ne disait que la suite allait bien se passer. Catherine le sentait. Déjà, l'adolescente allait sûrement poser mille et une questions. Elle allait certainement chercher à comprendre. Ou sinon, elle allait se refermer sur elle-même. Être témoin du meurtre de ses derniers proches parents allait certainement la mettre dans un état de choc. Ce qui serait compréhensible. Sentir les petites mains s'agripper avec force à sa cape avait failli faire vaciller la jeune professeure. Mais maintenant que l'enfant dormait, Catherine pouvait relâcher la pression.

Face au mur, après avoir accroché sa cape, la Québécoise sentit tout le poids sur ses épaules retomber. La tête baissée, l'ancienne vipère tentait de retenir ses larmes, comme dans un dernier effort, mais tout s'effondra lorsqu'elle sentit les bras d'Elea autour de sa taille. Toute la pression se relâcha. Quelques larmes commencèrent à rouler sur ses joues, tandis qu'elle attrapa les mains de l'Islandaise. Ce côté rassurant, l'amour qu'elle ressentait dans ce geste allait jusqu'à faire oublier la présence d'India dans la chambre.


Je... je ne savais pas où l'amener. Je... je ne pouvais pas la laisser au château. Je...

Se retournant doucement pour faire face à la Loohest, pour plonger son regard dans les iris bleus glacials, la professeure était dépassée par les événements. Pourtant, elle l'avait fait plusieurs fois. C'était une sorte de modus operandi. Remplir sa mission et effacer toutes les traces d'une quelconque façon. Toutefois, cette fois-ci, Catherine n'était pas là pour le compte de l'Organisation. C'était d'ordre personnel, mais elle avait agi comme à l'habitude. Sauf que la scène, qu'elle revoyait encore et encore, n'était pas belle à voir. Pas dans les circonstances.

C'était horrible Elea et... India a sûrement été témoin de tout ça. Et si tu l'avais entendue quand... j'ai brûlé sa maison, dit-elle déçue d'elle-même.

India Wheeler
Professeure adjointe
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1re année
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Serpentard
Messages : 418
Titre : Re : Péripéties
Créé : 10/07/2021 à 17:59:33

* Le sommeil était venu bien plus vite que ce que la petite fille avait imaginé. Comme dans un état second, elle avait fini par fermer les yeux et se laisser aller. Elle ne ressentait plus rien. La peur et la peine avaient disparu pour laisser place à du vide. Du vide et du noir autour d'elle.

Le tableau noir changea peu à peu. Des formes floues semblaient apparaître au loin. Et plus India se rapprochait, plus elle voyait la scène prendre vie devant elle.
C'était le jardin de ses grands-parents. Le couple était d'ailleurs là, assis sur un banc, un verre de Whisky-Pur-Feu à la main. On sentait dans l'atmosphère que l'été arrivait de plus en plus.

La petite fille se vit ensuite apparaître. Elle se souvenait de cette journée. Le jour de ses onze ans. Si elle avait su que moins d'un an après cette scène ils seraient morts...
Elle descendait de sa chambre tout sourire une lettre à la main. C'était sa lettre d'admission.
Une lettre qui à l'heure qu'il était avait dû servir à alimenter les flammes, comme tout le reste de sa chambre.
Avec un large sourire, elle tendit la lettre à ses grands-parents. *



Nonna... Nonno...


* La scène s'arrêta. Elle s'éloignait pour arriver ailleurs et voir une autre scène.

C'était le début des vacances d'hiver. Son grand-père était venu la chercher à la gare pendant que sa grand-mère préparait le repas. Sans attendre, le vieil homme expliqua à la Serpentard qu'une surprise l'attendait chez eux et qu'il fallait donc rentrer rapidement.

Trop curieuse de découvrir la surprise qui l'attendait, la Wheeler suivit son grand-père sans poser la moindre question.

Quelques minutes plus tard, les deux Wheeler se retrouvaient devant la porte de la maison. Trop impatiente, la blonde poussa la porte à la recherche de sa surprise.
Elle avait à peine franchi la porte que sa toute petite sœur, Bianca lui sauta au cou.

Puis la scène s'arrêta.

Des formes au loin prenaient vie encore une fois. Et alors qu'elle marchait encore et encore pour voir ce qui l'attendait au bout de ce long couloir, elle entendit la voix de sa grand-mère. Mais impossible de comprendre ce qu'elle disait.

La blonde continuait d'avancer jusqu'à voir la scène. Et là, elle n'avait plus qu'une envie : faire demi-tour.

La silhouette noire venait de partir, sans se retourner. La Serpentard resta au moins une dizaine de minutes, debout dans l'escalier. Elle se disait qu'elle n'aurait jamais du descendre et qu'elle aurait mieux fait de rester dans sa chambre.
Après un long moment, elle s'avança dans le salon. Ses grands-parents étaient étalés sur le canapé. Déglutissant, elle s'avançait doucement. Elle attrapa la main de sa grand-mère, elle était aussi froide qu'un glaçon.

Puis sans réfléchir, elle approcha sa tête de celle de la vieille dame pour entendre son souffle, mais rien.
Elle fit la même chose chez son grand-père. Et alors qu'elle n'entendait rien non plus, elle réalisa soudain. *



À l'aide * dit-elle sans se réveiller *

© Alty

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