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Mot de passe perdu?

Le Grand Escalier

Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs

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Futur plus-que-parfait
Professeure
Coeur de Glace
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Adulte
Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 05/01/2024 à 02:31:29

9h00

Ce n'était pas de gaieté et de cœur que Catherine avait quitté l'appartement d'Eurydice. Loin de là. Elle aurait voulu rester dans les draps chauds de l'Écossaise. Sentir son corps contre le sien et pouvoir l'embrasser encore et encore, jusqu'à faire apparaître mille et un frissons sur sa peau. Elle aurait voulu, mais elle balaya ces pensées en fermant les yeux un instant. Elle était debout sur le trottoir, face à une maison aux allures bien trop riche au cœur de Londres et elle avait besoin de toute sa concentration. Car ce qu'elle s'apprêtait à faire, c'était pour elles. Pour Eurydice.

Après quelques instants d'hésitation, la professeure passa le petit portique et signala sa présence, avant d'entrer dans cet endroit. Elle allait en finir.


11h00

Une lettre. Une petite enveloppe aux allures bien normale trônait sur le bureau de la Directrice de maison. D'une encre bleutée, le nom d'Eurydice Spector était écrit de façon élégante. Rien ne laissait présager son contenu. Pourtant, il allait peut-être avoir une incidence sur la vie de la Spector.

À l'intérieur, une simple note qui se lisait ainsi : « Elle ne t'a pas tout dit... ». Sous cette note, un autre papier. Une photo, plus précisément. Que voyait-on sur celle-ci ? Une femme aux cheveux sombre, élégamment vêtue, sortant d'une maison richement décorée, baguette à la main et à l'expression revêche. C'était Catherine qui sortait de la demeure où Aristide attendait un signe de vie de la part d'Eurydice, à Londres.


13h05

Catherine était de retour au château. Un large sourire occupait son visage. Elle croyait avoir réussi à s'acheter un peu de tranquillité avec Eurydice.

Après être passé chez elle pour se changer, car quelques tâches rougeâtre avait tapissé ici et là sa chemise blanche, la Directrice adjointe se dirigeait vers la salle commune de Serdaigle, dans l'espoir de croiser la femme qui occupait ses pensées. Elle se permit même de repenser à ses baisers, son odeur. De quoi élargir le sourire déjà présent sur ses lèvres.

Se faufilant dans une des classes vides tout près de la salle commune des bleue et bronze, elle attendit que son amante se montre. Ce qui ne fut pas très long, puisque le déjeuner venait tout juste de se terminer dans la Grande salle. En apercevant la magnifique silhouette de l'Écossaise, la Spinnet attendit qu'elle arrive à sa hauteur pour lui attraper la main et l'attirer dans la pièce toujours aussi vide.


CATHERINE : Bonjour vous... dit-elle d'une douce voix, en posant une main sur la hanche d'Eurydice. J'espère que je ne t'ai pas réveillée ce matin.

Elle avait qu'une envie : l'embrasser. Elle avait du mal à résister et pourtant, elles étaient loin d'être à l'abris des regards. Catherine plongea son regard émeraude dans les yeux d'Eurydice, sereine. Elle avait toutefois oublié un petit quelque chose lors de son passage à son appartement. Durant sa visite chez ce Aristide, ça avait quelque peu bardé. Elle avait même évité un sortilège de justesse, qui l'avait légèrement coupé à la hauteur du sourcil gauche. À l'endroit même où à l'instant, une petit goutte de sang perlait. Il n'était jamais bon d'avoir des secrets. Surtout en amour.

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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 05/01/2024 à 16:35:06

Il était onze heures quand un hibou était venu accoster la fenêtre de la Tour de Serdaigle. La directrice de maison était un peu débordée par un incident dans la salle commune, elle avait posé la lettre portée par le hibou inconnu sur son bureau et avait tenté tant bien que mal de résoudre une dispute assez sévère entre deux élèves. Au moins, cela lui avait bien changé les idées. La nuit ne lui était pas tout à fait sortie de la tête mais il avait bien fallu s'occuper d'autre chose que de ses pensées intrusives.

C'est juste avant d'aller dans la Grande Salle pour manger qu'elle se rappela de cette lettre. Un peu curieuse, elle la descella d'un geste habile. Et elle se figea en comprenant de quoi il s'agissait. "Elle ne t'a pas tout dit ... " ? Eurydice fronça les sourcils. Il y avait une photo de Catherine à l'intérieur. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Quelqu'un l'avait donc suivi ce matin ? Quelqu'un qui savait visiblement avec qui la Spinnet avait passé la nuit. L'Ecossaise se mordit la lèvre pour s'empêcher de jurer trop fort. C'était beaucoup à digérer d'un coup. Elle ne pouvait pas s'empêcher de voir l'ombre d'Aristide ou de son frère derrière ça. Qui d'autre savait qu'elles étaient ensemble ? Elle ne reconnaissait pas la maison londonienne mais les hypothèses se formaient rapidement dans sa tête. Elle chuchota dans un souffle, préoccupée par ce corbeau qui semblait prendre un malin plaisir à voir le doute d'insinuer en elle.


Bon sang, Catherine, qu'est-ce que tu as fait ?

En entendant une de ses préfètes frapper à la porte, Eurydice rangea la lettre dans la poche de sa cape. Elle adressa un sourire poli à la jeune fille qui voulait lui demander si toutes les affaires du matin étaient réglées. La directrice de maison la rassura autant que possible et la prévint qu'elle allait descendre pour le repas. Elle espérait croiser la professeure de Défense contre les Forces du mal dans la Grande Salle. Et en même temps, quelque chose en elle redoutait aussi ce moment. Mais la Spinnet n'y était pas. Une place restait vide au milieu de ses collègues qui bavardaient joyeusement. L'air un peu sombre, Eurydice mangea sans grand appétit. Elle sentait le poids de l'enveloppe dans sa poche. Elle s'en voulait d'avoir embarqué Catherine dans ses histoires. Cela risquait de se répercuter sur cette dernière et ce serait de sa faute.

L'esprit embrumé, elle ne vit Catherine que lorsque celle-ci lui attrapa la main pour l'entraîner dans une salle de classe vide. Surprise, Eurydice resta quelques secondes muette. Elle se détacha doucement de la femme aux yeux verts avant de se sentir trop hypnotisée par eux pour pouvoir faire autre chose que les admirer.


Catherine ... dit-elle d'une voix douce. Je ... Tu aurais dû me réveiller ce matin.

La directrice de maison était tendue. Mais à voir le sourire de la Spinnet, elle ne put retenir son propre sourire qui lui venait naturellement aux lèvres. Cependant, elle ne pouvait pas lui cacher ce qu'elle avait reçu ce matin et qui faisait renaître en elle une peur sourde, la peur d'une menace imminente, de quelqu'un qui les surveillait et qui n'hésiterait certainement pas à les blesser. Mais son regard s'attarda sur le visage de Catherine et son léger sentiment de malaise s'accentua. La Spector effleura de sa main la joue de la directrice adjointe et la passa doucement sur une petite plaie qu'elle avait vers son sourcil. Une petite plaie fraichement faite qui lui fit serrer la mâchoire.

Tu saignes, dit-elle en lui montrant son doigt où un peu de sang s'était accroché. Tout va bien, tu es sûre ?

Elle ne dit rien sur la lettre, rien sur la photo. Peut-être parce que les mots inscrits dessus semblaient se confirmer. Catherine était particulièrement joviale mais il était clair qu'elle ne lui disait pas tout.

T'as pensé à envoyer des sonorus ? :fantome:

PJS de Romie Keffer
Professeure
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 05/01/2024 à 18:19:19

Fière de son coup, Catherine regardait Eurydice avec envie. Elle avait envie de déposer ses lèvres sur les siennes et retrouver le cocon qu'elles s'étaient tissée au fil de la soirée et de la nuit. Toutefois, elle comprit bien vite que quelque chose n'allait pas. Ça se lisait sur les traits d'Eurydice. Dans sa posture également. Elle évitait son regard, elle était tendue. Était-elle au courant ? Ou lui avait-on dit quelque chose sur elle qui à cet instant menaçait leur lien ? Tous ses sens étaient en alerte. Un grand merci à ses capacités de Legilimens. Sans entrer dans la tête des gens, elle pouvait facilement déceler certaines choses sur leurs expressions et à cet instant, ça ne lui faisait pas plaisir.

Voir la Directrice de Maison distante, sur ses gardes, fuyante laissait présager beaucoup de choses. Malgré tout, la professeure restait souriante. Presque innocente dans ses propos, ses gestes. Pourtant, elle avait livré un avertissement bien senti à ce Aristide il y avait quelques heures à peine. Rien ne s'était déroulé comme la jeune femme l'avait espéré. L'homme était déterminé à voir la Spector, mais ce qu'il ne semblait pas vouloir comprendre, c'était que cette dernière ne voulait pas. Un échange de sortilèges et maléfices plus tard, la Directrice adjointe était sortie presque victorieuse de cette bataille. Il ne s'était pas douté de sa force.

Revenant à la réalité, la Spinnet observait l'Écossaise, comprenant qu'il y avait des doutes, des questionnements qui restaient en suspend chez la bleue et bronze. Peut-être que Catherine devait lui dire ?


CATHERINE : Pardon, dit-elle d'un air contrit. Tu semblais si bien, je ne voulais pas te réveiller.

Il fallait qu'elle reste calme, naturelle. De toute façon, si elle disait ce qu'elle avait fait ce matin, à Londres, est-ce qu'Eurydice lui pardonnerait ? Elle ne savait pas, mais quelque chose lui disait, son instinct certainement, qu'elle devait lui dire. Ce qui fut confirmé. En sentant la main, douce, de la Directrice de maison lui caresser la joue, la professeure ferma les yeux, avant de les rouvrir aussi rapidement qu'ils s'étaient clos. Elle avait oublié ce petit détail. Une erreur de débutante ! Trop excitée à l'idée de revoir les iris couleur noisette, elle avait oublié qu'Aristide l'avait partiellement touché d'un sortilège. C'était peut-être l'élément qu'il lui fallait pour révéler certaines choses sur elle-même à la femme qu'elle espérait être plus qu'une amante.

Son sourire se mit tout doucement à disparaître en voyant le doigt de la Spector. Avant d'entendre la fameuse question qui confirmait que cette dernière se posait des questions. Dans un soupir, Catherine laissa tomber son masque enjoué, le sujet étant beaucoup trop sérieux pour faire semblant et le balayer du revers de la main.


CATHERINE : On peut aller dans ton bureau ? Je crois que je te dois des explications et si tu as de l'essence de dictame, je prendrais également.

Bibliothécaire
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amor divinus
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 05/01/2024 à 21:56:54

Eurydice ne savait pas si cela la rassurait ou non de voir Catherine prendre un air soudain plus sérieux. D'un côté, elle voulait entendre ses explications, comprendre ce qu'il se passait derrière son dos, et de l'autre, cela ne faisait que confirmer que quelque chose clochait. Les yeux s'accrochant à ceux émeraudes de la Spinnet, elle hocha la tête à la mention de son bureau. Elles devraient y être assez tranquilles à cette heure-là, les élèves avaient cours pour la plupart. Après un petit soupir, Eurydice attrapa doucement le poignet de la directrice adjointe.

Tu as raison, viens. J'ai de quoi te soigner là-bas.

Elle l'entraîna à sa suite. Mais au moment de passer la porte de la salle vide, elle lui lança un regard légèrement interrogateur et détacha sa main de son bras. Elles n'avaient pas encore parler de leur relation ensemble, ça lui sembla délicat que d'autres surprennent leur proximité. Elles s'embarquaient déjà sur un chemin visiblement semé de quelques embûches, autant que personne d'autre ne vienne s'en mêler. Elle lui fit signe de la suivre jusqu'à la Tour de Serdaigle, passa sans difficulté l'énigme du heurtoir et referma soigneusement la porte derrière elles. La Spector avait gardé le silence pendant le trajet mais ses pensées n'étaient pas calmes pour autant. Une certitude se formait dans son esprit peu à peu, pas après pas. Cette lettre ne pouvait que provenir des Montrouge, l'un des deux frères ou même les deux. Cela voulait dire qu'ils étaient plus déterminés que jamais à récupérer ce qu'elle avait en sa possession. Et surtout, cela voulait dire que Catherine s'était sûrement rendue à Londres pour retrouver Aristide.

La directrice de maison se dirigea vers une petite armoire où elle conservait une petite pharmacie d'urgence, au cas où des Serdaigle se blesseraient dans leur salle commune. Elle en sortit une petite fiole et une compresse. Avant de se retourner vers Catherine, elle s'éclaircit la gorge et dit :


Je veux bien quelques explications, en effet.

Elle se rapprocha d'elle, mettant un peu de dictame sur la compresse. Délicatement, elle l'apposa sur l'arcade sourcilière de la professeure de Défense contre les Forces du Mal. Elle repoussa quelques cheveux bruns sur son chemin pour nettoyer la plaie. Son souffle devait chatouiller la joue de Catherine.

Alors, dis-moi, comment as-tu trouvé Aristide ?

Cette petite question posée aussi sereinement que possible était comme un coup de bluff. Un peu osé peut-être car elle ne pouvait pas être absolument certaine que c'était à Aristide que Catherine avait rendu visite. Aussi car cela risquait de déstabiliser un peu la Spinnet. Ce n'était pas vraiment dans les habitudes d'Eurydice de jouer comme ça mais elle ne digérait pas très bien d'avoir été laissée au matin pour qu'elle prenne le risque d'aller voir son ex-fiancé et d'essayer de se mesurer à lui.

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PJS de Romie Keffer
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 05/01/2024 à 23:19:44

C'était silencieuse, muette, que Catherine suivi Eurydice. Elle n'émit même aucun commentaire lorsque la Directrice de maison se retourna, se rendant compte qu'elles allaient commettre un impair si elles se montraient aussi proche. Tout de même, au fond d'elle, cela la fit sourire. Même si toutes les deux, elles savaient que le sujet de leur discussion n'allait pas plaire, il y avait ce petit réflexe. Ce rapprochement toujours possible. Une attirance.

La professeure suivit donc la Spector sans un mot, restant en retrait lors de l'énigme du heurtoir. Pareil lorsqu'elles arrivèrent devant la porte du bureau. Le fameux bureau. Celui où Catherine avait passée les trois dernières années de sa scolarité en tant que préfète. Ça lui faisait bizarre d'être là. De revoir cet endroit qui l'avait vu grandir, prendre des décisions qui encore aujourd'hui, avaient un impact sur sa vie d'adulte.

Debout au milieu de la pièce, le silence était encore maître, jusqu'à ce que l'Écossaise prenne la parole. Elle voulait des explications et la Spinnet allait lui en donner. Suivant chaque geste méthodique posée par Eurydice, la Directrice adjointe releva la tête pour fixer les yeux noisettes et recevoir les premiers soins. Elle grimaça légèrement lorsque la compresse se posa sur sa plaie, mais restait bien droite, un frisson la parcourant à cause de la proximité, du geste tendre et du souffle de la Spector sur sa joue. Toutefois, elle ne s'attendait pas à la question. Catherine fronça des sourcils. Comment savait-elle ? Dans tous les cas, la Québécoise devait bien avouer qu'elle ne pourrait pas garder le secret bien longtemps. Si elle réfutait, elle ne pourrait revenir en arrière et qui sait ce que la.suite allait lui réserver. Surtout qu'elle savait que ce Aristide se ferait une joie de contacter Eurydice pour lui raconter leur rencontre.

Soupirant un coup, la Spinnet posa une main délicate sur la main de la Directrice de maison qui s'occupait de sa plaie, la forçant à arrêter les soins. Même qu'elle osa poser son regard émeraude dans celui de son amante.


CATHERINE : J'ai des contacts, à Londres. Des personnes qui ne peuvent pas me refuser un service, parce que...

Elle hésitait encore, par peur. C'était le moment. Celui qu'elle redoutait tant. Elle allait exposer à Eurydice qui elle était vraiment. Car oui, l'activité qu'elle allait lui exposer faisait partie intégrante de qui elle était.

CATHERINE : Parce que je fais partie de l'Organisation, dit-elle en relevant sa manche gauche, dévoilant un minuscule tatouage qui représentait la rune Pertho. J'ai demandé à mes contacts s'ils avaient entendu parler d'Aristide et ils m'ont donné son adresse à Londres. Après ce qu'il a tenté de faire hier, je voulais lui faire comprendre que tu n'étais pas à lui et que tu n'avais aucunement envie de lui parler ou le revoir. Ça s'est terminé en duel...

Catherine n'était pas fière d'elle, mais elle sentait que c'était la chose à faire, pour elles. Elle posa de nouveau son regard dans celui de la Spector, attendant avec crainte et la peur au ventre une réaction. C'était la première fois qu'elle parlait de l'Organisation à quelqu'un d'extérieur. Peut-être la première et dernière fois.

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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 07/01/2024 à 00:51:37

Eurydice attendait la réponse de Catherine avec une certaine inquiétude. Elle suspendit son geste quand la directrice adjointe posa sa main sur la sienne. L'Ecossaise jeta un petit coup d'oeil à la compresse où le rouge du sang séché ressortait particulièrement sur le blanc, puis son regard se porta sur celui de Catherine. Elle semblait y voir quelques questions. Evidemment, Eurydice s'était bien gardée de parler de la lettre qu'elle avait reçu dans la matinée. Elle voulait connaître ses explications avant de lui en faire part. Et elle fut d'abord assez étonnée de voir que Catherine ne tentait pas de nier. Elle s'était donc bien rendue chez Aristide. La Spector soupira, persuadée au fond d'elle que ça risquait de ne pas arranger les choses avec son ex-fiancé.

Nerveuse, dans l'attente de l'explication complète de la Spinnet, elle triturait la compresse jusqu'à la rendre complètement inutilisable. La compresse tomba au sol quand elle entendit Catherine parler d'une "Organisation". Eurydice se surprit à avoir un léger mouvement de recul. Ses yeux restaient fixés sur la rune tatouée finement. Lentement, elle leva la main vers le bras de la Professeure pour l'effleurer du bout du doigt. Elle ne l'avait pas vu la veille, elle était passée à côté de ce qui était juste sous son nez.


Merlin, l'Organisation... murmura-t-elle.

Elle en avait entendu parler, comme beaucoup de gens, mais toujours comme une chose assez lointaine, ambiguë mais assurément dangereuse. Un frisson la parcourut. Cherchant à croiser le regard de la Spinnet, elle s'interrogea un instant sur ce qu'elle était en train de faire. Dans quoi s'embarquait-elle irrésistiblement avec Catherine ? Qui était véritablement Catherine ? Cela ne lui ressemblait pas vraiment de se rapprocher du danger comme elle le faisait. Pourtant, elle avait déjà aperçu la part sombre de la directrice adjointe la veille. Mais l'autre part douce et protectrice l'attirait indéniablement, peut-être encore plus après leur nuit partagée.

Elle revint à elle après quelques instants perdue dans ses pensées et passa une main lasse sur son menton. La mention du duel s'ajoutait au stress que lui procurait déjà la situation. Elle secoua légèrement la tête, le coeur battant, et dit avec un rien de reproche dans la voix :


J'espère qu'il était plus amoché que toi, Catherine, à la fin de ce duel.

Elle avait très peu de pitié pour l'état éventuel d'Aristide. Elle rêvait de le voir disparaître de sa vie pour toujours. Mais elle ne se sentait pas à l'aise avec le fait que la Spinnet s'en soit pris à lui. C'était dangereux, assez idiot d'aller le provoquer. Il y avait peu de chance pour que ça lui fasse passer l'envie de véritablement récupérer ce qu'il voulait. Si ça continuait ainsi, quelqu'un allait mourir. Eurydice n'avait pas l'intention de laisser Catherine aller trop loin. Elle détacha son regard des yeux verts pour chercher dans sa poche la lettre qui contenait toujours la photo et le mot menaçant.

J'ai reçu ça dans la matinée, dit-elle en lui tendant l'enveloppe d'un geste un peu brusque, empreint d'une certaine froideur. J'ai supposé que ça venait d'Aristide ou son frère, mais en réalité, ça pourrait tout aussi bien venir d'autre part, n'est-ce pas ?

De ses amis, de l'Organisation ou n'importe qui d'autre qui pouvait les menacer. Eurydice avait mille questions qui se bousculaient dans sa tête, tant de choses qu'elle n'était pas sûre de comprendre, un danger qu'elle n'était pas sûre de bien mesurer.


T'as pensé à envoyer des sonorus ? :fantome:

PJS de Romie Keffer
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 07/01/2024 à 09:52:07 - Modifié : 07/01/2024 à 16:19:52

Elle s'était décidée. Elle allait en parler à Eurydice. Révéler un pan de sa vie que très peu de gens connaissait. Si dans une certaine mesure, la réaction de l'Écossaise était posée, Catherine le voyait sur le visage de son amante que c'était un choc. Cela se ressentait même. C'était pour cette raison que la professeure ne se risqua aucunement à émettre un quelconque commentaire. À quoi bon ? La Directrice de maison devait accuser le coup. Comprendre que ce que la Québécoise avait fait, quoi que inconscient, était sa façon d'aborder et régler les choses.

En sentant les doigts de la Spector effleurer son tatouage, la Directrice adjointe frissonna. Les questions se succédaient sur le visage d'Eurydice et pourtant, la Spinnet ne brusqua rien. Elle resta silencieuse, limite honteuse, gardant plus souvent qu'autrement le regard fixé sur le sol. Elle n'avait pas envie de voir la colère, la peur dans les yeux noisettes de la femme qui en une semaine lui avait fait ressentir ce qu'elle n'avait pas ressentie depuis onze ans.

Toujours le regard baissé, replaçant sa manche, Catherine laissa le silence s'installer, son estomac se tordant dans tous les sens. La peur de perdre le peu qu'elle avait gagné. Perdre la personne qui la faisait revivre.


CATHERINE : Il était... amoché. Je pensais bien faire, Eurydice. Je pensais à toi en allant le voir. Je voulais comprendre ses intentions et lui faire comprendre qu'il ne dominait aucunement.

Relevant enfin le menton pour poser son regard émeraude dans les yeux de la Directrice de maison, cette dernière détourna le regard pour chercher quelque chose qu'elle fini par lui tendre.

Ce que la professeur redoutait se produisait. Elle était en train de mettre en danger la jeune femme. De l'exposer à un monde qu'elle ne voulait certainement pas. Ravalant sa fierté, Catherine froissa le message et la photo.


CATHERINE : Ça ne vient de personne dans l'Organisation. Personne n'oserait. La seule personne qui pourrait avoir quelque chose à dire, ne passerait pas par quatre chemins. Ni par ce genre de stratagème.

Ce n'était pas une méthode utilisée par les membres du groupe. Surtout qu'ils auraient beaucoup trop à perdre à s'en prendre à elle. Il fallait que cela vienne d'ailleurs. De quelqu'un d'autre. Déglutissant difficilement, la Québécoise reprit la parole, se tenant à nouveau droite, revêtant son masque froid, pour se protéger. Même si ses yeux, couverts d'un voile de larme, montraient tout le contraire.

CATHERINE : Tu n'as qu'une chose à me dire et je quitterai ta vie, Eurydice. Comme je peux répondre à toutes tes questions.

La gorge sèche, les mains moites qui s'étaient mise à triturer le bord de sa manche, la Spinnet mettait son avenir entre les mains d'Eurydice. Comme elle ferait pour sa propre vie, au vu de l'amour et de la confiance qu'elle portait à la jeune femme.

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amor divinus
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 09/01/2024 à 00:20:57

Eurydice fit une petite moue dubitative. Il y avait certainement beaucoup de choses que Catherine et elle voyaient différemment. Beaucoup de chemins différents pris dans leur vie respective. Elles avaient encore beaucoup de choses à apprendre l'une de l'autre. La directrice de Serdaigle avait beau regarder profondément dans les yeux de la belle brune, elle n'y voyait qu'une sincérité, une mise à nu. Elle ne pouvait pas douter que ses intentions étaient sincères. Elle était certaine qu'elle avait fait ça pour elle. Mais Eurydice ne pouvait pas lui permettre de prendre ainsi des risques, même si c'était pour la protéger, surtout si c'était pour la protéger. Elle était bien décidée à lui expliquer à quel point elle avait un point de vue différent.

Mais avant de se lancer dans cette bataille-ci, elle écouta calmement ce qu'elle avait à lui répondre sur la lettre. Elle voyait Catherine se tendre de plus en plus. Elle acquiesça d'un léger signe de tête.


D'accord, ça vient certainement des Montrouge de toute façon. Ils ont toutes les raisons pour le faire et probablement une en plus aujourd'hui.

Elle posa les yeux sur l'enveloppe à présent froissée par les mains de Catherine qui tentait de dissimuler sa douleur intérieure derrière une affirmation froide. La directrice de maison la regardait sans animosité. Doucement, elle leva la main vers la joue pâle de la Spinnet et l'effleura. La situation était compliquée, elle le savait bien. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'essayer de la rassurer. Alors que c'était peut-être à elle d'avoir peur et pas l'inverse.

Je préfère poser des questions avant, si tu veux bien.

Elle n'avait pas envie de quitter Catherine. Pas après tout ce qui s'était passé en si peu de temps. Elle ne pouvait pas s'y résoudre. Mais elle voulait savoir véritablement où elle mettait les pieds. Le choc était un peu passé, il était temps de tout éclaircir.

Bien, tu dis que personne n'oserait... Personne n'oserait s'attaquer à toi, c'est ça ? Parce que je ne sais même pas ce que vous faites véritablement, quel est ton rôle dans tout ça.

Eurydice baissa les yeux un instant. Elle avait beaucoup de questions et n'était pas sûre de savoir par quel bout commencer. Elle releva la tête pour planter son regard dans celui de Catherine.

Je ne sais pas à quel point tu peux m'en parler, si vous avez des choses que vous gardez pour vous. Je n'ai pas besoin de tout savoir, j'ai juste besoin d'en savoir plus, pour pouvoir te faire confiance.


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PJS de Romie Keffer
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 09/01/2024 à 04:26:44

Même si c'était elle qui avait décidé d'en parler, Catherine trouvait difficile d'exposer tout ce pan de sa vie à Eurydice. Car il n'y avait pas que de belles choses. Certes, la professeure n'avait jamais été impliqué dans une mort quelconque. Elle ne se salissait jamais les mains. Blesser, oui. Tuer ? Non. Elle en était incapable. Toutefois, elle était maître dans l'art pour se mettre les pieds dans les plats et ce n'était pas pour rien qu'elle était persona non grata en Italie. Du moins, auprès de certaines familles.

Toujours droite, se mordant l'intérieur des joues, la Québécoise écoutait la Spector lui expliquer que la lettre venait certainement de la famille de l'autre. Ce que ne doutait point la Directrice adjointe. À moins qu'un groupuscule italien était présent à Londres, ce qui étonnerait grandement la brune. Elle l'aurait su d'une quelconque façon. Cela restait que la Spinnet laissa la magnifique femme devant elle parler. C'était important. Entre autres pour laisser la sincérité parler.

Étonnamment, c'était Catherine qui se retrouvait à être rassuré par l'Écossaise. La bienveillance était une grande qualité chez cette dernière et la Directrice adjointe aimait croire que le petit geste de la main et la curiosité de la Spector voulait dire qu'elle ne désirait pas qu'elles cessent de se voir.

Après un léger silence, où les deux femmes se regardaient, yeux dans les yeux, dans un moment de flottement entre elles, que la Directrice de maison brisa la glace. Un léger sourire apparu doucement sur les lèvres de la Québécoise, faisant disparaître tout doucement le masque qui avait commencé à prendre place sur son visage. Ses épaules se décontractant, la professeure sortie sa baguette pour lancer un Sortilège d'impassibilité sur la porte. Ainsi, personne n'entendrait leur conversation. Puis, elle verrouilla la porte. Se retournant vers Eurydice, la Spinnet vint s'appuyer sur l'un des bureaux des préfète et inspira un grand coup. C'était le moment de se dévoiler un tout petit peu.


CATHERINE : Je... Je suis une proche de Camille Dubois. L'Organisation est comme ma famille, mes parents étant morts quand j'avais quinze ans. Camille m'a appris... les rudiments de la vie ou a été comme une mère, si on peut dire ? dit-elle incertaine. Donc, à moins que j'aie commis une faute grave et qu'ils agissent sous ordre de Camille, personne de l'Organisation ne serait assez fou pour s'en prendre à moi.

Fermant momentanément les yeux, l'ancienne aiglonne les rouvrit pour regarder l'Écossaise d'un air désolé, car elle ne pouvait pas entrer dans les détails. Pas tout de suite, du moins.

CATHERINE : Si ta question est de savoir si j'ai déjà pris la vie de quelqu'un, ma réponse est non. Toutefois, il m'est arrivé de me battre. Le but premier de l'Organisation est de se battre pour la sauvegarde de la magie. En défendant le secret, mais aussi en faisant de la recherche sur les magies anciennes et les objets magiques. Donc, parfois, on rencontre des récalcitrants et il faut s'imposer.

Soufflant un coup, la Directrice adjointe se releva et s'approcha d'Eurydice. Catherine lui attrapa les mains avec douceur et nervosité. Avant de plonger son regard émeraude dans celui de cette femme qui la poussait dans ses retranchements.

CATHERINE : Tu es la première à qui je parle de mon affiliation à l'Organisation, parce que je te fais confiance et... parce que je veux que tu saches qui je suis réellement. Je n'ai pas envie de mettre un masque avec toi, dit-elle en venant poser une main, à son tour, sur la joue de son amante en la regardant intensément. Et je te promets, Eurydice, de ne jamais t'impliquer, d'une manière ou une autre, dans les affaires de l'Organisation. De tout faire pour tenir Camille loin de toi, de... nous. Si tu souhaites que l'on se fréquente toujours.

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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 07/04/2024 à 14:41:08

Les yeux d'Eurydice suivirent les mouvements de Catherine, avec un certain calme. Elle voyait bien que la sorcière aux yeux émeraudes se préparait à lui avouer des choses qu'elle n'aurait jamais révélé au premier venu. Quelque part, cette marque de confiance toucha profondément la directrice de maison. Elle n'avait pas voulu lui forcer trop la main mais elle ne pouvait pas rester non plus dans l'ignorance, pas si elles voulaient que leur lien se pérennise.

A l'écouter, yeux dans les yeux, lever le voile sur son histoire douloureuse, Eurydice se mordit doucement la lèvre. Elle ne s'était jamais vraiment ce qui avait mené Catherine jusque là. Elle l'imagina des années auparavant, seule, orpheline, recueillie par une mage noire. Comment lui en vouloir ? Eurydice avait eu une adolescence joyeuse où ses seules préoccupations étaient ses notes aux examens et les sorties entre copines à Pré-au-lard. Catherine avait été privée de cette innocente vie. Un frisson parcourut la Spector.

Quand elle s'approcha pour lui saisir ses mains, Eurydice sentit toute sa nervosité passer dans ce contact. Elle caressa doucement du bout du pouce ses doigts. Chacune de ses paroles semblait assez douloureuse pour la professeure. Et Eurydice était partagée entre l'admiration pour son courage et l'inquiétude que lui procurait l'idée d'une telle Organisation. Elle voyait bien qu'elle ne serait pas d'accord avec Catherine sur tous les points. Elle ne croyait pas que la fin justifiait les moyens et jamais la puissance ne lui avait paru un objectif louable. Elle laissa échapper un petit soupir. Elle sentait que cette histoire n'allait pas être de tout repos. Mais ce pas que Catherine avait fait vers elle, son envie de transparence, sa bonne volonté, sa douceur, tout cela poussa la Spector à se rapprocher d'autant plus jusqu'à poser son front contre le sien, assez proche pour sentir sa respiration. Et elle ferma les paupières en entendant ses promesses. Elle reste silencieuse de longues secondes.


Ce n'est pas simple à assimiler, laissa-t-elle échapper dans un murmure. Je ... Je crois en ta sincérité, Catherine, mais ...

Elle laissa sa phrase en suspend. Il y avait beaucoup d'idées qui lui faisaient peur. Qu'arriverait-il si cette Camille apprenait tout ce que venait de lui dire Catherine ? Si la mage noire changeait d'avis, découvrait tout et venait à la considérer comme une ennemie ? Eurydice rouvrit les yeux pour les plonger dans ceux de Catherine.

Je mentirais si je te disais que ça ne me fait pas un peu peur. Ce n'est pas un monde qui m'est familier et je crois que j'ai assez peu envie que ça le devienne.

L'Ecossaise prit une grande inspiration et passa ses doigts entre ceux de la Spinnet. Elle s'y accrocha avec une certaine affirmation.

Mais au moins, je sais maintenant dans quoi je mets les pieds. Je te remercie pour ta confiance, Catherine. Je ne te promets pas de ne pas m'inquiéter, ni de ne pas essayer de te montrer qu'une autre voie est possible. Mais je crois que je peux rester à tes côtés.

Eurydice laissa apparaître un petit sourire et déposa ses lèvres avec douceur sur un coin de la joue de Catherine.

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PJS de Romie Keffer
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 10/04/2024 à 19:38:01

Dans le bureau de la Directrice de Serdaigle, devenu un endroit intime, Catherine et Eurydice discutaient. La première racontait ce qu'elle pouvait sur sa vie, sur sa personne et la seconde écoutait et rassurait son interlocutrice. De l'extérieur, la scène pouvait sembler romantique, mais à cet instant, l'avenir du duo se jouait. Cela pouvait paraître intense, mais la professeure ne désirait pas, mais loin de là, être rejetée par la Spector. Quelque chose en elle l'attirait, lui faisait du bien. La soirée et la nuit qui avait suivi l'avait confirmés pour la Spinnet. Depuis, ce sentiment de tout faire pour garder leur lien intact était devenu comme une urgence.

En sentant les douces attentions d'Eurydice, Catherine frissonna. Elle ne savait quoi penser, comme elle ne connaissait pas encore bien la brune. Elle savait qu'elle était d'une bienveillance sans borne, mais cela semblait tout simplement normal pour l'Écossaise. Que la situation soit positive ou négative. Donc, même si la Spector décidait de mettre fin à leur fréquentation récente, elle aurait probablement ces mêmes attentions envers la professeure.

Catherine continuait de parler de sa jeunesse. Du but de l'Organisation, qu'elle croyait toujours nécessaire, avec une mission toujours d'actualité. La magie avait besoin d'être protégée et documentée. Elle se devait aussi d'être explorée par les meilleures sorcières et sorciers. Toutefois, la Spinnet savait que ce discours, quoi que légitime, faisait peur et n'était pas au goût de tout le monde. Comme c'était le cas avec Eurydice. La professeure était bel et bien dans un monde à part, mais pas inconsciente de l'image que renvoyait le groupuscule. Puis, légèrement surprise, Catherine vit et sentit la Spector s'approcher et la laissa poser son front contre le sien. Elles étaient si proche. Un frisson parcourut le dos de la Québécoise qui fit une promesse dangeureuse, mais qui lui tenait à coeur. Elle le sentait, en elle, que l'amour naissant pour Eurydice n'était pas seulement une amourette. Un sentiment qui allait s'amenuiser au fil du temps. Au contraire, elle sentait que cet amour allait grandir, se solidifier. Qu'elles avaient un avenir. Rien ne serait facile, mais la Spinnet voulait tout faire pour garder cette femme à la voix douce et chantante dans sa vie.

Quand la Directrice de maison prit la parole à son tour, Catherine ferma les yeux, sentant la chaleur de leur deux corps se mêler. Elle sentait au timbre de voix d'Eurydice que ce n'était pas facile, car les mots qu'elle allait choisir auraient des conséquences sur leur relation.

Presque pendu à ses lèvres, l'ancienne aiglonne attendait le verdict avec la peur au ventre. Chaque mot et chaque phrase lui faisait craindre la fin, quand elle sentit les doigts de l'Écossaise s'accrocher aux siens, les serrant et scellant leur sort. Le verdict tombait et la seule réaction de Catherine fut ses épaules qui se relâchaient d'un coup. Puis, elle sentit les larmes lui monter aux yeux, ces derniers étant toujours fermés.

En l'espace de quelques minutes, elles étaient passée au travers de tant d'émotions et la seule chose que la Spinnet ressentait, c'était du soulagement. De l'amour. Quand Eurydice déposa ses lèvres sur la joue froide de la Spinnet, laissant une trace brûlante invisible sur sa peau, la professeure ouvrit enfin les yeux, laissant couler quelques larmes de soulagement et de joie. Ses yeux émeraude brillaient de mille éclats et sans avertissement, Catherine plongea son visage dans le cou de la Spector, honteuse de sa réaction et cherchant surtout une échappatoire pour laisser les torrents de larmes se déverser sur ses joues. D'une voix tremblante de fébrilité, la Québécoise prit la parole.


CATHERINE : Je t'aime Eurydice. dit-elle en retirant ses mains de celle de la femme qu'elle aimait.

Elle en profita plutôt pour enlacer la Spector chaleureusement, déposant un léger baiser dans son cou.


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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 21/04/2024 à 22:25:10

Eurydice n'eut pas longtemps à attendre la réaction de Catherine. Elle vit ses yeux se perler, l'émotion la troubler et le soulagement détendre ses muscles. Brièvement, les paupières de la Spector se fermèrent, accueillant la sorcière aux yeux verts auprès d'elle, la sentant se blottir contre elle. Eurydice repassa dans son esprit tout ce qu'il s'était passé depuis leur première rencontre. Tout était allé si vite, à la vitesse de la foudre, que c'était presque comme si ça leur était tombé dessus. Et pourtant, avait-elle déjà ressenti quelque chose d'aussi vif ? Avait-elle déjà eu envie comme cela de juste écouter son coeur sans se soucier du reste ?

Elle sentait les tremblements, les larmes de Catherine dans son cou et ça lui donna des frissons par milliers. Ils ne firent que redoubler lorsque ses mots parvinrent à son oreille. Elle serra la brune dans ses bras, accrochée à elle, pour être assez proche pour entendre son coeur battre en écho au sien. Des mots qui semblaient sceller quelque chose entre elles. Un sourire irrépressible apparut sur ses lèvres. Doucement, elle murmura :


Moi aussi, Catherine.

Elle relâcha un instant son étreinte pour pouvoir la regarder dans les yeux. Poser ses lèvres sur les siennes, sceller par le geste ce qu'il y avait entre elles. Du bout des lèvres, elle lui avoua :

Je crois que jamais personne n'a pris mon coeur aussi vite.

Mais elle n'avait pas besoin de lui dire d'en prendre soin, elle avait déjà la certitude que Catherine ferait tout pour ne pas la blesser.

Et soudain la petite bulle qui s'était formée autour d'elles se brisa. Un brusque retour à la réalité. Un petit réveil sur le bureau de la directrice de maison s'activa, se mettant à émettre un son strident assez désagréable et à sauter dans tous les sens.


Merlin !

Eurydice grogna en lâchant Catherine pour attraper aussi vite que possible le réveil ensorcelé et l'éteindre. Il faillit lui échapper des mains et après un combat qui sembla interminable à l'écossaise, il s'arrêta. Eurydice soupira en le reposant sur son bureau. Un peu honteuse, elle tourna le regard vers Catherine.

J'ai une réunion importante dans quelques minutes ... Peut-être qu'on pourrait continuer cette discussion ce soir ?

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PJS de Romie Keffer
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Titre : Re : Futur plus-que-parfait
Créé : 21/04/2024 à 23:21:17

Ce n'était pas tellement dans ses habitudes de se retrouver aussi vulnérable dans les bras d'une personne. Ni d'être amoureuse aussi rapidement. Pouvait-on parler d'un coup de foudre ? Sûrement. Surtout pour Catherine, qui avait laissé les mots traduire ses sentiments. Des mots qu'elle ne pensait plus pouvoir dire. Elle avait fait une croix sur l'amour il y avait une dizaine d'années déjà. Les émotions étant beaucoup trop douloureuses pour elle. Elle était peut-être en faute également. Foncer tête baisser, sans penser aux conséquences. Comme maintenant. Toutefois, Eurydice n'était pas comme tout le monde. Elle n'était pas comme les autres personnes que la professeure avait fréquenté ces dernières années. La Spector était douce, bienveillante et compréhensive. Elle aurait pu repousser la Spinnet lorsqu'elle avait montré ce côté sombre que tant de gens mentionnaient dans les rumeurs, sans jamais l'avoir vraiment vu. Elle aurait pu lui demander de quitter sa vie, en apprenant qu'elle faisait partie de l'Organisation, mais non. Au lieu de cela, elle l'accueillit dans ses bras, la serrant assez fort pour que le coeur de la Directrice adjointe ait commencer à battre en même temps que celui de l'Écossaise. Les paroles de cette dernière ne firent que décupler cette sensation de plénitude, de serrement, en lui affirmant que l'amour était réciproque. Comme pour sceller le tout, la Directrice de maison relâcha son étreinte pour qu'elles s'embrassent. Amoureusement.

Catherine avait les joues humides, mais elle souriait. Soulagée, heureuse. Elle essuya du bout des doigts ses joues rougit et le torrent de larmes qui s'étaient déversé sur ces dernières. Elle se mit à rire devant l'affirmation d'Eurydice sur la vitesse avec laquelle elles avaient sceller ce lien entre elles.


CATHERINE : Moi aussi, c'est la première fois...

La Québécoise allait étreindre Eurydice, pour la sentir à nouveau tout près d'elle, quand un bruit soudain et strident se fit entendre. L'ancienne aiglonne sursauta à ce bruit, fronçant les sourcils et cherchant la source de tout cela. La Spector, de son côté, savait d'où venait ce vacarme et elle semblait limite gênée ou plutôt pressée que tout cela cesse. Ce qui fit rire Catherine qui n'avait d'yeux que pour la Directrice de maison.

En s'approchant doucement, la professeure attrapa les mains de l'Écossaise, une idée lui venait en tête.


CATHERINE : Il n'y a aucun souci. Va à ta réunion, qui sera certainement moins intéressante que ma personne, dit-elle avec une pointe de malice. Je t'attendrai chez toi, d'accord ?

Sans attendre une réponse de la part d'Eurydice, la Spinnet vint déposer ses lèvres sur celles de la femme aux yeux noisettes, pour l'embrasser tendrement, avant de se retourner et mettre fin aux sortilèges qu'elle avait lancé auparavant.

CATHERINE : À plus tard...


Avant de passer la porte du bureau de l'Équipe de maison, Catherine se retourna un bref instant, posant son regard émeraude sur la Spector, souriante. Son coeur battait la chamade et elle ne pouvait croire que l'Écossaise ressentait la même chose pour elle.

~

Les heures étaient passé. En train de s'affairer dans la cuisine d'Eurydice, Catherine avait décidé de mettre ses quelques talents en gastronomie à l'oeuvre. Elle n'avait rien fait d'extravagant, mais tout avait été fait dans les règles de l'art, sans magie. Ce qui la rendait d'autant plus fière.

Dans un coin de l'appartement, la Spinnet avait réussit à faire comprendre à l'esprit frappeur au nom d'Achille qu'elle voulait passer une belle soirée avec la propriétaire des lieux. Au vu de son regard légèrement menaçant, l'esprit semblait avoir bien comprit et se tenait tranquille. À un moment il semblait même avoir disparu.

Pendant que le petit plat mijotait, l'ancienne aiglonne plaçait la table, mis un peu de musique et fit apparaître quelques violettes qu'elle mit dans un vase. Il ne restait plus qu'à attendre l'arrivé de la Spector. En espérant que cette réunion importante, dont la Spinnet ne connaissait pas la teneur, ce soit bien passé pour la femme qu'elle aimait.


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