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Mot de passe perdu?

Le Grand Escalier

Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs

The queen in the painting
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Serpentard
1re année
Titre : The queen in the painting
Créé : 03/04/2024 à 19:19:27

* L'année à Poudlard avait commencé et Aidan prenait peu à peu ses marques. À son grand désarroi, il avait été envoyé à Serpentard, à l'image de son cousin, Patrick Cadwallader. D'ailleurs, la maison Serpentard n'abritait pas uniquement ce cousin, quelques membres de sa famille y étaient. Les branches irlandaises et écossaises y étaient. Heureusement, la branche bretonne était quant à elle à Beauxbatons. Une maigre consolation quand on savait que c'était la branche irlandaise qui cherchait le plus à l'évincer de son rôle d'héritier. Par ailleurs, cette même famille ne manquait pas de se moquer de lui quand il arrivait en retard en cours. Chose qu'il était à chaque fois, sauf en Histoire de la Magie et en Vol. Ces deux matières étaient un véritable air frais pour le garçon qui se plaisait à plonger dans l'imaginaire que renfermaient les histoires de leur professeur ou à plonger dans les airs pour sentir le long de son corps la liberté que donnait un balai. Quand ce n'était pas un de ces cours, il se perdait systématiquement dans le grand escalier. Or, là où tout élève paniquerait à la simple idée de faire perdre des points à sa maison, Aidan, lui, voyait dans cette mésaventure une occasion d'explorer un peu plus le château. Ici aussi, on pouvait trouver des secrets et participer à des épopées épiques... Chaque escalier était un labyrinthe, chaque fantôme, un mentor et chaque fenêtre un aperçu des aventures qui l'attendaient une fois les cours finis. Bien sûr, l'équipe de préfet ne le voyait pas vraiment de cet œil et ne manquait pas de le sermonner chaque soir avant qu'il n'aille au lit. Même auprès de ses camarades, il n'était pas particulièrement populaire. Cependant, quelle importance ? Il ne voulait même pas être à Serpentard. Il n'était ni rusé, ni ambitieux. Il était plus proche du gryffondor ou du poufsouffle que d'un membre écaillé du château. Son seul rêve était de devenir plus grand aventurier, celui qui saurait trouver tous les mystères, qui posséderait tous les artefacts. Il voulait être le sorcier le plus libre du monde magique. En quoi cela était-il ambitieux ou même difficile ? *

* En ce jour, Aidan s'était encore perdu. Il devait avoir cours de Métamorphose. Ou était-ce potion ? Il ne savait pas. De toute façon, il apprenait mieux dans les livres dans son coin. Il déambulait ainsi, faisant semblant de chercher les cachots ou la salle de métamorphose près du deuxième étage. Sa lubie du moment était d'admirer les portraits. S'il était incapable de savoir où étaient ses salles de classe, il commençait à avoir une idée précise de la localisation de certains habitants muraux. Il voulait apprendre leur histoire, à chacun et connaître les secrets qu'ils gardaient au sein de leur conscience. Cependant, il aurait été bien mal poli de demander de but en blanc cela, même si leur conversation restait plus intéressante que celle des professeurs. Rester assis sur une chaise à écouter des théories sur les sortilèges... Qui pouvait aimer cela ? Si encore, on parlait avec passion d'héroïsme que permettait la magie, là, ce serait intéressant. Au lieu de cela, on leur demandait d'agiter leur baguette pour faire léviter des objets... Quel était l'intérêt ? Oh, certains appréciaient ce genre de chose, comme Sixtine. Mais Sixtine devait être une génie et lui un raté. Néanmoins, même un raté avait le droit de rêver. Or, l'objet de son rêve le plus récent était dans le coin. Problème, il ne savait pas s'il devait tourner à gauche ou à droite. Il ferma les yeux, tourna cinq fois sur lui-même puis toujours les yeux fermés, commença à avancer. Quitte à ne pas savoir autant laisser le destin décider pour lui. Malheureusement, il avait oublié une troisième option entre gauche et droite... La réalité le rattrapa au moment où son nez s'écrasa contre le mur à l'en faire tomber à la renverse. Dépité, il rouvrit les yeux et choisit le chemin de droite priant pour que personne n'ait vu une telle scène. *

* Après quelques minutes, il finit par trouver le tableau qu'il cherchait. C'était celui d'une femme, à la chevelure d'or et aux yeux d'émeraudes. Quand il la vit la première, il comprit enfin la beauté que détaillaient les livres qu'il lisait. Si elle était le portrait d'Hélène de Sparte, alors il comprenait beaucoup la cité de Troie était tombée. Bien sûr, il était enchanté à sa vision, mais cela n'allait pas plus loin qu'un émerveillement d'un garçon de onze ans qui découvrait l'idéal féminin dont il avait rêvé dans les fresques épiques. Quand il l’aperçut de dos dans son tableau, il fut rassuré. D'après les rumeurs qui traînaient en salle commune certains élèves commençaient à s'amuser à s'en prendre aux cadres qui renfermaient ces êtres magiques. Il s'assit en face à la peinture, le dos contre le mur et laissant ses jambes traîner sur le sol. Il ne dit rien, il se contentait de regarder sa chevelure se balader dans le cadre. Cela aurait pu être effrayant, par ailleurs si on demandait l'avis de tout sorcier, il dirait sans doute que ça l'était, mais en réalité, alors que les fils dorés flottaient dans le cadre, l'esprit du garçon rêvassa des livres qu'il avait lu la veille, l'histoire de Pâris et d'Hélène, cet amour qui avait fait sombrer une civilisation. Cela avait bien duré de longues minutes, les couloirs déserts en raison des cours. Puis, alors qu'il finissait par se demander ce qui se serait passé si le héros Troyen avait fui la ville plutôt que ramener la reine chez lui, il remarqua que la demoiselle prisonnière de son tableau avait aperçu sa présence. Craignant d'être bizarre, il se sentait obligé de dire quelque chose. * « Bon... Bonjour... Je... Désolé si... Je vous ai fait peur... Juste... Vous êtes juste comme la reine de Sparte Hélène... » * S’apercevant qu'il s'enfonçait de plus en plus, il plongea son regard dans le sol en rougissant au point de pouvoir servir de toile de fond pour le lion de Gryffondor. * « Je... M'appelle... Aidan... Cadwallader... »

pv avec Ashka L. Hanson
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Poudlard
Adulte
PNJ
Titre : Re : The queen in the painting
Créé : 04/04/2024 à 21:35:22

Ashka avait entendu des rumeurs, des rumeurs qu'elle n'avait beaucoup apprécié. Il fallait dire qu'elles se propageaient très rapidement dans le pont couvert de l'Aile Ouest. Peu de personnages restaient sagement dans leur cadre toute la journée, préférant partir à l'exploration du château. Alors, tous les soirs vers dix-sept heures, tous les portraits du pont se réunissaient dans le tableau de Emmy Clark, ancienne auteure dans le domaine des Arts de la Magie, pour raconter leurs découvertes du jour. Le pont était grand, tous les habitants ne voyaient pas la même chose à longueur de journée, et le rendez-vous potin était sacré. Ashka s’y était rapidement faite, c’était assez amusant de suivre les histoires au quotidien et d’entendre les plaintes récurrentes d’Anna Davies, autrefois infirmière, qui ne supportait plus rester près de son ancien lieu de travail.

Néanmoins, les histoires d'amour entre élèves avaient rapidement été remplacées par un autre fait plus inquiétant dans la bouche des tableaux de Poudlard. On racontait que des enfants cherchaient à les vandaliser, la nuit et pendant les cours, alors que personne ne les surveillait. Ashka n'avait pas su quoi répondre face à cette nouvelle ; c'était très gros et probablement faux. Il n'empêchait que c'était tout de même très effrayant. Ashka ne comptait pas retourner de sitôt à Perm mais si il le fallait, elle le ferait peut-être. Au moins, elle y serait tranquille. Cependant, elle n'y était pas encore. Elle n'avait jamais expérimenté une attaque de la sorte et n'en avait jamais vue de ses propres yeux.

Tout ce qu'elle voyait à présent était un enfant, très jeune, assis devant son portrait. Ashka s'était retournée assez lentement, sentant une présence derrière son dos. A l'inverse, l'enfant ne parlait pas lentement. Il parlait même très vite. Le personnage s'assit sur sa chaise alors que le garçon essayait d'aligner trois mots. Le tableau fronça les sourcils. De son vivant, Ashka n'avait jamais transmis l'idée qu'elle était ou non Hélène à son portrait, pourtant ce dernier était quasiment sûr d'effectivement ne pas l'être. Ashka observa le dénommé Aidan Cadwallader dans les yeux, aussi verts que les siens. Les élèves de ce château devenaient complètement fous à un si jeune âge.


Tu ne m'as pas fait peur. Mais je ne suis ni Hélène, ni reine.

Ashka épousseta son uniforme bleu non terminé par les coups de pinceau et croqua dans sa pomme.

Je suis Ashka. Désolée de te décevoir.

memories of an old friend

alter égo de summer pearson
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Serpentard
1re année
Titre : Re : The queen in the painting
Créé : 05/04/2024 à 23:57:31 - Modifié : 06/04/2024 à 00:19:04

* Les mots étaient sortis plus vite qu'il ne l'aurait voulu. Mais face à la simple idée de se retrouver sans mots, il avait enchaîné trop rapidement. Il était évident qu'elle n'était pas Hélène de Spart, mais voulant expliquer pourquoi il admirait sans la connaître, il s'était mélangé les pinceaux. Le tableau répondant par la négative, l'héritier rougit un peu plus. D'ailleurs, il était presque déçu d'avoir la confirmation qu'elle n'était pas l'héroïne à laquelle il l'avait comparé. C'était l'évidence même. Pourtant, l'absence de confirmation lui permettait de rêver. Après tout, tant qu'on n'ouvrait pas un cadeau, il était impossible d'être certain qu'il ne s’agissait que de chaussettes, usagers. * « Je... Je sais... Enfin... Je me doute... C'était juste... » * Si son regard avait été doté de magie, il aurait creusé un trou si profond qu'il se serait retrouvé au centre de la terre. Que dire ? Pourquoi avait-il fallu qu'il commence cette phrase ? Après tout, ce n'était pas comme si elle lui avait imposé une réponse. Dans un autre monde, il serait resté là, à la regarder. Aucun mot, juste une admiration sans aventure, sans risque. À cette simple idée, une petite voix dans sa tête lui murmurait qu'une telle vie serait bien fade. Même s'il était actuellement gêné, son cœur ne pouvait s'empêcher de s'emballer. Ce n'était pas en raison de la beauté d'or et de jade. Ce n'était pas non plus en raison de sa timidité, même si cela jouait. C'était simplement le goût de l'aventure, la nouveauté. Peut-être connaissait-elle des secrets et le conduirait-elle vers des artefacts qui l'aideraient à devenir le sorcier le plus libre de ce monde. Ce simple rêve faisait luire dans son regard d'émeraude une étincelle pleine de vivacité, lui donnant un peu plus d'assurance. *

« Vous lui ressemblez tout simplement... » * Il se leva, et même si son regard était plus assuré, le reste de son corps répondait à des années d'insécurité et il portait sur lui le poids des critiques de sa famille. D'ailleurs, s'il s'était mal fait comprendre, il devait choisir ses mots avec plus de soin. * « Je suis un peu déçu que... Ce ne soit pas le cas, mais je savais... Juste... » * Il leva la tête, se disant que le plafond serait plus facile à fixer que le regard jade de la dénommée Ashka. L'héritier ne se rendait même pas compte qu'il pouvait être vexant de dire sans réfléchir à une personne qu'on était déçu de son identité. Encore plus quand on ne daignait même plus la regarder. * « La reine Hélène est décrite comme étant d'une grande beauté... Une beauté qui a causé une guerre détruisant une civilisation... J'ai toujours eu du mal à reconnaître cette beauté dans les livres... Les images semblent fades même quand elles sont animées par magie. » * Ne parlant plus avec la timidité, son cœur prenait la place raisonnant avec son âme qui s'était dévouée à faire sienne les odyssées qu'il avait lu, construisant rêves et aspirations pour Aidan. S'oubliant peu à peu, sa tête se baissa pour de nouveau croiser son regard. * « Je trouvais juste que vous aviez un charme qui pouvait me rappeler les descriptions que me faisait mon grand-père de tout ça. » * Un faible sourire illumina le garçon qui ne réalisait pas la portée de ses mots. Il était innocent et sincère, loin de savoir que dans quelques années de tels mots auraient une portée bien plus lourde que la légèreté avec laquelle il les prononçait. *

* Aidan s'approcha du tableau d'un pas lent. Il n'avait rien d'un prédateur, ni même d'une menace. Juste un enfant trop curieux qui scrutait les moindres détails. Cessant d'admirer la finesse des traits d'Ashka, l'héritier s'attarda sur le tableau lui-même se posant mille questions qu'on ne pouvait lire que sur les traits de son visage, mais dont le son ne dépassait pas la commissure de ses lèvres. De la reine d'une grande beauté, elle était devenue une énigme qu'il cherchait à résoudre. Puis, du paysage du tableau, il se mit à regarder le cadre oubliant totalement l'esprit qui était face à lui. Y avait-il un courant d'air ? Cachait-elle un passage secret ? Si oui, y avait-il un mot de passe ? Comment distinguer les tableaux qui s'ouvraient de ceux qui n'étaient que fixé au mur ? Et si un passage secret n'apparaissait que sous certaines conditions ? Suffisait-il de décrocher le tableau pour y avoir accès ? Non, ce serait trop simple. Ou alors est-ce que cela expliquait les agressions sur les tableaux ? Et s'il suffisait de le décrocher, pourrait-il le faire sur ce tableau ? Son attention revint alors vers la jolie femme et il secoua la tête. Non, jamais il ne saurait toucher à un cheveu peint de cette dame dont la seule vision l'envoyait dans une odyssée pleine de danger dont il était le sauveur. D'ailleurs... Était-il possible de sauver un tableau ? * « Dites moi... Demoiselle Ashka, est-il possible de vous sortir de ce tableau afin que vous rejoigniez notre monde ? Vous semblez trop... » * Le rouge lui revint réalisant une fraction de ce qu'il disait. * « Pure... Pour être emprisonnée dans une toile... Grand-père disait toujours qu'une place d'une femme n'était pas sur une image, mais peau contre peau... Même si je ne sais pas ce que ça veut dire peau contre peau... En-tout-cas je ne pense pas que votre place est dans un tableau... Surtout en ce moment.» * De nouveau, il baissa les yeux, son audace le fuyant face au poids de sa jeunesse et de sa gêne. D'ailleurs si des élèves venaient saccager ce tableau qu'il se plaisait à admirer pourrait-il le défendre ? Il en doutait fortement. *
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Poudlard
Adulte
PNJ
Titre : Re : The queen in the painting
Créé : 08/04/2024 à 16:14:55

Si les paroles de l'enfant étaient très rapides quelques secondes plus tôt, celles qui sortaient de sa bouche à cet instant étaient beaucoup plus lentes. Un sourcil solitaire s'était levé sur le visage d'Ashka, attendant qu'il termine. Elle n'était pas sûre de comprendre où cette conversation allait. De son vivant, Ashka Lubya Hanson n'avait jamais été perçue comme une beauté par qui que ce soit, si ce n'était peut-être par Hunter. Elle n'avait cessé de se répéter qu'elle ne serait jamais la plus belle femme du monde ; elle avait accepté la chose. Elle n'était pas Hélène.

Le portrait regarda Aidan s'approcher sans cligner des yeux, puis replongea son regard dans son carnet de notes. Son tableau à Poudlard avait été conçu par Amour, avec un grand A. James l'avait aimée du plus profondeur de son cœur, Mia également. Pourtant, Mia n'avait jamais eu connaissance du peintre de l’œuvre représentant son amie. Elle n'avait jamais su que la représentation d'Ashka était un cadeau fait par amour, pour l'Amour. Pour l'éternité, Ashka était destinée à être la pièce manquante du puzzle de Mia Lorder Jannings, une déclaration d'amour ratée.

Longtemps, Ashka avait eu peur de l'amour. Elle l'avait connu, certes, mais sans toujours s'en rendre compte, si bien qu'à présent, son portrait était persuadé du contraire. Alors que l'enfant continuait de parler, des souvenirs - ou des connaissances, selon la perception des choses - refaisaient surface. Kate. Un corps. Hunter. Sa peau. Jessica. Des lèvres. Charlie. La fuite. Hunter de nouveau. Un dernier contact. Les paupières peintes à l'huile du personnage se fermèrent brusquement.

Rejoindre son monde ? Elle ne voulait pas. Elle ne savait pas ce que cela voulait dire. Cette seconde vie qu'on lui avait offerte était un cadeau empoisonné, un rappel de tous ses échecs. Le spectacle qui se jouait sous le regard d'Aidan était effrayant. Ses yeux se rouvrirent.


Je suis à ma place. Nulle part ailleurs.

Comme sortant d'une transe, Ashka se redressa sur sa chaise. Elle analysa longtemps le couloir vide sans prononcer un mot. Elle avait connu l'amour mais pas que. D'un point de vue extérieur, Ashka avait été une personne détestable. Elle n'avait jamais été mieux qu'Hunter. Jamais mieux que Volvia.

Tu ne devrais pas te préoccuper de ça, tu sais. Il est tôt.

Si Aidan ne se préoccupait pas de l'amour, il se préoccupait de la beauté ; malheureusement les deux se retrouvaient bien vite liés.

memories of an old friend

alter égo de summer pearson

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