
Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs
| Petits secrets et feuilles d'automne | ||||
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Préfète Bienfaitrice du WHP ![]() ![]() 2e année
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Titre : Petits secrets et feuilles d'automne
Créé : 28/04/2025 à 18:29:29 - Modifié : 28/04/2025 à 18:34:22 ![]() Luyana savait où elle pourrait emmener Lemony et Moïra, pour parler en toute sécurité des choses importantes dont ils avaient commencé à discuter dans le parc. Elle se promenait souvent dans celui-ci, pour profiter d'un peu de nature entre les cours, elle avait donc déjà remarqué qu'un petit coin tranquille se trouvait bien caché entre le château et le début du parc. Un endroit où presque personne ne se rendait jamais, qui leur offrirait tout à la fois un bel accès à la verdure, tout en pouvant les protéger du vent qui commençait peu à peu à se rafraichir en cette saison automnale. Les enfants pourraient également s'asseoir autre part que sur l'herbe fraiche, quelques bancs se trouvant sur les lieux. Elle les guida donc jusqu'à cet espace, vérifiant régulièrement qu'elle était bien suivie, que Moïra allait bien. La petite fantôme avait retrouvé toute sa bonne humeur habituelle et avait hâte de continuer leur discussion. Une fois arrivée dans ce petit carré de verdure et de pierre, la petite fille s'installa sur un banc et invita Lemony à la rejoindre. Luyana : Comment vas-tu Lemony ? Je suppose que tu as beaucoup de questions en tête maintenant que tu as vu Moïra ? Elle allait laisser Lemony exprimer ce qu'il ressentait, invitant d'un regard Moïra à attendre pour parler, pour le moment. RP entre Lemony Parlambre, Luyana Aksnes et Moïra McDouglas. Suite du RP dans le parc.
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Bienfaiteur du WHP ![]() ![]() 2e année
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Titre : Re : Petits secrets et feuilles d'automne
Créé : 29/04/2025 à 01:25:28 Sans surprise, le visage de Moïra s'était décomposé face à l'expression dure et glacial de l'aristocrate. << Tu es quand même mon ami >> C'avait été... si étrange, qu'il en avait cillé à plusieurs reprises. Lemony ne se liait pas d'amitié. Il nouait des alliances avec précautions, tâtonnant parfois, laissant des indices, construisant et sécurisant la relation dans la durée. Les alliances devaient rester forte, mais l'on pouvait se permettre de rappeler sa puissance à l'autre. Si l'on était offensé, le ton se faisait glacial. A l'inverse, les erreurs demandaient de ravaler sa fierté et de s'excuser immédiatement. Et dans le Parc bruineux, quelque chose avait dit à Lemony que ce n'était pas un comportement qu'il allait pouvoir adopter en amitié. ***
Tandis qu'il suit Luyana dans le dédale de Pouflard, l'enfant s'interroge. N'a-t-il pas lui même qualifié leur relation si jeune d'amitié environ une heure auparavant ?
Est-il possible de se lier d'amitié en une si courte durée ? Et si facilement ? De toute évidence. J'ignore où je me positionne quant à Luyana, mais Moïra a ma confiance. Je lui ai donné des informations personnelles et je lui ai ouvert mon coeur ; il me semble qu'elle a réciproqué. Je l'aime bien, j'ai eu peur pour elle... et je me soucie déjà suffisamment d'elle pour redouter de la perdre. Oh, Morgane, cette petite fille est ma première amie. En un sens... elle m'a trouvé. Elle m'a apprivoisé, n'y-a-t-il pas un conte moldu là-dessus ? Qui d'autre aurait pu le faire ? Moïra est vive, sans aucun préjugé et elle m'aime bien, simplement parce que. Lemony sent de nouveau le vent frais sur son visage et est surpris d'éprouver autant de soulagement. Il se sent piégé dans l'enceinte du château, n'est-ce pas ? Il avait l'habitude de parcourir les jardins du Domaine chaque jour, et de s'y défouler. Le petit coin de verdure où Luyana les a guidés est un endroit encore inconnu pour lui. — Oh. L'exclamation d'émerveillement lui échappe. C'est un cloître, un cloître désert, coquet, protégé des grandes bourrasques mais aux senteurs de la nature et, en l'occurrence, de l'automne. Lemony s'avance, visage levé vers le ciel et yeux fermés. Il respire et les traits de son visage se détendent en même temps que sa cage thoracique s'ouvre. Ses poumons moins comprimés aident à détendre les muscles de son corps. — C'est splendide, dit le première année à Luyana pour la remercier de l'avoir amené ici. Peu d'élèves doivent connaître cet endroit. Et elle a choisi de le lui montrer. Donc de risquer le voir tout les jours. C'est comme de partager une cachette secrète, et Lemony est touché. Bien que ça rende sa relation avec la jeune fille plus confuse encore. Alliée, oui. Il n'a jamais eu trop le choix. Amie ? Il sent sa défiance et la redoute. Parce que le lien entre les deux cousines est fort, et que si Luyana décide qu'il risque de nuire à Moïra, son premier lien d'amitié sera coupé net. ***
Déjà dans le parc, Luyana manifestait une impatience à se soustraire aux regard. Elle ne perds guère de temps en allant au vif du sujet. Est-ce de la prudence ? Lemony, qui était jusque là réticent à s'asseoir sur le banc malgré ses jambes qui le faisaient souffrir, relève sa cape et pose ses fesses. Il ne sait que faire de ses mains ; il aurait l'air stupide s'il les posait bien à plat sur ses cuisses, mais en l'état, elles risquent bien trop de mouliner, de se casser, de bouger de façon incontrôlée... Il coule un regard vers Moïra. Quand il n'y avait qu'elle, il ne se posait pas la question. Et elle s'en fichait. Au final, l'enfant résiste à l'impulsion de croiser les bras car la posture défensive et fermée risque de braquer sa préfète. Ses pieds s'agitant nerveusement et frottant le sol, il triture sa cravate bleu et bronze. C'est de sa faute s'il est dans cette situation. Il a exigé de savoir. Tout hautain qu'il est, avec ses fichues manières de Nobles qui lui attirent l'inimitié depuis qu'il a posé un pied dans le Château. Son impulsion est de balayer la première question de Lyana avec un moulinet ; il retient ses doigts et les crispe sur le tissu bicolore. — Comment je vais n'est pas véritablement la question ici. J'ai eu très peur, et je suis sincèrement désolé de t'avoir... perturbée, Moïra. Un instant, tu semblais t'évaporer sous mes yeux et... Sa voix s'étrangle au souvenir, son corps se remet à trembler. Il revit la scène. A cet instant, il est certain qu'elle le hantera durant des années. La scène, pas Moïra. Bien qu'il espère que Moïra sera là aussi durant des années. — Je n'ai pas exactement de questions quant à avoir vu Moïra, ajoute-t-il en haussant un sourcil. A moins que son existence ne soit un secret ? Auquel cas, je jure de tenir ma langue. Voir un fantôme à Poudlard me semble parfaitement quotidien, même si elle vient simplement en visite. C'est l'un des lieux les plus chargés d'histoire du Royaume-Uni, après tout. C'est compliqué d'avoir deux interlocutrices. Lemony tourne très régulièrement son visage vers Moïra, lui adressant chaque fois un sourire. Il veut lui faire comprendre qu'il est heureux qu'elle soit là. — J'ai gagné une amie aujourd'hui. Son sourire est lumineux et éclaire ses yeux. Avec un soupire, il balaie cette fois le reste de ses mots d'une main qu'il espère ferme et virile. Ha. — Mais je présume que le coeur du sujet n'est pas là. Oui, j'ai beaucoup de questions. Diantre, j'ai cru... j'ai cru que Moïra allait mourir, une seconde fois. Sous mes yeux. Et... Et il a exigé des explications. Et maintenant il voit la prudence de Luyana, le doute. Lemony sait ce que c'est que d'avoir des secrets. Il sait ce que c'est que de tenir à quelqu'un plus qu'à lui-même. Et il sait ce que c'est que d'avoir ce secret autour du coeur, à risque de lui être arraché, à risque d'être dévoilé à la mauvaise personne et utilisé contre lui. C'est pour ça qu'il s'est assis. Qu'il cherche ses mots. — Je ne prétendrai pas ignorer les signes. Toi et Moïra êtes liées par la magie, et sa présence sur terre semble dépendre de toi. Je pense qu'une partie de toi dépend aussi d'elle, les liens sont souvent à double-sens. Pourtant, je n'ai connaissance d'aucune explication à ça. Il hésite. Ses yeux se baissent sur ses chaussures et les feuilles d'automne au sol qui en dissimulent la pointe. C'est plus facile que de regarder Luyana en parlant. Il se concentre d'abord sur Moïra : — Tu ne me dois pas d'explications. Je suis navré d'avoir déclaré le contraire. Mais si tu veux me confier la vérité, je serai heureux de l'apprendre... et je la retiendrai pour t'aider du mieux que je peux. C'est comme ça que fonctionne l'amitié, n'est-ce pas ? Moïra est sur le même plan que Quartz et Aurum, tout simplement. Ensuite, le garçon se tourne vers Luyana : — Je garde les secrets, je ne les trahis pas. Oui, certaines informations sont rapportées aux Parlambre. Mais si tu me demandes de garder le silence à tout prix, je le ferai. Je sais ce que c'est que d'être vulnérable et de dissimuler des choses. Et tu sais que je sais. Il n'a pas envie d'évoquer ses crises devant Moïra, pas comme ça en tout cas. Peut-être qu'il les lui confiera. Elle est de bonne écoute, et ses réponses sont extrêmement rafraîchissantes. La présence du fantôme dissipe ses soucis, les fait passer au second plan dans son esprit. Depuis qu'elle est là, Lemony est plus concentré sur ses cabrioles, son énergie et sa vivacité. Pour autant, Luyana l'a vu recroquevillé et en larmes, elle sait qu'il a des blessures internes et qu'il garde fermement les lèvres scellées pour ne jamais trahir ses pensées à leur sujet. — J'ai des questions. Je suis curieux de savoir ce qu'est votre lien. J'aimerai vraiment une explication sur ce qui s'est passé ; je crois que cela m'aiderait. Peut-être que son coeur arrêterait de tambouriner aussi fort dans sa poitrine ? Les images continuent de passer en boucle derrière ses yeux. Moïra qui s'efface, sa panique, leur panique. Il cille et tente de se concentrer sur le présent, se tournant vers la petite fille avec un brin de malice. — J'ai des questions pour Moïra aussi, plus personnelles. Qui sont ses parents ; a-t-elle des frères et soeurs, quel est son mystère magique préféré. Mais je ne sais pas ce que je peux vraiment demander sans... que cela ne lui fasse trop de peine ? |
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Titre : Re : Petits secrets et feuilles d'automne
Créé : 02/05/2025 à 00:49:08
Avec Luyana et Lemony, Moïra découvrit un endroit vraiment un joli, un endroit qui semblait apaiser sa cousine et son nouvel ami. Même que Lemony a dit que c'était splendide et la petite fantôme ne pouvait que l'approuver. Elle aurait aimé s'asseoir sur le banc à leur côté, mais elle ne pourrait que le traverser.
Alors elle resta à voleter à leurs côtés, pendant que Luyana commençait à parler. Elle voulait elle aussi dire des choses, mais elle savait que Yana était plus grande et donc elle la laissa s'exprimer, s'adressant tout de suite à Lemony. Elle écouta les réponses de Lemony, se sentant heureuse quand il annonça qu'il s'était fait une amie, ne put s'empêcher de réagir à ce moment-là, sa joie plus forte que son silence. Elle poussa un petit cri de joie, avant de mettre sa petite main translucide devant sa bouche lorsque Luyana la regarda. Sa cousine n'était pas en colère, mais elle semblait inquiète. Moïra voulait lui dire qu'elle n'avait rien à craindre, et puis Lemony était vraiment le plus gentil des amis. Et il avait déjà tout compris. Et puis, maintenant qu'elle était là les autres amis comprendraient bien vite qu'elle était la cousine de Luyana, même si elles ne diraient pas tout. Mais à Lemony Moïra voulait tout dire, et l'aider. Parce qu'il avait été là pour elle. Et qu'elle voulait être là pour lui. Les deux petites laissaient Lemony parler, même si Moïra commençait à tournoyer d'impatience, voulant approuver tout ce qu'il disait, toutes les théories qu'il faisait sur leur lien. C'est pour cela qu'elle ne laissa pas Yana parler et qu'elle se lança à toute allure dans la discussion lorsque son ami eut terminé de parler. Moïra : Oui oui tu as raison Lemony ! Et puis moi je sais que tu peux garder un secret. En plus tu es trop fort tu as compris que toutes les deux on était liées par la magie ! Et en fait ce que tu as vu c'est... Si on est pas à côté trop longtemps et bien je peux... Disparaitre. Mon lien au monde c'est pas un lieu mais c'est Yana. Elle fit une grimace sur ces dernières paroles, tout en remarquant le regard triste de Luyana. Elles étaient toutes les deux des petites filles joyeuses, mais elles avaient aussi ce secret triste et lourd. Ce qui n'empêchait pas la petite fantôme de rester joyeuse, car elle était heureuse même dans cet état. Elle ne voulait cependant pas encore dire pourquoi elle était comme ça, pour garder sa joie à côté de Lemony, ne voulant pas qu'il la juge car tout était sa faute à elle. Moïra : Je... Je préfère attendre un peu pour te dire certaines choses. Mais on peut parler de ma famille si tu veux ! Mes parents ils habitent encore chez nous et juste à côté de ceux de Luyana en plus ! Et on s'aime très fort. Je suis toute seule mais ma cousine c'est ma sœur en vrai ! Le regard de Luyana semblait avoir un peu changé, Moïra était sûre qu'à présent elle semblait être plus prête à faire confiance à Lemony. Et que c'était comme si elle savait que Lemony avait aussi des secrets lourds à porter, que ces deux enfants et cette petite fantôme pouvaient partager quelque chose de forts tous les trois, pour s'aider ensemble. |
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Bienfaiteur du WHP ![]() ![]() 2e année
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Titre : Re : Petits secrets et feuilles d'automne
Créé : 05/05/2025 à 13:49:07 Moïra. Moïra, Moïra, Moïra... Elle est tout ce qu'il n'est pas. Joyeuse, insouciante, humble, spontanée. Et libre. Libre dans ses mouvements, libre dans ses paroles, toujours elle-même sans honte, mais il n'y a rien dont Moïra doive avoir honte. Personne n'a jamais crié ainsi de joie parce que Lemony était là. Et encore moins à l'idée de l'avoir comme ami. Certes, les yeux d'Aurum ont pétillé de joie, de soulagement et d'amour. Et Quartz a pu tempêter pour exiger sa présence, enfant. Avant qu'il ne Parle. Avant qu'il ne devienne calme et taciturne. Jusqu'à ses six ans, Quartz était une véritable petite terreur. Fonceur, frondeur, bruyant. Quand Moïra crie de joie, même si elle met ensuite sa petite main devant sa bouche et que, Morgane! Lemony se penche pour attraper cette main et la tenir dans la sienne, s'immobilisant dans son geste lorsqu'il réalise inévitablement qu'il ne fera que la traverser– quand Moïra crie de joie, c'est une action anodine mais le monde de Lemony est chamboulé comme par un séisme. Il choisit de terminer son geste, lentement et en crispant les muscles de son bras dans l'espoir qu'ils saillent et soient au moins en mouvement neutre. Lemony tend la main devant lui, pour que Moïra puisse y apposer la sienne, juste au-dessus. — Ne t'excuse pas d'être toi-même, Moïra. Ne retiens pas tes émotions, elles sont belles. "Vis" Il a l'injonction au bout de la langue, et la sensibilité de la retenir. (Est-ce que Lemony se rend compte de ce qu'il dit, ce qu'il est en train de dire exactement ? Absolument pas. Les blocages de son éducation et son cerveau le protègent. Mais il sent quelque chose se craqueler en lui, tout de même.) ***
Moïra est également de nature impatiente. C'est étonnant. Les fantômes, d'ordinaire, sont relativement las, acceptent de prendre le temps. Elle coupe presque Lemony, qui se contente de rire. — Je parle beaucoup, n'est-ce pas ? Dans le même temps, il intègre les informations débitées à toute allure. Il prend son temps. Ecoute, hoche la tête, puis fixe le ciel d'automne afin d'être certain de bien tout enregistrer. Il réfléchit, et il tente de faire taire les mille théories qui bouillonnent dans son esprit, de simplement récupérer les informations. C'est extrêmement compliqué. Il met plusieurs minutes à réagir. "Mon lien au monde, c'est Yana" Ce qui signifie que la durée d'existence de Moïra est limitée. Lorsque Luyana mourra à son tour, d'ici une centaine d'années, elles disparaîtront toutes deux. Mais est-ce une si mauvaise chose ? Les enfants doivent grandir, et ils ont soif de grandir. A six ans, huit ans, l'âge qu'il donne à peu près au fantôme, Lemony se pensait extrêmement grand. Il était plus impérieux encore qu'aujourd'hui, avec une très haute opinion de lui-même. Il était l'égal des adultes et il n'attendait qu'une chose : que ceux-ci acceptent ce fait. Mais lorsqu'il regarde en arrière, il se rend compte de l'immaturité de ce petit garçon. Il a fait du chemin, et heureusement. Être condamné à ne pas grandir pour l'éternité n'est pas une bonne chose. Au moins, Moïra a une date de fin. C'est peut-être ce qui la rend aussi vive. Elle n'a pas l'éternité, alors elle doit vivre toutes les expériences possibles. Il lui sourit. — Merci d'avoir partagé cette information avec moi. C'est... une magie peu commune, un tel lien ! Comme toujours lorsqu'il est question de magie, le Serdaigle s'anime et ses yeux s'illuminent. Et sous ses cils auburn, il lance un regard à Luyana. — Ce doit être... beaucoup de responsabilités pour toi. Elle porte un lourd poids sur ses épaules. Il a tenté de le formuler de manière à ne pas culpabiliser la petite fille, mais être responsable de l'existence de sa cousine... savoir que si on met sa vie en danger, l'autre disparaît également... Luyana n'a que douze ans, comme lui. Elle semble pourtant si légère, la plupart du temps. Extrêmement responsable, oui, ce n'est pas pour rien qu'elle a été nommée préfète. Mais s'il avait eu à deviner lequel de ses camarades de dortoir porte un lourd secret, Lemony aurait penché pour Faith. Ou Margaret. Luyana est très sereine, ou le paraît. Entre être et paraître il y a un monde, le garçon est bien placé pour le savoir. — Bien sûr, Moïra. Tu n'as pas à tout me dire dès maintenant. C'est cela, après tout, s'apprivoiser. Y aller au fur et à mesure. Lemony doit vraiment retrouver le nom de ce conte moldu. Il l'a sur le bout de la langue, ça l'ennuie et lui fait froncer les sourcils. — Vous semblez aussi proche que des soeurs acquiesce-t-il en songeant à Aurum, Quartz et lui... et à Emerald. J'ai une soeur aînée, Emerald. Elle a trois ans de plus que moi, et étudie à Serpentard, en cinquième année. Nous ne sommes... pas véritablement proches. Son entrée au Château l'a éloignée des Parlambre. Sa gorge se serre. Emerald est une Parlambre par nature, le réseau qu'elle a créé dans le Château le prouve. Mais elle est devenue glaciale avec son cadet, voire a cessé de lui adresser la parole. — Mes deux cousins, Aurum et Quartz, et moi, sommes très proches, presque autant que vous deux, me semble-t-il. Quartz est un Fourchelangue, il est capable de parler aux serpents. Cette information n'est pas exactement un secret ; par ailleurs il est assez certain que Moïra sera curieuse de cette capacité. La discussion est légère, mais l'ambiance a pris une tournure plus sombre. Lemony peut le sentir sans exactement comprendre pourquoi. Il voit que Luyana est plus détendue, prête à lui faire confiance peut-être. Alors pourquoi se sent-il... glacé, comme si les nuages venaient de masquer le soleil ? |
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Préfète Bienfaitrice du WHP ![]() ![]() 2e année
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Titre : Re : Petits secrets et feuilles d'automne
Créé : 12/05/2025 à 15:13:26
Luyana n'avait jamais vu Lemony si doux avec quelqu'un, si attentif à son bonheur. Lui qui était d'ordinaire assez froid, semblant se cacher derrière le sang de sa famille, voilà que, grâce à sa chère Moïra, il dévoilait un aspect de lui qu'elle était finalement heureuse de découvrir. Plus elle observait l'échange entre Lemony et Moïra et plus elle se disait que sa cousine était peut-être la personne qu'il fallait au jeune garçon pour s'ouvrir au monde. Alors elle laissa apparaitre un sourire doux sur son visage, un sourire rassurant et rassuré.
L'impatience de sa douce cousine, la parole vive de Lemony, tout cela mettait la petite fille dans une position de spectatrice attentive de leur échange, jusqu'au moment où son camarade s'adressa directement à elle, lui faisant réaliser une chose à laquelle elle n'avait jamais pris le temps de penser, trop occupée à tout faire pour que Moïra reste à ses côtés. Lemony : Ce doit être... beaucoup de responsabilités pour toi. Elle resta quelques instants interdite, troublée par cette question qui la remettait face à ses doutes, face à ses craintes, son visage laissant apparaitre une tristesse qu'elle gardait au plus profond d'elle-même la plupart du temps. Luyana : Et bien... Je. Disons que je préfère savoir Moïra à mes côtés que seule.. Et que, elle aussi. Je sais qu'elle aura toujours huit ans alors que je continuerai de grandir. Mais... Je ne veux pas l'abandonner comme on a pu m'abandonner. La petite fille n'avait jamais avoué aussi clairement ce qu'elle ressentait au fond d'elle-même, mais cette situation, cet endroit de calme, tout cela lui permettait d'en dévoiler un peu plus d'elle-même. Elle voulait faire confiance au garçon car elle voyait comment il regardait Moïra, sans peur, sans curiosité malsaine... Juste avec douceur. "Ma cousine c'est ma soeur" ? Oui c'est cela qu'elle était. Une sœur pour Moïra, une présence à jamais là pour elle et cela pour toujours.
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Titre : Re : Petits secrets et feuilles d'automne
Créé : 12/05/2025 à 15:30:00
Luyana était plongée dans ses pensées et Moïra, elle, continuait d'écouter Lemony et ce qu'il disait sur sa famille. Elle avait voulu lui prendre la main qu'il lui avait tendu mais sa forme fantomatique super translucide l'en empêchait. Cela l'agaçait un peu mais bon elle savait que cela n'allait pas empêcher Lemony d'être son ami.
Elle trouvait trop triste que la sœur de Lemony se soit éloignée de lui. Mais peut-être qu'être dans la même école allait pouvoir les rapprocher ? Moïra : Mais on peut retrouver ta sœur dans le château si tu veux ! On lui dira que ce n'est pas très gentil et qu'elle te manque ! Ça se trouve te voir va lui permettre de se rendre compte qu'elle a trop mis l'école avant toi ! Elle était certaine que cette idée était parfaite et pouvait fonctionner. Une sœur qui s'éloignait de sa famille ? Voilà une idée vraiment trop bizarre. Et puis un cousin qui parlait aux serpents ? Voilà qui était vraiment trop cool. Moïra : Il a trop de chance ton cousin Quartz ! Moi aussi j'aimerais trop parler aux serpents. Suite à quoi elle commença à faire une imitation vraiment pas très réussie d'un serpent, ne remarquant pas le mal-être qui semblait s'emparer peu à peu de son ami. |
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Bienfaiteur du WHP ![]() ![]() 2e année
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Titre : Re : Petits secrets et feuilles d'automne
Créé : 14/05/2025 à 01:07:36 Comme d'habitude, je ne sais absolument pas faire court... désolé'e !
Les yeux de Lemony sont naturellement attirés par le mouvement ; par Moïra, donc. Il imagine un instant posséder cette liberté, cette légèreté. Virevolter avec le vent. A l'âge de Moïra, il l'aurait fait. Mais si la possibilité lui en était donnée aujourd'hui ? Il doit bien trop se contenir, surveiller son corps traître. De temps en temps, il glisse un regard vers Luyana, bien qu'irrémédiablement ramené aux rires et à la spontanéité de la petite fille. Jusqu'au moment où le visage de Luyana exprime une émotion plus sombre qu'il ne lui en a connu. Y compris dans cette foutue forêt interdite. C'est de la tristesse. Pas de la mélancolie, mais une tristesse profonde, un chagrin important : — Et bien... Je. Disons que je préfère savoir Moïra à mes côtés que seule.. Et que, elle aussi. Je sais qu'elle aura toujours huit ans alors que je continuerai de grandir. Mais... Je ne veux pas l'abandonner comme on a pu m'abandonner. Bien sûr qu'elle sait tout ça. Combien de nuit blanches a-t-elle passé à réfléchir à ce que son lien avec sa cousine impliquait ? Ils vont grandir, Lemony et Luyana. Moïra est son amie aujourd'hui, mais d'ici quelques années elle sera une petite soeur. Lorsqu'il aura quarante ans... Comment passe le temps pour un fantôme ? Va-t-elle se lasser, s'ennuyer, devenir aussi mélancolique que ceux du château ? Dans l'idéal, non. Après tout, leur... gardienne-des-dortoirs est restée focalisée sur la violente dépression traversée à l'époque de sa mort. Moïra devrait rester joyeuse. Mais elle va voir Lemony et Luyana devenir des adultes. Des adultes qui la traiteront comme les adultes traitent les enfants, alors qu'ils la traitaient autrefois, aujourd'hui, en amie et égale. La jeune fille n'a pas l'air bien. "Est-ce que... tu veux un câlin ?" Ces mots qu'elle lui a adressé le premier soir à Poudlard, il voudrait les lui dire à son tour mais ils restent coincés dans sa gorge. Lemony ne sait guère étreindre les autres. Les Nobles, les britanniques, sont dans la réserve et la dignité. Il connaît leur secret. Il a fait à Moïra une promesse d'amitié qui est l'équivalent d'une promesse d'éternité, pour une petite fille. Et en échange, elles lui ont confié un secret. Lemony aimerait au moins effleurer la main de Luyana et lui promettre qu'il l'aidera à appréhender l'avenir de Moïra. Mais il fixe les deux feuilles d'automne qui viennent de se détacher d'un arbre et tournoient l'une autour de l'autre sans parvenir vraiment à se poser au sol tant elles sont légères, si légère qu'une brise peut les maintenir en l'air. Rompre une promesse n'est pas une option. Or, celle-ci, pourrait-il véritablement la tenir ? ***
Il faut qu'il parle pourtant. Même si son esprit est vide et qu'il est hors de question d'user de banalités et de politesses affligeantes. En cet instant, presser la main de Luyana semble... le plus juste ? Il avance la sienne avec précaution. Elle tremble, il a peur qu'elle ne le trahisse. Il effleure la peau que les températures d'Ecosse ont rendu froide, pose sa paume sur le revers, et serre. A peine. Maladroitement. Et il se retire au cas où c'était inappoprié. Et la fin de la déclaration de Luyana le frappe de plein fouet. — Comme on t'a abandonnée, répète-t-il platement. Il ne veut pas trop s'approcher de son intimité. Est-ce que c'est une information donnée sciemment, qu'il est invité à poser des questions, ou est-ce une marque d'amertume énoncée par inadvertance. Lemony songe à ces trois mois à Poudlard. Ces trois mois de solitude écrasante, où nul n'a remarqué sa mélancolie croissante dans ses lettres alors qu'il aurait eu besoin de conseils de la part de Jade. Aurum insiste un peu plus chaque semaine ; il finira par poser une question directe, mais Aurum est une exception. Si Thylas était restée... Sauf que Thylas l'a abandonné au moment où il a été réparti à Serdaigle. Elle est censée être différente de ses parents, différente de ceux de Lemony, trop traditionnalistes pour leur propre bien. Elle l'a trahi, laissé seul dans un monde qu'elle maîtrise de toute évidence avec naturel, même s'ils ont eu presque exactement la même éducation. Lemony est sans doute dysfonctionnel. Mais Moïra s'en moque, de toute évidence. Elle lui propose de filer retrouver Emerald dans le château, et même si c'est tentant de savoir comment son aînée se débrouillerait avec une petite fille tenace qui prend tout au premier degré, le coeur de Lemony lui semble s'arrêter. Il se tend et prend sur lui pour ne pas hurler "NON !" Il plaque un sourire social sur son visage pour que Moïra ne s'inquiète pas et il la regarde en lui répondant, mais sa cheville touche discrètement la jambe de Luyana pour qu'elle comprenne le danger. — Emerald est... extrêmement curieuse, et tout aussi sociable. Elle est toujours entourée d'au moins quatre amis. L'atteindre est compliqué et m'effraie toujours. Ca fait beaucoup de personnes en même temps autour de moi, qui voudraient tous me poser bien des questions. Il ne connaît ni l'étendue du réseau de sa soeur, ni leurs implications politiques, ni si elle aime reproduire des expériences comme leur oncle. A dire vrai, Lemony a entendu des rumeurs sur le nombre de personnes dans Poudlard impliquées en politique. Et dans des magouilles bien plus violentes que celles à laquelle Jade et Onyx le laisseront avoir accès jusqu'à ce qu'il soit majeur. Moïra, seule fantôme enfant qu'il ait jamais rencontré, avec un tel lien ? Emerald ne doit pas la croiser. Et Onyx ne doit jamais avoir vent de son existence. Au cas où. Lemony est loyal aux Parlambres. Il leur fait confiance pour le protéger. Parce qu'il est des leur. — Elle sait qu'elle me manque, Moïra, marmonne-t-il. Crois-moi, elle le sait. Je le lui ai dit tant de fois quand j'avais ton âge. Ici, elle est plus étrange encore qu'à la maison. Elle me vient parfois en aide avant de disparaître pour plusieurs semaines. ***
Comme prévu, l'allusion aux serpents a enchanté l'enfant, qui se met à siffler... eh bien, Lemony n'est pas Fourchelangue mais il l'a entendu quotidiennement depuis près de trois ans. Ce n'est absolument pas ressemblant. Il se mordille l'intérieur des joues pour ne pas rire, même gentiment. — Il est extrêmement jeune pour savoir Parler, confirme-t-il avec la fierté et l’amour qui le gonflent dès que le petit garçon est évoqué. Son don s’est déclenché à ses six ans, mais il a toujours été fasciné par les Serpents. J’ai eu l’occasion de pouvoir approcher des spécimens dangereux grâce à lui. Il est parvenu à approcher un Varan également. A en croire Quartz, le Varan est assez proche du serpent pour réussir à discuter avec, mais il faut apprendre à faire fi de l’accent. Les traits du garçon s’affaissent. Cobras, pythons, serpents bicéphales sorciers, serpent volant, Varans… ils étaient magnifiques, et entendre ce que chaque espèce avait à dire, fascinant. Mais ce n’est pas pour son plaisir que Quartz a eu accès à ces serpents. Onyx a toujours attendu de lui qu’il puisse traire leur venin afin de le commercialiser ou d’en faire des expériences. La fortune des Parlambre a été intéressante depuis la naissance d’Emerald, mais en deux ans, le Domaine s’est agrandi, deux jardins fantastiques ont vu le jour, trois nouvelles demeures ont été bâties… Et cet argent vient directement du commerce de venin ou de potions réalisées grâce à ces ingrédients. Quartz est passé d’un enfant gai, mutin, irrévérencieux et parfois colérique à une ombre effacée et taciturne, presque muette. Les relations de Lemony avec Onyx ont toujours été particulières. L’homme l’a toujours observé dès qu’ils se trouvaient dans la même pièce. Forcément, Lemony était méfiant. Après tout, c’est le jumeau-ennemi-âme-sœur de sa mère. Mais désormais, l’homme angoisse le Serdaigle. Il secoue la tête pour s’éclaircir les idées. Il est resté un peu trop longtemps dans ses méditations, et il adresse un sourire gêné à Luyana. — Navré. J’étais perdu dans mes souvenirs. C’est un Don très intéressant, Moïra, mais je suis sûr que tu as les tiens ! Quelle est ton activité préférée ? Et dans quoi es-tu le plus douée ? La gaieté de leur discussion tantôt, même s’il la teintait de mélancolie, doit être retrouvée. C’est crucial pour Lemony. Il ne s’est pas senti aussi bien depuis le mois de juin. |
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Préfète Bienfaitrice du WHP ![]() ![]() 2e année
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Titre : Re : Petits secrets et feuilles d'automne
Créé : 17/09/2025 à 21:01:30 Pardon pour le retard immense
Le geste de Lemony pour rassurer Luyana lui fit du bien. Il était, certes, maladroit, mais empreint d'une volonté d’apaisement, ce qui rassura quelque peu la jeune Serdaigle. Elle le remercia d'un sourire, ce léger serrement de main lui avait fait du bien. La joie de Moïra faisait sourire Luyana, elle était heureuse de voir que cette dernière était en train de se faire un très bon ami au sein du château. Cela prouvait à la Serdaigle que d'autres personnes seraient prêtes à accepter la fantôme, à se lier d'amitié avec elle. Elle écoutait donc la discussion qui se jouait entre les deux, heureuse également de voir que Moïra permettait à Lemony de s'ouvrir lui aussi sur sa vie, cette vie qui semblait si solitaire dans une famille bien compliquée. Elle intervenait très peu, préférant les laisser entre eux. Elle osa juste une petite phrase en direction de Moïra lorsqu'elle comprit que rechercher la sœur de Lemony n'était pas une bonne idée, qu'il le fit comprendre discrètement à Luyana. Luyana : Je ne suis pas certaine que Lemony souhaite que nous cherchions sa sœur Moïra. Heureusement, la petite fantôme était déjà repartie sur un autre sujet, tentant de jouer aux serpents sans succès. la discussion repartant vers d'autres sujets, d'autres éléments qui semblèrent faire oublier cette idée à la fantôme aussi vite qu'elle était venue.
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![]() ![]() 1re année
PNJ |
Titre : Re : Petits secrets et feuilles d'automne
Créé : 17/09/2025 à 21:10:45
Vraiment l'histoire de son ami était super trop intéressante. Les dons et tout, Moïra aurait trop aimé en avoir aussi. Mais bon, elle était un fantôme maintenant et le seul don qu'elle avait c'était de traverser les murs quoi. Bon, en vrai c'était super marrant parfois et bien utile, mais pouvoir parler aux reptiles, ça c'était vraiment trop bien. La famille de Lemony devait vraiment être super puissante pour pouvoir avec des pouvoirs comme ça.
Est-ce qu'elle aurait pu être aussi forte si elle avait eu l'occasion de grandir et développer ses pouvoirs magiques ? Elle préférait ne pas y penser parce que ça ne l'aiderait pas du tout et la rendrait triste. Et dans sa mort, elle se faisait la promesse de toujours rester hyper joyeuse, parce que sinon ça n'irait pas. Elle voulait pas être un de ces fantômes super malheureux qui pleuraient tout le temps, elle. Après, réussir à dire à Lemony dans quoi elle était la plus douée ? Compliqué un peu. Moïra : Je suis super forte pour voler hyper vite et très haut, est-ce que ça compte comme quelque chose dans laquelle je suis le plus douée ? Oh et sinon... J'adore inventer des histoires et des aventures magiques et incroyables et les jouer ! C'est trop cool de faire ça. Elle regarda alors Lemony avec grand sérieux. Moïra : Est-ce que toi aussi tu aimes imaginer des aventures ? Parce que, tu sais, c'est très important moi je trouve de s'imaginer des aventures hein ! |
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Bienfaiteur du WHP ![]() ![]() 2e année
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Titre : Re : Petits secrets et feuilles d'automne
Créé : 22/09/2025 à 00:26:24 Quartz Parle. Emerald Parle très certainement, à présent. Quel Don sa soeur a-t-elle reçu ? L'Histoire des Parlambre en est égrainée, certains aujourd'hui disparus. Mais après la Révolution Française, par sécurités, les Parlambre ont été bien plus silencieux. Les aptitudes étaient si pales, comparées à l'âge d'or de leur ascension. Ils ne pouvaient que descendre, ils ne pouvaient que chuter. Et s'ils revenaient au sommet, ils chuteraient sans doute de nouveau. C'est ce que Jade lui a expliqué, lors des ses premiers cours avec son tout nouveau, très étrange Précepteur qui lui a montré une maison de poupée comme si ce n'était pas un jouet réservé aux filles que les garçons doivent mépriser. Une maison entièrement moldue. Combien d'heures ont-ils passées, par la suite, sa mère et le petit Lemony à jouer avec cette maison, à s'assurer qu'il en comprenait chaque mécanisme ? Lemony et Emerald doivent pouvoir disparaître des registres, disparaître du pays, devenir de simples Moldus si les Parlambre étaient de nouveau visée. Est-ce parce que la naissance des jumeaux a ravivé le Don ? Est-ce la renaissance de leur famille, ce précieux jour d'Imbolc si sacré pour les Celtes, pour leur peuple ? Fourchelangue, charisme, capacité à communiquer avec les animaux marins, enchanteurs... des dons rares mais faibles aux dons fréquents un peu plus puissants... Et puis Onyx est arrivé, avec sa Langue d'Acier au pouvoir double face, tranchant et guérisseur, resplendissant, éclatant. Et puis les pouvoirs de Jade ont explosé durant sa sixième année, à Mabon, pas moins ! Quartz est plus qu'un Fourchelangue, malgré toute la déception éprouvée par son père en découvrant le Don de son fils. Parler avant ses six ans, Onyx réalise-t-il seulement ce que cela a fait à son plus jeune fils ? Les signes avant-coureurs, personne ne les as vus. Et, plus tard, le petit garçon a décrit la douleur comme insoutenable et terrorisante. Il était seul, ignorant de ce qui lui arrivait. Il a cru que les déesses le brûlaient de l'intérieur pour le punir d'être un enfant turbulent. Il a supplié Morgane d'arrêter. Alors, tandis que Luyana dit gentiment à Moïra que non, son nouvel ami n'a pas envie qu'ils aillent chercher sa grande soeur... Il appuie un peu plus son genou contre le sien. — Est-ce que tu n'as jamais eu l'impression que savoir que quelque chose va se produire, doit se produire, pour que les choses restent normales... empoisonnaient ta vie ? Son regard glisse loin, très loin. Parler des Dons, ce n'est pas possible, pas sans révéler son angoisse de rester Muet, soit ne pas en développer... soit tout simplement ne pas en avoir parce qu'il n'est pas un Parlambre de sang. Mais il est si aisé, pour Lemony, de faire la comparaison avec un sujet qu'il connaît par coeur, mieux que bien des adultes, et qui occupe une grande partie de son esprit. — Les enfants Cracmols, dit-il en plaçant fermement ses mains sous ses cuisses pour les empêcher de bouger. A partir de six ans, ils savent que leur magie est censée se manifester. Avant, cela a pu se faire trop discrètement, ou pas du tout... mais entre six et sept ans, ils attendent. Le temps passe et rien ne vient. A neuf ans, à dix ans... ceux qui savent que ça va arriver sont sur le qui-vive, à tout guetter, à en oublier de respirer... et pour les enfants chez qui les premières manifestations sont tardives... après onze ans, cela s'est déjà vu. Des élèves ont déjà été déclarés Cracmols. Ils sont appelés late bloomers en anglais, mais ceux-ci avaient cessé d'attendre, ils avaient commencé leur deuil, avaient vu le véritable visage de leurs proches... Les late bloomer sont une autre catégorie, à laquelle Lemony n'a pas encore osé s'intéresser. Ils avaient des livres, mais Onyx les a retirés des domaines accessibles aux enfants Parlambre, et sans doute est-ce pour le mieux. Les Parlambre acceptent bien les enfants Cracmols ; ce n'est pas le cas pour toutes les familles Sang-Purs. Voire Sang-Mêlés. Lemony rouvre la bouche pour continuer, pour expliquer que l'attente insupportable, l'incertitude quand la magie reste invisible pour certains enfants... peut-être qu'il doit y avoir une solution, non ? Moïra intervient à ce moment là, et le Serdaigle ne peut s'empêcher de sourire. Elle devait être plongée dans ses pensées... et songer aux Dons. Elle avait été très intéressée. Ce qui vexe le garçon, alors que ça ne devrait pas. Les Parlambre sont particulièrement connus, et leurs Dons sont reconnus, bien qu'entourés de mysticisme. Bien sûr que Moïra n'en a pas forcément entendu parler ! Elle n'a que huit ans, mais Luyana et elles ne comptent pas parmi les Vieilles Familles artistocrates. Et c'est évident depuis le soir où l'enfant a posé un pied dans le dortoir des Serdaigle et où tout s'est enchaîné avec Margaret et Nathan. Lemony ne devrait pas, donc, être vexé. Pourtant, il est loyal au Parlambre. Et donc, son ego se hérisse pour sa famille. Être un Sang-Pur vient avec cette réaction. Et objectivement ? Pour le coup, il s'en passerait aussi bien qu'il se passerait de ses foutues anormalités. ***
La petite fille babille, et Lemony n'a pas le temps de la couper pour lui dire que ce n'est pas exactement ce qu'il voulait savoir. << Qu'est-ce qui intéresse Moïra autant que les Cracmols l'intéressent ?>> Une question qu'il ne peut absolument pas poser ainsi, or s'il est doué pour communiquer par implicite avec les codes Sangs-Purs, il est entièrement perdu quand il s'agit de... ... de ses pairs. Le monde du Domaine n'a rien à voir avec le monde sorcier britannique, et il n'arrive pas à apprendre comment il fonctionne. Connaître les jeux préférés de Moïra est pourtant agréable ; cela fait partie de sa personnalité après tout. De ce qu'il pourra faire avec elle, maintenant, plus tard. Jusqu'à ce qu'elle le regarde avec cet air grave que prennent les enfants lorsqu'ils jugent une affaire extrêmement importante : — Est-ce que toi aussi tu aimes imaginer des aventures ? Parce que, tu sais, c'est très important moi je trouve de s'imaginer des aventures hein ! Lemony ouvre la bouche. La referme. Sa gorge s'est asséchée, soudain. Il cille, encore et encore. — Je– Il songe à Daphnée du Laurier, lors du Gala pré-Poudlard, à leur partage, uniquement à demi-mot, de ce qui leur était imposé, et refusé. De ce besoin jamais comblé de quitter les apparences pour courir et s'amuser comme les autres enfants semblent le faire. Il songe à la fille de Poufsouffle rencontrée à la rentrée. Tatiana. Ses discours sur ce qu'apprennent l'école moldue et le jeu. — Je suis un aristocrate de Sang-Pur. De nouveau, n'importe quel autre enfant de son monde aurait compris ce que cela signifiait, mais il va devoir expliciter, pour Moïra. — Nous sommes tenus de respecter une certaine étiquette. Les jeux s'arrêtent lorsque nous quittons la Nurserie, entre nos quatre et six ans. Pas tous, bien entendu, mais nous n'inventons plus ni histoire ni aventure. Nous lisons, nous montons, nous... jardinons. Nous assistons à des Galas, et nos parents organisent des goûters pour que nous rencontrions d'autres enfants, avec qui, eh bien pour le coup... parfois nous nous lançons dans des aventures imaginaires. Quelques fois par ans. Et ça n'a jamais été une franche réussite pour Lemony, mais il le tait. — Quartz est bien plus jeune, ajoute-t-il pour l'apaiser. Son frère et moi avons continué à jouer avec lui. Il était déjà fasciné par les serpents, même avant d'être Fourchelangue. Il était le parent serpent, nous ramenant à mon cousin et moi de la nourriture. Il avait attrapé une souris, une fois. Et nous avons dû la manger. Comme toujours, le souvenir illumine son visage, comme s'il était de retour à cette après-midi ensoleillée. Quartz était si fier, et Lemony n'avait pas pu refuser de continuer le jeu. Alors, il avait juste rampé dans l'herbe en s'exclamant : "Merci Papa Serpent" et avait mordu dans sa part du rongeur. Le visage extatique de son cousin en avait valu la peine. Les nuages gris chassés de ses yeux, Lemony regarde Moïra avec toute l'innocence qu'un enfant devrait avoir. Si ce n'est qu'il n'a pas huit ans même si, en l'occurrence, n'importe qui s'y tromperait. Les joues rougies par le vent, l'insouciance qui l'entoure, et le petit balancement de droite à gauche complètement inconscient et incontrôlé depuis qu'il a évoqué le souvenir lui donnent exactement le même âge que Moïra. Il a presque des étoiles dans ces yeux pétillants d'excitation de connaître la prochaine aventure. Une partie de son esprit veut revenir sur la question des Cracmols avec Luyana et trépigne parce que c'est extrêmement important de finir cette conversation, ce sujet, d'en parler, encore et encore. L'autre est focalisée sur Moïra, en un miroir complet d'un enfant qui veut jouer, pas d'un pré-adolescent qui va fêter son douzième anniversaire quelques jours plus tard. — Quoi, comme aventures ? |
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Titre : Re : Petits secrets et feuilles d'automne
Créé : 23/10/2025 à 22:37:36
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Bienfaiteur du WHP ![]() ![]() 2e année
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Titre : Re : Petits secrets et feuilles d'automne
Créé : 08/11/2025 à 01:15:32 Désolé'e pour la longueur... j'ai dû retrouver le Lemony, er... rempli de croyances et d'un angst un peu différent. (Aussi, oui... désolé'e de l'angst. C'était pas prévu, mais ce n'est pas comme si j'avais un grand contrôle sur mes personnages -_-
Moïra est une petite fille joyeuse et exubérante, là où sa cousine est plus sérieuse, plus posée... et peut avoir sacrément mauvais caractère. (Sérieusement ? Ces châtaignes auraient pu leur sauver la vie. Mais puisque cela n'était pas assez magique à son goût, Luyana l'avait, eh bien objectivement, démonté.) Mais Moïra est morte, et Luyana a dû faire face à l'enterrement, au chagrin des adultes, à son propre deuil. Il n'est pas difficile de comprendre d'où vient la maturité de la fille assise à côté de lui. Parce qu'il est de fin d'année, Lemony a douze ans, ou peu s'en faut. Il est donc aussi âgé qu'elle. Et pourtant, il n'a pas l'impression, soudain, d'être plus mature que ses camarades de première année. Leurs bavardages, leur insouciance, viennent de leur éducation. Mais eux, au moins, ne errent pas seuls sous la pluie en tentant de comprendre ce qui se passe et pourquoi depuis trois mois, il n'est pas parvenu à créer la moindre alliance politique et, pire, sent une solitude de plus en plus écrasante sur ses épaules. Excepté que. Il n'est pas seul, là, tout de suite. Il est entouré de deux filles très différentes, mais très intéressantes, chacune à leur manière. Deux filles qui ne peuvent être en aucune façon des alliances (parce que Moïra a huit ans, pour l'amour de Morgane !), et qui lui offrent une amitié... sans intérêts personnels derrière. La dernière fois que cela s'est produit, Lemony avait cinq ans, l'âge où on prend quelqu'un par la main sans se poser de questions. La main dans la sienne était celle de Thylas. Son coeur se serre douloureusement, mais son visage se ferme. Thylas est dangereuse. Ils n'ont pas mis au point leur position mutuelle, leur alliance. Et elle revient régulièrement à la charge, mais c'est trop. Chaque fois ils sont dans la foule, chaque fois il sent son jugement devant le blason bronze et azur... Moïra, donc est exubérante et tandis que Lemony attend patiemment que Luyana rassemble ses pensées concernant les attentes qui pèsent sur les enfants magiques qui grandissent, ses pensées sautant d'un souci à l'autre, la petite fille n'a aucune conscience de la tension dans l'air. Et s'exclame avant que le Serdaigle ait pu obtenir une réponse : — Pfff tu sais moi les histoires de Sang-Pur je m'en fiche un peu. Nos grands-parents ils sont Sang-Pur mais pourtant ils sont pas bêtes avec les étiquettes. Lemony relève la tête si vivement que ses muscles ont un faux mouvement ; une douleur aigue lui déchire le cou. Il entrouvre les lèvres sous le choc de la douleur, grimace en portant aussitôt la main à son cou dans l'espoir de réchauffer le muscle (et éviter un torticolis), absolument choqué. Il n'a, jamais, cru possible qu'une non Née-moldue puisse tenir ce genre de discours. Même si, en dehors de l'aristocratie, les Sangs-Purs, souvent nouveaux sang d'ailleurs, sont libres d'épouser moldus et nés-moldus sans scandale. Moïra n'est même pas politisée, comme il a pu entendre des gens à l'opposé de ses croyances le traiter avec mépris d'ignorant et de raciste. Non, elle trouve vraiment le sujet ennuyeux. Et l'âge n'est pas une excuse. Parce qu'à huit ans, Lemony oeuvrait déjà dans les Galas et pouvait donner des leçons à un adulte sur le sujet. — Bon grand-mère est souvent sévère mais elle nous aime et elle a même accepté qu'oncle Ewan soit avec oncle Solveig. Le garçon se détend un peu en revenant en terrain connu. La réticence des grands-parents est dans l'ordre des choses. — Tante Solveig, corrige-t-il gentiment, le nom breton roulant sous sa langue avec délectation. Il le prononce d'ailleurs Sol-vè-gue, plutôt que le "i" anglais. La France lui manque. Beauxbâtons lui plairait-il plus que Poudlard ? Dans le raffinement français, ses manières n'en seraient peut-être pas. Dans le raffinement français, il serait plus à l'aise et peu importerait que ses mains échappent à son contrôle. Les anglais sont si mesurés qu'aucune erreur n'est admise. Qui plus est, il apprécie l'attitude directe et franche de ce peuple, ici considérée comme de l'impolitesse. Songer à la France, à un terrain connu, apaise le choc provoqué par les paroles de Moïra. Il glisse un regard vers sa cousine, comprenant un peu mieux leur dynamique du premier soir... Et celle des derniers mois, bien qu'il ne voit que peu ses camarades de dortoir. Il est l'un de ceux qui se couchent le plus tôt. Le garçon hésite, mais juge qu'une leçon sur l'importance du statut du Sang serait... eh bien, inécoutée pour commencer. Mal prise par Luyana, peut-être. Pourtant essentiel à la compréhension de la société sorcière moderne : les nés-moldus n'ont ni les mêmes chances, ni les mêmes droits. On ne peut pas ignorer le statut du sang, puisqu'un Sang-Pur a les clefs des plus hauts posts ministériels et des relations trop puissantes pour être rattrapées par de nouveaux arrivants. Le souci étant que... eh bien Lemony est plus (dans l'imaginaire collectif) censé vanter la puissance présente dans les veines d'un Sang-Pur. Et, bon. Il ne le fait jamais, puisque c'est une position d'imbécile. Il n'y a aucune différence, sauf celui d'un ADN plus pauvre créé par la consanguinité. C'est le seul ordre que Jade a jamais laissé Onyx lui donner. Tenir sa (foutue) langue là-dessus. Don à l'appui pour mieux le menacer et graver l'avertissement. Donc il s'y tient. ***
Il se hérisse, en revanche, lorsque Moïra insulte (presque) Quartz. — C'est un enfant ! Il était plus jeune que toi, il savait à peine lire, par Avalon ! C'était une marque d'affection ! Ce n'est pas parce que nos jeux étaient différents des tiens qu'ils étaient méchants, et Quartz n'avait pour intention que de jouer, Morgane ! De jouer au Papa et à la Maman, comme tous les enfants, excepté que sa passion pour les serpents et sa proximité avec eux a formé une variante ! Lemony est tendu comme un arc prêt à tirer. Il revoit le petit garçon, dernier-né de leur génération. Fait pour le grand air et non Héritier, il a été laissé tranquille. Un peu trop : Onyx et son épouse ont dû intervenir parce qu'il devenait indiscipliné et surtout irrespectueux envers les domestiques. Et puis six mois plus tard, son Don se déclenchait et il devenait un trophée. — Rassure-toi, ajoute-t-il avec amertume. Il a aujourd'hui ton âge, mais plus aucun jeu ne lui est accessible. Cela fait un an qu'il a cessé de courir dans le Domaine. Il reste à assister mon oncle, désormais. Lemony essuie ses yeux traîtres d'un ample mouvement rageur. Son nez coule, ce qui est un souci pour sa dignité. Il prend quelques secondes pour retrouver son calme. — Il est mon cousin, pas mon frère, déclare-t-il d'un ton beaucoup plus doux, parce que Moïra ne pouvait pas savoir. L'image du petit garçon est imprimée derrière ses rétines ; quoi qu'il en soit, le lien de parenté est indéniable. Ils avaient enfant les mêmes tâches de rousseur s'étalant sur les pommettes et leur petit nez retroussé. Aurum a hérité du nez de sa mère, mais par un mystère génétique, Quartz et Lemony ont le même, le tenant certainement des grands parents qu'ils n'ont jamais connus. Leur couleur de cheveux est semblable également, quoi que chez le plus jeune, le roux prend le dessus sur l'auburn, presque un feu au soleil. L'ombre qu'est devenu Quartz est une tragédie que Lemony ne pardonnera jamais à Onyx. (Ironiquement, c'est exactement ce qui déclenchera la tempête entre l'homme et sa soeur, menant aux vacances en Islande et en Australie quelques semaines plus tard.) ***
Jusqu'où va l'énergie de Moïra ?Parce qu'elle n'a pas attendu que Lemony hausse la voix, elle était déjà en train de proposer une aventure, un jeu à deux, laissant Luyana à ce qu'elle juge ennuyant. Moïra dispose d'une énergie infinie, couplée à une sempiternelle envie de jouer à laquelle, pour avoir été une figure presque parentale près de Quartz, Lemony est entièrement familier. Le battement d'excitation dans son corps, son pouls qui augmente, lui rappelle que quelques minutes plus tôt, il était prêt à bondir jouer avec elle. Ah ! Mon humeur est volatile, passant d'un extrême à l'autre. Où en suis-je ? J'étais prêt à jouer avec elle, aussi insouciant qu'elle, mais la réflexion sur Quartz a bougé mon humeur. Luyana ne m'a pas répondu ; elle est effacée et cela me perturbe. Morgane, la curiosité d'une telle aventure modifie de nouveau mon humeur et je– c'est– beaucoup. A l'intérieur de Lemony, les émotions sont comme des vagues, de plus en plus hautes. Des courants contraire de chaud et de froid menant à une catastrophe imminente, à savoir la formation d'une tornade. Sa respiration, face à tout, s'accélère. Le choix est sien. Ou presque pas, Moïra l'aurait déjà entraîné par la main au loin, comme Thylas jadis, si elle l'avait pu. J'ai peur. C'est un peu la seule chose qui reste dans son esprit devenu vide. Ca, et l'instinct de préservation. Malgré sa respiration trop rapide et ses poumons douloureux (froid ? Hyperventilation ?), le garçon pose ses mains rougies et gelées sur ses genoux, qu'il appuie un peu plus sur Luyana dans l'espoir de la réveiller. Et il répond à Moïra en tentant de transmettre ses questionnements mais sans la heurter : — Est-ce que Luyana est d'accord ? Et– je ne peux pas courir dehors bien longtemps à cause du froid. Je ne sais pas... inventer. Je ne sais plus le faire. Si Luyana veut venir, est-ce que tu es d'accord ? Il a du mal à laisser la jeune préfète seule. Il est vulnérable, et s'il était laissé seul dans l'après-midi s'assombrissant de Novembre, il aurait sans doute eu le coeur brisé. Il ne souhaite pas ça à ce qui semble être une nouvelle amie. Il regarde Luyana, attendant son aval. La tête lui tourne un peu. Une partie de lui veut quitter ce foutu monde anxiogène pour se réfugier dans une super aventure imaginaire, telle que lui a promis Moïra. Ne plus se soucier de son corps, des autres, juste jouer, jouer tout son soul et ressentir uniquement de la joie, de la peur peut-être mais contrôlée. L'autre... l'autre reste focalisée sur deux choses. Les sentiments de Luyana et, toujours : << Nous n'avons pas fini notre discussion. >> |
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