Le Grand Escalier

Le Grand Escalier >> Monde magique >> Reste du monde

The Blind Sphinx
Deborah Chloé Parker
Veilleuse
5e année
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Serpentard
Messages : 6245
Titre : The Blind Sphinx
Créé : 21/11/2017 à 16:14:02



* C’était un pub presque ordinaire dans une ville qui en comptait des milliers – il était juste plus crasseux et moins accueillant que les autres. Sa façade sinistre, peinte en noir, et ses fenêtres si sales qu’on peinait à voir à travers expliquaient sans doute pourquoi aucun touriste n’y entrait jamais. Une odeur désagréable s’échappait de la porte quand elle s’ouvrait sur l’un des habitués des lieux – les jours où elle n’était pas bloquée par un amoncellement de poubelles. Non, aucun Moldu n’aurait jamais eu l’idée d’entrer là.
The Blind Sphinx était pourtant parfaitement situé, à quelques pas de Downing Street et de Trafalgar Square. Mais un enchantement empêchait les passants de remarquer cet atout. Tout ce qu’ils voyaient, c’était la saleté. Il y avait tant d’autres pubs dans les alentours qu’ils n’avaient aucune raison de passer outre leur dégoût. Ils passaient leur chemin, tout simplement.
La clientèle du pub, elle, insensible à cet enchantement, ne se faisait pas prier pour arriver en masse dès cinq heures de l’après-midi. Car l’emplacement du pub n’avait pas été choisi pour sa proximité avec les attrape-touristes. The Blind Sphinx s’élevait sur une portion souterraine de Whitehall bien connue pour abriter le Ministère de la Magie. Et personne n’avait plus besoin d’un verre que les sorciers qui finissaient leur journée de travail au Ministère.
Ce soir-là, Deborah Parker avait cruellement envie d’un verre, mais ce n’était pas la raison qui l’amena à ouvrir la porte du pub qu’elle connaissait bien. Aussi improbable que cela puisse paraître, elle était là en mission officielle.
Elle se fraya un chemin entre les tables, adressant des vagues signes de tête aux sorciers qui la saluaient. Un an plus tôt, quand elle avait pris le poste de Directrice du Département des Mystères, les regards qu’elle attirait étaient chargés de rumeurs au parfum de scandale. Depuis, les choses avaient changé, tant et si bien qu’elle avait appris à ses dépens qu’un sourire, même imprécis, incitait les vautours et les quémandeurs à la déranger alors qu’elle n’aspirait qu’au calme. Elle se contentait donc d’un signe de tête plutôt froid qui les tenait à distance. *


« Bonsoir, Harmakhis. Une Bierraubeurre, s’il te plaît. »

* Le vieux barman, un homme aux trains aquilins, acquiesça sans mot dire. Personne n’avait jamais entendu le son de sa voix. Personne ne savait même si Harmakhis était son véritable nom, ni comment ses clients en auraient eu connaissance si c’était bien le cas. Lui, en revanche, semblait tout savoir. Deborah aimait ses yeux fatigués qui en disaient plus qu’aucun mot. Elle venait rarement accompagnée, mais elle ne se sentait jamais moins seule que lors de ses conversations silencieuses avec Harmakhis.
Cette fois, elle attendait quelqu’un. Elle n’était pas sûre qu’il viendrait – après tout, elle ne lui avait pas fixé de rendez-vous. Elle ne lui avait même jamais adressé la parole. Mais, alors qu’elle sirotait sa bière en rêvant d’un Whisky, elle avait la certitude qu’elle ne s’était pas trompée. Il viendrait. *

RPG avec Phillipe Von Schwarzbaum.
L'intervention de PNJ n'est pas souhaitée.

Phillipe Von Schwarzbaum
3e année
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Gryffondor
Messages : 2912
Titre : Re : The Blind Sphinx
Créé : 23/11/2017 à 13:34:38 - Modifié : 23/11/2017 à 13:56:03

* Le quartier général des Aurors au ministère était, comme très souvent, particulièrement agité. Entre les multiples affaires qu'ils traitaient, les conversations innombrables sans parler des sorciers qui passaient plus de temps à faire des blagues plutôt qu'à travailler, l'ambiance n'était pas toujours à l'efficacité. Loin de ce laxisme criard, Phillipe bouclait un dossier dans son bureau à l'abri de tout dérangement, finissant les formalités administratives, et rangeant les différentes pièces à convictions. Un tableau s'effaçait de lui-même des caractères qui étaient inscrits dessus, avant de se dissimuler dans un recoin de la pièce, rentrant parfaitement dans le décor sobre qui l'habitait.

Ce n'était guère le goût de justice ou bien l'envie d'améliorer la société qui motivait le sorcier. Mais un sentiment de fierté, d'orgueil démesuré qui s'exprimait après avoir une fois de plus gagné la partie contre un ennemi qui donnait du fil à retordre à ses collègues. Rappelant à ces derniers la supériorité de son intellect, et de sa supériorité tout court. L'Auror était de ces personnalités détestables qui bien tout à fait à même de faire preuve de manières et de politesse quand cela était nécessaire, n'hésitait jamais à écraser les gens qui se trouvaient autour de lui afin de rappeler sa position dominante. Son ego était son moteur, il devait absolument être le meilleur.

L'heure de fin de service était déjà passée depuis un moment lorsqu'il sortit enfin, et avec lui les dossiers et différentes caisses qui le suivaient en flottant avant de le dépasser et d'aller se déposer aux différents lui de stockages, ou bureaux appropriés. Seules quelques pièces sensibles furent déposés en mains propres, avant qu'il ne se dirige vers le lieu de sa prochaine mission. Une mission moins officielle cette fois, mais pas pour autant moins importante, glissée dans une conversation par le ministre à qui il rendait des services grâce auxquels il gardait sa position privilégiée sans provoquer trop de remouds autour de lui.

Un nom, une description, un objectif. Il n'en fallut guère plus à Phillipe, qui avait déjà lancé son investigation, et évalué avec une forme d'appétence la difficulté de la tâche qui se dressait devant lui. C'est donc avec tout ceci en tête qu'il se dirigea d'un pas vif et directif vers un établissement qu'il connaissait bien, faisant fuir les regards courroucés qui lui étaient adressés par une mine implacable teintée d'une pointe de mépris. Arrivant enfin au Blind Sphinx, il put reconnaître les visages de quelques uns de ses collègues qui se détendaient après une journée où ils n'avaient qu'à peine travaillé, ou tout du moins mis en avant le maximum de leurs capacités limitées, ainsi que d'autres sorciers qu'il remettait par leurs noms ou leurs réputations.

Il s'approcha alors du comptoir sans accorder une quelconque attention aux différents sorciers qui pouvaient s'adresser à lui, ou à propos de lui, s'approchant à une distance respectable de la jeune femme qui était l'objet ce soir de toute son attention. *


- Bonsoir, comme d'habitude s'il vous plaît.

* Bien que préférant usuellement siroter un bon scotch confortablement assis dans un canapé de sa propriété, il n'était pas rare qu'il profite du fourmillement et de l'agitation du réputé pub, que ce soit pour réfléchir ou discuter simplement, en compagnie des rares personnes qu'il supportait sur son lieu de travail. C'était en plus un endroit privilégié pour suivre les histoires, les ragots, ou même parfois des discussions qu'on n'aurait pu croire émaner de tel ou tel dignitaire.

Et c'est donc basé sur cette coutume qu'un double verre de Whisky pur feu, sec et évidemment sans glaçons, vint délicatement se déposer face à lui sur le bois laqué, tandis qu'il observait d'un oeil sa voisine, qui au vu de l'état de sa boisson qui elle était étrangement singulière de par la faiblesse de son taux d'alcool, attendait -quelqu'un, lui peut être ? Il n'en savait rien- maintenant depuis de longues minutes.

Agrippant son verre sans réel ménagement remerciant le serveur d'n regard , il se décida à approcher, sans plus de cérémonie, adoptant un ton formel envers la directrice du département des mystères. *


- Miss Parker ? Bonsoir. Phillipe Von Schwarzbaum.

#Magyaràpointes
Deborah Chloé Parker
Veilleuse
5e année
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Serpentard
Messages : 6245
Titre : Re : The Blind Sphinx
Créé : 28/11/2017 à 11:21:44

* Elle le remarqua dès qu'il entra. Elle n'aurait pas su expliquer pourquoi. Peut-être son attention avait-elle plutôt été attirée par l'explosion d'un verre près de la porte, et seulement détournée par la suite vers le sorcier qui faisait son entrée au même moment.
Elle le reconnut tout aussi vite. Les journaux n'étaient pas particulièrement friands de lui - à moins qu'il ne les évitât - mais cela ne l'avait pas empêchée de trouver une photo de lui, quelques heures auparavant. Elle ne prit pas le temps de vérifier si le cliché était fidèle. De toute évidence, il n'était pas là que passer le temps et boire un verre. Il était venu rencontrer quelqu'un.
Le verre, cependant, passa en premier, et Deborah eut la surprise de voir l'Auror s'installer près d'elle. Les deux sorciers étaient presque coude à coude. La distance qu'il avait laissée entre eux était équivoque. Trop courte pour être anodine, mais pas assez pour traduire les intérêts non sollicités qu'elle subissait parfois. La coïncidence était, quoi qu'il en soit, un peu trop belle pour être vraie. Une autre qu'elle se serait inquiétée d'avoir été repérée, mais elle savait pertinemment que ce n'était pas envisageable. Elle avait à peine commencé son enquête. Et elle n'était pas une amatrice. Elle n'avait rien fait pour attirer l'attention de l'homme qui, pourtant, était là.
Un léger sourire aux lèvres, à peine caché par le verre qu'elle y portait de temps en temps, elle attendit. Pas très longtemps. Visiblement, Phillipe Von Schwarzbaum n'était pas homme à prendre son temps. *


« Quoique j'apprécie toujours de ne pas avoir à me présenter, cela pose tout de même un problème, M. Von Schwarzbaum. »

* Elle effleura le rebord de son verre, en dessinant l'arrondi dans un geste dont elle n'avait presque pas conscience, avant de relever les yeux vers lui. *

« Si vous ne me laissez pas énoncer de banalités, comment suis-je censée m'échauffer pour la conversation qui suit ? »

* Son regard bleu resta suspendu à celui de l'Auror un instant de trop, dans un signal plutôt clair. Il connaissait son nom. Il devait aussi connaître son rang. Une troisième chose la définissait, et elle était prête à parier qu'il le savait. C'était une Legilimens. Ses recherches en la matière étaient les plus avancées jamais publiées. Personne n'était vraiment en capacité de savoir ce qu'elle savait et le moindre de ses regards pouvait mettre mal à l'aise le plus honnête des sorciers. Elle en jouait à peine. Elle n'en avait pas besoin. Mais comme tous les atouts, il était toujours agréable de le sortir de sa manche de temps en temps.
Son attention était revenue sur son verre, à moitié vide. Celui de l'Auror la tentait infiniment plus, et elle céda. Autant rendre cette conversation un peu plus intéressante. *


« La même chose, Harmakhis. Ceci ne fait décidément pas l'affaire. »

* Et elle repoussa son verre en direction du barman. *

Phillipe Von Schwarzbaum
3e année
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Gryffondor
Messages : 2912
Titre : Re : The Blind Sphinx
Créé : 29/11/2017 à 20:05:23

* Il n'eut guère besoin de beaucoup plus d'efforts pour lancer la conversation. La sorcière s'en chargeait avec une forme d'habileté discrète, ne cherchant pas à éviter la conversation. Et bien qu'il ne douta pas de l'intérêt qu'on puisse lui porter, avec une sorcière de sa trempe il n'était pas rare de devenir proie alors qu'on se croyait chasseur. Mais il ne pouvait se permettre une telle erreur. Il avait une mission à remplir, et il n'était guère question de finir dans ses filets. Sans l'avoir prévu tout du moins. *

« Je connais beaucoup de moyens de s'échauffer avant ou pendant, voire après une conversation. Mais je dois vous admettre que les banalités n'en font pas partie. »

* Un sourire entendu aux lèvres, mais guère grivois, il soutint volontiers le regard de la Legilimens. Une forme d'assurance ainsi qu'une absence d'angoisse se ressentait dans les yeux azurs de l'Auror. Il se savait scruté : la jeune femme était une déceleuse de pensée cruellement douée. Mais ce qu'elle savait peut-être moins, c'est que la réciproque était vraie et qu'il n'hésiterait pas à en profiter le moment venu. Mais elle détourna vite le regard, comme inquiète qu'on ne la remarque s'enfouir dans l'esprit de son vis-à-vis. Et Phillipe n'eut donc pas plus l'occasion de découvrir quoi que ce soit, s'intriguant néanmoins de cette prudence inhabituelle. Pourquoi ressentait-il une forme de tension chez la jeune femme ? Il n'avait plus pour l'instant les moyens d'y répondre.

Mais la soirée ne faisait que commencer. Et semblait en bonne voie pour délier les langues. *


« L'alcool est un bon allié quand il s'agit justement d'éviter les mondanités. Envoûtante désinhibition offerte par quelques verres de ce divin breuvage. »

* Attendant qu'elle soit servie, il lui tendit son verre afin de trinquer, avant de faire descendre cul sec la boisson, sans une grimace. Le Whisky bien que traître descendit d'une traite, ne réchauffant que le gosier du sorcier, en ayant au passage déposé sur son palet son agréable goût. Le regard tourné sur le barman il lui tendit son récipient vide, tout en lui demandant la suite, avant de reprendre la parole d'un ton moins formel, enjoignant ainsi à une réponse plus cordiale. *

« Pas trop dur de supporter les regards et les jugements au quotidien ? Je crois savoir que votre nomination ne s'est pas faite sans remouds. Un peu comme la mienne. »

* Une petite pause, durant laquelle il tourna sa tête afin de poser son regard sur la foule agitée et bavarde qui les entourait presque. *

« J'ai pour ma part guère mis de temps à faire taire les jalousies. Avec une tendance à dégager ou écraser ceux qui me dérangent. Pas forcément des plus commodes pour se faire des alliés j'en conviens. Mais c'est souvent plus simple de considérer tout son entourage comme des ennemis. Ca évite les déceptions. »

* Son verre de nouveau plein il le sirota avec plus de délicatesse laissant les arômes éveiller ses papilles gustatives, tout en reprenant encore la parole. *

« Et vous comment avez-vous fait ? Vous voilà désormais respectée, saluée. Je suis curieux de savoir comment vous vous y êtes prise pour vous débarrasser de cette ambiance délétère. »

* Rien ne valait un sujet alimenté par sa sincère curiosité. Véritable moteur de son existence, il savait qu'il n'aurait rien à craindre d'une investigation de Parker sur ce terrain là. Quant à lui, il avait reposé son regard sur le visage de la jeune femme, tentant d'y déceler une forme de tension, d'angoisse, camouflant cette discrète investigation par l'observation de ses agréables traits, fins et gracieux, bien que marqués par un sérieux qu'il connaissait bien. C'était le même que le sien. Un étonnant écho qu'il trouva charmant, même si ce charme était, au vu des circonstances, déplacé. *

#Magyaràpointes
Deborah Chloé Parker
Veilleuse
5e année
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Serpentard
Messages : 6245
Titre : Re : The Blind Sphinx
Créé : 26/05/2018 à 13:32:26

* Autour d'eux, les conversations et le raclement des chaises recouvrirent, de leur bourdonnement indistinct, le bruit des verres qui s'entrechoquaient. Du même geste, les deux sorciers avalèrent sans attendre le Whisky qui leur avait été servi, comme pour s'en débarrasser. Il ne restait plus désormais entre eux qu'un morceau de comptoir vide et une conversation qui n'avait rien de de mondain. Deborah avait la nette impression que, comme elle, Von Schwarzbaum avait une idée bien précise de là où cet échange les mènerait. Et elle n'avait aucune intention de se laisser manœuvrer.
Avec grand intérêt, elle nota que l'Auror était de ceux qui comblaient volontiers les silences en parlant d'eux-mêmes. Chez la plupart des hommes, cette tendance ne traduisait rien d'autre qu'une incapacité innée à s'intéresser à autrui. Mais dans ces circonstances, la Legilimens doutait que les choses fussent aussi simples. Parler de soi pour encourager l'autre à parler de lui, c'était un procédé éprouvé de longue date. Et un qu'elle pratiquait selon une règle d'or : prétendre se livrer sans jamais se trahir. Mais Von Schwarzbaum n'avait pas l'air de mentir. Jusque là, il se montrait étonnamment facile à diagnostiquer. Un besoin insatiable de s'imposer. Son réflexe n'allait pas à la prudence ou à la dissimulation. Il pensait probablement que ces artifices gâcheraient son triomphe s'il les utilisait. Une fois de plus, le Choixpeau ne s'était pas trompé et Deborah noya un sourire dans son verre fraîchement rempli. Ah, ces braves Gryffondors. *


« Vous tirez des conclusions hâtives, M. Von Schwarzbaum. On prend souvent les saluts et la stabilité pour ce qu'ils ne sont pas : le respect et l'acceptation. Quoi qu'il en soit, si j'ose dire, il n'y a pas de formule magique. Si certains veulent ma place, ils n'ont simplement pas encore réussi à la prendre. De là à supposer qu'ils ont abandonné l'idée... »

* Comme elle l'avait souvent répété à ses apprentis Legilimens, le secret d'un mensonge réussi - et donc presque indécelable -, c'était sa part de vérité. Derrière la plupart des sourires qu'on lui adressait se cachaient les intérêts personnels, la peur, l'envie, la déférence parfois, mais bien rarement le respect. Cela l'indifférait. Là où Von Schwarzbaum aimait écraser ses concurrents à la vue de tous, elle préférait les voir conspirer, espérer, formuler des plans dans l'ombre - et mettre fin à leurs manigances tout aussi discrètement. Au Département des Mystères s'était installée une guerre aussi féroce qu'invisible où des forces opposées tiraient chacune le bout d'une corde imaginaire sans que celle-ci ne cède jamais d'un pouce. Avec le temps, les opposants de Deborah avaient presque tous été découragés mais elle savait mieux que personne que si son étreinte faiblissait, la corde lui échapperait en une fraction de seconde.
D'un doigt songeur, elle se mit à doucement effleurer le tour de son verre, donnant parfois naissance à un criaillement qui ne semblait pas la déranger. Avec la même quiétude, elle suspendit son geste, releva les yeux pour dévisager l'Auror, et ajouta : *


« Bien sûr, le soutien du Ministre a certainement joué son rôle. Mais j'imagine que je ne vous apprends rien. Après tout, vous en avez aussi bénéficié je crois ? »

* Ses yeux bleus n'avaient jamais semblé aussi candides qu'à cet instant, mais elle ne chercha pas à cacher la pique dans sa voix lorsqu'elle continua. *

« A moins bien sûr que vous n'ayez pas eu besoin du Ministre. Sans compter que son soutien signifierait une allégeance qui pourrait se révéler embarrassante, j'imagine ? De tous temps, les Ministres ont su que se mêler des affaires du Département des Mystères ne leur amènerait rien de bon. Pour les Aurors, j'imagine que c'est différent. Et Salazar sait qu'il n'y a rien que les Ministres aiment davantage que rappeler leurs dettes à ceux qu'ils ont aidés dans le passé... »

* Elle haussa les sourcils, dans une expression qui traduisait le peu d'égard qu'elle avait pour la fonction ministérielle et pour ce Ministre-là en particulier. Ses faveurs, c'était bien la seule raison pour laquelle elle se trouvait là. Mais, en regardant avec attention l'Auror, elle songea qu'elle y trouverait peut-être plus que ce qu'elle était venue chercher.
Une chose était sûre, cette conversation lui apporterait au moins le plaisir de booster son taux d'alcoolémie. D'un geste, elle commanda un autre verre, et Harmakhis fut prompt à exaucer ses souhaits. *

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