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Le temps des poisons
Camille Dubois
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Serpentard
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Titre : Le temps des poisons
Créé : 06/11/2018 à 17:09:28 - Modifié : 02/12/2018 à 21:52:22



* Les rues de Pré-Au-Lard étaient désertes, le froid ayant surement découragés les élèves de Poudlard de sortir leur nez du château. De plus, l'heure était assez avancée et il ne restait donc pas beaucoup de temps avant le couvre feu imposé. Mais c'est à cet horaire bien choisi, qu'une Serpentard avait voulu sortir.

Camille marchait donc, emmitouflée dans sa cape et son écharpe, secouant la tête régulièrement pour regarder à droite et à gauche. Elle cherchait un lieu bien précis. Alors, que la jeune fille fouillait dans la bibliothèque de Poudlard, elle était tombée sur une adresse bien spéciale. Cette boutique était répertoriée pour vendre des objets de magie noire. Dans une rue annexe à celle où les élèves pouvaient trouver confiseries et farces, elle n'était pas très connue.

Toujours animée par un esprit de vengeance, la Dubois ne voulait pas abandonner l'idée de trouver les meurtriers de son frère. En attendant d'avoir plus d'informations, elle cherchait à tout prix des moyens plus ou moins légaux.

La boutique. Elle était là. La jeune fille dévisagea la devanture qui ne portait aucun nom. De loin, on pouvait juste penser que ce magasin était abandonné, même la vitrine était cachée par de gros rideaux rouges pourpres. Mais Camille était sûre que c'était bien le lieu qu'elle cherchait. Le cœur battant d'excitation à l'idée des dizaines de règles qu'elle allait enfreindre, la quatrième année posa sa main sur la poignée et entra.

Une clochette résonna, mais il ne semblait pas avoir de vendeurs. Camille posa ses yeux sur les étagères poussiéreuses où résidaient des objets et des petites fioles remplis de liquides sombres. Gardant sa cape et son écharpe, la jeune fille comptait bien les garder pour qu'on ne remarque pas son âge.

Sans vraiment savoir ce qu'elle cherchait, la jeune fille commença à déambuler dans les allées de plus en plus sombres, toutefois éclairées par une couleur rougeâtre dû aux rideaux. S’arrêtant quelques fois devant certains objets pour lire la courte présentation lorsqu'il y en avait une, la Dubois ne fit bientôt plus attention à l'entrée du magasin. *

RP entre Hellia St. James et Camille Dubois.
PNJ et PJ non autorisé. Merci.

Hellia St.James
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Serpentard
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 06/11/2018 à 17:51:19

Parfois cela faisait du bien de passer du temps en dehors de Poudlard. Hellia se glissait alors discrètement jusqu'à Pré-Au-Lard, dans la vieille maison de village vide appartenant aux St.James depuis des générations. Seule dans la petite bâtisse, il lui était alors possible de lire à loisir tous les livres interdit à l'école ou même discuter librement avec Orphée sans avoir à craindre d'être surprise. Et c'était exactement ce que la sorcière était venue y faire ce jour-là, profitant du froid glacial qui décourageait les élèves de mettre le nez dehors.

Referment doucement en utilisant un sortilège de verrouillage, Hellia inspira une énorme bouffée d'air avant de s'emmitoufler dans sa cape. Elle aimait ce temps et le silence qui régnait dans les ruelles du village sorcier. Ne s'attendant pas à croiser âme qui vive, la jeune femme fut surprise à la vue d'une élève solitaire qui déambulait dans le village.

Silencieusement, la Fourchelang observa longuement la sorcière qu'elle reconnaissait comme étant une élève de sa maison et elle ne pouvait s'empêcher de trouver son attitude suspecte. Cette dernière ne semblait pas faire une simple promenade et ne prenait ni la direction du Chaudron Baveur, ni même celle d'Honeydukes. Fronçant les sourcils et fourrant les mains dans ses poches, la St.James s'élança sur les traces de la Dubois et fut encore plus étonnée de voir cette dernière pénétrer dans une boutique abandonnée. Et pourtant, le tintement des clochettes résonna assez loin pour parvenir aux oreilles de la Vipère. Plus curieuse que jamais, Hellia s'approcha de la boutique devant laquelle elle avait déjà du passer des centaines de fois sans jamais l'avoir remarqué. Que pouvait donc faire Camille Dubois à cet endroit ? Posant sa main gantée sur la poignée, Hellia entra.

Jetant un œil à droite et à gauche, la sorcière s'avançait dans l'allée, observant les étagères où se trouvaient différents objets qui ne lui disaient rien qui vaillent. Pas plus que les fioles contenant des liquides sombres. S'approchant de la Dubois, elle murmura d'un ton froid.



Tu peux me dire ce que tu viens faire ici ?

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Camille Dubois
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Serpentard
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 06/11/2018 à 18:29:42

* Alors que la Dubois fixait un collier, simple, qui semblait être en argent avec un énorme rubis, la clochette de l'entrée tinta. Se retournant brusquement, elle n'eut pas le temps de se cacher alors qu'elle reconnaissait une fille de sa maison.

Et pas n'importe laquelle, Hellia St. James, préfète de Serpentard la regardait froidement. Camille résista à l'envie de rouler des yeux et de soupirer bruyamment. Évidement, il fallait que ce soit elle, qui la trouve ici et maintenant. Heureusement, la jeune fille n'avait rien acheté et si elle réussissait à éloigner la préfète, elle pourrait continuer son petit tour. Ou le reporter.

Gardant une mine neutre, la Dubois lui fit un léger rictus qui se voulait être un sourire à la base. *


Je visite tout simplement. Cette boutique me paraissait bien intéressante et je suis rentrée par hasard évidement.

* Son ton était tout aussi froid que celui d'Hellia, quoique tinté d'une légère ironie qu'elle ne put cacher. La quatrième année jouait avec le feu à ainsi se jouer de la préfète, mais elle était agacée de voir qu'aujourd'hui elle ne pourrait rien ramener à Poudlard. Détournant l'attention du pourquoi de sa visite, la Serpentard reposa ses yeux sur le collier tout en lançant à la St. James. *

Et c'est dans tes habitudes de suivre les élèves de ta maison ? Ou bien tu venais visiter, toi aussi?

* Là, l'ironie était clairement visible. Mais Camille n'était pas vraiment du genre à avoir peur et depuis l'accident, elle devenait plus téméraire, peut être un peu trop. Si Hellia décidait de tout rapporter à la directrice de maison, la Dubois pouvait avoir quelques problèmes pour être entrée dans une boutique de ce style.

Désignant le collier de rubis d'un geste nonchalant, la jeune fille planta son regard dans celui de la préfète sans ciller. *


C'est la boutique parfaite pour faire quelques cadeaux, ce bijou est magnifique.

* Souriant d'un air satisfait, la Dubois attendit la réponse qui ne serait surement pas agréable de la St. James. *

Hellia St.James
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 06/11/2018 à 19:42:40 - Modifié : 06/11/2018 à 19:52:23

Laissant ses yeux se promener à travers la boutique, la préfète comprenait mieux pourquoi celle-ci ne figurait pas sur le plan du village. Pour la trouver, il fallait en connaitre l'adresse et pour connaître l'adresse, il fallait faire des recherches. Des recherches spéciales. L'explication de la Dubois n'était pas plausible et sa voix tintée d'ironie, éveillait de plus en plus la curiosité de la Fourchelang. N'accordant aucune attention au collier désigné par la Vipère, Hellia planta son regard clair dans celui de cette dernière avant de la regarder de haut en bas d'un air moqueur, un sourire narquois retroussant ses lèvres.


Disons que derrière des comportements étranges, se cachent parfois des petites informations croustillantes. Disons aussi que pour une rusée, tu as encore un long chemin à faire.



S'approchant d'une étagère, Hellia posa les yeux sur une flasque qui semblait contenir un œil humain reposant sur une sorte de mousse noire. Esquissant une grimace, la sorcière se retourna vers la Dubois, observant toujours le même collier possédant un unique rubis, la pierre de la prospérité. Juste une des fameuses amulettes dont certains se munissaient en espérant favoriser la richesse ou la santé, cela dépendait des personnes. Haussant les épaules, la préfète s'approcha d'une étagère ou une broche de grenats attira son attention et en lut la petite fiche avant de s'en emparer et de la lancer en direction de la Serpentard.


Si tu recherches quelque chose ayant de la valeur et un minimum de pouvoir, regarde cette broche du dix-septième siècle plutôt que ce collier qui n'est qu'une simple babiole.



S'en s’inquiéter de savoir si Camille avait ou non réceptionné le bijou, la St.James se dirigea vers le second rayon, observant toujours les objets.

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Camille Dubois
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 06/11/2018 à 20:14:08

* Camille fut surprise de la réaction de la préfète, elle s'attendait à des remontrances et à la place, la St. James se moquait tout simplement d'elle. La Dubois ne répondit rien, fixant Hellia, son comportement était étrange. Et la jeune fille détestait ne pas comprendre.

Alors que Camille regardait Hellia prendre la broche, la quatrième année eut une grimace exaspérée. Elle allait vraiment la conseiller sur quoi acheter ? Ou était ce juste une ruse pour la prendre sur le fait et avoir une raison de la dénoncer.

Pourtant, elle prit par surprise la jeune Serpentard qui se mit de côté alors que la broche filait et passait à deux centimètre de son oreille. Celle ci, finit sa course sur l'étagère qui trembla et renversa une partie des fioles et le collier de rubis. Les fioles explosèrent dans un bruit de verre cassé et le collier, lui, fut enlever de son écrin et gisait au sol.

La panique fit ouvrir les yeux de la vipère, et si le propriétaire avait entendu le vacarme ? Rattrapant Hellia, la quatrième année la prit par le poignée avant de vite retirer sa main, elle n'aimait toujours pas les contacts. *


Tu as vu ce que tu as fait ? Avec ta broche du 17ème siècle là. Maintenant on est dans un beau pétrin si le gérant voit ça.

* Et la Dubois ne voulait pas être mise sur liste noir, cette boutique pouvait lui être tellement utile. Fusillant des yeux la préfète, la colère les faisant flamboyer, elle montra les liquides sombres du doigts. *

Occupe toi de ça, je m'occupe du stupide collier.

* Une fois devant le bijou, la Serpentard s'agenouilla et sans craindre quelque chose, le prit délicatement pour le remettre dans l'écrin. Mais une douleur sourde remonta de ses doigts à son coude, lui faisant échapper un petit cri et elle lâcha à nouveau le collier qui alla se mettre au pied de la préfète. *

Tu peux le passer ? J'ai du toucher une partie coupante.

* Mais Camille examinait son doigt et ne voyait aucune coupure, qu'est ce qui lui avait fait mal ? La sensation était passé aussi vite qu'elle était arrivée, ce n'était peut être que dans sa tête après tout. *

Hellia St.James
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 06/11/2018 à 20:50:20

Le bruit de verre brisé avait surpris la préfète qui fut doublement surprise par le contact de la main de Camille sur son poignet. Dégageant sa main à la hâte, fusillant des yeux la quatrième année. Pour qui se prenait-elle pour la toucher de cette façon ? Ne daignant même pas lui répondre, Hellia observa le bazar causé par le manque de réactivité de cette dernière. Il ne fallait quand même pas être poursuiveur pour attraper une simple broche. Levant les yeux au ciel, elle esquissa un sourire devant la panique de son interlocutrice.

Si un simple petit accident de ce genre lui faisait perdre son sang froid, elle pourrait aisément lui tirer les vers du nez sur les raisons de sa venue dans la boutique. Sans se presser, la préfète plongea la main à l'intérieur de sa cape afin d'attraper sa baguette et entreprit de nettoyer les liquides qui s'étendaient sur le sol ainsi que les fioles brisées.

Alertée par un petit cri, Hellia se retourna juste à temps pour observer la quatrième année, agenouillée et le collier s'arrêter à sa hauteur. Haussant les sourcils, elle rangea sa baguette et s'agenouilla à son tour afin de saisir le bijou. Une vive douleur s'élança alors de sa main jusqu'à son poignet, lui faisant lâcher la parure à son tour. Une fois ce dernier gisant au sol, la douleur avait disparu faisant fronçer les sourcils de la Préfète qui se redressa l'air soucieux.
Camille, je crois que ce n'était pas une bonne idée de toucher ce collier. Ou est sa fiche de description ?

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Camille Dubois
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 06/11/2018 à 21:39:29

* Regardant toujours son doigts et même sa main entière, qui n'avaient rien, la jeune fille aperçut du coin de l’œil qu'Hellia lâchait à son tour le collier. La sorcière fronça les sourcils, qu'est ce qui clochait avec ce bijou ?

Cherchant sur l'étagère, où le collier était présenté avant de tomber, une quelconque description, Camille ne se rendit pas compte qu'elle tanguait légèrement. La main légèrement tremblante, la jeune fille poussait les fioles poussiéreuses qui étaient restées, mais en vain. Il ne semblait pas avoir de petit mot pour ce collier de rubis. Aucune aide pour que les deux Serpentard puisse savoir à quoi elle avait à faire. Si danger il y avait. *


Je ne trouve rien. Vérifie dans l'écrin.


* La Dubois avait perdu son ton sec, sa voix était même plutôt faible qui finissait sur un chuchotement. Passant une main sur sa tête et ses yeux, la quatrième année tangua à nouveau. Son environnement devenait flou, et la sortie semblait de plus en plus lointaine. Alors qu'elle voulait aller du côté de l'écrin pour voir par elle même, ses pieds ne répondirent plus, et cela donna un mouvement désordonné. *

Je...Je ne me sens pas très bien.

* Murmura t elle, sans vraiment faire attention si la St. James l'avait entendu, ou si elle était dans le même état qu'elle. La jeune fille glissa au sol tout en essayant de s'appuyer sur les rayons, faisant chuter au passage encore quelques objets. Ses membres devenaient lourd, elle ne pouvait plus lever ni sa main, ni ses jambes.

Et alors que ses yeux se fermaient, alors que son coeur battait si fort qu'elle l'entendait dans ses oreilles, la vipère eut le temps d'apercevoir un lueur rouge vif venant du rubis. C'était le collier, elles n'auraient pas du le toucher. Car maintenant la Dubois en était sûr, on allait les retrouver ensorcelées ou morte dans ce magasin.

Mais Camille n'eut pas le temps de penser à cela bien longtemps, déjà les ténèbres l'engloutissaient et sa tête tomba lourdement sur le sol. *

Hellia St.James
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 06/11/2018 à 22:03:57

L'écrin. Parcourant en un rien de temps la distance qui la séparait de l'étagère ou était déposé l'écrin, la Vipère eut un léger étourdissement. Si léger qu'elle ne désirait pas en prendre compte. Il fallait absolument trouver les informations de collier. Poussant un peu Camille qui lui bloquait l'accès à l'étagère, la préfète découvrit l'écrin. Faisant mine de s'en emparer, elle suspendit son geste. Ce dernier ne semblait contenir aucune fiche et mieux valait ne pas y toucher.


Ce n'est pas vraiment le moment de se sentir mal. Il faut absolument trouver cette fiche ou bien trouver un moyen pour emmener ce maudit collier avec nous à Poudlard. Ce n'est pas normal que...


Sa tête tournait rapidement, l'empêchant de terminer sa phrase. Se retenant à une étagère, Hellia se retourna lentement vers la Serpentard qui gisait au sol. Prise de panique, la cinquième année tentait tant bien que mal d'attraper sa baguette, mais sa respiration se faisait de plus en plus courte. Un voile s'étendait devant ses yeux et alors qu'elle poussait un cri pour alerter les propriétaires de la boutique, la préfète se retrouva allongée sur le sol sans même savoir comment cela était possible.

Utilisant ses dernières forces pour tenter de ramper jusqu'à la quatrième année, la sorcière sentait son cœur battre tellement vite qu'il résonnait à ses oreilles. Luttant de toutes ses forces pour ne pas fermer les yeux, Hellia se sentait glisser, tourbillonnant dans le noir qui scintillait d'éclats rouges.

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Camille Dubois
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 06/11/2018 à 22:34:30

* Ce fut le froid qui réveilla la Dubois, papillonnant des yeux, la jeune fille se releva doucement massant ses tempes avec ses doigts. Son crane la faisait souffrir et son entourage n'était pas encore assez stable à son gout. Mais alors que tout redevenait à peu près normal et qu'elle remarquait la forme du corps d'Hellia à côté d'elle, la Dubois eut un choque.

Elles n'étaient plus dans la boutique. Enfin, elle était manifestement dans un arrière boutique, ou un endroit où l'ont stockait des ingrédients. Et ici des plantes séchées en particulier. Camille commença à s'inquiéter, on les avait trouver évanoui dans la boutique et enfermée ici ? C'était probable, le gérant n'avait peut être pas voulu les ramener à Poudlard.

Se levant en vacillant légèrement, elle s'approcha de la porte qui n'était pas fermée. L'entrouvrant légèrement, elle put entendre une voix de femme qui chuchotait. *


Pour vous débarrassez de votre mari ?.... La Ciguë fera l'affaire... Quelques écus ...Oui, c'est cela...

* Camille n'entendait pas toute la conversation, mais les termes utilisé lui semblait bien étrange. Refermant la porte avec douceur pour ne pas faire de bruit, elle revint au côté d'Hellia et la secoua doucement. *

Hellia ? Hellia réveille toi. Il faut qu'on rentre à Poudlard.

* Mais alors que la quatrième année essayait de réveiller la préfète, la porte s'ouvrit sur une femme. Habillée étrangement elle fixa les deux jeunes filles avec un froncement de sourcil. *

Qu'est ce que vous faites là toutes les deux ? Vous essayez de voler La Voisin ? Déguerpissez tout de suite ou je vous donne à boire un petit quelque chose.

* Son accent était étrange, ainsi que la façon dont elle parlait. Camille ne comprenait pas tout et regardait alternativement Hellia et cette femme. Elle empoignait déjà sa baguette mais ne savait pas comment réagir, la femme n'était pas habillée comme une sorcière. Elle n'était pas habillée comme une moldue non plus.

Et là, cette femme semblait perdre patience en regardant les deux filles dans sa réserve de plantes mortelles. *

Hellia St.James
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 06/11/2018 à 23:25:29

Ouvrant difficilement les yeux, Hellia rencontra le visage de Camille Dubois. La vision encore floue, la sorcière referma les yeux avant de les ouvrir à nouveau. Que faisait donc Camille dans son dortoir ? Et surtout pourquoi se permettait-elle de la réveiller ? Marmonnant, la préfète tente de se redresser pour prendre appuie sur ses coudes et se rendit compte qu'elle n'était ni sur son lit, ni dans son dortoir mais sur un sol de pierre poussiéreux. Se souvenant alors de la boutique, une odeur de soufre et d'aloès chatouillait ses narines, la faisant éternuer.


Mais qu'est-ce que...


S'asseyant sur le sol, la St.James remarqua alors une femme se tenant dans l'embrasure d'une porte. Cette dernière les regardait, l'air menaçant. Était-ce la propriétaire de la boutique ? Certainement. Se relevant avec difficulté, la cinquième année observa la tenue étrange de la femme avant de s'adresser à elle.
Ecoutez, nous sommes désolées du désordre que nous avons causé. Nous pouvons payer les réparations si vous le désirez mais, le professeur Bates ne doit pas être au courant de notre visite.

La bonne femme regardait les deux jeunes filles, sourcils froncés, faisant ressortir deux gros plis au niveau de son front, ce qui la rendait encore plus effrayante.
Comme ça on veut voler la voisin hein ? Comme ça on croit pouvoir entrer chez elle comme dans un moulin ? Je m'en vais vous montrer de quel bois la Voisin se chauffe !

Plissant les yeux, La Voisin s'approchait. Attrapant sa baguette, la St.James la tendit devant elle, se plaçant devant Camille pour la protéger de cette femme qui s'exprimait dans un accent plus qu'étrange presque incompréhensible.


Ne faites pas un pas de plus !



Un sourire défigura le visage de la femme, laissant apparaître une dentition gâtée, plus qu'horrible. Elle ne prenait pas l'avertissement de la préfète au sérieux en tout à première vue. Forçant Camille à reculer, Hellia agita sa baguette sans hésiter un instant de plus.


Petrificus Totalus !



Le corps tomba lourdement au sol, une expression de surprise sur le visage. Hellia rangea sa baguette et s'adressa à la quatrième année.
Tu peux me rappeler pourquoi tu as eu l'idée d'entrer dans cette boutique au juste ?

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Anciennement Hellia Malitia




Camille Dubois
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 07/11/2018 à 12:54:30

* Enfin Hellia se réveillait, Camille en était tout de même bien soulagée, surtout en voyant le visage menaçant de la femme. De plus, elle fut bien heureuse d'apprendre que la préfète ne désirait pas elle non plus que l'affaire s'ébruite. Son plan pour récupérer quelques objets n'était peut être pas tombé à l'eau finalement. Mais le discours étrange de cette femme apparemment nommée La Voisin inquiéta la jeune fille.

Avec force, Hellia prit le contrôle de la situation, pétrifiant la femme avant qu'elle ne puisse agir. La quatrième année était mortifiée, elle ne comprenait pas comment une simple visite dans une boutique pouvait tourner à ce point au désastre. Mais la pique de la préfète la secoua, ce n'était tout de même pas complétement de sa faute, si elle ne lui avait pas lancé la broche...

Répliquant sans même penser vraiment à ce qu'elle disait, la jeune fille prit le même ton que la St. James. *


Et tu peux me rappeler pourquoi tu as eu l'idée de lancer des objets de magie noir dans cette boutique, au juste ?

* Mais elle prit bien vite conscience que pour sortir d'ici sans réelles punitions, il faudrait qu'elle soit plus aimable avec sa préfète. Désignant d'un coup de tête la femme pétrifiée, elle se dirigea vers la porte et l'entrouvrit. *

Partons d'ici, avec un peu de chance, elle n'aura pas vu les couleurs sur nos vêtements.

* Et ainsi ne pas révéler que deux Serpentards s'étaient introduite dans sa boutique au directeur. Une fois qu'elle fut sûr qu'Hellia la suivait, Camille sortit de la réserve rapidement. Remettant la capuche de sa cape, elle ne fit pas vraiment attention à la boutique qu'elle traversait. Pourtant celle ci avait bien changé, il n'y avait plus d'objets étranges, seulement des bocaux en verres remplies de plantes et de mixtures. Elle était tout de même aussi poussiéreuse et l'odeur de plantes séchées emplissaient l'air.

Le principal soucis de la Dubois étant de sortir, elle poussa énergétiquement la porte et s’arrêta tout aussi brusquement sur son pallier. Alors qu'elle avait baissé le nez pour cacher son visage, ne voyant pas les changements de la boutique, l’extérieur lui ne pouvait tromper. Ce n'était plus Pré-Au-Lard.

Avançant d'un pas hésitant, la vipère fixait la rue sale, et plissait le nez car l'odeur n'était pas vraiment agréable. Elle recula brusquement, poussant légèrement la préfète, alors qu'une carriole tirée par un cheval manquait de l'écraser. Personne ne roulait plus en carriole de nos jours ? Et ce n'était rien comparé aux personnes pressées qui passaient devant eux, tous habillé plus ou moins salement, certaines femme avec paniers sous les bras.

N'essayant même plus de faire semblant et laissant la stupéfaction s'étaler sur son visage, elle fixa Hellia. *


Mais où sommes nous ?

* Lâcha t elle dans un souffle, rangeant sa baguette dans sa manche. Elle pressentait qu'elles n'étaient plus entourés par des sorciers, mais la quatrième année ne comprenait pas non plus par quoi elles étaient entourés tout simplement. *

Hellia St.James
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 07/11/2018 à 19:25:06

Hellia secoua sa cape pleine de poussière avant d’emboîter le pas à la Dubois, surprise par le lieu ou elles se trouvaient maintenant. La pièce n'avait en effet rien à voir avec la boutique ou elles étaient entrées. S'approchant d'une étagère en vieux bois brun ou étaient disposés de nombreux bocaux de verre contenant toutes sortes de plantes, la préfète fronça les sourcils, continuant son inspection, découvrant des objets inhabituels comme des figurines de cire modelées, des bouteilles en verre épais qui contenaient décoctions verdâtres, des drôles de boulettes de cires contenant de la poudre noire, tout autant de chose qui l'intriguait grandement.

Ne prêtant plus attention à la Serpentard qui l'accompagnait, la Fourchelang s'approcha d'un secrétaire en désordre sur lequel se trouvait des pièces de monnaies en bronze sur lesquelles était gravée une tête d'homme. Prenant l'une d'elles entre ses doigts, la Vipère l'observa longuement. Ce n'était pas une noise, cela n'y ressemblait définitivement pas. Retournant la pièce en plissant les yeux pour déchiffrer les gravures, la St.James fut surprise d'y lire "Liard de France". Reposant cette dernière ou elle l'avait trouvée, Hellia balaya de la main la question de Camille sans même y accorder un regard.



J'aimerais bien le savoir justement.



Farfouillant parmi le désordre du secrétaire, un papier glissa au sol, atterrissant sur ses chaussures. S'agenouillant pour le récupérer, la cinquième année fronça un peu plus les sourcils. Il s'agissait d'une feuille jaunie, fine et qui semblait à première vue, être un journal. C'était le titre de ce dernier qui interpellait la Vipère. En effet, "La Gazette" n'avait pas l'air d'être un journal sorcier. Pas plus qu'un journal tout court d'ailleurs. La date était ancienne et les faits rapportés, difficilement lisibles. Elles devaient se trouver chez un collectionneur de choses étranges et anciennes. Restait à savoir pourquoi et surtout qui les avaient emmenées jusqu'à cet endroit.

Relevant enfin les yeux en direction de la Dubois figée sur le seuil de la porte, Hellia s'approcha d'elle et fut bouche bée à son tour. Devant ses yeux, les ruelles si propres du village sorcier étaient recouvertes de boue et de crottin, les passants semblaient tous avoir revêtu des déguisements sales et de mauvais goût. Poussée par Camille, la préfète regarda une carriole s'éloigner sans parvenir à assimiler tout ce qui se présentait sous ses yeux. Bousculée brutalement par un passant sentant le vin, la St. James sembla reprendre ses esprits. Empoignant la Dubois par la manche de sa robe de sorcier, elle la repoussa à l'intérieur de la boutique avant de s'emparer de sa baguette et de verrouiller la porte avec précipitation.



Débrouilles-toi pour fermer ses gros rideaux là ! Il faut absolument que tout le monde pense que c'est fermé, on ne doit pas être dérangées. Je ne sais pas où nous sommes ou ce qui se passe mais, il faut le découvrir.



Sans attendre de réponse de la quatrième année, Hellia poussa la porte de l'arrière-boutique ou celle qui s'était présentée comme se nommant La Voisin était toujours immobilisée de tout son long sur le sol. S'approchant d'elle, la St.James fouilla l'intérieur de ses poches pour s'assurer que cette dernière ne cachait pas de baguette magique. Se redressant, Hellia lui adressa un regard noir et s'adressa à elle d'un ton froid.


Je vais vous libérer mais, je vous préviens, au moindre geste brusque de votre part, je n'hésiterais pas à recommencer. Si vous criez, votre sort sera pire, croyez-moi.



Agitant sa baguette en direction de la femme, celle-ci commença à se débattre dans tous les sens avant de comprendre qu'elle pouvait se relever, ce qu'elle fit, s'appuyant sur une étagère, visiblement gênée par son embonpoint, poussant des jurons. Faisant face à la cinquième année, la femme la dévisageait d'un regard mauvais et empli de méfiance.


Très bien. Ou sommes-nous ? Qui êtes-vous ? Pourquoi sommes-nous là ?


Je jure que j'n'ai rien à voir avec elle. Nulle part vous ne trouverez un gens de bonne foi pour vous dire que la marquise fréquentait la Voisin. Jamais la marquise n'a mis les pieds ici au 23 rue Beauregard. J'ne suis que sage-femme, j'...


Je me moque de tout ça! Répondez-moi tout de suite ou sommes-nous ? Qui êtes-vous ?


23 rue Beauregard chez Catherine Deshayes, à Paris. On m'appelle la Voisin. La marquise n'est pas une d'mes clientes j'vous le jure, mon mari est témoin, les bonnes gens qui s'en viennent chez moi...


Déjà, Hellia n'écoutait plus du tout la femme. Paris. Que faisaient-elles ici ? Comment étaient-elles arrivées jusqu'ici ? Prise de vertige, elle s'approcha d'une étagère pour s'y appuyer alors que la femme bondissait en dehors de la pièce en hurlant à l'assassin. Sans perdre une seconde, la St.James agita une fois de plus sa baguette et une fois de plus, la Voisin tomba de tout son long sur le sol.

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Anciennement Hellia Malitia




Camille Dubois
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 07/11/2018 à 20:09:58

* Alors qu'Hellia la repoussait à l'interieur, Camille prit vraiment conscience qu'elles étaient dans un beau pétrin. Elle acquiesça et ferma les rideaux précipitamment, tout en jetant un dernier coup d'oeil au travers de la vitrine sale. Jamais elles se fondraient dans le décors, leurs capes et leurs habits étaient si différents.

Alors qu'elle allait en faire remarque à la préfète, la Dubois s’aperçut qu'elle avait disparut de l'entrée de la boutique. Il n'y avait qu'un seul autre endroit où elle pouvait être, et la jeune fille se dirigea donc vers la réserve de plante d'où elles venaient.

Alors que la quatrième année arrivait, la femme lâcha leur emplacement exact. Paris. Elles étaient à Paris. C'était donc l'accent étrange qu'elle avait perçu sans s'en rendre compte alors que La Voisin parlait à sa cliente ? Camille était franco anglaise, elle maniait donc cette langue à la perfection, mais le français qu'elle utilisait était étrange, différent que celui que la quatrième année parlait chez elle.

Camille recula lentement, le cœur battant, elle laissa à la préfète le soin de s'occuper de la femme, priant pour qu'elle maitrise le sortilège d'oublis. Revenant à l'entrée de la boutique, elle passa derrière le comptoir destiné au client. La jeune fille cherchait quelque chose de bien précis et le trouva sans mal. Un lourd volume dont les pages ne semblaient pas être le papier que Camille avait déjà vu, ni le parchemin qu'elle utilisait en cours. Mais il semblait y être écrit une sorte d'inventaire, les plantes qui sortait, les objets rentrant.

Mais ce que cherchait la vipère avec empressement c'était les minuscules patte de mouche à chaque début de page, c'était la date. Relisant plusieurs fois, tournant les pages sans vraiment y croire, la Dubois ne réalisait pas.

Cherchant Hellia, la Serpentard prit le volume comme preuve. Alors qu'elle trouva la préfète, qui avait une seconde fois pétrifiée la femme, elle lui désigna la date d'un doigt. *


Hellia, nous avons un problème.

* Et fixant la St. James, elle dit à voix haute, confirmant ce qu'elle avait lu quelques minutes plus tôt. *

Nous sommes à Paris en 1679.

* Voilà, c'était dit. Laissant le loisir à la préfète de consulter le registre, Camille s'enfonça dans une pièce annexe. Là ou dormait surement La Voisin, il n'était pas rare que les commerçant habite sur leur lieu de travail après tout. La Dubois regardait avec dégout les vêtements, jamais elle ne porterait ça. C'était hideux, et en plus, cela sentait mauvais. De toute façon la femme était bien plus grosse qu'elle, jamais ses vêtement ne lui irait.

Mais il fallait bien trouver un moyen de rentrer chez elle. Et pour ça peut être sortir de la boutique. Prise d'un soupçon, elle retourna dans les rayons mais aucune trace du collier de rubis. Ce ne sera pas par ce moyen qu'elles retourneront à leur époque et en Ecosse.

Retrouvant sa préfète, Camille la fixa, les bras croisés sur sa poitrine. *


Je sais parler français mais jamais nous ne nous fondrons dans la masse avec nos vêtements. Et ceux de celle là, ils ne sont clairement pas pour nous. Il faut qu'on trouve un sorcier pour qu'il nous renvoie à notre époque.

* Être dans un environnement moldu déplaisait fortement à la sang pure qui commençait à se sentir mal à l'aise et en danger. De plus, elle ne savait pas vraiment si ce siècle était à l'aise avec les sorciers, surement que non. Et la France n'était pas connue pour son histoire douce avec ceux ci. Frissonnant, la jeune fille commença à penser à ce qui leur arriverait si on les prenait pour des sorcières, ce qui était vrai. Elle ne voulait pas avoir tout Paris à ses trousses. *

Hellia St.James
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 07/11/2018 à 22:28:19

Paris. 1679. Paris. 1679. La voix de Camille répétant ses mots résonnaient dans son esprit et la St.James, toujours appuyée contre l'étagère, ne parvenait pas à se reprendre ni à réaliser vraiment. Pourtant, elle s'obligea à se redresser et s'approcha de Camille qui lui tendait une sorte de carnet. Tournant pages après pages, la préfète observait toujours la même date. Refermant le registre d'un mouvement sec, elle le laissa glisser à ses pieds sans s'en préoccuper et se précipita vers le secrétaire dans la pièce voisine.


Ce n'est pas possible.



Pourtant tout concordait. La gazette, les pièces, les vêtements immondes. Le mobilier. Le langage étrange de la Voisin. Tout.


C'est ce maudit collier dans la boutique ! C'est au moment où nous l'avons touché que tout a commencé. Je croyais que seuls les retourneurs de temps permettaient de voyager dans le temps... Il faut le retrouver, il doit forcément nous avoir suivis.



Entreprenant des recherches sur les étagères, Hellia butta sur le corps pétrifié de la Voisin et s'arrêta interdite. Elle avait usé de sa magie sur une moldu. Passant nerveusement la main dans ses cheveux, la préfète fixa la femme longuement pendant que Camille disparaissait dans une autre pièce. Il était impossible de laisser ses souvenirs à la propriétaire des lieux, il en allait de leur sécurité. Ses maigres talents en Légélimancie ne pouvaient pas lui permettre d'entrer dans l'esprit de cette dernière, ne lui laissant comme solution que le sortilège d'amnésie. Elle en connaissait la formule et la gestuelle grâce aux manuels que lui prêtaient Milan mais, jamais encore la St.James ne l'avait employé. Se concentrant, elle pointa sa baguette sur la Voisin et prononça la formule en espérant ne pas altérer les facultés de cette dernière mais déjà, son regard se faisait lointain, signe de la réussite du sortilège.

Soulagée, la Fourchelang s'approcha une fois de plus des étagères ou se trouvaient toutes sortes de plantes, une idée en tête. Ouvrant les pots pour en sentir le contenu, elle se retrouva vite les bras chargés de contenants en verre. Déposant le tout avec soin sur une table qui à première vue semblait servir à préparer les mélanges étranges qui étaient exposés en rayons, la Vipère attrapa un bol en terre cuite et y jeta de la camomille, de la verveine et de la mélisse puis attrapant un mortier en fer, broya le tout pour obtenir une sorte de poudre. Concentrée, la Vipère n'avait pas entendu Camille revenir dans la pièce, apparemment préoccupée par un autre problème tout aussi important auquel la St.James n'avait même pas pensé. Soupirant, la préfète s'adressa à la quatrième année en murmurant.



Je n'avais pas pensé à ça. Tu peux me trouver de l'eau s'il te plaît ? Je voudrais lui faire boire ça. Ça va agir comme un somnifère, elle va imaginer qu'elle a fait un rêve. Enfin, je l'espère. Après ça, on va trouver une solution pour les vêtements.



Jetant un œil sur les vêtements portés par la Voisin, Hellia fronçait déjà les sourcils. Grâce à un sortilège, elle pourrait facilement ajuster les vêtements de celle-ci à leurs tailles mais, l'odeur qui s'en dégageait lui donnait la nausée.

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Camille Dubois
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 07/11/2018 à 22:57:40

* Alors que Camille observait, toujours les bras croisés sur sa poitrine, Hellia faire une mixture avec les plantes trouvés dans la réserve, celle ci lui demanda de trouver de l'eau. Comme si c'était facile, à l'époque ils n'avaient surement pas l'eau courante. Les robinets manquaient déjà à la jeune fille. Mais, si l'intuition de la Dubois ne la trompait pas, cette La Voisin jouait avec les plantes et les filtres. Elle devait donc avoir une réserve d'eau quelque part.

Filant silencieusement dans la pièce à dormir, elle aperçut un seau en bois remplis d'un liquide. Mais l'odeur qui s'en dégageait faisait clairement penser à autre chose que de l'eau. Plissant le nez, la jeune fille regarda autour d'elle et sortit sa baguette. Lançant tout d'abord un sortilège de récurage sur le sceau, la sorcière enchaina avec celui d'aguamenti.

Le seau plein, la Dubois le prit à deux main pour l'emmener à la préfète. Le posant à ses pieds, elle s'essuya précipitamment les mains sur sa cape. La saleté de l'époque ne lui convenait pas vraiment. Désignant d'un coup de tête, le mélange que venait de finir la St. James, elle lui lança. *


Tu es sûr de ce que tu fais ? Et si elle meurs ? Et si cela changeait toute l'histoire à cause de nous ?

* La quatrième année n'était pas une experte sur les voyages dans le temps, mais elle ne voulait pas jouer avec ça. Et si les deux jeunes filles provoquaient des évènements qui déréglaient le temps ? Camille ne voulait pas rester coincée dans cette époque arriéré. La colère et l'impatience de l'adolescente commençait à monter, essayant de contrôler sa voix pour ne pas énerver en plus la préfète, elle pianotait sur sa baguette en tapant d'un pied. *

Il faut qu'on sorte d'ici. Plus on reste plus c'est louche. Elle a parlé d'une marquise, les sorciers de l'époque pourraient venir ici pour se fournir en...

* Elle désigna l'étalage de plantes et autres ingrédients. *

En ça. Cette marquise pourrait être une sorcière. Et en tout cas elle habitera dans autre chose que ce taudis.

* La jeune fille regarda ses vêtements, il restait toujours ce problème. Mais avec de l'argent on pouvait tout acheter n'est ce pas ? La Dubois décida de vérifier cette adage, allant rapidement vers le secrétaire où elle avait vu que la femme gardait son argent. Prenant une petit poche en cuir bien lourde, elle revint vers Hellia, la secouant devant elle. *

Et si on allait faire du shopping ?

* Un tailleur pourrait leur fabriquer des vêtements bien mieux et adapté à la situation. Et avec un petit plus, il oublierait peut être avec quoi était venu les deux jeunes filles. *

Hellia St.James
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 07/11/2018 à 23:35:00

Remerciant la quatrième année pour le seau qu'elle déposait à ses pieds, Hellia examina l'eau trouble. Elle n'allait certainement pas y plonger la main. Regardant autour d'elle à la recherche de n'importe quel instrument qui pourrait faire l'affaire, elle avisa une énorme louche en métal pendue sur le côté de la table. Voilà qui était parfait. S'en saisissant la Vipère plongea cette dernière dans le seau, prenant garde de prendre suffisamment d'eau pour diluer la poudre et à l'aide d'une cuillère en bois qui traînait sur la table, elle mélangea le tout.


Si j'ai bien reconnu les plantes, elle ne risque pas de mourir. Ma grand-mère apprécie les infusions et j'ai assez souvent vu nos elfes lui en préparer. Tu peux m'aider ?



S'approchant de la Voisin, la préfète déposa le bol sur une étagère et lança le contre-sort. Les yeux toujours dans le vide, la fausse sorcière ne semblait pas réagir. Montrant à Camille comment soutenir la tête de cette dernière, Hellia approcha le bol de sa bouche, lui faisant boire doucement tout le mélange. Puis aidée de la quatrième année, elle aida la Voisin, qui semblait peser plus lourd qu'un géant, à se relever afin de la conduire jusqu'à son lit où celle-ci se laissa tomber comme une masse. Satisfaite, la Fourchelang fit signe à Camille de la suivre et referma la porte derrière elles.


Elle ne devrait pas tarder à dormir. Je suis d'accord avec toi, nous devons sortir d'ici. Cependant...


La préfète fronça les sourcils en voyant la Dubois farfouiller le secrétaire et revenir vers elle, une bourse à la main. Néanmoins, Camille semblait oublier un détail.


Attends une minute. Faire du shopping d'accord, mais on ne peut même pas imaginer sortir d'ici dans nos vêtements. On se ferait trop remarquer.



Sans lui laisser le temps de répondre, la sorcière pénétra une fois de plus dans la chambre où la Voisin ne dormait pas encore et ouvrit l'armoire en plissant le nez, se retenant d'éternuer à cause de la poussière. Observant les vêtements qui s'y trouvaient, la Préfète s'empara de deux robes hideuses avant de retourner dans la pièce et d'en lancer une à Camille.


C'est une véritable infection par Salazar ! Utilise le sortilège de nettoyage et ensuite n'oublie pas de la réduire pour l'ajuster à ta taille. On va pouvoir se recouvrir de nos capes mais il faut brûler nos uniformes.



S'employant à réaliser ses propres conseils sur la robe qu'elle tenait entre ses mains, la Vipère se déshabilla et passa le vêtement encore un peu grand pour elle mais cela ferait l'affaire. Se dirigeant vers la cheminée, elle jeta son uniforme dans le feu puis se dirigea vers la porte de la boutique ou elle se retourna vers la quatrième année.


Prête ?

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Camille Dubois
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 08/11/2018 à 12:07:06

* Camille aida Hellia à soutenir la femme pendant qu'elle lui mettait le liquide dans la bouche. La jeune fille tenait sa tête, qui pesait déjà assez lourd, du bout des doigts, les cheveux gras de la Voisin la dégoutait. Ses yeux vides dû au charmes d'oublis qu'avait lancé la préfète, était assez effrayant, et la Serpentard s’empêcha de la fixer. Sa mère avait déjà usé du charme devant elle, lui promettant que cela servait dans son éducation, mais elle était Legelimens, et jamais ses cibles n'avaient eu ce regard.

Alors qu'elles la déposait sur son lit aussi propre qu'elle, Camille détourna le yeux de la vision de La Voisin, toujours une mine de dégout sur son visage. Et cela ne s'améliora pas en voyant la tenue que lui tendait Hellia. Il fallait vraiment qu'elle porte ça ? En se promettant qu'elle l’enlèverait bientôt et en n'oubliant pas le sortilège de récurvite, qui permettait à l'odeur de devenir à peu près supportable, la Dubois imita la St. James en enfilant une robe d'un marron passé. Le tissu grattait, rêche, et même avec un sort pour le rétrécir, la robe pendait mollement sur la taille fine de la jeune fille.

Grommelant sans vraiment savoir si Hellia l'entendait, elle ne put s’empêcher de dire. *


Même les elfes de maisons sont mieux habillés.

* Pour finir, la jeune fille enfila sa cape et respira un bon coup pour sentir son odeur à la place de celle de la robe. Elle acquiesça à la question de la préfète, oui elle était prête. Elle ajouta son uniforme au feu, un serrement au cœur lorsqu'elle vit les couleurs vert et argent partir en fumée.

Mais la quatrième année ne s'attarda pas, et ouvrit la porte pour la seconde fois. Cette fois ci, elle cacha bien sa surprise sous une mine neutre, il ne fallait pas attirer l'attention, se rappelait elle. Mais la Dubois n'était clairement pas à l'aise, ses yeux paniqués fixant les moldus qui passaient sans faire attention à elles. Pour se rassurer la quatrième année effleurait sa baguette à l'abri dans sa poche et se rapprochait de la préfète.

Murmurant pour elle même, la jeune fille fixa son regard dégouté sur un enfant vêtu de haillon qui mendiait tout en louchant sur les bourses de personnes mieux habillés. *


Ils sont pathétiques.

* Pour sa première expérience dans le monde moldu, c'était du beau. Elle prit alors une inspiration et se mit en marche, les mains touchant baguette et le petit pochon de cuir avec leur argent.

Les deux jeunes filles n'eurent pas à aller très loin, très vite une boutique de tailleur désignée uniquement par un ciseau comme enseigne fut visible. Camille essayait de rester le plus proche possible de la préfète, elle ne voulait pas qu'ils la touchent. Et dans ces rues étroites c'était très dur pour la Dubois d'éviter qu'on ne lui rentre dedans. De plus, les deux jeunes filles attiraient les regards, elle étaient très grandes pour l'époque et surplombaient la majorité des personnes qui se retournaient sur leur passage.

Jetant un regard pressé à Hellia, la quatrième année lui désigna la boutique du tailleur. *


Vite rentrons. J'ai l'impression que nous le monde nous regarde. Et je veux me débarrasser de cette robe.

Hellia St.James
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 08/11/2018 à 17:26:24

Évoluer dans une telle rue ne s'avérait pas chose facile. Le sol était recouvert de boue glissante qui ne laissait pas de chance à un mauvais pas, des carrioles tirées par des chevaux passaient à vive allure soulevant des nuages de poussière, sans prendre garde à la foule qui se bousculait pour leur laisser place. Les vitrines des boutiques étaient sales, recouvertes de poussière, ne permettant pas de voir ce qu'il se vendait à l'intérieur, seules de lourdes enseignes suspendues par des chaînes, indiquaient pour certaines, le type de magasins. Les odeurs mélangées ne permettaient pas d'en identifier une seule.

Au milieu de tout cela, les deux sorcières devaient jouer des coudes pour se frayer un chemin. De temps à autre, la St.James jetait des coups d'œil à la quatrième année afin de s'assurer qu'elle suivait bien le même chemin. Le visage de cette dernière laissait transparaître sa peur et Hellia ne pouvait que la comprendre, elle aussi était terrorisée et dans l'incompréhension la plus totale mais, elle se faisait violence pour rester impassible, comme à son habitude. Il n'était pas possible qu'elle se laisse aller sans redoubler la peur de Camille et il fallait absolument que l'une d'entre elles garde son sang-froid et laisse à penser qu'elle maîtrisait la situation, alors qu'elle n'avait que l'envie de prendre ses jambes à son cou et de fuir cette rue et ses passants immondes. Interpellée par la voix de la Dubois, la Préfète suivit le regard de cette dernière. Un enfant en haillons tendait le bras vers les passants qui ne s'en souciaient même pas. La quatrième année avait raison, tout cela était pathétique.

Cela ne faisait que quelques minutes à peine qu'elles avaient quitté la Voisin que de nombreux regards s'arrêtaient sur elles. Vêtues de la sorte, ce n'était guerre étonnant. De plus, l'air de dégoût sur le visage de Camille ne devait pas aider. La St.James, ne pouvait pas se douter que son attitude n'y était pas non plus pour rien. En effet, sa tête haute, ses cheveux impeccablement coiffés et sa manière de marcher détonnaient avec la vieille robe au tissu rêche de la Voisin.

Enfin, elles arrivaient devant la boutique, qui si elle ne payait pas de mine, semblait être celle dont elles avaient besoin. Avant de laisser la quatrième année en franchir le pas, Hellia l'attrapa doucement par le poignet et s'approcha d'elle afin de pouvoir murmurer sans risque d'être entendue.



Je t'en prie, calme toi. Avec ton attitude, ces sangs de... Ces moldus, doivent s'imaginer je ne sais quoi. Et fais attention à ta façon de parler face au tailleur surtout.


Si côtoyer les moldus n'était pas dans ses habitudes, la sorcière avait connaissance de l'histoire passée grâce à la bibliothèque bien fournie du manoir familial. Apparemment, elles étaient en France sous le règne d'elle ne savait quel roi mais, si elle savait bien une chose par contre, c'est qu'à l'époque, l'habit faisait le moine. Prenant une inspiration, la Préfète poussa la porte de la boutique et en franchit le seuil, regardant à droite et à gauche. Tout de suite, un petit homme chauve, portant un tablier à sa taille, se dirigeait vers elles, un affable sourire défigurant son visage grassouillet ou ses yeux étaient à peine visibles, mais semblaient les observer de de la tête aux pieds.

Se forçant à lui faire un sourire des plus aimables, la St.James le regarda de toute sa hauteur, qui n'était pas bien grande, mais qui, elle l'espérait, pourrait faire comprendre au tailleur qu'elle lui était supérieure. Tenant toujours Camille par la main, elle s'avança à la rencontre de l'homme grassouillet.



Bien l'bonjour demoiselles ! Q'puis-je faire pour vous ?

Bonjour monsieur. Ma chère sœur et moi venons de très loin et comme vous pouvez le voir, nous ne sommes pas à la mode française et plusieurs de nos chères amies nous ont conseillé votre savoir-faire, qui se veut, selon leur dire, une réelle merveille !



Le tailleur, flatté par les propos de la Serpentard courait déjà derrière son comptoir, sortant un mètre ruban, divers accessoires et s'approchait une nouvelle fois des deux jeunes filles, tirant à lui un petit tabouret et faisant signe à Camille d'approcher et de se hisser dessus afin de prendre ses mesures.


Approchez demoiselle, approchez donc ! J'vais vous tailler une d'ses robes, v'm'en direz des nouvelles !


Hellia souriait toujours, se retenant de grimacer à la vue des mains sales du bonhomme. Ses yeux parcouraient la boutique, ou des tissus étaient entreposés les uns par-dessus les autres.


Nous voulons le plus beau et le plus cher tissu que vous possédez évidemment. Et une panoplie complète bien entendu.



L'homme ouvrit de grands yeux et s'attela encore plus rapidement à la tâche, c'était son jour de chance, la fortune semblait enfin lui sourire.

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Camille Dubois
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 08/11/2018 à 18:39:03

* Camille retira brusquement son poignet lorsqu'Hellia le saisissait pour lui murmurer des recommandations. La situation oppressante rendait la Dubois encore plus craintive des contacts et sa peau la brulait là où la préfète l'avait agrippé. Reprenant son souffle car la jeune fille savait que cela n'aiderait pas, elle entra à la suite de la St. James dans la petite boutique.

La quatrième année se força à faire une grimace qui devait ressembler à un sourire crispé, ne réussissant pas à imiter celui tout de même plus aimable de la préfète. Tout comme la jeune fille se força à garder la main dans celle d'Hellia. Pourtant le contact lui serrait le ventre, et même un aveugle aurait pu voir qu'elle n'était pas à l'aise.

Alors qu'elle acquiesçait sans dire un mot aux propos de la préfète, le petit bonhomme qui se disait tailleur lui fit signe de venir. Se répétant comme une litanie qu'il n'allait rien lui faire, la jeune fille s'avança légèrement tremblante.

L'homme la dévisagea curieusement mais du se dire qu'elle était tout simplement très timide. Alors que ses petits doigts prenaient les mensurations de la Dubois, elle se forçait à fixer le mur droit devant elle. Pourtant elle mourrait d'envie de lui couper les doigts, là maintenant. Il lui fit retirer sa cape et la robe sale. Derrière une sorte de paravent, la quatrième année ne se sentait pas plus à l'aise sans sa précieuse baguette, dans la poche de sa cape.

Une fois qu'il fut apparemment satisfait, les mesures prises, il partit dans l'arrière boutique, apparemment de merveilleux tissus pour de merveilleuse clientes. Profitant de la courte absence du tailleur, la quatrième année déglutit et après un rapide regard là ou était partit l'homme, lança à Hellia dans un claquement de dent. *


J'espère qu'il va se dépêcher, où il n'y aura pas que le tissus qui va être coupé.

* Elle n'eut pas le temps d'ajouter quelque chose que déjà le petit homme revenait avec plusieurs étoffes de différentes couleurs. La Serpentard avait bien remarqué celle vert émeraude qui lui rappelait sa maison, et se détendit légèrement. Soudain, le tailleur fixa ses sous vetements, comme s'il venait de les remarquer. *

C'est quand même étrange tout c'la. Vous avez dit qu'vous venez d'où mesdemoiselles ?

* Camille fixa un moment ses sous vêtements, effectivement ils ne devaient pas être dans la norme de l'époque. Elle échappa un rire nerveux avant de se reprendre, et fixa l'homme comme si sa question était stupide. *

C'est la dernière mode en angleterre, mais ma...soeur, et moi préférons le style français.

* Malgré la légère hésitation, son regard confiant dû rassurer le tailleur qui se mit à appliquer différents tissus sur sa peau. La jeune fille essaya de ne pas bouger, même en sentant les aiguilles froides sur sa peau.

Il hocha la tête plusieurs fois en choisissant au final trois tissus, le vert émeraude qui avait tapé dans l'oeil de la jeune fille, un rouge et un plutôt noir avec des petites bordures dorés. Alors que la jeune fille passait sa cape pour se réchauffer en attendant que le tailleur finisse de faire ses robes d'urgence, on l'entendit crier d'une salle au fond. *


J'paris c'est pour vous marier qu'vous venez là hein ? Si le roi vous vois mes mignonnes, nul doute qu'il tomb'rat sous vo't charmes.

* Échangeant un regard avec la préfète, la Dubois ne put s’empêcher de mettre une main devant sa bouche pour rire nerveusement. Se marier ? Elle n'avait que 14 ans ! Mais une pensée la fit arrêter de rire tout de suite, à cette époque, les filles, ne se mariaient elle pas jeune ? Son regard changeant, plus alarmé cette fois ci, elle murmura à Hellia. *

Tu ne les laisseras pas me marier ? Je te jure, je serais capable de leur lancer un...enfin de faire tu sais quoi, si quelqu'un me touche.

* L'adolescente s'était reprise de justesse. "Lancer un sort" pouvait être des mots catastrophiques ici. Quelques longues minutes plus tard, le tailleurs revenait priant à Camille d'essayer ses oeuvres pendant qu'il indiquait à la St. James la place qu'avait occupé la Dubois pour prendre ses mesures. *

Hellia St.James
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Serpentard
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Titre : Re : Le temps des poisons
Créé : 09/11/2018 à 18:07:38

Laissant un minimum d'intimité à la quatrième année, le St. James déambula dans la petite boutique, observant les tissus tout en veillant à ne pas trop s'éloigner afin d'écouter la conversation de Camille et du tailleur, aussi, la préfète leva les yeux au ciel lorsqu'un rire de la jeune fille résonna dans la pièce. S'approchant d'une table sur laquelle était déposé une sorte d'énorme livre ouvert, la Vipère le consulta, curieuse. Il s'agissait de croquis dessinés au fusain, représentant des femmes portants des robes, des jupons, des sous-vêtements à la mode de l'époque. À côté de ce gros livre, un autre plus petit était fermé, laissant dépasser des morceaux de tissu. Jetant un œil par-dessus son épaule afin de s'assurer que le tailleur ne l'observait pas, la sorcière s'en empara afin d'en tourner les pages. Sur chacune d'elles, se trouvait des morceaux de tissus différents ou était indiqué leur noms et leurs prix. Interpellée par la Dubois, la préfète reposa le livre à son emplacement et s'approcha du paravent derrière lequel se tenait cette dernière.


Si cela me permettait de rentrer chez nous, je n'hésiterais pas une seconde.


Lançant un sourire narquois à Camille, la St. James s'installa sur le tabouret qu'avait occupé la Serpentard avant elle, observant les mains du tailleur prendre ses mesures, grimaçant lorsque celui-ci lui piquait la peau avec ses aiguilles, se retenant de taper du pied, impatiente. Pendant qu'il œuvrait, le bonhomme brisa le silence, sous-entendant une fois de plus en riant, que le roi serait heureux de rencontrer deux mignonnes comme elles. Gratifier par un regard noir de la St. James, le tailleur avalant difficilement sa salive décida qu'il valait mieux s'affairer en silence s'il ne voulait pas perdre ses deux riches clientes.

Une fois les mesures prises, le bonhomme invita les deux sorcières à le suivre dans un petit salon afin de patienter, laissant à leur disposition deux tasses et une sorte de récipient en terre cuite contenant du lait avant de se retirer dans son arrière-boutique. Recouverte de sa cape, la St. James inspecta soigneusement l'un des fauteuils avant d'y prendre place, mal à l'aise.



Il va nous falloir d'autres chaussures et nous faire coiffer si on veut vraiment se fondre dans la masse. J'imagine qu'il va nous falloir plus d'argent, ce qui peut facilement s'arranger mais, il faut éloigner celui-là.



À cet instant, le tailleur revenait dans la pièce, apportant avec lui le carnet contenant les tissus que Hellia avait consulté quelques minutes auparavant.


Vous avez choisi l'tissus qu'vous désirez mesdemoisel' ? J'peux vous en proposer de toutes sortes. D'la soie, du taffetas, du coton, du basin et même d'la laine mais, pour des mignonnes telles qu'vous, j'vous conseille l'taffetas et la soie.

Parfait, ces exactement ce que ma chère sœur et moi désirons. Cependant, nous étions justement en train de nous dire que nous avions aussi besoin de chaussures. Savez-vous où nous pouvons en trouver ?

Si je sais ? La sœur d'ma bonne femme a une boutique à deux rues d'ici ! C'n'est pas loin du tout, à deux pas !

Nous venons d'arriver comme je vous le disais plus tôt, nous ne connaissons pas Paris, est-ce que vous auriez l'amabilité et la gentillesse d'y faire une course pour nous ? Nous pourrions vous attendre ici si cela ne vous dérange pas cher monsieur.

Me déranger mademoisel' ? Oh que non! J'm'en vais terminer vos effets et j'm'en irais voir la sœur d'ma femme pour vous !



Quittant le salon d'un pas pressé, le tailleur retourna à son travail, laissant une fois de plus les deux jeunes filles seules. Le temps semblait ne pas avancer, Hellia commençait à frisonner à cause du froid ambiant. Cherchant la présence d'une cheminée dans la pièce mais n'en trouvant pas, elle s'emmitoufla un peu plus dans sa cape. Quelque temps plus tard, le bonhomme était de retour, transportant une montagne de vêtements, les déposants sur un des fauteuils à côté de Camille, retournant une fois de plus dans son arrière-boutique et revenant une fois de plus avec des tas de vêtements, les déposant à côté d'Hellia. Puis s'approchant de Camille, il lui demanda de retirer ses chaussures afin d'en prendre les mesures, faisant de même avec la préfète.


J'vous laisse à la chose mesdemoisel ', j'espère que mon travail vous conviendra. J'm'en vais vous chercher des chaussures. La sœur d'ma femme, Louison comme elle s'appelle, c'est une sacrée commère voyez, mais elle sait faire des chaussures comme personne à Paris vous verrez !


La porte du magasin claqua derrière le tailleur. Ne perdant pas de temps, la St.James attrapa sa baguette, demandant la bourse de la Voisin et étala le contenu sur une table. Le sortilège de duplication fonctionnait à merveille. Bientôt une pile de pièce s'entassait, doublant les gains de la Voisin ainsi que la bourse de cuir.


J'espère que ce sera suffisant.



Hellia lança une bourse à Camille et s'approcha des vêtements qui lui étaient destinés. S'emparant d'un corset déposé sur le haut de la pile, la préfète plissa légèrement les yeux en soupirant.


Il faut retourner chez nous et très vite.

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