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Mot de passe perdu?

Cet été, tout le château part en colonie de vacances !
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Le Grand Escalier

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Comme un air de provence
Camille Dubois
Préfète
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Serpentard
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Titre : Comme un air de provence
Créé : 28/01/2019 à 22:21:34



* C'était les vacances d'hiver, et Camille n'étant pas rentrée pour celle de Noël, elle avait été expressément commandée par sa mère de retourner en France cette fois ci. La jeune fille n'était pas vraiment ravie en rentrant au château familiale situé dans le sud du pays. Et l'adolescente l'était encore moins après quelque jours passés. C'était la même routine écrasante, contrôlée par sa génitrice. Son père était absent pour son travail, comme d'habitude. La Dubois était donc priée d'assister à un petit déjeuner en tête à tête avec sa mère, puis de la suivre à toute sorte de réunion pour l'assister.

Maintenant que sa génitrice lui faisait un peu plus confiance, elle n'hésitait plus à l'exposer à ses projets. Elle distillait toujours les informations, veillant à ce que sa fille n'en apprenne pas trop. Le plus gros après tout, Camille l'avait découvert en fouillant dans les dossiers de sa mère.

Mais alors qu'elle descendait pour le quatrième petit déjeuné des vacances, la préfète sentit quelque chose d'étrange. Premièrement, sa mère n'était pas attablée. Ce qui n'arrivait jamais, Camille faisait toujours attention à être pile à l'heure juste pour l'énerver, elle qui était toujours en avance. Et deuxièmement, une elfe de maison, Bea, elle l'attendait. *


Maitresse Camille, votre mère vous demande d'aller vous changer et d'être prête dans dix minutes. La tenue se trouve sur votre lit.

* Fronçant les sourcils mais acquiesçant, la jeune fille savait qu'il ne valait mieux pas dire non à sa mère. Elle serait capable de lui faire enfiler de force la tenue préparée. Et c'est donc dix minutes plus tard, que la Dubois descendit vêtu d'une robe émeraude, beaucoup trop habillée pour un simple déjeuner.

Camille soupirait en rejoignant le salon principal, car elle se doutait que cela voulait dire une seule chose, elles avaient de la visite.

Et la tenue de sa mère confirmait ses doutes, le regard glacial de Cassiopée Dubois balaya sa fille. *


Je viens de recevoir un hibou, nous avons un invité pour le déjeuner. Je te prierai de faire ce que tu sais faire de mieux, c'est à dire te taire.

Évidement, mère.

* Répondit d'un ton neutre la vipère, essayant de penser à autre chose que l'image d'elle entrain d'étrangler sa mère. Et maintenant, la Dubois était curieuse de savoir qui était ce mystérieux invité de sa mère. Surement une autre sang pure à la recherche d'un moyen d'entrer dans la fameuse organisation qu'elle dirigeait. C'était toujours la même chose, au final. *

RP entre Lume De Dio et Camille Dubois. Si tu veux poster, préviens les participants avec un hibou, merci!


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Lume De Dio
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 29/01/2019 à 19:04:24

La France sent la lavande, le grillon grillé et le sang de la Terre.

Les pas de Lume craquellent sur la terre desséchée, sa canne chasse les herbes folles portées par les vents chauds du Sud. Des insectes s'envolent sur son passage, d'autres chantent. Ces craquements le distraient quelque peu de la triste maison dont il s'apprête à fouler le sol. De toutes les tristes maisons, c'était sans doute l'une des plus tristes - celle des Dubois. Celle d'une organisation anti-moldue les plus meurtrières de son temps.

A vrai dire, Lume ne sait pas vraiment ce qu'il fait sur cette terre étrangère pour aller déjeuner avec ce qu'il soupçonne être une femme responsable d'assassinats de moldus. Quand bien même il obtiendrait des preuves, elles ne seraient sans doute pas recevables, à moins d'accepter une bataille juridique ridicule avec le Ministère de la Magie français. Rien n'est plus trivial que de discuter de la compétence de chacun au-dessus du cadavres d'innocents.

Toutefois, l'urgence de savoir l'a saisi. La famille Dubois ne lui est pas inconnue. Peut-être son nom lui ouvrira-t-il des portes. Peut-être sa famille dangereuse lui permettra d'en savoir plus sur les mages du même type. Peut-être reconnaîtra-t-il une voix, une voix si lointaine qu'il craint parfois l'avoir oubliée.

Il ne peut s'empêcher d'espérer un miracle, tandis que la sonnette retentit et que la porte s'ouvre.


Camille Dubois
Préfète
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Serpentard
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 29/01/2019 à 23:11:34

* La sonnette retentit dans le château, c'est un bruit froid, glaçant, comme le reste de la demeure. Curieusement, ce n'est pas un elfe de maison qui vient ouvrir, mais un majordome. En France, les familles riches possèdent aussi du personnel humain, sorcier évidement, et contrairement aux elfes, payés. Cassiopée avait donc décidé d'avoir un mélange dans son personnel, ainsi des elfes s’occupaient du ménage, de la cuisine, et de Camille. Et un majordome s'occupait de guider les invités et de trouver la petite héritière lorsque les elfes n'y arrivaient pas.

C'était donc Fréderic, d'un âge assez avancé maintenant, vêtu d'un costume irréprochable, qui vint accueillir l’auror britannique. Il ne faisait plus attention aux allées et venues pourtant curieuse dans ce château, et ce n'était pas dans ses fonctions, alors l'homme se contenta d'ouvrir la porte et d'inviter l'aveugle à entrer. *


Monsieur De Dio, Madame Dubois vous attend dans le petit salon. Suivez moi.

* Il ne parlait que Français et ne faisait pas d'effort pour se faire comprendre de l'homme. Sans attendre confirmation, le vieux majordome s'enfonça dans les profondeur du château. Heureusement pour l'invité, accéder au petit salon n'était pas compliqué, c'était l'unique pièce au fond du couloir principal. Séparé par une arche en pierre, on pouvait deviner l'âge du château juste en regardant les ornements.

Le majordome s'effaça alors, son travail effectué. Et dans le salon, Cassiopée Dubois, la maitresse de maison, se leva du canapé. *


Mr De Dio, c'est un plaisir de vous accueillir en France. Prenez vos aises.

* La femme était anglaise de naissance, elle n'avait donc aucun accent et maniait à la perfection les mots, le ton était coulant, flatteur. Cassiopée, legilimens, déployait déjà toutes ses antennes vers le descendant de vélane, elle voulait charmer l'homme. Peut être le faire adhérer à sa cause. Comme si elle se souvenait de l'existence de sa fille, elle se tourna et l'attrapa fermement par les épaules. *

Et voici ma fille, Camille. Elle est élève à Poudlard.

Enchantée monsieur De Dio.

* Ajouta la Dubois, passablement énervée d'être montrée, comme à l'habitude de sa mère, de la sorte. Mais évidement la jeune fille savait qu'elle ne pouvait pas faire un pas de travers sans en subir les conséquences. Alors à la place, elle préférait se concentrer sur l'invité de sa mère, il était étrange, avec ses lunettes. Et soudain l'adolescente se souvint où est ce qu'elle l'avait vu. A Poudlard. Contre les acromentules. Il avait fait une sorte de magie qu'elle n'avait pas reconnue. Et surtout, il était auror. Mais qu'est ce qu'un auror venait faire chez elle ? *


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Lume De Dio
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Serpentard
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 30/01/2019 à 17:14:43 - Modifié : 31/01/2019 à 17:34:09

Lume fut accueilli par une longue suite de sons en L. C'est du moins l'impression que lui fit l'homme français qui lui a ouvert la porte, et qui s'éloigne maintenant sans se préoccuper de savoir si l'auror le suit - ou s'il arriverait à le suivre. Prenant cela comme une invitation à entrer, il s'exécute.

Timidement, doucement, Lume parcourt l'encadrement de la porte du manoir, à la recherche d'un mur qui lui servirait de repère solide dans l'espace. Il balaie les lieux de sa canne, à la recherche d'obstacles et d'informations pour se figurer l'endroit. Quoiqu'il en soit, cette triste maison donne l'impression d'être emprunte d'une terrible puissance, comme une vieille dame qui risquerait d'exploser de fureur à tout moment. Tant et si bien que Lume osait à peine poser son doigt le long de moulures qu'il sentait contre les murs. Les frôler paraissait déjà risquer que le plafond lui tombe sur la tête.

Tant bien que mal, l'auror se fraie un chemin jusqu'au "petit salon" tel que l'avait baragouiné le Français. Il y est accueilli par un anglais impeccable et appréciable, et le sourire carnassier d'une femme. Pour un peu, il voit presque ses mains serrées comme des serres d'oiseau sur les épaules de sa fille. Mais ce qui le marque le plus, c'est le titillement caractéristique d'un légilimens aux portes de son esprit. "Bon courage", semble dire le sourire poli de Lume.

« Bonjour Madame Dubois. Merci de votre accueil. »

Il salue d'un signe de tête la jeune fille qu'on lui présente. Une étudiante à Poudlard, dont il a connaissance suite à son étude du dossier de la famille Dubois.

« Miss Dubois. Étudiante à Serpentard , je présume ? »

Fait-il avec un sourire entendu.


Camille Dubois
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Serpentard
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 31/01/2019 à 19:25:21

* Camille trouve cet homme de plus en plus étrange. Les adultes qui venaient voir sa mère, l'ignorait dans le meilleur des cas, la méprisait dans le pire. Mais ils ne lui adressaient pas des sourires comme celui de monsieur De Dio. La jeune fille était méfiante et suspicieuse. Et puis de toute façon s'il venait là, c'était soit pour arrêter sa mère soit pour tremper dans des affaires louches. Dans les deux cas, elle ne l'aimerait pas.

Pourtant juste la grimace de sa mère, qui n'arrivait pas à sonder l'esprit de l'auror, la contentait grandement. Il était surement Occlumens, une formation que l'adolescente avait prise aussi, pour se protéger de sa propre mère.

Elle aurait aimé répondre, elle, à l'homme. Mais sa mère la coupe avant même qu'elle ne puisse ouvrir la bouche. Logique. Pourquoi laisserait elle parler sa fille ? Elle faisait justement tout pour la contrôler même ses paroles. *


Evidement qu'elle est à Serpentard. Comme sa mère avant elle. Et Camille est également préfète, elle fait la fierté de mon mari et moi même.

* La Dubois eut du mal à ne pas se retourner pour fixer sa mère d'un air incrédule. Ce n'était clairement pas son genre de dire de telles paroles, et cela cachait forcément quelque chose. Tout comme cette étrange manière de la mettre en avant. D'habitude, elle l’expédiait plus dans un coin, lui intimant le silence. Pourquoi sa mère ressentait elle le besoin de la montrer comme un animal de cirque devant cet auror ? *

Mais asseyez vous Mr De Dio, Camille verse nous un peu de thé. A moins que vous préférez quelque chose de plus fort ? Mon mari garde quelques bouteilles de vin d'un excellent cru. Vous avez aussi quelques petites friandises cuisinées par nos elfes, typiquement française. Ne vous gênez pas.

* Le ton de l'anglaise était doucereux, charmeur. Elle montra d'un geste la table où était disposé tartelettes salées ou sucrées, macarons, et petites tartines. Camille servit trois tasses de thé, et se tournant vers le britannique, la jeune fille demanda d'un murmure, n'étant pas vraiment sûre qu'elle avait le droit de parler. *

Vous prendrez du lait dans votre thé ? Ou du sucre, monsieur ?

* Elle se crispa légèrement attendant une réflexion de sa mère qui ne vint pas. La situation était de plus en plus anormale. Tout dans cette visite était étrange. Et surtout la Serpentard aurait bien voulu savoir en quoi elle entrait dans les plans de sa mère pour convaincre l'auror de se joindre à elle. Car l'adolescente ne voyait que cela, sa mère ne vivait que pour son organisation secrète et le but qu'elle se donnait d'éradiquer les nuisances au monde magique. *


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Lume De Dio
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 05/02/2019 à 20:27:19

Lume trouve tant bien que mal le siège moelleux qu'on lui indique. Il sent du velours sous ses doigts, un velours qui n'est pas sans rappeler la voix de Mme Dubois. Elle avait sans doute fait un geste pour lui présenter des victuailles, tout en vantant les qualités de l'alcool français. Lume esquisse un sourire, amusé par l'idée de lui-même semant le chaos parmi les pâtisseries délicates en tentant de se saisir d'un joli et fragile macaron. Peut-être trouvera-t-il le courage de demander à Camille de lui en tendre une... Mais mieux valait ne pas se disperser.

« Je voudrais un peu de lait s'il vous plaît. »

Dit-il, immobilisant sa canne contre sa jambe afin de lever deux paumes ouvertes dans le vide afin d'intercepter la tasse offerte.

« Merci de cet accueil... très français. »

Il a un sourire aimable en posant son regard en direction de la voix doucereuse de Mme Dubois. Ce remerciement s'adresse aussi bien à la Miss Dubois qu'à sa mère, qui a invité le sorcier. Lume se doute bien qu'il s'agit pour elle d'une manœuvre visant à se faire un allié au sein de la brigade des aurors. Pour Lume, en plus de mettre un pied dans un réseau anti-moldu d'envergure, voire de l'infiltrer, un espoir demeure : celui de retrouver une soeur perdue il y a bien des millénaires, du moins lui semble-t-il. Reste à en savoir plus.


Camille Dubois
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 05/02/2019 à 20:49:11

* Camille versa un nuage de lait dans le thé de l'auror, préférant pour sa part son thé nature. Déposant tout d'abord une tasse devant sa mère qui suivait ses moindres gestes, elle mit dans les mains de l'homme son thé. Faisant bien attention à ne pas le toucher. La Dubois ne supportait pas les contacts humains, et après tout, c'était logique. Sa mère n'avait jamais été une femme aimante et adepte de câlins ou tout autres marques d'affection. Bien au contraire.

L'adolescente prit sa propre tasse et resta debout, perplexe. Elle ne savait pas où s'assoir, au côté de sa mère, dans l'espace restreint du canapé, ou aux côtés de l'auror, un espace un peu plus large. Et évidement sa mère ne laissa pas son indécision passer, faisant sursauter la Dubois, peinant à ne pas renverser son thé. *


Ne reste pas plantée là. Assied toi au côté de monsieur De Dio. Va!

* Et voilà, sa mère avait pris la décision pour elle. Comme d'habitude. En silence, la Serpentard se mit donc sur le même canapé que l'auror. Restant le plus loin possible tout de même, pas de contact. *

Oh mais je manque à tout mes devoirs d’hôtesse! Camille, offre donc quelque chose à monsieur De Dio. Excusez là, nous n'avons pas l'habitude de recevoir des invités de votre rang.

* Mensonge. Mensonge. Résonnait dans la tête de la vipère. Évidement qu'elles avaient l'habitude, cette manière de flatter de cette voix doucereuse donnait envie de vomir à la jeune fille. Pourtant, elle n'avait pas vraiment le choix si elle voulait avoir la paix. Prenant le plat en argent contenant les macarons de toute les couleurs, Camille osa à nouveau adresser la parole à cet homme, d'une voix douce, presque désolé pour lui de subir sa mère. *

Des macarons, monsieur De Dio. Vous avez le choix entre le goût rose, violette et pistache. Avez vous une préférence ?

* Mais alors qu'elle fixait les lunettes de l'aveugle, la Serpentard se souvint que s'il était là, c'était surement parce qu'il était exactement comme sa mère. Et qu'il soutenait les même projets. *


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Lume De Dio
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Serpentard
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 05/02/2019 à 21:15:19 - Modifié : 07/02/2019 à 19:40:03

Le contact agréablement tiède de la tasse semble frétiller sous les nerfs de Lume. Il porte le liquide à ses lèvres, apprécie l'arôme un instant, avant de reposer la tasse sur la table qu'il devine devant lui. Le tintement de la porcelaine le rassure. Un poids pèse désormais à l'extrémité du canapé, et l'auror n'a pas besoin d'avoir recours à ses talents de légilimens pour comprendre que Camille Dubois n'est guère disposée à entrer en contact avec lui, ou avec quiconque. Peut-être se méfie-t-elle de l'homme qui, après tout, à répondu à l'invitation de sa mère, dont elle connaît la dangerosité. C'est en tout cas l'impression que lui a fait son prénom dans la liste des occlumens qu'il a feuilletée au Ministère.

Un son métallique semble indiquer que Camille a obéi à sa mère, et lui tend un plateau, certainement en argent, débordant de petits macarons. Le souvenir de ces petits chapeaux lisses, du goût du sucre explosant sous la dent, et de la petite pâte aromatisée, achève de convaincre Lume de répondre :

« La rose serait parfait Miss. »

Si Madame Dubois espère le corrompre avec sa voix aussi sucrée que ses pâtisseries, Lume se fera un plaisir de la contredire. Mais d'abord, il s'agissait de lui extorquer quelques informations sur ses activités les plus sombres.

« Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu le plaisir de manger de tels délices. Le Ministère n'a pas votre délicatesse. »

Fait-il, en faisant mine de trinquer avec sa pâtisserie. Tentative d'avancer quelque peu vers ce qui l'intéresse. Avec un peu de chance, Madame Dubois sera tentée de le retrouver au milieu. Et Lume pourra découvrir si ses soupçons, tous ses soupçons, sont fondés.


Camille Dubois
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 05/02/2019 à 22:14:49

* Délicatement, Camille prit une des petites pâtisserie rose et manqua de la lâcher alors qu'elle entendait la suite. Ou de lui jeter à la figure. Il était bien venu alors pour faire affaire avec sa mère. Il n'y avait qu'à voir comment il critiquait le ministère. Une moue de dégoût s'installa sur son visage, alors qu'elle posait le macaron dans la main de l'auror. Moue qu'elle cacha aussi vite en voyant le regard glacial de sa mère sur elle. Elle s'intima de penser à autre chose, ou de chanter des comptines en boucle un petit moment, le temps qu'elle sente les antennes de sa mère moins centré sur son esprit. A force, la Dubois reconnaissait le titillement familier, et surtout que sa mère ne prenait pas vraiment de gants.

Mais l'aveugle était surement plus passionnant qu'elle car elle se détourna bien vite. Évidement, Camille ignorait qu'elle ne captait rien de leur invité, et que cela frustrait grandement la femme qui avait l'habitude de soumettre ses invités à un sondage en règle. *


Le ministère français est beaucoup plus flexible que le notre, monsieur De Dio. J'ai suivi mon mari dans ce pays, et je ne le regrette pas vraiment. Les aurors britannique, ils sont si...suspicieux, sans vouloir vous vexer!

* La sang pur émit un rire contrôlé, qui était tout sauf joyeux. Et presque simultanément, Camille leva les yeux au ciel. Elle se sentait presque en trop, ils s'entendaient bien ces deux là. Au grand plaisir de sa mère qui devait déjà imaginer tout ce qu'elle pourrait faire avec un auror à ses côtés. Étendre son pouvoir. *

Le ministère a toujours un œil partout, même à Poudlard.

* Les mots étaient sortis de sa bouche, mordant, glacial eux aussi. Sa mère la fusillait maintenant des yeux, et sirotant son thé voulu rattraper les mots qui semblaient accusateurs. *

Ma fille aime avoir ses petits secrets, comme moi. Ah ah.

* Le rire sonna faux, ou c'était Camille qui l'entendait comme il était ? Il grinçait à ses oreilles comme une mauvaise musique. Et elle soutenait le regard de sa mère, elle avait voulu d'elle ici, et elle n'allait pas rester silencieuse comme une poupée. *


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Lume De Dio
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 07/02/2019 à 18:03:42

Camille semble s'être raidie à la phrase de Lume, qui pose son regard sur elle l'espace d'un instant. La fille Dubois n'apprécie pas que l'on critique le Ministère. Intéressant. Cela éveille chez l'auror une curiosité sincère, un espoir presque. Se pourrait-il que... non. C'est idiot. Camille n'avait pas l'âge d'être...

« Cela s'entend, bien sûr. Vous parlez à un occlumens convaincu. »

Fait Lume, sur le ton de la conversation, l'esprit toujours tenté par la folle théorie qui vient de naître en lui. La vérifier impliquerait de pratiquer la légilimancie, soit en somme s'exposer aux intrusions de Madame Dubois. "Qu'elle vienne" marmonne un voix dans les confins de la conscience de Lume. "Nous l'attendons". Peut-être. Mais pas sans preuve.

« N'est pas cela, finalement, la signification de notre présence à Serpentard ? La protection de nos secrets, des secrets de la magie, loin de ceux et celles qui pourraient y attenter. »

Ses lunettes rondes luisent de nouveau en direction de Madame Dubois. Il lui appose un visage avenant.

« D'autant qu'à ma connaissance, vos secrets à vous, Madame Dubois, valent leur pesant d'or. Je comprends que vous ressentiez le besoin de les protéger. »


Camille Dubois
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 07/02/2019 à 18:34:53

* Camille tressaillit en entendant la mention de l'occlumencie. Il résistait donc à sa mère, l'auror. Et d'un côté la Dubois l'admirait juste pour cela, elle avait commencé à apprendre ce contrôle à Poudlard. Mais elle n'avait pas encore un niveau suffisant pour résister aux intrusions de sa mère lorsqu'elle s'en donnait réellement la peine. Heureusement la dernière fois que sa mère avait fouillé dans son esprit à la recherche d'une réponse précise, c'était bien avant qu'elle ne découvre la vérité.

Camille se demandait si maintenant elle serait capable de cacher la haine qu'elle éprouvait envers sa génitrice, si vraiment celle ci cherchait cette émotion. Chanter en boucle ne la protégerait pas de l'intrusion, elle le savait. Il fallait juste espérer que Cassiopée pense qu'elle était de son côté. *


Les proteger par tout les moyens possible, monsieur De Dio. Oui Fréderic ?

* La vipère avait aperçu le majordome qui était entrer aussi silencieux qu'une brise légère, il chuchota quelque chose à sa mère. Cela devait être urgent, jamais il ne se serait permit de la déranger autrement. D'ailleurs le visage fermé de sa mère, était ce de la colère dans ses yeux ? Lui confirma l'urgence. *

Je tiens à m'excuser mais certains de ces secrets attirent mon attention. Je vous laisse en compagnie de ma fille, Camille. Je tacherai d'être brève.

* Quoi ? Elle la laissait seule avec l'auror ? Qu'est ce qu'elle allait lui dire, elle ? La panique fila dans les yeux de la Dubois avant qu'elle ne surprenne le regard glacial de sa mère, qui se levait et partait rapidement du petit salon.

Seule ce n'était pas pareil. Camille sentit son cœur accélérer, elle n'était pas sociable, elle n'aimait pas tenir de longues conversations, comme sa mère. Un silence gênant. Si sa génitrice revenait et qu'elle n'avait rien dit pendant tout ce temps, elle serait punie c'est sûr. Et il ne fallait pas qu'elle perde cette confiance que lui accordait sa mère. Il fallait qu'elle joue le jeu. *


Vous avez appris l'occlumencie à Poudlard, monsieur De Dio ? Ou est ce une formation avec le ministère ?

* Autant parler de ce qui l’intéressait un minimum. La réponse n'était pas vraiment ce qu'elle voulait, mais c'était compliquer de débuter une conversation avec : au fait pourquoi voulez vous trahir le ministère et coopérer avec une femme qui tue des moldus ? Oui, clairement, là, sa mère serait vraiment furieuse. Et c'est donc pour cela que Camille afficherait le masque de la petite héritière sang pur qu'elle était, froide, calme, mais dont la haine brillait comme un feu intérieur. *


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Lume De Dio
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 07/02/2019 à 18:59:27 - Modifié : 07/02/2019 à 19:00:08

"Par tous les moyens possibles", oui, effectivement. Au delà même de tout sens moral, et de toute limite, puisque Lume est bien placé pour savoir que Madame Dubois et l'ensemble de son groupe pratique le meurtre de manière régulière, sous couvert de protéger le secret magique - ou plutôt une prétendue "pureté du sang". Rien que d'y penser l'auror doit réprimer un soupir atterré à la pensée de toutes ces victimes innocentes sacrifiées sur l'autel d'une notion de pureté absolument ridicule.

Tandis que la femme s'en va vaquer à ses projets sanguinaires, Lume est laissé en compagnie du silence et d'une Camille revêche. Il est tenté de croquer dans son macaron, qu'il tient toujours dans sa main, mais l'idée de la petite croque de sucre brisée dans l'immensité du silence lui parait risible. Ce n'est que lorsque Camille relance vaillamment la conversation qu'il ose goûter la friandise à la rose, qu'il déguste un court moment avant de répondre à l'élève.

« Oui, effectivement, j'ai appris l'Occlumancie et la Légilimancie à Poudlard. J'ai même été formateur d'Occlumancie fut un temps. Cette formation t'intéresse ? »

Demande-t-il poliment. Puis, poussé par un instinct étrange - et proprement stupide, tant et si bien qu'à peine la phrase a franchit ses lèvres qu'il regrette déjà de l'avoir prononcée - il ajoute :

« J'aimerais vérifier quelque chose, si ça ne te dérange pas. »

Commence-t-il, mal à l'aise. Il jongle un instant avec ce qui lui trotte dans la tête, lutte contre les signes extérieurs de stress qui menacent de prendre le dessus. Il n'y a véritablement aucune bonne façon de le demander... Et pourtant il le faut bien : il y a peu de chances que Cami croit que Lume voulait en fait vérifier quel thé on lui avait servi ou si un autre macaron serait aussi bon que celui à la rose. N'y tenant plus, il ose :

« Accepterais-tu, demande-t-il en baissant la voix, que je pratique la légilimancie sur toi ? »


Camille Dubois
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 07/02/2019 à 19:22:41

* La légilimancie aussi. Là, Camille serra son poing sur sa baguette, même si elle suivait également la formation, sa pensée n'avait pas changé sur cette magie. Les Legilimens étaient des personnes mauvaises. Elle résista à se plaquer le plus loin possible de l'auror, comme si la distance pourrait l’empêcher de mettre le bazar dans sa tête. S'il était prêt à travailler avec sa mère, il ne valait pas mieux qu'elle. Et Cassiopée avait déjà modifier ses souvenirs, la vipère en était persuadée.

Et la phrase suivante augmenta son malaise, son cœur se remettant à battre rapidement. Vérifier quoi ? Camille se sentait comme un animal sauvage en cage, ses sourcils se fronçant de plus en plus.

Un hoquet de surprise passe ses lèvres alors qu'elle se lève subitement, baguette tendue vers l'aveugle. Évidement la préfète ne va pas l'attaquer, elle se doute qu'avant qu'elle puisse dire un sort, l'homme aura le temps de faire ce qu'il veut. La Serpentard n'était pas dupe, sa puissance magique tenait le coup devant un autre élève de Poudlard, mais pas devant un auror du ministère.

Sa voix trembla un peu, et Camille se força à reprendre le contrôle sur la peur. *


N'approchez pas de moi. C'est elle qui vous a demandé c'est ça ? C'était donc une manœuvre juste pour fouiller mon esprit ?

* Un rire nerveux, mais sombre s'échappa de sa gorge. *

D'habitude, elle ne demande pas l'aide d'un auror pour s'amuser dans ma tête. Mais je ne vous laisserai pas faire, je sais que je peux vous rendre la tache difficile et je le ferai.

* Bravement, Camille leva la tête, ses yeux flamboyant. S'il voulait voir ce qu'elle avait dans la tête, il faudrait qu'il force l'entré. Toutefois la deception remplissait le cœur de l'adolescente, il était exactement comme sa mère. *


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Lume De Dio
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 07/02/2019 à 19:48:36 - Modifié : 07/02/2019 à 20:00:14

La réaction violente de Camille ne surprend pas Lume. Il n'esquisse cependant aucun geste. Sa canne reste ancrée contre lui. Il n'en a pas besoin pouvoir savoir que Camille s'est levée, et qu'elle le tient en joug. Il lève les deux mains légèrement, en signe d'apaisement. Il tâche de se concentrer sur la jeune fille, de créer le lien.

« Non, je ne suis en aucun cas de mèche avec ta mère. Tu crois vraiment que si c'était le cas j'aurais demandé ta permission ? »

Sa voix est calme, mais ferme. L'instant est grave, et il faut absolument que Camille reprenne son sang froid avant que sa mère ne revienne. Si Madame Dubois traite mal sa fille, elle n'est sans doute pas du genre à laisser un auror la malmener.

«Ce n'est pas grave, je trouverai un autre moyen de comprendre ce qui se trame. Sans ton aide, j'imagine.»

Il se détourne de la jeune fille, s'installant normalement dans le canapé. Il s'avance pour se saisir à nouveau de sa tasse à moitié pleine, porte le liquide à ses lèvres. Sans regarder Camille, il lâche :

«Tu veux bien poser ça ? Tu n'en as pas besoin. Pas avec moi.»

La tasse retombe dans la soucoupe, puis sur la table. Les coudes sur les genoux, Lume tourne la tête vers la jeune fille revêche qui le menace. Sa réaction est tout à fait compréhensible. Elle était même sacrément prévisible, tout bien réfléchi. Mais il fallait bien essayer. Tant pis. Il trouverait un autre moyen pour découvrir si Camille était bien qui il pensait.

«Excuse-moi, j'aurais dû me douter que tu refuserais.»

Il souffle, se masse les mains, perdu dans ses pensées, de nouveau tourné vers l'espace laissé par Madame Dubois. Cette femme, en plus d'avoir pris un nombre incalculable de vies, aurait-elle aussi pris la vie d'une petite sorcière, il y a de cela des années ? Aurait-elle réussit l'impossible ?


Camille Dubois
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 07/02/2019 à 20:07:34

* Camille fronce ses sourcils, perplexe. Il n'est pas avec elle ? Mais pourquoi voudrait il entrer dans sa tête alors ? Une grimace de dégout s'afficha sur son visage alors qu'elle marmonnait. *

Je pensais que demander était juste une manière tordue de prévenir que vous le feriez.

* Ce genre de technique serait bien du genre de sa mère. Elle adorait la manipuler, la mener là où elle voulait. Et cela même si l'adolescente n'était pas consentante. Pourquoi monsieur De Dio serait différent au juste? C'était un adulte, et il voulait travailler avec sa mère.

Mais ses paroles intriguaient la Serpentard qui baissa sa baguette, toujours méfiante mais toutefois curieuse. Comment ça il voulait savoir ce qu'il se tramait ? Comme s'il ne le savait pas ? Il était là pour ça, après tout. *


Je ne poserai pas ma baguette, pourquoi vous ferais je confiance ?

* Camille était méfiante de nature, et la situation n'aidait pas. Mais il était si doux, si concilient. Etait ce un piège ? Juste une manière qu'elle se relâche et qu'il viole son esprit ? Doucement, elle se rapprocha, petit à petit. *

Prouvez moi que vous ne voulez pas me voler mes souvenirs ou les lui livrer, et peut être que j'accepterai.

* Sa voix était tranchante, et haineuse. La Serpentard chérissait le peu de vérité qu'elle avait réussit à avoir, sur son petit frère, sur sa mère, elle ne voulait pas que tout recommence comme avant. Le chagrin de la perte de son frère, mais sans avoir personne à haïr, elle ne voulait pas retomber dans la noirceur du mensonge. *


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Lume De Dio
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 07/02/2019 à 20:21:05 - Modifié : 07/02/2019 à 20:22:32

Sans bouger sa posture pensive, Lume réfléchi, se laisse guider par le fil de paroles amères que Camille laisse s'échapper. Aucun doute, cette jeune fille ferait une candidate idéale pour la formation d'Occlumancie. Il espère qu'elle trouvera la paix à travers cette magie ancestrale. Mais ce n'est pas sa priorité du moment. Elle exige des garanties, et surtout des réponses. Comment la contenter ?

« Bien ! garde ta baguette si ça te chante. Si ça te rassure. »

Sa voix est un peu lasse. Tous deux savent pertinemment que s'il le fallait, Lume la désarmerait d'un geste. Mais pour l'instant, il n'en est pas question.

« C'est difficile de prouver qu'on ne va pas faire quelque chose. »

Commence-t-il. Autant être honnête jusqu'au bout : il aurait adoré pouvoir lui apporter la preuve formelle de ses bonnes intentions. Mais enfin, c'est un défi que moult avocats cherchent à relever depuis la nuit des temps, et à vrai dire peu peuvent prétendre avoir réussi - et moins encore le faire sans mentir. Il claque la langue, les sourcils froncés, avant d'opter pour la sincérité.

«Je crois que le mieux que je puisse faire, c'est te dire ce que je fais ici.»

Il est prudent, bien sûr, mais le peu qu'il a entendu sur la relation entre Camille et sa "mère" est sans ambiguïté. La jeune fille déborde d'une émotion brûlante, qui ne laisse aucune place au doute, ni à la manipulation. Il la croit. Peut-être a-t-il tort. Peut-être devra-t-il finalement passer outre ses réticences et effacer le souvenir de son secret de l'esprit de l'étudiante.

Toujours est-il qu'il veut lui dire. Si elle est vraiment qui il croit, alors il faut lui dire. Sur le ton de la confidence, bien sûr.

«Je pense qu'en plus de s'en prendre aux moldus, Mme Dubois aurait très bien pu s'en prendre à quelqu'un qui m'est très cher.»

Inspiration, expiration. Instant de vérité.


Camille Dubois
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 07/02/2019 à 21:07:19

* Cet auror l'intrigue, il n'est pas si semblable à sa mère en fin de compte. Elle l'aurait déjà désarmée et soumise au sortilège de Legilimencie. Elle ne supportait pas la défiance. Alors que la préfète s'approchait encore, touchant maintenant du bout des doigts le canapé qu'elle avait quitté, elle écoutait les paroles de l'aveugle.

Sa mère aurait attaqué quelqu'un à qui il tenait ? C'était une première. Réprimant un rire sans joie, la Dubois esquissa une moue perplexe, elle fixait monsieur De Dio, essayant de déceler un mensonge. *


A moins que cette personne soit un cracmol, je doute que ma mère ait fait quelque chose.

* Si Camille était sûre d'une chose c'est que sa mère ne s'en prenait pas aux sorciers, encore moins aux sangs purs. Elle n'éliminait que les "taches". Comme son frère. Cet enfant qui n'avait fait rien d'autres que de n'avoir pas assez de magie à son goût. *

Et ma mère ne me laisse pas voir les fiches des personnes qu'elle...

* La Dubois s'interrompit, elle n'avait pas encore tout à fait confiance en l'aveugle. Et si tout cela était un piège organiser par sa génitrice et l'auror. Pour savoir si elle la trahirait. Elle sortirait de l'ombre et lui aspirerait tout ses souvenirs.

Mais en même temps, elle était curieuse de savoir. Et si elle connaissait cette personne que l'auror cherchait ? Et si c'était une manière de l'aider et donc d'avoir un allié contre sa mère ? Et si ...? *


Jurez moi que vous n'effacerez rien. Jurez le, et c'est d'accord.

* Sur ces paroles, l'adolescente se s'assit à nouveau sur le canapé, au côté de l'auror. Mais toujours à une distance raisonnable. Pas de contact. Ses yeux clairs fixaient l'aveugle, elle avait peur. Au moindre coup bizarre, la sorcière tenait toujours sa baguette, même si elle savait au fond d'elle qu'elle ne pourrait rien faire contre lui.

Au moins il verrait bien qu'elle ne savait rien. Sa mère ne la laissait qu'assister à des rencontres, des réunions, toutes aussi ennuyantes les unes que les autres. Rien sur ces affaires. *


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Lume De Dio
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 07/02/2019 à 21:20:12 - Modifié : 07/02/2019 à 21:42:34

« A moins que quelque chose de terriblement sombre se soit passé après notre séparation, non, la personne dont je parle est bien une sorcière. »

Des fiches ? Voilà qui est intéressant. Madame Dubois serait assez audacieuse, assez sûre d'elle, pour tenir une comptabilité de ses crimes ? C'est la meilleure. Lume note cette information dans un coin de sa tête. Si par miracle il arrivait à obtenir une perquisition... une véritable mine d'or se tenait peut-être à quelques mètres que lui. En plus d'une personne recherchée depuis de très longues années.

Cette pensée le ramène brusquement à la conversation en cours.

« Si tu ne me trahis pas, je n'effacerai rien. »

Il lui jette un coup d’œil, ou plutôt oscille la tête vers elle, l'air de la jauger un instant.

« Et peut-être que je t'apprendrai quelques trucs pour te défendre de quiconque essaierai d'effacer quoique ce soit. »

Camille est de nouveau perchée sur le canapé, comme un oiseau sur le point de s'envoler à nouveau. Peut-être. Peut-être est-elle bien un étrange echo du passé qu'il avait même cessé d'attendre.


Camille Dubois
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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 07/02/2019 à 21:48:12

* Il cherchait une sorcière ? Il n'était pas dans la bonne maison alors. Sa mère ne tuait pas les sorcières. Les transactions qu'elle avait trouvé noté dans ce carnet, le jour où elle avait enfin pu fouiller dans la pièce secrète de sa mère, parlaient uniquement d'élimination de moldus, quelques cracmols. Mais sa mère se concentrait surtout sur les moldus au courant pour les sorciers, ceux qui connaissaient la magie, les parents des sangs de bourbe par exemple. Évidement, elle n'avait pas pu tout regarder. Et la Serpentard avait déjà eu du mal à le décoder sans se faire prendre.

Mais les motivations de sa mère lui semblait clair. Elle ne tuait pas les sorciers. Monsieur De Dio ne trouverait rien dans sa tête, Camille en était presque triste pour lui. Si elle avait un moyen de retrouver son frère, elle aurait tout fait pour le faire revenir. Si cette sorcière comptait pour lui, c'était normal qu'il veuille la retrouver.

Allait elle le regretter ? Peut être. Mais Camille sentait que c'était important. Et qui sait, peut être accepterait il de l'aider ensuite ? Une aide inattendue contre sa mère ? S'il ne partait pas directement, déçu de ne pas avoir trouver sa sorcière. *


Allez y. Je... Dépêchez vous, s'il vous plait.

* Sa voix se brisa, Camille se maudit pour cette trace de faiblesse. Elle ne pouvait nier qu'elle avait peur, sa mère ne prenait pas de gant lorsqu'elle fouillait sa tête. Et c'était toujours douloureux.

La vipère releva la tête, elle était une Dubois, elle était courageuse. *


J'essayerai de tenir.

* Camille n'avait jamais connu la Legilimencie douce, c'était toujours violent. Sa mère arrachait ses souvenirs comme on arrache des mauvaises herbes, avec la force. Et elle laissait sa fille, faible, et dans le mensonge. *


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Titre : Re : Comme un air de provence
Créé : 07/02/2019 à 22:11:01 - Modifié : 07/02/2019 à 22:23:15

Retrouver la pratique de la légilimancie avait été un parcours du combattant pour l'aveugle. Comment retrouver ses capacités, alors même qu'elles paissaient par le regard ? Il avait fallut tout le savoir d'une formatrice patiente pour qu'il recouvre enfin la faculté d'entrer dans les esprits, et surtout de les lire. Il n'en restait pas moins terriblement amoindri.

Il pose la main sur sa canne, cherche Camille près de lui. Il s'est désormais redressé, et toute son intention se tourne vers la Serpentard, à laquelle il présente son 3/4. Il allait avoir besoin d'un contact pour réussir sa manoeuvre, mais il sent bien que ce genre de choses n'est pas du goût de la jeune fille. Une fois de plus, il demande :

« Excuse-moi de te demander ça, mais comme je ne peux pas te voir, je dois te toucher. La main, seulement. »

Sa demande est douce. Il tend vers Camille sa paume ouverte, la laissant franchir les centimètres restant.

« Légilimens. »

Marmonne-t-il une fois le contact fait. Presque aussitôt, ses sens se trouvent assaillis de sons, d'odeurs, qui n'appartiennent pas à l'environnement calme et feutré de ce petit salon français.

« Décris-moi ! »

Intime-t-il à Camille, avide de voir à travers elle. Sentant son ton un peu trop brusque, il revient sur ses déclarations, et se fait plus doux lorsqu'il la rassure.

« Tu n'es pas obligée de me dire ce que tu veux garder secret. »


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