Le Grand Escalier

Le Grand Escalier >> Monde magique >> Reste du monde

Pages : 1 2 3 ->

Let me down slowly
[RPG]
Camille Dubois
Chroniqueuse VIPère
5e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 2371
Titre : Let me down slowly
Créé : 14/05/2019 à 22:40:09 - Modifié : 03/07/2019 à 11:39:46



* Camille froissa un énième parchemin. La colère le fit s'enflammer, son regard froid se posa sur le nouveau petit tas de cendre. Elle ne voyait pas d'autre solution, et cela l’exaspérait. Dépendre d'un individu ne plaisait pas du tout à la préfète, cela ne la dérangeait pas au contraire de l'utiliser à ses fins. Se levant du bureau attribuée à ses fonctions, elle sortit enfin, son uniforme impeccable, comme toujours. En chemin, elle croisa quelques élèves plus jeunes qui s'éloignaient avec précipitation.

Physiquement, la Dubois avait changée, plus mince, les lèvres gercée au sang, sa peau encore plus pâle et ses yeux sans émotions. Quelqu'un d’averti aurait pu comprendre que c'était surement la magie noire, et la création de l'Horcruxe qui avait provoqué ces changements. Les autres élèves ne voyaient qu'une préfète froide, d'une drôle d'aura, souvent cruelle et s’écartaient de son chemin.

Se dirigeant vers la grande salle, elle n'alla pas à la table des Serpentard, s'attirant des regards curieux. Non. L'adolescente, sans fléchir, alla à la table des Poufsouffle, et en direction d'une seule personne. Le silence, inhabituel à la tableau des blaireaux, se fit pourtant bien vite, et d'un regard la préfète fit fuir ou du moins éloigner, les élèves à la gauche et à la droite de celui qui l’intéressait. *


Michael Hallows. Le directeur réunit les préfets. Maintenant.

* La voix était froide, les émotions verrouillées sous les barrières mentales de la septième année. Il ne pouvait pas deviner que c'était un mensonge, et il n'avait pas voix au chapitre. Lorsque la Dubois fut sûre qu'il la suivait, elle attendit qu'ils soient dans un couloir désert pour s'interrompre brutalement.

D'un coup de baguette, elle ouvrit la porte d'une salle de classe, et poussa le prefet de Poufsouffle à l’intérieur. Une fois qu'il le fut, elle verrouilla la porte, et se retourna avec un sourire sans joie. *


Bien. Hallows, j'ai besoin de ton aide. Et tu vas évidement me l'accorder. N'est ce pas ? Les Poufsouffles sont censé être de si bonnes personnes. Tu ne me refuserais pas ça.



Now I'm slipping through the cracks of your cold embrace
Physio
1re année
[Avatar]
Poufsouffle
Messages : 755
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 15/05/2019 à 00:06:17 - Modifié : 15/05/2019 à 00:08:20

* Physio avait eu du mal à dormir la nuit dernière. En effet, un étrange dilemme s'empressa de barrer la route pour le sacro-saint sommeil au jeune préfet. Une question existentielle le tourmentait, lui le grand amateur de céréales. Il voulait savoir si le lait devait être mis avant ou après les céréales pour avoir un subtil mélange de croquant et de fondant dans la bouche. Qu'est-ce qu'il est c*n ce petit. Toujours est-il que ça l'avait travaillé toute la nuit et que le matin, il allait pouvoir tenter l'expérience avec deux bols distincts dans lequel il pourrait mettre les céréales avant ou après le lait.

Et c'est d'ailleurs, la première pensée qu'il eut le matin en se levant. Il se réveilla, s'habilla et se lava les dents avec ce même objectif de journée. Lorsqu'il entra dans la Grande Salle, il vola un baiser furtif à la jeune Atkins et s'empressa d'aller chercher les céréales avec du lait et deux bols. Il se délecta de verser du lait dans le premier bol et au moment où commença à mettre des céréales dans le premier bol, il se fit bousculer sans même savoir pourquoi. Il releva donc la tête et crut voir un zombie.

Il y avait plusieurs choses qui clochaient: déjà, d'un, la tête de la préfète était livide, on aurait dit qu'elle était déjà morte, de deux, un préfet de Serpentard qui vient voir un préfet de Poufsouffle, ça sent mauvais, de trois, elle avait utilisé le prénom et le nom de famille de Physio, il détestait ça et de quatre, Physio n'avait pas pu mettre ses céréales dans son bol, tragédie quand tu nous tiens. Toutes ses raisons poussèrent le jeune Poufsouffle a tiré une tête de six pieds de long mais il se leva pour accompagner la préfète au bureau du Directeur.

Sauf que ce n'était pas dans le bureau qu'ils se dirigeaient et lorsque le jeune préfet fut emmener de force dans une salle de classe et qu'elle le verrouilla, il sentit cette sale odeur répugnante, celle qui sent la m*rde. Tout de suite, son regard hébété se changea en regard de braise. Et lorsque la fameuse préfète Camille lui demanda un service, baguette à la main, il répondit d'un naturel qui le caractérise: *

    ► Tu sais où tu peux te le mettre ton service? Déjà, d'un, personne ne m'appelle Hallows, je m'appelle Physio. De deux, si t'as besoin d'aide, demande le moi calmement, j'aurai été plus enclin à accepter ta proposition. De trois, me menacer avec une baguette, c'est tellement mal me connaître. Et enfin, résumer Poufsouffle à des gens qui sont juste gentils et sans réel intérêt, ça marchait du temps de ton grand-père, change de disque. Donc maintenant deux solutions : Soit tu me demandes poliment et sans me menacer ce dont tu as besoin, soit je me casse. Tiens, je vais même faire une chose qui évitera tout conflit.


* Il prit sa baguette de sa poche arrière et la mit sur un coin de table loin de lui pour éviter toute tentative de s'en servir. *
Camille Dubois
Chroniqueuse VIPère
5e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 2371
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 15/05/2019 à 17:25:06

* Par Salazar qu'il était pénible. Camille était dans la même pièce que ce Poufsouffle depuis deux minutes et déjà elle avait envie de lui lancer un sortilège de mutisme. Elle ne connaissait qu'une seule autre personne dans la maison des blaireaux et le plus jeune garçon était bien différent de l'adolescent en face d'elle. Marvin était timide, impressionnable et facilement manipulable par la Dubois. Celui la était apparemment soit courageux, soit stupide pour lâcher sa baguette ainsi.

Un sourire mauvais sur le visage, elle rangea sa propre baguette dans sa manche, alors qu'elle s'approchait de Physio. Ses pupilles gelées fixaient le préfet sans émotion, et sa voix se fit tranchante. *


Si je te menaçais, tu serais déjà hors d'état de nuire. Vu que tu es là, devant moi, et déblatérant des stupidités, j'en déduis que je ne te menace pas mais, que je te demande un service.

* Raide et froide, la préfète était tout sauf aimable. Mais après tout, elle ne l'était jamais, et l'adolescent en face d'elle n'était qu'un pion qu'elle comptait bien utiliser. Avec ou sans son approbation.

Haussant un sourcil, un rictus moqueur, elle continua. *


Si tu m'aides je m'arrangerai pour te donner quelque chose en échange. Si tu refuses, et bien, j'ai remarqué cette fille, cette Serdaigle, Atkins, ce serait tellement dommage qu'il lui arrive un malheureux accident qui briserait ses rêves en Quidditch. C'est si vite arrivé dans ce sport, n'est ce pas ?

* Le visage de Camille n'exprimait rien, aucune émotions qui auraient pu aider le Poufsouffle à savoir si elle mentait ou non. Et cela pouvait être bien plus effrayant, surtout lorsqu'on pouvait connaitre ce que la Dubois avait en tête. Elle n'hésiterait pas une seconde si cela pouvait lui permettre de mettre la main sur l'information qu'elle voulait.

La vipère s'avança encore d'un pas, maintenant bien proche de l'adolescent, son regard froid dans le sien. *


Tu vas donc te montrer coopérant et m'aider, n'est ce pas ?



Now I'm slipping through the cracks of your cold embrace
Physio
1re année
[Avatar]
Poufsouffle
Messages : 755
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 15/05/2019 à 22:21:36

* On ne prend jamais assez de temps à remarquer les petites choses de la vie. L'infiniment grand fait rêver et attire les plus grands astro-physiciens de la Terre. Mais il est vrai que l'infiniment petit a toujours un poil en retrait sur l'échelle de la ferveur populaire. Pourtant, c'est de l'infiniment petit que vient l'infiniment grand et pas l'inverse.

Prenons exemple sur une céréale : Un Chocapic. La composition est la suivante: Céréales 61,7% (blé complet 31,7%, farine de blé, semoule de maïs), chocolat en poudre 22,2% (sucre, cacao en poudre), sucre, sirop de glucose, extrait de malt d'orge, huile végétale, émulsifiant: lécithine de tournesol; sel, arômes. Vitamines (D, PP, B5, B6, B2, B1, B9) et minéraux (carbonate de calcium, fer). Et ose penser que c'est trop petit pour pouvoir faire quoique ce soit. Cependant, plusieurs Chocapics peuvent vous donner l'énergie nécessaire pour la matinée. 100g de chocapics peuvent transmettre de l'énergie pendant 4h à un homme de 70 kg, ce qui est incroyable.

Pourquoi je vous parle de ça? Laissez l'histoire se faire. Physio vient de se mettre dans une position délicate, mais il n'avait pas l'air inquiet. C'est vraiment un inconscient ce préfet. Il n'a plus aucun option et pourtant, il arbore encore un sourire presque moqueur. Il se permet même une tirade: *

    ► Tu sais ce qu'est un magicien chez les Moldus? C'est ce qu'on appelle un illusionniste pour un terme un peu plus approprié. Il te fait passer un message à travers sa gestuelle et à travers ses actions. Laissant ton regard sur un objet qui te demande de l'attention, pour cacher quelque chose de bien plus intéressant. C'est ce qu'il se passe en ce moment, d'ailleurs.


* Un “ Plop ” avait détonné dans la salle, laissant place à une céréale à la place d'une baguette. Ce laps de temps permit à Physio de sortir sa baguette de sa poche et de la pointer vers la préfète pour le traditionnel sort: *

    ► Expelliarmus !


* Reprenons ça du début. Une préfète Serpentard qui vient le voir, le bouscule et l'empêche de manger ses céréales. Cela avait titillé son instinct de conspirationniste. Il avait alors emporté une céréale avec lui. Et sans faire aucun bruit, il provoqua une métamorphose basique transformant sa céréale en fausse baguette entre le moment où ils sont sortis de la Grande Salle et la salle de cours. Il rangea discrètement sa baguette dans sa manche puis lorsqu'il sentit la situation pas sous son contrôle, il sortit la nouvelle baguette. Il pensait utiliser sa vraie baguette autrement qu'en faisant des menaces, mais il n'avait pas vraiment le choix. Le respect avec les Serpentard se faisait que s'ils estiment que tu es leur égal. Il pensa à l'instant l'avoir fait. *

    ► Je n'aime pas qu'on me menace, mais soit, je peux le concevoir et souvent, je fais semblant de ne pas le remarquer. Mais menacer mes proches, c'est un truc qui me dégoûte, la zombie. Donc soit tu m'exposes ton projet, soit on sera obligé d'arrêter cette conversation pleine d'enseignement.
Camille Dubois
Chroniqueuse VIPère
5e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 2371
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 15/05/2019 à 22:49:25

* Stupide. Ce garçon était stupide. Alors que sa baguette se transforme en vulgaire céréale, la Serpentard hausse un sourcil. Et voilà qu'il lui pompait l'air avec son histoire de magicien moldu. Et qu'en plus il lançait un sort inutile puisque sa baguette était sagement rangée dans sa manche. Un rire moqueur sortit de la bouche de la préfète. *

Clairement je n'ai pas un serdaigle en face de moi. Mais continue je t'en pris. Je ne voudrais pas te déranger pendant que tu lances encore des sortilèges inutiles.

* Son petit discours émeut à peine l'adolescente, voir nullement en fait. Elle ne sait pas ce qu'est un zombie et s'en moque. Une invention moldue surement. Pourtant les Hallows était une famille respectable normalement. Et puis après tout elle s'en moquait, elle avait seulement besoin du garçon comme on avait besoin d'une clef.

Soupirant, elle fait un geste de la main, et une chaise vient cueillir le Poufsouffle derrière lui, le forçant à s'assoir. Ce petit tour de magie sans baguette lui avait appris des années auparavant, avec une élève de Poudlard, Brooke. S'asseyant à son tour sur la table en face, elle fixe le Poufsouffle sans répondre. Est ce qu'il ferait l'affaire ? Elle n'avait pas vraiment le choix. *


J'ai besoin de quelque chose que seul toi peut m'aider à avoir. Tout simplement car ce que je veux est gardé. Je ne te dirais pas où tout de suite, ni ce que c'est. Sache seulement que ce sont des ancêtre à toi qui l'ont caché. Et donc seul un hériter direct peut s'en emparer. Oh joie, j'ai un hériter direct juste en face de moi.

* Ironie quand tu nous tiens. Camille n'avait pas esquissé un sourire, sa voix était toujours aussi froide, et ses pupilles gelées fixaient l'adolescent.

Son visage s'approche de celui de Physio alors qu'elle susurre, une lueur étrange dansant dans ses yeux. *


Et tu apprendras que je ne fais pas que menacer, Hallows. Va t en et elle en payera le prix. Ainsi que tout ceux que je pourrais trouver, un par un. Fais ton choix.

* Se redressant, les lueurs disparaissent comme si elles n'avaient jamais existé. Pourtant, on pourrait jurer les avoir vu. Ces lueurs de haine, de colère et de magie noire. *



Now I'm slipping through the cracks of your cold embrace
Physio
1re année
[Avatar]
Poufsouffle
Messages : 755
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 15/05/2019 à 23:30:00

* En deux temps trois mouvements, les choses s'étaient passées à une vitesse folle. Il s'était retrouvé sur une chaise à discuter avec la préfète de l'éventuel mission qu'ils allaient faire ensemble. Mais faire une mission avec une personne aussi peu enclin aux émotions, lui paraissait très compliqué. Malgré tout, il ne savait pas si elle allait mettre ses menaces à exécution et ne souhaitait pas le savoir. Il écouta alors la proposition suivante.

Il y avait apparemment un trésor que gardait les ancêtres de Physio et dont seul un héritier pouvait trouver. Soudain, il se souvenait que ses parents en parlaient de temps à autres mais il n'a jamais été enclin à écouter ce genre de conversation qu'il jugeait trop important pour lui. Il avait préféré ne pas s'en souvenir pendant des années, mais maintenant, qu'il y pense. Il en avait entendu quelques brimes. Soudain, la curiosité rentrait en compte dans l'équation. D'un côté, il avait la fierté de ne pas accepter un contrat avec un être aussi peu recommandable et de l'autre, il devait prendre soin d'Ella et un trésor familial, c'est toujours une aventure palpitante. Soudain, il prit la parole:
*

    ► Continue à me menacer et regarde ce qu'il se passe. Environ 15 minutes s'est passé entre le moment où tu as renversé mon bol et ce moment. Mes amis vont s'inquiéter sachant que je ne suis pas quelqu'un qui aime me dorer la pilule avec quelqu'un tellement livide qu'il ferait peur à un fantôme. J'aurai alors franchi cette porte, n'ayant absolument rien oublié de cette conversation, mais pouvant à tout moment te faire plonger pour menaces, les Directeurs de cette école seront ravis de savoir sous ton meilleur jour. Tu m'empêches de franchir cette porte? Mes amis me retrouveront coûte que coûte et à ce compte-là, tes efforts auront été vains.


* Le préfet savait qu'il ne fallait en aucun cas céder du terrain avec ce genre de personne et il adopta une attitude aussi froide que l'homologue qui était en face. Il laissa un temps d'arrêt, puis continua : *

    ► Cependant, cette histoire de trésor dans ma famille, ça m'intéresse. Où as-tu ces informations? On pourrait bien faire équipe toi et moi.
Camille Dubois
Chroniqueuse VIPère
5e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 2371
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 17/05/2019 à 19:03:34

* Le garçon était si transparent, sa curiosité était flagrante. Mais il était aussi totalement stupide, du point de vue de Camille. Évidement que ses amis n'allaient pas s'inquiéter. *

Tes amis, comme tu dis si bien, penses que tu es actuellement avec le directeur. Donc non, ils ne vont pas se préoccuper de toi maintenant. Et va y, pars. J'espère que ta petite chérie se remettra de ses blessures.

* L'adolescente esquissa un léger sourire mauvais, fixant toujours le Poufsouffle de son regard gelé. Et même lorsqu'il essaya de paraitre froid, le sourire de la Dubois s'élargit. Il était mignon. Son innocence, sa petite demande innocente. Équipe ? Camille ne faisait jamais équipe. Elle utilisait les gens pour ses propres buts. Mais si cela lui faisait plaisir de le croire, alors elle jouerait cette comédie. *

Je ne te révélerai ce que je sais que lorsque je serais sûre qu'on fait "équipe", comme tu dis. Et pour cela, j'ai besoin de garanties. Tu connais les contrats magiques, Physio ?

* Non elle n'était pas comme sa mère. Et pourtant. Plus le temps passait, plus la Dubois agissait exactement comme elle. Voir en pire. Mais elle se refusait d'y penser. Non. Elle ne s'assurait que de la loyauté du préfet le temps de cette affaire, une fois cela fait, leurs routes se sépareraient.

Ne laissant pas le Poufsouffle répondre, elle ajouta, une lueur étrange dans le fond de ses yeux clairs. *


Une seule information m’intéresse. Le reste, tu pourras en disposer comme il te l'entend. Tu apprendras peut être des choses sur ta famille. Ils ont tous des secrets. Et les secrets valent chers.

* Tout les secrets. Camille plus que personne pouvait le comprendre, elle en avait tellement. Un lourd secret qu'elle gardait précieusement, tel un trésor. Mais personne ne le découvrirait celui là. Et tout d'abord, elle devrait donc supporter le Poufsouffle en face d'elle. *



Now I'm slipping through the cracks of your cold embrace
Physio
1re année
[Avatar]
Poufsouffle
Messages : 755
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 17/05/2019 à 20:05:20 - Modifié : 17/05/2019 à 20:11:25

* Le Poufsouffle avait l'air sûr de lui, c'est ça qui était inquiétant. Nous ne pouvons pas savoir s'il a conscience de la gravité des choses. Toujours est-il que lorsque la préfète commença à parler de contrats magiques, il haussa un sourcil comme pour montrer son intérêt grandissant. Jamais il n'avait été aussi proche de faire une bêtise hors-norme et pourtant, il ne se souciait guère de la chose. Il regarda alors Camille les yeux dans les yeux et commença par:
*

    ► Je n'ai pas confiance en toi, et je pense sincèrement que ton histoire de contrat, ce ne sera avantageux que pour toi. Rien ne me pousse à accepter ça. Je me rends compte que tes menaces, ce ne sont que des paroles vaines. Menace-moi encore et toujours, je m'en tape. Sur ce, j'ai d'autres choses à faire que d'entendre ton histoire de contrat à deux noises.


* Il se leva de sa chaise, s'étira et repartit en direction de la porte, l'air fier et arrogant. Puis il décida de prononcer la formule "Alohomora" pour partir de ce trou à rat. Il se retourna un dernier instant en regardant la jeune Serpentard et lui dit avec un sourire:
*

    ► C'est dommage que tu fasses une tête de six pieds de long à chaque fois que l'on te parle. Je suppose que t'es plutôt jolie quand tu souris.


* Il se retourna avec son petit sourire de coin, lança un sort "Avis", faisant apparaître des oiseaux presque réels au nez de la demoiselle et commença par ouvrir la porte.
*
Camille Dubois
Chroniqueuse VIPère
5e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 2371
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 17/05/2019 à 20:31:37

* Des paroles vaines ? Camille haussa un sourcil. Qu'il le pense. Elle ne le retint pas alors qu'il se dirigeait vers la sortie. Très bien, qu'il sorte. Ses dernières paroles ne réussirent pas à changer l'air froid de l'adolescente, même glacial. Et lorsque le Poufsouffle passa la porte, ne laissant derrière lui que de futiles volatiles, elle attendit quelques secondes avant de sortir sa propre baguette et d'un mouvement, ils explosèrent tous. Ne laissant que des plumes sanglantes alors que la préfète de Serpentard sortait à son tour. *

Une semaine plus tard, terrain de Quidditch.

* Camille était dans les tribunes. C'était le match Serdaigle contre Poufsouffle et le stade était évidement en effervescence. Les Serpentard aussi étaient là, pour savoir qu'ils allaient affronter pour une finale qui serait surement mémorable.

Mais la Dubois n'était pas là pour encourager qui que ce soit. Cachée, hors de la vue des adultes, elle fixait le match de ses yeux clairs. Et surtout une joueuse. Dans l'ombre, sans que personne ne puisse la repérer, elle commença alors ce qu'elle préparait depuis une certaine rencontre. Il le verrait. Il comprendrait. De toute façon il était sur le stade lui aussi.

Alors qu'elle murmurait des paroles dans une langue oubliée, le match qui se déroulait normalement prit une tournure de catastrophe. Une joueuse de l'équipe des aiglons perdit le contrôle de son balai, et fit une chute qui aurait été surement mortelle si le directeur n'avait pas été prompte à réagir. Elle fut évidement pris en charge, l'infirmerie de Poudlard avait toujours accueillit en son sein des blessés de Quidditch, comme le marmonnait l'infirmière sans relâche. Mais elle était mal au point et ne pourrait surement pas remonter de si tôt sur un balai.

Après l'accident, le match fut reporté, et les joueurs invités à se changer dans les vestiaires. Dans les affaires de Physio se trouvait un parchemin. *


La prochaine fois, ce sera ta copine. J'attends toujours ta réponse, Physio.

* Et alors que ses yeux se posaient sur les derniers mots, le parchemin brûla et avec lui toute preuve. Pourtant il ne pouvait douter de l’expéditrice.

Celle ci, après que les tribunes furent vidés, marcha tranquillement en direction du château. Le parc était désert, tous s'étaient précipité, alors que la pluie commençait à tomber vers la grande salle où le diner attendait d'être servit. Seule, toujours seule, la Dubois n'était qu'une ombre, une ombre qui programmait déjà la suite si Hallows ne lui répondait pas très vite. *



Now I'm slipping through the cracks of your cold embrace
Physio
1re année
[Avatar]
Poufsouffle
Messages : 755
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 17/05/2019 à 21:04:29

* Il avait encore une fois joué avec plus fort que lui et en payait les pots cassés aujourd'hui. Quand il quitta la porte de la salle de classe, il en était ressorti plein de fierté mais n'avait pas compris tout ce que cela pouvait engendrer. Et des conséquences, il y a eu puisque lors de son match face à Serdaigle, une de ses coéquipières fut blessée. Un papier vient alors confirmer ses théories et confirmer aussi les menaces pesantes sur Ella. Il ne pouvait plus faire machine arrière et d'un coup d'un seul, il trouva la préfète de Serpentard qui ne boudait pas son plaisir. Il l'emmena dans la même salle de classe que la semaine d'avant et les rôles s'inversaient ironiquement, la pièce était verrouillée. Il se mit à quelques centimètres de la tête de Camille et commença à parler en se pinçant les lèvres :
*

    ► Okay, tu veux vraiment que je te pète tous tes membres jusqu'à ce que tu me supplies d'arrêter hein? Je te le répète une dernière fois, laisse... Ella... tranquille !!!


* Il venait de vociférer assez fort et il sentait la colère affluer en lui. Avait-il perdu son sang froid? Sans doute. Lui restait-il encore une chance de s'en sortir indemne? Probablement pas. Il reprit alors son calme et commença par faire des petits pas dans la pièce puis il parla dans un ton un peu plus posé.
*

    ► Je t'ai sous-estimé la semaine dernière, t'es finalement une grande psychopathe si ça venait à se savoir dans le château, tu serais sans doute renvoyée, j'espère que tu en as conscience. Au final, ton histoire de contrat, explique-moi ce que tu veux faire comme contrat.


* Il fit les cent pas attendant la réponse de la jeune Serpentard.
*
Camille Dubois
Chroniqueuse VIPère
5e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 2371
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 18/05/2019 à 12:48:18

* C'était assez ironique, mais terriblement plaisant pour la vipère de se faire entrainer à son tour dans la salle de classe vide. Alors que la colère du préfet se faisait ressentir, Camille esquissa seulement un sourire satisfait. Maintenant il la prenait au sérieux. Et maintenant, ils pouvaient enfin parler et poser les termes. Au final, l'adolescente le savait, elle aurait ce qu'elle voulait. Le poufsouffle pensait peut être qu'il avait le choix. Camille savait que non.

D'une voix froide et calme, au contraire des mouvements d'humeur de Physio, elle répondit. *


Savoir quoi ? Je trouve que tu me menaces, et ce n'est pas très gentil, Hallows. Alors que je ne vois même pas de quoi tu veux parler.

* Son sourire ironique démontrait tout le contraire, ainsi que le plaisir qu'elle éprouvait à voir le préfet sortir de ses gongs. Les émotions qu'elle ne ressentait plus était bien plus plaisantes à être provoquées chez les autres.

Haussant un sourcil, elle resta silencieuse, et claqua uniquement des doigts. Un parchemin apparut entre ses mains, il luisait doucement, comme recouvert d'une fine pellicule d'or. Les lettres manuscrites étaient rouge sang et brillaient en fonction de la lumière. Les pupilles de la Dubois reflétèrent une lueur de la même couleur que les lettres, une réflexion ou elle venait réellement des yeux de la jeune fille ? Le Poufsouffle même en le remarquant ne put en être sur, elle disparut aussi vite qu'elle était apparut. *


Ceci est un contrat de confidentialité. Ainsi, tout ce que tu apprendras sur moi, sur mes buts, et sur les informations que je veux ou que je te procurerai, tu ne pourras les révéler à personne. Une garantie en somme. Le reste, tout ce qui concerne ta famille directement, tu en feras ce que tu veux, ça m'est égal. Je ne te fais pas confiance, tu ne me fais pas confiance, mais ce contrat me permet de m'assurer que tu ne me trahiras jamais, Hallows.

* S'asseyant à la place qu'elle avait la semaine dernière. Elle posa le contrat à côté d'elle, son regard glacial sur Physio, guettant sa moindre réaction. *

A prendre ou à laisser.



Now I'm slipping through the cracks of your cold embrace
Physio
1re année
[Avatar]
Poufsouffle
Messages : 755
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 18/05/2019 à 19:17:06

* C'était la première fois qu'il sentait la situation se dérober au profit de la préfète et il le sentait. Il avait alors perdu son sang-froid, preuve qu'il avait perdu le contrôle et en plus de ça, elle lui proposait un contrat alors qu'il n'en avait pas voulu jusque-là. Il réfléchit quelques instant, puis fixa Camille dans les yeux au moment où il écrivit les termes du contrat. Elle avait les yeux rouges comme les lettres qui formaient le contrat. Puis, vint la fin du contrat et Physio opta pour un dialogue avec la jeune Serpentard:
*

    ► Je veux savoir de quoi est fait ce contrat. C'est à dire d'un comment je le signe, de deux, qu'est-ce que ça implique que tu as oublié de me dire et surtout est-ce qu'Ella sera saine et sauve après que j'ai rempli ce contrat?


* Elle venait de faire sauter les verrous de sa patience en un rien de temps et il attendait patiemment à quel sauce il allait être manger. Au final, il laissa place à un silence pesant jusqu'à ce qu'il reprenne son fil d'Ariane:
*

    ► Pourquoi t'étais obligé de menacer Ella? On aurait très bien pu faire ceci sans contrat, sans menaces, sans rien de tout ça. Je t'aurai accordé ma confiance si tu m'avais exposé la situation. Règle numéro 1: je ne mens jamais même pour me défendre. Maintenant, on est dans une situation pourrie où tu ne veux pas me faire confiance et moi non plus. Je suppose qu'au vue des menaces que tu as mise à exécution, la chose que tu veux est très importante. Je ne vois pas en quoi j'aurai pu te le refuser. A moins que ce soit au détriment de moi que tu posséderas cette "chose". Mais cette magie-là, c'est pas trop autorisé au sein de l'Ecole, n'est-ce pas?


* Il resta les mains croisés, attendant une réponse franche.
*
Camille Dubois
Chroniqueuse VIPère
5e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 2371
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 18/05/2019 à 20:34:21

* Son amour pour la Serdaigle est touchant. L'amour est faiblesse pour la Serpentard, elle a banni cette émotion depuis longtemps. Leçon apprise par sa mère. Comme l'élaboration de contrat pour se protéger. Elle n'avait pas d'amis, uniquement des ennemis potentiel. Et encore plus avec son secret. Elle qui quelques mois auparavant haïssait sa mère pour les contrats, elle se persuadait maintenant qu'elle le faisait pour sa propre sécurité.

Tendant le parchemin aux lettres rouges sang à l'adolescent, elle répondit alors à sa question, un léger sourire aux lèvres. *


Pour le signer ? Très facile. Tu mets ton nom et prénom juste ici, et une goutte de ton sang. Cela te liera au contrat. Si tu le romps et bien... je ne te le conseille pas vraiment. Les conséquences sont toujours très mauvaises, et elles amènent six pieds sous terre. Une fois que tu auras signé, et que tu m'auras aidé, et bien ta petite copine n'aura plus rien à craindre.

* Et alors qu'un rire glacial sortait de ses lèvres, elle continua, réagissant aux paroles si naïves du Poufsouffle. *

Tu apprendras, Hallows, que les gens ne font jamais ce qu'on leur demande correctement à moins de leur donner une raison de se battre. Je t'ai donné une raison, et je t'ai prouvé que je ne plaisantais jamais. Mes menaces ne sont, et n'était, pas en l'air. Maintenant tu es prêt à m'écouter attentivement. Et je te révélerai où nous allons, ce que nous cherchons et surtout en quoi tu me seras utile, mais uniquement lorsque je serais sûre que tu ne me trahiras pas. Donc une fois que tu auras signé.

* D'un coup de baguette, l'adolescente fait apparaitre un encrier et une plume de paon. Son regard se pose sur le parchemin dans les mains du Poufsouffle. Ils étaient si proches, elle était si proche. Bientôt elle aurait ce qu'elle voulait, et bientôt elle pourrait oublier ce garçon énervant. Continuer son but. *



Now I'm slipping through the cracks of your cold embrace
Physio
1re année
[Avatar]
Poufsouffle
Messages : 755
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 19/05/2019 à 15:05:59

* Les choses n'avaient jamais été aussi limpides qu'à ce moment-là. Il se devait de respecter le contrat de ne pas trahir la Serpentard et il serait exhorter d'ennuis concernant Ella. C'est tout ce qu'il lui fallait. Le contrat était facile à signer et à remplir. Il n'avait aucunement l'intention de faire du mal à la préfète si elle en faisait de même. Il regarda les termes du contrat en essayant de déceler une faille qui rendrait ce contrat compliqué à remplir pour lui-même puis il prit la plume de paon et signa de son nom et de son prénom. Il se mordit la peau de son doigt pour provoquer un saignement puis tamponna son pouce sur le parchemin. *

    ► Bon je pense que nous sommes officiellement en bons termes. Vas-tu encore faire une tête d'enterrement tout le temps où l'on va agir ensemble ou tu vas te décoincer un peu? Que je sache, parce que moi, maintenant, je compte rester moi-même. A te poser plein de questions et à essayer de créer une ambiance un peu moins tendue que celle-ci.


* C'était la première fois qu'il se mit à sourire sans arrière pensée. Il regarda d'ailleurs la jeune Serpentard et attendit une réaction de sa part. Il s'assit sur la chaise en face et prit une sucette dans sa poche, c'est sa marque de fabrique. Il enleva le papier et commença à sucer sa sucette devant Camille. Puis il sortit une deuxième sucette pour Camille et lui dit en ayant la sucette dans la bouche:
*

    ► 'en 'eux une?


* Puis il retira la sucette de sa bouche pour parler des choses sérieuses. Le dialogue se conjuguait avec les nombreuses sons de sucette à chaque respiration.
*

    ► Donc, il faut que tu saches que * slurp * j'ai jamais voulu m'intéresser aux secrets de ma famille * slurp * jusqu'à ce jour. Donc je ne suis peut-être pas d'une grande utilité * slurp * . Mais j'essaierai de * slurp * faire mon maximum. Bon, qu'est-ce qu'il faut faire? * slurp * Explique-moi un peu. * slurp *
Camille Dubois
Chroniqueuse VIPère
5e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 2371
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 19/05/2019 à 15:43:59

* Camille haussa un sourcil intrigué en voyant le Poufsouffle se mordre pour signer. Il avait des manières qui intriguait la préfète sans qu'elle le révèle sur son visage de marbre. N'importe quel sorcier aurait prit sa baguette pour se couper, se mordre était une façon si sauvage. Les paroles de Physio ne procurèrent aucune émotions à Camille. Une ambiance moins tendue ? Tout allait bien pour elle. L'adolescente pensait déjà à ce qu'elle allait pouvoir obtenir.

Mais alors qu'elle était plongée dans ses pensées, elle en fut tirée par une sucette sous son nez. La surprise laissant passer une expression de colère dans les yeux de l'adolescente, elle reprit bien vite le contrôle.
*

Non.

* Tranchante, nette, glaciale. La réponse de Camille n'était pas vraiment apte à détenir la palme de l'amitié. Alors qu'il continuait un monologue, elle soupira uniquement. Sans répondre, et en essayant de garder son calme face au garçon déjà épuisant, elle sortit une tasse ébréchée de sa cape. Comme si elle savait depuis le début que tout mènerait à ce moment. Après un sort informulé qui fit luire la tasse, elle la tendit à Physio. Une fois qu'il eut enfin posé sa main dessus, les deux élèves disparurent dans un craquement. *

Château familial Dubois, France.

* Ils réapparurent dans une pièce à l'image de la famille Dubois. Austère. L'ancien bureau de Cassiopée n'avait pas changé, sauf qu'il appartenait à Camille maintenant. Les murs sombres et les meubles en bois noirs aspirait la lumière pourtant présente du lieu. Effectivement deux fenêtres donnaient une vue assez belle du domaine de la Dubois et éclairait la pièce. *

J'ai fait le nécessaire pour notre absence. On te croit atteint d'une maladie, tu es excusé pour la semaine. Cela nous donnera largement le temps de tout régler.

* S'avançant vers son bureau jonché de parchemin, l'adolescente passe une main dans ses cheveux, laissant apparaitre un visage fatigué quelque seconde. Tout ces noms. D'un coup de baguette, elle fit disparaitre les parchemins, sauf trois. D'un geste, elle fit signe au Poufsouffle de s'avancer. Désignant le premier parchemin qui était une sorte de plan étrange, elle expliqua. *

Ceci est l'unique exemplaire que j'ai pu trouvé sur le lieu où nous nous rendons. Apparemment ta famille avait un très vieil ami français, qui leur aurait donné une place pour cacher des informations précieuses. Cet ami est un membre important de quelque chose que je gère, et lors d'une soirée arrosée il m'a confié qu'en plus des informations sur l'origine de l'Organisation, il y aurait un objet gardé jalousement par ta famille, puissant. Un objet qui pourrait me servir. Mais pour accéder au tombeau, il me faudrait un héritier. Et te voilà maintenant.

* Reprenant sa respiration, la jeune fille pointa le nom calligraphié en vieux français au dessus du plan. *

Donc prépare toi, petit Poufsouffle, nous partons pour les Catacombes de Paris.



Now I'm slipping through the cracks of your cold embrace
Physio
1re année
[Avatar]
Poufsouffle
Messages : 755
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 19/05/2019 à 16:15:16

* Il avait senti quelque chose dans les yeux de la préfète, lorsqu'il lui proposa une sucette. Il s'avait qu'il pouvait briser son masque de cire pendant un court instant. Dorénavant, il en jouerait, puisqu'au final, il aimait les défis et Camille en constituait un beau. Elle était inexpressive au possible, ce qui devait cacher un passé lourd. Et au final, malgré le fait qu'elle ait eu envie de le menacer et que d'ailleurs, elle l'ait fait, le jeune Poufsouffle commençait à apprécier la compagnie de cette jeune femme. Après son "non" et son histoire de tasse à thé portoloin, Physio s'était retrouvé dans un endroit qu'il ne connaissait nullement.

C'était un manoir, sans doute, celui de la jeune Dubois et un endroit assez sombre. Il ne faisait presque pas jour dans la pièce et l'on retrouvait des tas de papiers sur le bureau de la préfète. Physio essaya d'y jeter un oeil mais n'eut pas le temps de le faire et d'ailleurs, c'était juste de la curiosité mal placée, rien de très méchant. Il se mit alors devant la fenêtre, écoutant et suçotant toujours sa sucette, les diverses explications de Camille. Puis, il revint vers la Serpentard, toujours en la regardant dans les yeux et il commença par dire: *

    ► Je crois que j'ai compris ce que tu manigances, tu me fais un contrat de fidélité. Tu m'emmènes chez toi pendant une semaine... Tu veux clairement me draguer ! Je ne suis pas un mec facile tu sais.


* Il se mit à sourire très fortement et avec son regard plein de malice, guettant l'expression du visage de Camille. Puis lorsqu'elle lui expliqua qu'il fallait partir à Paris et surtout les catacombes, il comprit que des choses sérieuses se tramaient. Elle lui présenta un plan et lorsqu'ils eurent fini de regarder le plan, il continua son speech:
*

    ► Petite excursion à Paris, je savais que t'étais une romantique. C'est quand tu veux bébé!


* Un petit clin d'oeil accompagna le dialogue. Il commença par faire les milles pas , s'arrêtant uniquement pour poser des questions pleine d'ironie comme...
*

    ► Du coup, t'es une Serpentard méchante, vilaine ouhlala. C'est flippant dis donc. Est-ce que, genre, vous mettez des capuches en Assemblée de Serpentard, vous faîtes agraou agraou, les méchants ? Et genre, vous tuez des chatons, en prononçant des formules dont vous savez même pas ce que ça veut dire? Et puis, ensuite, vous faites tourner des tables en appelant les esprits morts? Est-ce qu'aussi, vous buvez de la pisse d'algue et du sang de vierge pour avoir le teint toujours plus blanc? Je me demandais.
Camille Dubois
Chroniqueuse VIPère
5e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 2371
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 19/05/2019 à 16:47:03

* Camille essaya de garder son calme alors que Physio faisait des blagues stupides. La colère, la stupéfaction de voir qu'il semblait si indifférent. Il ne comprenait donc pas que tout ne se résumait pas à ce sens de l'humour débile ? Et cela ne s'arrangea pas. Au contraire. La jeune fille lui lança un regard glacial, la bouche serrée, elle marmonna entre ses dents. *

Ne. M'appelle. Pas. Bébé.

* L'adolescente ne lâcha pas des yeux le préfet alors qu'il faisait les cents pas. Mais alors qu'il parlait pour ne rien dire, il fallait l'avouer, ses yeux lançaient des éclairs. La colère montant au fur et à mesure, il ne prenait rien au sérieux. Tout était donc raison de rire ? Un sourire naquit sur le visage de la Serpentard, mais ce n'était surement pas le genre de sourire qu'attendait le Poufsouffle.

Brutalement, d'un coup de baguette, une substance colla les pieds de Physio au sol. Déjà stoppons ces allers retours incessants. Ensuite, l'adolescente s'approcha, et plongeant son regard clair dans celui du Poufsouffle, elle articula d'une voix glaciale. *


Exactement. Et très bientôt c'est ton esprit mort qu'il faudra appelé car j'aurai pris ton sang pour me nourrir.

* S’écartant de quelques pas, elle prit un second parchemin ou des notes manuscrites fleurissaient. *

Maintenant on va jouer à un jeu. Je ne t'ouvre pas pour avoir ton sang, et toi en échange tu vas me dire ce que tu sais sur Moise Hallows. Tout ce que tu sais. Je ne suis pas très patiente, Physio, si tu ne veux pas que ton "escapade romantique" se transforme en pire cauchemars tu devrais être un peu plus coopérant. Et je suis heureuse que tu aies jeté ton dévolu sur quelqu'un d'autre, cette Serdaigle ne m'a pas l'air très adroite.

* Avec la voix glaciale de la Dubois, on ne pouvait pas vraiment deviné si elle plaisantait ou non. Et son visage neutre n'aidait en rien. Pourtant elle venait bien de répliquer aux paroles du préfet, montrant qu'elle avait bien entendu toutes les inepties qu'il laissait sortir à la minute. Tout cela allait lui sembler bien long. Camille le présentait. *



Now I'm slipping through the cracks of your cold embrace
Physio
1re année
[Avatar]
Poufsouffle
Messages : 755
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 19/05/2019 à 21:27:47 - Modifié : 19/05/2019 à 21:34:57

* Physio avait réussi à pertuber Camille, qui a commencé à montrer des signes d'impatience, ce qui n'était pas naturel chez elle. Enfin c'est ce que pensait Physio. Il avait gagné une bataille lorsqu'elle lui colla les pieds au sol pour l'empêcher de marcher. C'était un saut d'humeur. Et elle avait beau montrer son regard graou vilain comme dirait le préfet. Il en était très très amusé. Il en avait que faire, laissant voguer ses envies de la provoquer encore et toujours plus. Elle n'avait pas envie qu'on l'appelle bébé et elle parlait de le tuer, c'était encore un saut d'humeur. Il reprit la provocation de plus belle : *

    ► Tu sais quoi? Tu me vends du rêve, quand tu fais la méchante comme ça. J'en ai des frissons.
    Tu commences à m'empêcher de bouger, t'es une dominatrice toi ! Mais entre nous, ça ne pourra pas marcher tu sais. Parce que moi je ne suis pas du genre à crier "Vas y fais moi mal!". Je peux te trouver deux trois potes qui sont branchés sur ça si tu veux.


* Et c'est reparti pour les provocations ! Si Physio ne tenait pas à être sérieux, c'est parce qu'il estimait qu'il avait tout intérêt à rester lui-même: l'exact opposé de la préfète de Serpentard. Certes, il jouait toujours plus avec le feu mais au final, son contrat qui était au départ sa faiblesse, devient petit à petit une force. Elle ne pouvait pas le tuer, parce qu'elle avait besoin de lui en tant qu'héritier. D'ailleurs, lorsque le nom de son grand père paternel fut évoqué, il écouta attentivement, pour, ensuite, essayez de formuler une réponse Physioesque: *

    ► Tu peux me faire mal, tu n'auras pas les informations que tu veux, c'est comme ça que cela marche avec moi. Tu sais, je viens d'une famille sang-pur, je crois comme toi et au final, mes parents ont essayé de m'inculquer des valeurs, comment dire, typiques à eux-mêmes. Pleine de souffrances, de coups de fouet, d'étranglement, d'enfermement dans une pièce noire, est-ce que je suis devenu un mort-vivant comme toi? Non, au contraire, j'ai décidé que je n'allais pas devenir comme eux. Mais le plus important tu sais... C'est que je te raconte des conneries depuis tout à l'heure et que tu me crois...


* Il se mit à exploser de rire avant de continuer son dialogue: *

    ► Plus sérieusement, Moise Hallows, c'était mon grand-père. On déterre son cadavre quand tu veux. C'était un sale con. Niania Discipline niania, il leur faudra une bonne guerre nianiania.. Tu comprends sosie officielle de Voldemort? Une fois, il a tenté de m'apprendre une leçon, parce que j'avais fait ami-ami avec un moldu, il l'a abattu de sang-froid devant moi. J'en ai pleuré toute ma vie. Allleeeezzz, je rigole encore. Tu crois que j'allais te raconter ma vie? On n'est pas encore assez intime, tu veux grave me pêcho toi, je l'ai vu dans tes yeux. Moise Hallows était un sorcier extraordinaire, un père médiocre et surtout, si tu veux que je pisse sur sa tombe, c'est quand tu veux, où tu veux. Il était imbuvable, même toi à côté, on dirait un premier année de chez Gryffondor. Et comme j'ai vu que tu savais rire, enfin, ça dépend, du moins, t'essaye et que tes résultats ne sont pas très concluants, bah j'essaye de t'aider tu vois. Moi je suis un mec comme ça, toujours la main sur le cœur. Et là, tu vas dire que je vais bientôt avoir plus de cœur nianiania. Ecoute, je le sais... Il est déjà tout à toi ... Bébé


* Il regarda Camille avec un regard ténébreux comme s'il essayait d'imiter quelqu'un qui drague puis, il se mit à rire. *

    ► Ella ... Elle n'est rien à côté de ton sourire ravageur, de ton teint extrêmement rosé, ta bonne humeur et ton envie d'aider les autres. Marions-nous de suite.
Camille Dubois
Chroniqueuse VIPère
5e année
[Avatar]
Serpentard
Messages : 2371
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 19/05/2019 à 22:38:32

* Par la barbe de Salazar Serpentard, ce Poufsouffle était ingérable. Camille le fixa un moment sans rien dire. Elle n'avait jamais été préparé à répondre à tant de stupidités. D'un coup de baguette, elle libère le préfet et toujours sans un mot, s'assied derrière le bureau. Ses yeux fixent les parchemins, le plan, les notes. Comment allait elle pouvoir travailler avec un garçon qui ne prenait rien au sérieux ? Il n'y avait rien de cohérent dans le flot de paroles qu'il débitait. Elle n'avait rien appris. Et elle allait partir dans une aventure surement dangereuse avec un stupide blaireau.

La main se massant la tempe, elle répondit en marmonnant à la dernière phrase, qu'elle avait à peine écouté. *


Le mariage j'ai déjà donné. Sans moi.

* Soupirant, elle mit en ordre les informations qu'elle possédait. Geste rassurant pour se protéger de ce qu'elle ne comprenait absolument pas. Sa tête se releva pourtant après un long silence, son visage toujours neutre. *

Tu ne prend jamais rien au sérieux, n'est ce pas ? Rien n'est assez bien pour toi, Hallows, tu es tellement supérieur. Tu es tellement meilleur. Toi, le bon préfet de des bons Poufsouffle, qui ne procure que joie et bonne humeur autour de toi. Qui a eu une vie si facile, avec une copine et de l'amour à profusion.

* Sa voix était tranchante, froide et son regard lançait des éclairs de colère. Claquant des doigts, une elfe de maison apparut. Après une inclinaison maladroite et un bredouillement, Camille lui commanda en français sèchement du thé. Et quelques secondes plus tard, une théière bouillante ainsi que des macarons et petits sandwichs étaient disposés sur le bureau. D'un geste elle se servit dans une tasse en porcelaine et remplit une seconde destinée au préfet.

Après une gorgée brulante, elle reprit toujours aussi glaciale. *


Nous partirons ce soir. Pour éviter les moldus et les autres. Si tu as des informations sérieuses sur ton grand père c'est le moment de me les donner. Sinon, et bien le château est grand, assez grand pour ne pas croiser le "sosie officiel de Voldemort". Les employés humains ne comprennent que le français, tu peux toujours essayer de leur raconter tes bêtises.

* Reprenant une gorgée de son breuvage, elle se leva et alla vers les longues armoires au fond de la pièce. Jetant un regard derrière elle, elle lança. *

Et si tu veux me suivre, je ne garantie pas ta survie d'ici ce soir mais tu peux toujours rester pendant les deux longues heures qui me seront bien pénibles. La nourriture est pour toi. Sers toi.

* Se désintéressant du garçon, elle prit des fioles remplies de différents liquides. Les mettant dans les poches de sa cape. Qu'allait il faire? Il ne l'aimait pas, c'était visible. Il allait surement partir fouiller la demeure, et au moins elle aurait un petit moment de répit avant de devoir le supporter tout le long du périple. *



Now I'm slipping through the cracks of your cold embrace
Physio
1re année
[Avatar]
Poufsouffle
Messages : 755
Titre : Re : Let me down slowly
Créé : 20/05/2019 à 01:31:13

* Il avait atteint les limites de la jeune préfète, pensait-il. Elle en avait eu assez du préfet et avait commencé par faire des tas de reproches à Physio. Il n'avait dit aucun mot pendant qu'elle déferlait sa haine. Il avait poussé le bouchon trop loin et savait qu'il fallait s'arrêter. Puis, lorsqu'elle eut fini son blâme, il regarda la préfète avec un regard différent. Il était gêné, il ne voulait pas vraiment remuer le couteau dans une plaie d'antan.

Il avait cependant percé le masque de la jeune Serpentard mais à quel prix? Elle avait cet air triste malgré son teint blafard. Un elfe apparut et elle passa ses nerfs sur son domestique. Physio se sentait de plus en plus mal à l'aise jusqu'à ce qu'elle le congédie. Il resta de marbre, prit une chaise et regarda Camille faire sa vie jusqu'à ce qu'il commence à parler : *

    ► Ecoute, on va faire simple. Tu ne connais pas réellement ma vie et tu juges sur des apparences. Je t'ai traité comme tu m'as traité, tu as voulu me prendre de haut. Sauf que moi, préalablement, je ne voulais pas le faire. Ton état de santé m'inquiète, tu es vraiment blanche. Comme si tu avais pratiqué de la magie noire puissante. Je ne te blâme pas sur tes desseins et ce qui t'a poussé à le faire. Soyons honnêtes, j'en ai marre des donneurs de leçon qui pensent que c'est facile de nos jours de ne pas utiliser ce genre de magie. Mais ce sont tes intentions qui comptent. Tu vois, je ne te considère même pas comme une personne bonne ou mauvaise. T'es juste une personne qui a l'air d'avoir peur de certaines choses et à cause de ça, elle appose un masque de vilaine petite garce sur son visage pour ne pas en souffrir. Je m'en fous de ça. Camille Dubois, tu as l'air d'être une fille à qui il est arrivé des choses profondément terribles. Si tu veux, je te propose mon aide, même en dehors de cette mission. Je demanderai juste une chose : j'ai juste besoin d'un peu de respect de ta part. Dis moi comment je pourrais éviter d'être un potentiel ennemi dans tes yeux.


* Il était d'une franchise désarmante et ses yeux traduisaient cette sincérité. Il laissa quelques secondes pour pouvoir reprendre le contrôle sur lui-même. Il présenta une sucette à l'elfe de maison et essaya de comprendre ce que le domestique voulait dire, sans succès. Puis, il continua tout en fixant la jeune préfète : *

    ► J'ai très peu vu mes parents moi, toujours en mission dans des endroits improbables, ce qui fait que j'ai été élevé avec mon cousin Mikaya, quasiment tout seul, ou du moins avec des nourrices peu enclins à être maternelles. J'ai décidé de m'en foutre et de rire de tout. C'est ça mon masque. On en a tous un, malheureusement. Maintenant, revenons à Moise Hallows, mon grand-père. Mon père me disait qu'il n'avait pas toujours été l'enfoiré de base qui me donne la gerbe. Il était Auror pour tout savoir et mon père avait un souvenir agréable de lui étant jeune et souriant. Mais un jour, en rentrant d'un voyage, il changea brutalement d'humeur, préférant les gifles aux câlins. Depuis, il n'a plus jamais été le même. Dans ses dernières années, il était un peu taré dans sa tête, et répétait toujours la même chose : "Aux entrailles de Paris, les grands remèdes, Hallows". Est-ce que ça te dit quelque chose ?


* Il commença par soupirer avant de s'étirer les bras, puis, il écouta attentivement la jeune préfète. *

Pages : 1 2 3 ->

Le Grand Escalier >> Monde magique >> Reste du monde

Retour en haut de la page



Vous avez besoin d'aide ? Rendez-vous dans la FAQ

Partenaires :
Écoles de Magie : Mana Wyrd - Harry Potter 2005 - Hogwartsnet - Habbo Magie Poudlard - L'académie Beauxbâtons - Mimble Mimbus
Monde Magique : Fédération du Quidditch Français - La Gazette du Sorcier - Wiki Harry Potter - Obscurus Presse - HP666 - L'Ordre du Phénix - Le Poudcast
Autres : Portail des jeux - Annuaire google

Toute reproduction en totalité ou en partie est interdite.
Les images et les noms relatifs à Harry Potter sont une propriété de la Warner Bros Corp. et J.K. Rowling.

© 2009-2012 Twelve Grimmauld Place - © 2012 Design par Wilde et Kate - Mentions légales

Optimisé pour Firefox 4, Google Chrome 6, Safari 5 et Opera 10.5