
Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Reste du monde
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Retraité Traître à son sang NaDiJem Trio ![]() ![]() 5e année
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Titre : exile.
Créé : 06/09/2025 à 21:33:09 ![]() ft. Camille Dubois Cela faisait désormais quatre mois que Natacha avait quitté le bureau de Camille, ne laissant ses larmes couler qu'une fois terrée là où personne ne pourrait la retrouver. Trois longs mois de silence, trois longs mois de rancœur – quatre-vingt-dix jours lors desquelles la russe se faisait hanter par le sourire narquois de son ex-fiancé et par les mots que son ancienne amante lui avait crachés à la figure. Ravagée. Camille avait osé. Elle avait osé lui dire ce que beaucoup pensaient, ce qu'elle essayait elle-même de masquer. Car au fond, était-ce faux ? Pouvait-elle prétendre, dans sa plus profonde intimité, être saine d'esprit ? Elle aimait penser qu'elle l'était, maintenant. Qu'elle contrôlait les pensées, les voix qui la traversaient. Elle ne les entendait presque plus, il était vrai. Du moins, avant son voyage en Colchide, elle ne les entendait presque plus. Il lui arrivait, parfois, de perdre le contrôle, comme cette fois-là, dans l'appartement parisien où Élise Dubois l'avait piégée. Mais cela n'était que ponctuel. Elle avait, souvent, l'impression d'être sage, le sentiment de ne plus être un monstre ; elle ne se sentait pas menteuse lorsqu'elle disait à sa sœur que tout allait bien, que ses démons du passé l'avaient quitté. Mais ces quatre derniers mois, tout avait changé. Elle sentait son esprit vibrer, vriller, vaciller à la moindre pensée ; les images du passé lui revenaient, les voix l'insultaient, les silhouettes l'attrapaient et la faisaient plonger dans les abysses du néant, la ramenant aux heures sombres de son vivant. Cette fois-là, elle ne pouvait plus y échapper ; plus aussi facilement que lorsqu'elle était en vie, lorsque sa chair était sa prison. Elle avait essayé, malgré tout, de reprendre le Phasma, de se servir de lui. Dès qu'Oryæ était parti en Égypte, avec ses camarades de classe, elle avait sorti le corps de son placard, s'était déguisée, avait remis la main sur ses démons du passé. L'alcool n'avait rien fait. La mandragore non plus. Même les philtres s'étaient révélés impuissants – allongée par terre, au centre de son appartement, elle était obligée de se rendre à l'évidence. Le Phasma était matière, mais il n'était pas un corps. Plus jamais elle ne pourrait échapper au monde de la sorte, plus jamais elle ne pourrait laisser son esprit s'envoler, loin d'elle. Elle était son esprit ; il était sa punition. Après vingt-huit années passées à le malmener, elle ne pouvait plus rien contre lui. Alors, elle s'était énervée – vainement, elle avait blessé le Phasma, reproduisant sur ses bras ses cicatrices du passé, celles que Camille, dans sa conception, avait oubliées. Le sang, inexistant, n'avait pas coulé. Tout cela n'était qu'une illusion. Elle n'avait pas souffert, rien avait changé — c'étaient des lignes gravées dans une matière enchantée, des dessins sans histoire, une existence sans passé. Le Phasma meurtri était revenu dans son placard, et elle avait hurlé. Un cri lugubre, fantomatique, qu'elle avait entendu raisonner dans la cage d'escalier. Aucun voisin n'était venu. Elle était folle, c'est ce qu'ils pensaient. Ils pensaient tous cela. Même Camille Dubois. Tout cela était sa faute, la sienne – la faute de cette sorcière, qui refusait de revenir, de lui envoyer un signe, de lui donner raison, une fois, juste une seule. Mais aucune réponse ne venait – c'était silence radio, pas un signe, pas un mot. Elle était seule, seule avec ses pensées qui l'obsédaient, seule avec ses souvenirs revenus la hanter. Elle essayait de se trouver d'autres obsessions, de se concentrer sur d'autres combats. Elle était allée jusqu'à se perdre dans le temps avec Proventus Tal Moundine, son énigme du moment. Elle avait fait le tour du monde, ou presque ; était allée faire en Amérique, puis en Afrique, visiter les membres de l'Internationale qu'elle voyait le moins souvent. Mais ils ne posaient pas de questions, pas assez de questions. Son esprit avait encore le temps de tourner, de lui rappeler son passé, de lui faire entendre la voix de l'être qu'elle n'avait jamais enfanté. Elle se perdait dans des pensées folles – quel nom lui aurait-elle donné ? Elle avait toujours pensé que ce serait une fille, s'était-elle trompée ? Aurait-elle été brune, comme elle ? Aurait-elle eu ses yeux ? Aurait-elle hérité de sa malédiction ? Ou bien aurait-elle eu les traits de son père, un homme sans nom, sans identité. Peut-être même avait-elle une deuxième mère, qui sait. Natacha ne comptait pas ces choses-là. Tout ce qui lui importait, en cet instant, c'était de faire vivre, de faire grandir dans son esprit cet enfant qu'elle avait déçu, à qui elle n'avait jamais réussi à donner la vie. Camille disait que cette enfance n'existait pas. Que cet amas de cellule n'était rien, comparé à Lyanna. Elle n'avait pas tort. Mais la défunte trouverait un moyen de lui donner tort. Si son corps avait failli, son esprit réussirait à halluciner la vie de cet enfant. Peut-être que cela compterait ? Dans sa folie, elle n'avait pas oublié sa promesse. Celle de ne pas abandonner la mage noire, de ne pas la laisser seule. Elle ne laisserait pas son amante désespérer en paix, alors même que chaque parcelle de sa silhouette hurlait incessamment des cris qui l'aliénaient. Camille, elle aussi, méritait cette torture mentale qu'elle lui avait infligée. Alors, la mage noire pouvait trouver, de temps à autre, une fine feuille de papier, d'un blanc presque transparent, remplie de quelques mots, tapés à la machine. Souvent, ils changeaient d'endroits, laissant à la russe une once de créativité au milieu de ses délires empoisonnés. Parfois, c'était sur son bureau, posé proprement au-dessus de tous les autres parchemins ;
D'autre fois, Camille pouvait les remarquer au milieu d'un repas, dans une corbeille de fruits, glissé entre deux pommes ;
Les messages les plus intimes, eux, se cachaient là où seule la mage noire pouvait les remarquer – à l'intérieur de ses chaussures, par exemple ;
Toujours cryptiques, ces bouts de papier se consumaient dès qu'ils frôlaient une peau humaine, se transformant en tas de cendres volatiles, tâchant ce qui les entourait. Parfois, pendant une semaine, ils disparaissaient – la défunte se lassait, de temps à autre, des sourires tristes que lui ramenait son hibou, une fois ses missions terminées. Il partait la nuit, toujours, était dressé pour agir en totale discrétion. Ce message animal de l'Internationale était parfait pour hanter la plus grande de ses déceptions. Mais cela ne suffisait pas. C'était la paix, qu'elle voulait. Elle voulait le retour de Camille, elle voulait quelque chose pour faire cesser ses pensées. Elle voulait redevenir elle-même – être capable de garder un esprit droit, plus longtemps qu'une seule journée. Mais cela ne se produisait pas – alors, elle recommençait. Des messages, par dizaines. Certains avaient du sens. D'autres moins. Elle savait bien que parfois, elle envoyait des choses qui n'avaient pas de sens. Des suites de mots dépourvus de logiques, des délires paranoïaques résumés en quelques traits. Mais cela ne lui importait pas. Camille devait voir ça, aussi. Elle devait savoir ce qu'elle faisait. Peu importe si elle s'en réjouissait.
Pendant ce temps, Natacha se détériorait ; gardait la face devant Oryæ ; jouait un rôle devant chaque personne qu'elle croisait ; oubliait, de temps à autre, qu'elle était folle, et plongeait dans de nouvelles obsessions ; puis, elle les résolvait, et tout recommençait. Elle était partout, et nulle part à la fois ; elle était là où personne ne pouvait la trouver. Elle était secrète, renfermée. Même Anastasia ne savait plus ce qu'il se passait. Elle n'était que silence. Et, à la rentrée, dès qu'elle eut déposé Oryæ devant le château, elle disparut à nouveau. Elle jouait l'équilibriste sur le fil entre raison et folie ; elle envoyait des signes, ne s'arrêtait pas et, désespérément, attendait quelque chose en retour – n'importe quoi. Même elle ne savait plus ce qu'elle voulait. Mais, exilée, elle espérait.
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PJS de Maelle Winters |
Titre : Re : exile.
Créé : 09/09/2025 à 20:23:31
![]() ![]() C'est Camille Dubois, évidement.
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Retraité Traître à son sang NaDiJem Trio ![]() ![]() 5e année
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Titre : Re : exile.
Créé : 14/09/2025 à 00:22:07 - Modifié : 14/09/2025 à 01:32:32 Un parchemin, négligemment arraché ; cette fois, c'était Natacha qui recevait un mot trahissant une manie nouvelle, un projet fou sorti de l'esprit de la sorcière désespérée. Elle lui promettait une histoire d'amour, une romance différente, quelque chose de sublime, de grandiose, comme toujours avec elle – c'était tentant. Mais c'étaient aussi les projets d'un autre Temps — le temps, celui qu'elle avait tant voulu préserver en faisant de Proventus Tal Moundine son allié. En préservant absolument son prototype, en plaçant sa conception dans la plus grande confidentialité. Car elle savait. Elle savait que si l'on donnait à Camille la possibilité de voyager dans le temps, d'une manière ou d'une autre, cela finirait mal. La mage noire ne se contenterait jamais d'une étreinte, d'un regard, d'une conversation. Elle voudrait faire toujours plus grand. Elle voudrait sauver Lyanna, accomplir plus tôt le meurtre d'Alanna. Elle voudrait changer le monde, irait jusqu'à tuer des dizaines d'innocents, tout cela afin d'assouvir ses désirs de perfection. Elle se penserait capable de tout contrôler jusqu'au moindre détail, et reviendrait en arrière, à chaque fois que quelque chose ne lui conviendrait pas. Jusqu'où irait-elle ? Partirait-elle sauver son frère, loin, là-bas, dans le passé ? Mais à quoi donc ressemblerait un monde où Alexandre Dubois ne mourrait pas ? Cassiopée n'était pas née de ce drame, elle l'avait créé ; et comment donc Camille pouvait-elle vaincre sa mère, sans la force que ce traumatisme lui avait donnée ? Elle pourrait remonter des années, des décennies, cela ne rendrait pas le monde meilleur. Il y aurait, à chaque fois, de l'insatisfaisant, du tragique. Comment éviter cela ? L'existence de Natacha avait été parsemée de drames, plus ou moins grands ; et, si elle croyait fermement en un avenir meilleur, en la possibilité d'un changement, d'une révolution de la Révélation, elle ne se faisait pas d'illusions. Le monde serait meilleur, et non parfait. Il y aurait, toujours, un combat à mener, un ennemi à abattre. Alors, pourquoi tout changer ? C'était le futur, le présent qui étaient à modifier. Le passé était déjà tissé. Briser sa trame, cela revenait à créer des failles, des erreurs spatio-temporelles qui détruiraient le monde présent, et, plus largement, qui porteraient atteinte à la continuité du temps. Natacha, toujours, avait fait Un avec le Temps ; elle l'avait haï, au début, pendant longtemps, même, puis ils s'étaient apprivoisés. Elle avait appris de lui, et, bon nombre de fois, il l'avait sauvé. Aujourd'hui, en tant que fantôme, l'illusion de son souffle était portée par le Temps, lui-même ; elle était devenue intemporelle. Si Camille jouait avec le temps, c'était son existence, sa constitution qui était en jeu – encore une fois, il lui fallait préserver cela. C'était comme un instinct de survie qui l'appelait, qui la poussait à agir en faveur de cette durée-là – le temps, elle n'avait que ça. Mais cette fois, hors de question d'invoquer le Gardien des Lieux dans ces aventures – comment pourrait-elle lui expliquer, même, ce mot qu'elle venait de recevoir ? Cette nouvelle déclaration d'amour, de la part de celle qui l'avait détruite, et insulté, il y a quatre mois de cela ? Le parchemin avait été précieusement conservé. Comme à son habitude, son hibou, un Grand-duc de Blakiston, l'avait soigneusement rangé dans un tiroir, qu'elle lui avait indiqué. L'oiseau lui avait lancé un regard interrogatif, avec ses yeux plus globuleux que d'habitude – ce n'était pas un espace de rangement habituel. Tant pis. Natacha n'avait pas le temps de répondre à ces questions. Elle devait se presser. Alors, elle fila, droit vers Poudlard, droit vers le bureau de Camille. Ce même bureau qu'elle avait fui depuis des mois, depuis qu'elle l'avait quitté, pleine de larmes et de désarroi. Elle ne voulait pas y retourner. Mais il fallait arrêter la tragédie qui était en train de se créer. Et ce, rapidement. CAMILLE · Tu arrives trop tard, бабочка. Un croisement de regards, toujours les mêmes depuis tout de temps. Un bleu ciel et un brun transparent qui n'avaient cessé de se voir, depuis trente ans maintenant. Une étincelle, rapide ; celle de l'amour, celle de la déception. Celle des larmes qui ont, en secret, coulé dans les nuits de Natacha. Et puis, une autre lumière, bien réelle cette fois – un éclat couleur rubis, et puis un cri. NATACHA · CAM... KAZAKHSTAN, 2015
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L'INTERNATIONALE SORCIÈRE NATACHA · ...mille Dubois est évidemment un problème, comme toujours. Mais rien ne sert d'être obsédés par sa personne. C'est l'Organisation, en tant que système, qu'il nous faut détruire. ARISTIDE · Ça va nous prendre des années ! NATACHA · Et alors ? Vous préférez quoi, qu'on tue Camille et qu'on se retrouve avec trois cent mages noires à nos trousses ? SHAOZU · Mais on n'est pas obligés de tuer Dubois. On peut commencer plus petit, on peut... EUGÉNIE · En France, Lyanna Iversen fait beaucoup de dégâts. Je pense qu'on devrait s'attaquer à elle, elle a une force de conviction immense. Sur le plan local, on peine à agir, sa propagande est trop puissante auprès des populations. ARISTIDE · Exactement. Le monde peut attendre, mais en France, on a besoin d'un acte fort. D'une action symbolique. CARMEN · Et symboliquement, vous ne trouvez pas plus malin que de tuer la fille de Dubois ? Vous pensez vraiment qu'elle va vous laisser... EUGÉNIE · Et pourquoi pas ? Vous pensez vraiment que Camille Dubois a un cœur au point de tout arrêter pour une enfant qui n'est même pas la sienne, biologiquement parlant ? NATACHA · Elle avait suffisamment de cœur pour l'adopter... EUGÉNIE · Elle n'a pas adopté une fille, elle a adopté un soldat. Si vous étiez à notre place, vous verriez cela. Discrètement, Natacha leva les yeux au ciel, provoquant le sourire d'une autre fondatrice, Emily Sackville. Ces débats sont sans fin. À chaque Assemblée, c'est la même chose, quel que soit le continent ; des discussions infinies, sur les actions, les stratégies. Elle déteste ça. Elle déteste devoir trancher, devoir contrôler ces discussions, devoir limiter le temps passé sur chaque sujet. Mais, depuis cinq ans maintenant, elle a compris qu'elle se devait de faire autorité – si l'on abolissait ces réunions, chacun agissait de son côté, spontanément. Il n'y avait pas de mouvement, pas de collectif ; juste des individus en manque de coordination. Ce n'était pas comme cela, qu'on créait une révolution. Alors, elle devait s'imposer ces assemblées, ces discussions. Et accepter la divergence dans les opinions. Jusqu'à... NATACHA · Bon, je crois qu'il est temps qu'on soumette cela au vote. Pour rappel, il vous est possible de vous prononcer pour, contre, de vous abstenir, ou de ne pas prendre part au vote... ANASTASIA · Oui, bon, ne perdons pas notre temps. Ceux qui se prononcent en faveur de l'assassinat de Lyanna Iversen... Ils comptent les mains, une à une ; Eugénie et Aristide, les Français, votent pour. La congolaise Bijou aussi. Pavel, le russe, hésite, mais ne lève pas la main. Finalement, c'est Anastasia qui lève la sienne. ANASTASIA · Quatre voix. Ceux qui votent contre... Natacha, Shaozu et Carmen lèvent immédiatement leur main. Un silence, bref – des regards s'échangent. Emily rejoint son alliée britannique, et, silencieusement, Imrad le Saoudien clôt le vote en levant sa main. ANASTASIA · Cinq contre. La question est réglée. NATACHA · Vous trouverez certainement des solutions plus intelligentes, de toute façon. On passa à la question suivante, puis à celle d'après. D'autres débats. D'autres votes. Jamais d'accord, jamais de quoi déclencher un véritable changement. Plus les années passaient, plus l'Internationale était forte ; mais plus leurs ennemis l'étaient aussi. Quand donc se finirait cette course sans fin ? Quand donc pourrait-on toucher du doigt un monde nouveau ? Natacha avait le temps ; les vivants n'en avaient pas. La vie passait, et ils s'impatientaient ; voulaient laisser à leurs enfants un monde meilleur, voir leur utopie de leurs propres yeux. Qui pouvait les en blâmer ? En attendant, Natacha attendait, regardait l'échiquier. Mais pour elle aussi, cela commençait à être trop long. À quoi bon voter contre des assassinats, quand c'était la société entière qu'il fallait faire changer ? Par où commencer, quand le travail était si grand ? De retour en Russie, quelques heures plus tard, dans le manoir familial qu'elle avait toujours détesté, elle pensait. La nuit était noire, pas une silhouette à l'horizon. Anastasia était partie dormir – mais les défunts, eux, ne dormaient pas. Ils songeaient, ils erraient. Et, dans le cas de Natacha, ils regardaient la lune, espérant voir la silhouette d'un amour passé venir leur révéler les réponses qu'ils cherchaient, entre deux murmures désespérés. NATACHA · Que ferais-tu, Elyos ?
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Directrice adjointe Formatrice Bienfaitrice du WHP ![]() ![]() Adulte
PJS de Maelle Winters |
Titre : Re : exile.
Créé : 14/09/2025 à 01:38:45
![]() ![]() C'est Camille Dubois, évidement.
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Retraité Traître à son sang NaDiJem Trio ![]() ![]() 5e année
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Titre : Re : exile.
Créé : 18/09/2025 à 21:06:22 POUDLARD
PRÉSENT La vie était devenue fade, dernièrement. Après la mort d'Ashka, tout s'était enchaîné ; Jessica était partie vivre chez les moldus, et l'Internationale fut victime de nombreuses attaques qui finir par venir à bout du mouvement. Trop de morts, trop d'emprisonnés – l'acharnement médiatique leur avait empêché de poursuivre leur combat, et, voyant leur leader se morfondre suite aux tragédies de sa vie privée, même les militants les plus aguerris avaient abandonné. Quelques initiatives locales étaient restées actives, mais plus rien n'était relié. Natacha avait abandonné. Sa sœur, dans son manoir russe, s'était liée d'affection avec Ana Ejov, rencontrée lors d'une énième soirée. Cet amour avait mené à des promesses, des fiançailles. Anastasia avait oublié ses idéaux, rejoint le CAMP, dans les profondeurs de la Russie, là où personne ne viendrait les chercher. Personne, même pas la défunte Natacha, qui errait désormais en Angleterre, sans foi ni projets. Poudlard lui avait bien proposé de reprendre son poste en Divination, mais elle avait refusé. Ce métier-là n'était pas fait pour elle ; sa seule année d'enseignement avait été un échec. L'avenir, elle savait le pratiquer – elle n'avait aucune idée de comment le transmettre. Une défunte professeure, c'était ridicule ; les pendules glissaient à travers ses doigts, le thé ne se buvait pas. Le poste avait été repris par une certaine Mia Lorder Jannings, et c'était très bien comme ça. La russe n'était, de toute façon, bonne à rien – elle s'était donné un projet, un seul, et elle avait échoué. L'Internationale était ambitieuse, avait tenu près de vingt années – mais, au final, plus puissante qu'elle les avait pris pour cible, et elle avait été complètement impuissante face à la mort de son projet. Depuis sa mort, elle était devenue inutile. Elle n'avait plus que ses yeux pour pleurer, et son esprit pour la déranger. Natacha était donc devenue l'une de ces énièmes silhouettes grises et pâles, dans le château de Poudlard. De temps en temps, elle adressait la parole à des élèves, pour se divertir ; elle n'avait plus personne à qui parler. Plus personne à qui raconter son histoire, à qui transmettre le poids de son passé. Alors, elle s'était transformée en élément de folklore ; la jeune martyre au cœur brisée. La défunte morte trop tôt, à l'âme torturée. Cela faisait bientôt cinq ans qu'elle jouait ce rôle. Il était triste, il était fade. Il avait retiré à sa vie toute action. Mais c'était quelque chose, puisqu'elle ne pouvait ni agir, ni mourir. Alors, elle attendait un changement. Nous étions un mardi de septembre, et, comme tous les autres jours de l'année, Natacha errait. Elle laissait la brise la porter à travers les couloirs du château, pensive, regrettant le temps où elle aurait pu se rendre dans les cachots pour y croiser Elyos entre deux cours ; ce temps-là, elle ne l'avait connu que brièvement. Pourtant, il lui manquait infiniment. Elle n'était plus que ça ; plus que manque, plus que désespoir étalé dans le temps. Elle n'était pas bien différente des autres fantômes, de ceux qu'elle méprisait encore il y a dix ans. Sa silhouette était une coquille vide, abandonnée dans ce monde sans même pouvoir le quitter. Soudain, un cri troubla ses pensées ; quelque chose de différent, enfin. Elle traversa la paroi qu'elle longeait, et, au bout du couloir, vit deux aurors immobiliser une femme. Cheveux de jais, regard glacial ; elle la connaissait. Camille Dubois. Son ennemie de toujours, elle aussi abattue d'une main ministérielle, celle contre qui elle avait tant comploté, sans jamais pouvoir la rencontrer. Elle était là, elle aussi misérable, en plein délire psychotique tandis que, déjà, les aurors l'éloignaient de ce château rempli d'enfants. Il y a dix ans, Natacha aurait ri face à cette scène. Mais là, elle ne sourit même pas. Ce qu'elle voyait n'était pas normal. Quelque chose clochait ; elle sentait un trouble dans cette figure de la mage noire déchue, de celle dont la fille était décédée il y a si peu de temps et qui choisissait de venir hanter cette école dans laquelle elle n'avait pas mis les pieds depuis au moins trente ans. Il se passait quelque chose — quelque chose qu'elle ne comprenait pas. Alors, pour la première fois depuis un bon moment, elle se pressa ; laissa sa silhouette filer à travers les murs, se rendre à toute allure devant la porte de Poudlard, là où sa folle ennemie avait été abandonnée. Elle attendit que les aurors partent ; regarda la mage noire, déroutée, regarder le journal et lancer un regard horrifié au candidat favori pour le poste de Ministre de la Magie. C'était comme si elle venait de voir un mort, comme si elle découvrait un autre monde – à voir son visage, on aurait cru qu'elle se réveillait d'un sommeil long de dix ans. Comment pouvait-elle être aussi surprise d'un fait si omniprésent dans les médias ? Même Natacha, qui n'écoutait plus rien de politique, était lasse d'entendre ce nom-là. NATACHA · Quelque chose cloche. C'était plus fort qu'elle ; sa curiosité, enterrée depuis des années, était revenue. Elle avait, par le passé, haï cette femme, mais aujourd'hui, à quoi bon ? il n'y avait en elle plus aucune passion. C'était le moment ou jamais pour la rencontrer – pour répondre à l'une des dernières énigmes que l'Internationale lui avait laissé, pour savoir que son combat politique s'était fini sans mystère, sans secret dont elle aurait été privée. Plus rien ne l'empêchait de parler à Camille Dubois. Et, face à cet évènement, ce petit bout de rien qui dénotait, la flamme de son intérêt, timidement, s'était rallumée. Peut-être qu'elle pouvait se rappeler comment enquêter ; peut-être que, pour une fois, sa mort pourrait retrouver un peu de saveur, le temps d'un instant, juste pour élucider ce moment. Elle aurait l'impression de servir à quelque chose, rapidement – puis elle retournerait à son château, et à ses marmonnements. NATACHA · Qu'est-ce que tu foutais là, Dubois ? Tu pensais vraiment qu'ils aller te laisser... Te laisser faire quoi, en fait ?
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Directrice adjointe Formatrice Bienfaitrice du WHP ![]() ![]() Adulte
PJS de Maelle Winters |
Titre : Re : exile.
Créé : 05/10/2025 à 00:16:53
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Titre : Re : exile.
Créé : 07/10/2025 à 21:11:57 Pas de réponse. Pas de réponse, mais une série de questions, qui défilaient plus vite les unes que les autres ; une série de questions dépourvues de sens aux yeux de celle qui avait vu le monde s'effondrer. Des questions simples, dont Camille devait avoir les réponses ; des questions qui les concernaient toutes deux, en un sens. Elles avaient subi la montée au pouvoir d'Alanna Spall, marionnettistes de talent qui, cachée dans l'ombre, avait façonné les carrières, tissé les destins. Elles avaient subi les pertes, les échecs qui allaient avec ; la vérité était que cette mage noire que Natacha méprisait était, aujourd'hui, son reflet parfait. Chaque perte, chaque tragédie avait été partagée – et, malgré leurs idéaux contraires, leurs combats passés, elle ressentait la détresse de sa rivale dans chacun de ces gestes. Ce regard frêle, ces poings serrés ; elle les connaissait, elle aussi – du moins elle les ressentait. Sa silhouette invisible parlait moins, seuls des réflexes fantômes l'animaient. Mais, en cet instant, elle comprenait Camille – cela l'horrifiait. Mais qui d'autre, dans le monde, pouvait encore l'écouter ? L'autorité suppliante de la mage noire n'aurait eu, habituellement, aucun effet sur elle. La défunte avait cessé d'écouter les ordres, les projets. Sa silhouette, pâle et impuissante, avait accepté qu'elle ne pouvait plus rien créer dans l'ordre de la matérialité, qu'elle était condamnée à devenir un amas de souvenirs enfumés. De ce fait, elle n'essayait plus ; à quoi bon, quand on voyait où cela la menait ? Elle avait abandonné l'idée que sa personne, peu importe ce que cela signifiait, pouvait changer le monde, les gens, les choses. Même sa prétendue sagesse, celle en laquelle on lui avait fait croire à sa sortie du monde des défunts, ne servait à rien. Si l'on était pragmatiques, elle ne servait à rien. Et c'était comme ça. Mais chez Camille, ce n'était pas la raison qui s'exprimait ; c'était un trouble, un sentiment. Une incompréhension profonde de faits qu'elle était censée maîtriser. Une imprudence surprenante, inexplicable. L'énigme d'une chute qui, dans son regard, avant gardé l'étincelle ; la possibilité de voir, de ses propres yeux, cette lumière s'éteindre, ou laisser place à un brasier. Camille était, sans doute, le plus grand mystère auquel elle pouvait s'attaquer ; la seule âme qu'elle pouvait encore guider. Car la mage noire pensait encore pouvoir, d'une façon ou d'une autre, rectifier l'équilibre qu'on leur avait imposé. Comme s'il ne s'agissait que d'un détail, comme si le monde tel qu'il était pouvait aisément être changé. Elle se croyait, encore et toujours, plus intelligente que le reste du monde – comment faisait-elle aujourd'hui, pour encore s'en persuader ? Tout pointait vers une mémoire effacée, il n'y avait pas d'autre sens à tout cela. Le journal, dans un mouvement de brise, bougea quelque peu ; le visage de sa meurtrière, presque vantard dans ce recoin d'image animée, traversa le champ de vision de Natacha. Et soudain, la réponse, plus claire que jamais, lui apparut dans une liste de noms qui commençait par le sien suivi de ceux d'Elyos, de Faith, de Lyanna, d'Oryæ – et, enfin, de celui de Camille Dubois. Dans un murmure, un fragment de vérité lui échappa : NATACHA · Elle n'a même pas eu la décence de te tuer... Elle soupira. Voulait-elle vraiment replonger dans ces souvenirs-là ? Non, elle voulait les fuir, tout comme elle voulait échapper à la réalité. Mais quelque chose en elle refusait de laisser son reflet ainsi abandonné. Ce serait une dernière conversation, et elle serait libérée. Alors, elle accepta, approcha son invisible visage de l'oreille de sa rivale, et murmura : NATACHA · Il vaut mieux éviter qu'on parle de cela en public... Suis-moi. À ces mots, sa silhouette fila, juste assez lentement pour qu'une mortelle puisse la suivre. Son abandon du vivant avait eu une vertu ; la fin de ses biomorphismes, de ce semblant de gravité qu'elle mettait souvent dans ses mouvements et ses pas. Elle acceptait, maintenant, le fait de voler, de se déplacer en mouvements de défunts ; après tout, à quoi bon avoir l'air d'un être humain ? Elle n'en était plus un ; elle n'était plus rien. Elle se déplaçait donc vite, essayant cette fois de s'adapter au rythme de Camille, de laisser celle qui avait promis de parti la suivre dans le seul endroit où, encore, elle se sentait à l'abri des regards et oreilles indiscrètes – son appartement, qu'elle n'avait, sans raison, jamais légué. Le 10 rue du Moke était devenu gris, terne, poussiéreux ; les enchantements tissés par Anastasia lors de l'âge d'or de l'Internationale s'étaient usés, et le logement avait cessé de s'entretenir. Natacha, elle-même, ne se posait plus la question. Cela faisait des mois qu'elle n'avait pas eu besoin de visiter cet appartement, dont deux portes étaient fermées à clé, résolument, et donc les tables, chaises, et autres objets d'une banalité sans nom restaient les seuls témoins d'une vie passée. Même son hibou s'était envolé, ne revenant jamais dans cet endroit maudit, et peu à peu dépourvu d'âme et de vie. Quelques photographies, sur les murs, avaient perdu de leurs couleurs, au point où même le fantôme qu'elle était apparaissait plus vivante que ces silhouettes passées, depuis longtemps enterrées. Lorsque Camille entra, par la porte toujours ouverte, elle pourrait remarquer des objets moldus manquants, par rapport au temps qu'elle avait connu ; de la nourriture en moins, aussi. Le lieu avait été comme pillé, dépouillé du peu d'humanité qui lui restait ; sur un mur, seulement, une toile colorée faisait exception, comme préservée des dégâts du temps. En bas de cette toile, une signature, un nom : celui de Faith Fawley. NATACHA · Ne touche à rien. Si la poussière te dérange, tu peux l'enlever mais... Silence. Les paroles se coinçaient dans son âme, ne voulaient pas sortir. Alors, elles se transformèrent en vague geste, vers un canapé d'une mode passée. NATACHA · Tu peux t'assoir là. Cette fois-ci, c'était son regard à elle qui se perdait, son corps qui, à défaut de trembler, se fondait dans ce décor de misère, comme si, lui aussi, avait été dévoré. NATACHA · Je n'aime pas raconter cette histoire... Mais, après un silence, et d'une voix fébrile, elle la raconta.
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Titre : Re : exile.
Créé : 07/10/2025 à 21:12:25 Autre temps, autres vies. Pendant une brève année, Oryæ avait cru être sauvé. Arrivé à Poudlard seule, avec aussi peu de mots que de parents, il avait vu ce château comme une prison. Personne ne lui parlait, et il les comprenait ; qui donc adresserait la parole à celui qui, la plupart du temps, n'arrivait pas à la retourner ? Pire encore, quelques camarades, déjà, avaient trouvé en lui un bouc émissaire facile, un enfant qui ne se défendrait pas ; en classe, ses résultats étaient médiocres. Les sortilèges informulés étaient trop compliqués, et les formules orales ne lui réussissaient pas. Alors, il n'avait rien. Et la nuit, dans la tour d'Astronomie, il pleurait. Puis, ce drôle de fantôme l'avait trouvé ; s'était pris d'affection pour lui, sans qu'il ne sache pourquoi. Mais elle l'avait écouté, et avait accepté les fois où il ne parlait pas. Elle ne posait jamais de questions sur le passé ; avec elle, tout ce qui comptait, c'était le temps présent. Et c'était bien ; c'était doux et réconfortant. Le fantôme s'appelait Natacha et, bien vite, il avait accepté cette nouvelle maman. Cela n'avait pas duré longtemps. Alors que sa deuxième année commençait, Jessica, la colocataire de sa mère, était partie chez les moldus ; puis, les visites de sa tante russe s'étaient espacées, jusqu'à disparaître. Enfin, sa mère d'adoption avait cessé d'être une mère ; elle n'était plus qu'un fantôme, vide de passions, qui se contentait de lui parler par questions mécaniques – désormais, même le présent n'avait plus d'intérêt. C'était encore pire qu'avant ; il était seul, mais pas abandonné. Plus personne ne s'apitoyait sur son sort, il avait intégré la normalité – et pourtant, tout était toujours aussi bizarre, aussi solitaire. Et personne ne pouvait lui expliquer l'effacement soudain de sa mère. Lassé de chercher des questions dans les étoiles, il avait changé de quêtes, changé d'idées. Il avait décrété que, quitte à être solitaire, autant être heureux, où du moins apaisé. Silencieux dans les couloirs, les rumeurs ne lui échappaient point, et, en écoutant ses aînés, il avait appris comment, lui aussi, il pourrait se procurer des philtres de paix. C'est ainsi qu'il était devenu ami avec Faith Fawley. Au départ, c'était une amitié de profit ; ils s'échangeaient des philtres, se recommandaient des sources d'aquisition. Et puis, le temps avait passé. Oryæ s'était confié, avait parlé de sa mère morte, et de celle qui était décédée. Du fantôme qui lui avait fait connaître l'espoir, avant de le briser. Il avait raconté sa vie, ses projets inexistants. Et, peu à peu, ils s'étaient lié d'amitiés. Était-ce un vrai sentiment, ou un effet des philtres ? Ses yeux cernés de noirs n'en savaient rien, et il s'en fichait. Faith Fawley était la seule personne qui empêchait son esprit de sombrer. Natacha avait vu cela ; apathique, elle avait été rassurée de savoir que son enfant avait noué une amitié avec cette fille pour qui, de loin, elle s'était attachée. Les philtres ne l'importunaient guère ; elle avait consommé pire, et elle faisait confiance à Oryæ. Il n'était qu'un enfant. Jamais il n'abuserait trop de ces produits. Si elle avait voulu l'empêcher d'y goûter, elle aurait dû être une meilleure mère ; mais son expérience à l'Internationale lui avait prouvé que ses mots étaient complètement dénués d'autorités. Que jamais elle ne pourrait avoir un quelconque pouvoir, et qu'il ne valait rien d'essayer. Les vivants dans le monde des vivants. Oryæ et Faith s'en sortiraient bien mieux sans elle, sans son intervention. Ils s'en étaient sortis, pendant un temps. Ils n'allaient pas mal, sans pour autant se porter bien. La vie avait un rythme triste, relié à la pente descendante de l'addiction. Mais elle continuait, et ce jusqu'au jour où elle avait cessé. Un jour, Faith était partie, sans le prévenir. Il n'avait pas eu le temps de dire au revoir, de comprendre ce qui se passait. Mais, l'esprit embué par les philtres, aurait-il compris ce qu'il se passait ? Ce qui était sûr, c'est que quelques jours plus tard, le décès de la jeune fille était annoncé. Une overdose de sel d'écaille, disait-on, la nouvelle drogue sur le marché. Oryæ aurait dû le voir, aurait dû se rendre compte de ces excès. Faith était son amie, sa seule amie ; comment avait-il pu, toutes ces années, ne pas comprendre ce qui se tramait ? Ne pas modérer la consommation de sa camarade, ne pas arrêter lui-même de l'encourager ? Il fallut peu de jours pour que la culpabilité le ronge ; quelques jours après le décès de Lyanna Iversen, un suicide selon la presse, un troisième nom, presque sans parents, rejoint la colonne « faits divers » de la Gazette du Sorcier. NOUVELLE OVERDOSE À POUDLARD : DÉCÈS D'ORYÆ O'TAIBHSE.
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Titre : Re : exile.
Créé : 07/10/2025 à 21:12:39 NATACHA · [...] Je... Je ne suis pas stupide je... J'aurais dû voir que... Je... Tout comme Camille n'avait pas su prononcer le nom de Lyanna, les murmures de Natacha s'étaient troublés à celui d'Oryæ. Son enfant, celui qu'elle avait voulu sauver. Celui qu'elle. avait voulu épargner de son mauvais jugement. Helena Serdaigle avait trouvé le corps, l'avait alerté ; la russe, impuissante, n'avait même pas pu le prendre dans ses bras alors qu'il se rigidifiait. Ses larmes avaient coulé, coulé, coulé. Elles se déversaient encore en cet instant, tandis que quelques gouttes d'eau salées, magiquement, se formaient sur son absence de silhouette avant de se répandre sur le parquet. Elle peinait à maintenir son récit ; son regard se perdait sur les murs dépourvus de vie de cet appartement ; elle avait failli comme mère, mais Oryæ avait été, pour elle, tout ce qui lui restait. Tout ce qui comptait. NATACHA · Elle a fait dire que le sel d'écaille venait de toi. Que... Que mon fils, que Faith, que Lyanna... Que tout cela... C'était à cause de toi. Elle avait beau avoir connu la mort, cela ne l'apaisait pas ; elle savait le néant dans lequel ces trois enfants avaient été plongés, cette chute dans laquelle ils avaient été emportés, contre eux, contre leur gré. Ils avaient été les pions d'un combat politique, d'un jeu dans lequel Alanna Spall avait gagné. Un jeu injuste, un jeu auquel aucun des trois n'avait voulu participer. Et, aujourd'hui, leurs trois tombes, bien trop petites, récoltaient les fleurs de passants qui, se voulant vertueux, clamaient haut et fort leur désaccord avec l'Organisation. NATACHA · Là-bas, dehors... Plus personne ne nous écoute, Dubois. Nous sommes devenues des... Des... Ils disent que... Des choses horribles, des insultes qui auraient fait sombrer n'importe quelle femme, n'importe quelle sorcière ; mais Natacha, ayant déjà fait son choix, était coincée là. Elle devait se murer dans le silence, chacun de ses mots était un faux pas. Ses maux étaient traités de mensonges, on blâmait la mauvaise mère, la politicienne déchue qui avait oublié son enfant au profit d'un vain combat. Et, partout, au fond, les gens pensaient que cette mort avait été causé tout autant par sa négligence que par les desseins de Camille Dubois. NATACHA · Mais... Si ton cœur est déchiré comme le mien... Alors je sais que tu n'aurais pas fait ça. Que tu n'aurais pas laissé ta fille... Elle se coupa. Non, elle ne pouvait même pas recopier ces horribles rumeurs. Elle ne pouvait pas, même par ironie, se faire la voix d'Alanna. Alors, elle se reprit, retrouva une vague assurance dans sa voix ; la fermeté qu'elle avait perdue depuis qu'elle avait mis ses combats de côté. NATACHA · Alanna Spall m'a tué, tout comme elle a tué Elyos, Faith, Oryæ, Lyanna. Elle nous fera tous sombrer, elle... Le sel d'écaille, c'était elle, elle en était persuadée ; cette meurtrière vicieuse qui ne se salissait pas les doigts. Celle qui pouvait dire qu'elle n'avait jamais vu ces enfants, et qui, pourtant, avait provoqué à sa façon la chute des trois. NATACHA · Après nous, ce sera toi. Fuis, pendant qu'il est encore temps. Ce qu'elle a effacé dans ton esprit... Cela ne vaut pas la peine de le récupérer. Pars, et laisse-la t'oublier. Elle plaça sa main invisible sur celle de sa rivale, dans un geste presque amical. Elle n'aimait pas Camille Dubois. Mais elles partageaient leur deuil, leurs drames. Et, par ce geste-là, elle se devait de la protéger de l'éternelle souffrance dans laquelle Alanna Spall l'avait plongée. NATACHA · Ne la laisse pas t'emprisonner comme elle l'a fait avec moi.
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Titre : Re : exile.
Créé : 21/10/2025 à 19:32:40
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Titre : Re : exile.
Créé : 28/10/2025 à 23:45:27 NATACHA · Une seconde fois ? Mais... Que disait-elle ? Camille avait réagi avec colère à l'annonce des évènements de ces derniers mois, une fureur telle qu'on eut cru qu'elle découvrait ce qu'Alanna avait tramé depuis des années. La mage noire enrageait, légitimement certes, mais de manière étrange, inhabituelle ; dans un excès qui, même pour elle, paraissait dément. D'ailleurs, lorsque Natacha lui demanda d'expliquer en quoi elle pensait avoir déjà tué la femme que qui pullulait dans les médias et dont l'immortalité était déjà gravée sur des papiers blanc cassé, Camille plongea dans une réflexion cryptique, un sourire fantôme aux lèvres. CAMILLE · Je te trouve plus amusante lorsque tu me sors de grands discours sur la liberté, бабочка. Le fantôme fronça les sourcils. Comment l'avait-elle appelée ? бабочка ? Camille parlait-elle russe ? Ce n'était peut-être pas si étonnant, après tout, elle avait dû avoir des liens avec le CAMP... Mais pourquoi ce nom ? Décidément, les courbes de cette sorcière déchue se transformaient en point d'interrogation. Une ponctuation au goût amer, curieux, à la saveur de déjà-vu issu d'un autre temps. Cela dit, depuis la mort de son enfant, plus rien n'était doux, et elle n'avait pas l'esprit assez fort pour faire face à de telles questions. Alors, dans une faiblesse d'esprit, elle déduisit que dans sa folie, Dubois s'était simplement trompée de nom... NATACHA · Non, non, moi c'est Natacha... Mais cela avait à peine été entendu ; déjà, la mage noire se plongeait dans un soliloque fou et incohérent, dans lequel il était bien impossible pour la défunte de se faire une place. Elle parlait d'héritage, de Lyanna, d'une enfant... La voilà repartie dans des histoires de famille, des drames inutiles et depuis bien trop longtemps fanés. Mais Natacha comprenait cette folie enragée ; n'aurait-elle pas ressenti la même, si elle avait encore un cœur pour battre et une chair pour agir ? Elle avait été éteinte de toutes passions ; mais, au fond, elle aussi aurait aimé ainsi crier... Mais comme Camille le disait si bien, une partie de son âme lui avait été retirée. Elle n'avait plus assez pour penser. En un éclair, Camille disparut, laissant l'appartement vide de présence, vide de voix avec qui produire l'illusion d'une humanité. Alors, Natacha soupira ; cette sorcière ne pouvait pas être sauvée. Et, bien vite, la défunte repartit dans une vie d'ennui, ignorant le grain de sable que cette rencontre avait posé dans les rouages de son inanimité. ★ ★ ★
Il suffisait d'un rien ; d'un geste, d'une volonté étrangère, d'un acte déplaçait, et les destinées changeaient. Chaque moment, chaque histoire était un pilier construisant ce que l'on devenait. Une chose différait, et le monde s'écroulait – un destin était changé, et les vies telles qu'on les connaissait se retrouvaient défigurées. Qu'est-ce que Camille, dans sa rage, avait provoqué ? Seule elle pourrait vous l'expliquer... Mais ce que nous pouvons vous dire, vous, ce sont les effets... ★ ★ ★
PRÉSENT
Les draps étaient blancs et la lumière dorée ; la chambre baignait dans la clarté, comme si elle était enchantée. Enchantée, d'ailleurs, Natacha l'était ; du moins c'est ce qu'on pouvait imaginer, alors que le printemps commençait à se manifester. Un sourire éclatant s'épanouissait sur son visage, créant des rayons de joie autour de ses yeux bruns. Quelques fils d'argent dans sa chevelure créaient autour d'elle comme une auréole de lumière, alors qu'elle posait un baiser sur les lèvres de la femme couchée à ses côtés. NATACHA · Hey, Camille... Sa voix était douce, étonnamment calme et dénuée de drames, de douleurs et de tragédies. Si la défunte du monde précédent n'était plus qu'un amas de tristesses, la vivante de celui-ci semblait apaisée, pleine d'une vitalité douce, d'un charme propre à ceux qui n'ont pas connu de nuages à l'horizon depuis déjà bien longtemps. Son absence de trouble, elle la portait comme une robe, presque nonchalamment ; elle ne semblait même pas y penser, lorsqu'elle attrapa sa baguette, faisant briller un anneau à son doigt gauche, et faisant voler jusqu'à sa compagne un plateau flottant, portant une tasse de thé et deux croissants. D'un geste doux, Natacha caressa la silhouette de Camille et, dans ce geste, dévoila son bras, dénudé mais décoré de deux ornements ; au niveau de son épaule, un papillon était délicatement tatoué, déployant ses ailes sur cet espace peau libéré. Et, quarante centimètres plus bas, au creux de son coude, c'était la rune Pertho qui ornait le corps vivant de Natacha. NATACHA · Prête pour nos noces d'argent ?
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PJS de Maelle Winters |
Titre : Re : exile.
Créé : 29/10/2025 à 18:42:28
![]() ![]() C'est Camille Dubois, évidement.
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Titre : Re : exile.
Créé : 30/10/2025 à 00:51:29 Un éclat de tonnerre déplacé rythma la main de Natacha, se perdant sur les hanches de sa femme de vingt-cinq années. Cela faisait trente-trois ans qu'elles s'étaient rencontrées, au détour d'un couloir de Poudlard, et cette rencontre avait tout changé. Leur passion avait été la condition de possibilité de leurs libérations mutuelles ; et, dès leur premier baiser, leur avenir commun avait été scellé. Du moins, c'est ce que la russe, parfois trop rêveuse, aimait croire. Ce lien d'âme qui les faisait brûler d'une même flamme, elle l'avait ressenti dès le départ ; Camille avait été magnétique, l'attirant à elle avec quelque chose de plus fort que toute magie. Elle lui avait fait connaître le bonheur ; et désormais, elle le faisait perdurer en partageant son lit toutes les nuits. Elle était si belle, dans sa tranquillité... La mage noire était une œuvre d'art incarnée. Et si beaucoup s'arrêtaient aux tendances sombres de la sorcière, Natacha voyait à travers ces sacrifices faits pour s'émanciper. À chaque moment, elle sentait le cœur battre sous la poitrine de celle qu'on accusait d'insensibilité ; et souvent, on disait que la russe était la voix de la prudence et de la mesure, les lèvres bordeaux qui susurraient à l'oreille de Camille pour modérer ses propos. Ce poste de l'ombre lui convenait. Les regards sur elle la fatiguaient, elle ne trouvait aucun plaisir dans la représentation permanente qu'il fallait donner ; cela la ramenait aux temps où elle portait une autre bague, plus froide, et où elle était venue supplier Cassiopée de la libérer de ce mariage empoisonné. L'art de Cassiopée avait tué Vladimir ; avec un tatouage, elle avait pensé contrôler le papillon qu'était Natacha. La troisième œil lui avait promis un accès direct à ses visions, qui dura quelques mois, dans le plus grand des secrets – même Camille, à qui les souvenirs n'avaient pas encore été rendus, ignorait tout cela. La légilimens plongeait dans ses pensées, offertes en échange de sa liberté, se frayait des chemins dans ses instincts. Pendant quelques semaines, Natacha lui avait donné sa dignité et sa pudeur, acceptant tous les sacrifices en échange du temps que cela lui donnerait avec la femme qu'elle aimait, selon les promesses de celle avec qui elle contractait. Attirée par ce nouveau jouet, dans lequel elle cherchait la confirmation d'un évènement passé, Cassiopée avait accordé moins de temps à sa constante surveillance de Camille – et, lorsque cette dernière fêta sa dix-septième année, la mage noire s'était effondrée. Ce maigre sacrifice avait payé ; depuis, Natacha et Camille ne vivaient plus que de bonheur. Malgré les protestations, l'Organisation s'était transformée – sous la tutelle de Camille, le pôle Progrès s'était développé, la recherche se liant à une structure d'enseignements pour jeunes sorciers, dans laquelle la mage noire elle-même transmettait, sous des regards admirateurs, ses talents de potionniste. Natacha, quant à elle, se chargeait de la Politique, opérant un retournement complet vis-à-vis des opinions précédentes. Ce serait la Révélation, sans la domination ; l'intelligence stratégique, l'alliance avec les moldus pour permettre des combats plus grands. Sans être anarchistes, l'Organisation se voulait progressiste – et si cela avait opéré un tri indéniable dans ses soutiens, la structure s'était reformée, plus petite mais plus apaisée. Natacha était une femme d'action, et pour cela, elle était respectée – elle se rendait elle-même sur bon nombre de terrains, en toute discrétion, et menait seule ses enquêtes, remplissant d'informations utiles les dossiers de la communauté. Mais aujourd'hui, l'Organisation n'importait pas ; c'était leur anniversaire, et Natacha avait tout prévu pour le fêter. Vingt-cinq ans de mariage, un quart de siècle de pur bonheur et de liberté, cela se célébrait. Mais dans un sursaut, la femme à côté d'elle s'était levé. Quelque chose clochait.
Son instinct avait parlé, alors qu'elle fronçait les sourcils, observant sa femme dissimuler sa nudité. Pas Camille ? Était-ce une espionne ? Un instant, les muscles de la russe se tendirent, son poing se referma sur sa baguette et...
Cette précision changeait tout. Dans un geste d'évidence, elle posa son arme et, à son tour, se leva, faisant voler jusqu'à elle une chemise cuivrée, qu'elle commença à boutonner tandis que Camille bégayait. Elle semblait surprise de voir Natacha vivante et, d'autant plus surprise de voir les alliances qui les décoraient. NATACHA · Oui, nous sommes mariées... Et même l'insupportable Spall n'aurait pas l'audace pour me tuer. Un rire cristallin s'échappa de ses lèvres, dans un calme étonnant, tandis que ses yeux, brûlant de curiosité, ne pouvait s'empêcher de dévorer sa femme du regard, comme à la recherche d'une unicité, de quelque chose qui pourrait expliquer... CAMILLE · Ma fille. Lyanna ? Est-elle... ? Lyanna ? Ce nom était inconnu à ses oreilles. Le seul auquel il faisait écho était celui d'Alanna, mais de toute évidence, ce n'était pas celui donc cette inconnue au visage familier parlait. D'un murmure doux, elle répondit, s'asseyant sur l'accoudoir d'un fauteuil : NATACHA · Nous avons bien des filles mais... Je ne connais pas de Lyanna. Désolée. Elle affichait un sourire triste ; elle ne savait pas ce que cette femme cherchait, mais elle comprenait d'où elle venait. Son existence avait été le sujet de bon nombre de discussions, têtes enfoncées dans leurs oreillers. « Et si une chose avait changé, si un battement d'ailes avait tout ruiné ? ». Leur bonheur était si parfait ; les planètes, pour elles, s'étaient alignées. Mais si quoi que ce soit arrivait... Elles s'étaient faites la promesse, alors, de s'aimer dans tous les univers, toutes les temporalités. De s'aider coûte que coûte, pour préserver l'harmonie parfaite de leur foyer. Et aujourd'hui, enfin, était venu le temps de tester cette promesse. Mauvaise date, étonnant moment ; mais quand Camille apprendrait... NATACHA · Camille et moi, on savait que ça finirait par arriver. Assieds-toi, voyons, je ne vais pas te... Enfin, si tu me penses morte, je ne sais pas de quoi tu as peur, mon amour, mais... Elle sourit ; encore un rire, naturel et léger, tandis que le regard auquel elle faisait face était inhabituel, brisé. Il y avait quelque chose dans la glace de ses yeux paniqués qui dévoilait un trouble bien plus grand que celui que Natacha, ayant longuement rêvé de cela, pouvait imaginer. NATACHA · Dis-moi donc. D'où viens-tu, et comment puis-je t'aider ?
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PJS de Maelle Winters |
Titre : Re : exile.
Créé : 02/11/2025 à 22:56:04
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Titre : Re : exile.
Créé : 05/11/2025 à 22:41:20 La baguette de Camille pointée vers elle, Natacha haussa un sourcil, esquissa un sourire en entendant l'interprétation de Faith. Oui, c'était sans doute mieux que la jeune adulte se dise cela – la vraie Camille n'aurait jamais osé, de toute manière, faire un tel geste envers sa femme ou sa fille. D'où qu'elle vienne, celle-ci n'irait jamais lancer un sort, pas sur elle... Même si, étonnamment, elle semblait vouer à Faith une haine nouvelle, sortie de nulle part, probablement injustifiée. Il fallait vite l'éloigner de l'adolescente, avant que la situation ne dégénère de plus belle... NATACHA · C'est quelque chose comme cela, en effet... Mais il me semble que cette vision est de celle qui ne nous parle pas de l'avenir, mais plutôt de ce qui aurait pu être le présent... Une vision, voilà ce que cela était, en quelque sorte ; un être qui avait pris possession du corps de sa femme, une réalité alternative... Était-elle venue lui parler pour une raison ? Non, elle avait l'air bien trop déboussolée, bien trop... Autre. Ce n'était pas ce monde-là qu'elle cherchait, elle était tombée dans ce bonheur par accident. NATACHA · Ta mère et moi avons encore joué avec nos expérimentations... Mais ne t'inquiètes pas, nous serons à l'heure pour ta soir... Ta surprise. Tu devrais rejoindre ton frè– Ne me regarde pas comme ça, évidemment que je sais qu'il est dans le coup. Tu devrais le rejoindre, ta mère doit bien découvrir ce que je lui ai préparé pour la journée... Je t'enverrai un papillon si nous prenons du retard. Laissant la jeune fille retourner à ses idées de fête, la russe ferma la porte d'un coup de baguette, et isola la pièce, de sorte que les oreilles souvent trop curieuses de leur fille ne puissent s'aventurer auprès de ce qu'il se passait. NATACHA · Tu as de la chance d'être une bien jolie vision, toi... Plaisanta-t-elle, incapable de ne pas faire d'avances au simulacre de sa compagne, alors même qu'elle avait tant attendu cette journée. Alors qu'elle se déplaçait de l'autre côté du lit, attrapant au vol un cadre qui la rejoignait, elle posa comme par réflexe sa main sur les hanches de Camille, tandis qu'elle lui présentait, en guise d'évidence, une photo de famille, manifestement prise lors d'un pique-nique. Au centre de celle-ci, Natacha et Camille se regardaient aussi amoureusement qu'au premier jour, assises l'une contre l'autre. À côté de la russe, on pouvait voir Faith goûter avec appétit une fraise enrobée de chocolat. NATACHA · Faith est notre fille, on l'a adoptée peu avant ses seize ans... Avec les questions d'Héritage qui la liaient déjà à toi, nous nous sommes dits avec son père que c'était sans doute plus simple comme cela. Elle le voit encore régulièrement, évidemment. Mais elle vit ici, et heureusement qu'elle a accepté... Après tout, c'est elle qui fait les meilleures publicités pour l'Organisation ! La jeune fille regardait en face d'elle Oryæ, bien vivant, qui se servait un verre d'hydromel en riant, comme s'il avait entendu l'exclamation de sa mère. L'adolescent portait sur les paupières des couleurs pailletées, et ses ongles étaient agrémentés de couleurs et de motifs étoilés ; son cardigan bleu clair était assorti à ses lacets. NATACHA · Oryæ, c'est son frère... Il n'a peut-être pas de liens de sang direct avec toi, mais c'est ton digne héritier. Depuis que tu l'as initié aux potions, il a presque toujours le nez dans un chaudron ! Il passera ses ASPICs dans deux ans, et après cela, il te rejoindra sûrement dans ton laboratoire... Au milieu de la scène, un cinquième élément faisait tache – une tache de peinture vive, colorée. C'était une enfant, beaucoup plus jeune, portant une robe en jean et des couettes. Elle était allongée dans l'herbe, et cueillit une fleur avant de se tourner vers le photographe, révélant son visage de poupée, visage d'une enfant qui, placée là où elle était, apparaissait comme le véritable sosie des deux femmes mariées. Des cheveux noirs et ondulés ; des grands yeux bruns pleins de bonté. Ses sourcils, ses lèvres, son nez, tout semblait avoir été inspirée, soit de Camille, soit de Natacha. NATACHA · Et Caitlyn... Elle est sans doute notre plus grand succès. L'Organisation a mis des années pour trouver comment nous pourrions faire, comment je pourrais porter ta fille, comment nous pourrions accomplir notre rêve... Cela avait été des années de rêves et de déception, de suspense, de questions si fortes que mille fois, elles avaient failli abandonner leur projet. Mais finalement, il y a dix ans de cela, elles avaient réussi, et avaient maintenant ce petit soleil, haut comme trois pommes, dans leurs vies. NATACHA · C'est ça que nous avons réalisé ensemble, Camille. Pour nous en premier, puis pour des milliers de sorciers. L'Organisation offre des rêves aux gens, et ça, c'est nous qui l'avons fait. Comme si elle se rendait compte soudainement que ce n'était pas à sa Camille qu'elle parlait, sa main quitta, un peu vite sans doute, le corps de sa visiteuse de la journée, et s'occupa à replacer le cadre sur l'étagère d'où il provenait. NATACHA · Caitlyn est chez Anastasia pour le week-end – tu connais Anastasia, n'est-ce pas ? Ma sœur... –, elle s'est gentiment proposé de la garder, les grands ont voulu nous organiser une fête, mais il fallait bien qu'on profite de notre anniversaire tout de même... Enfin, je dis ça, mais quand elle partira à Poudlard l'année prochaine, ça nous fera bizarre de ne plus l'avoir ! Troublée, elle s'éparpillait dans ses explications, et de fait – comment expliquer sa normalité ? Qu'est-ce que cette étrangère connaissait, qu'est-ce qu'elle ignorait ? Lorsqu'elle parlait de Lyanna, parlait-elle de Caitlyn, nommée autrement ? Où était-ce une autre fille, complètement différente ? Dans tous les cas, pourquoi semblait-elle avoir peur de Faith, peur au point de la détester ? Certes, cette dernière avait toujours été plutôt proche de la russe, sa mentor, qui lui avait très vite partagé de quoi aimer son don, mais au point de délaisser Camille... Non, cela paraissait improbable. De toute façon, Faith et Oryæ étaient toujours fourrés ensemble... Il y avait dans la nouvelle Camille un mystère, quelque chose qu'elle n'arrivait pas à lire, à imaginer... Elle s'assit sur le lit, afin de faire face à nouveau à ces yeux d'un bleu brisé. NATACHA · Et toi donc, dis-moi... Qui donc est Lyanna ? Une autre de nos filles ? Et pourquoi... Pourquoi cette réaction à Faith ? Ça ne te ressemble pas... Enfin... Elle esquissa un mouvement d'incompréhension – Camille avait toujours été très protectrice de leurs enfants, jamais elle n'aurait osé ainsi les menacer de sa baguette... Du moins, jamais avec tant d'agressivité. Les rares fois où elle le faisait, c'était un jeu, pour distraire leur cadette, mais cela ne comptait pas vraiment – Faith avait depuis bien longtemps dépassé ce stade de l'enfance. NATACHA · Qu'est-ce que tu cherches ? Pourquoi es-tu venue ici ? Es-tu en danger ? Une réelle inquiétude faisait vibrer sa voix. Qui donc, dans un monde imparfait, avait osé attaquer sa bien-aimée ? Ses yeux brillants suppliaient Camille pour une réponse – un seul mot, et elle agirait. Après tout, c'était toujours comme cela qu'elles avaient fonctionné.
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Titre : Re : exile.
Créé : 06/11/2025 à 14:29:56
![]() ![]() C'est Camille Dubois, évidement.
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Titre : Re : exile.
Créé : 11/11/2025 à 22:33:47 L'air contrarié, Natacha écouta l'histoire troublante de cette fille qu'elle n'avait jamais connue, de cette enfant assassinée injustement... Lorsque le nom de sa meurtrière fut prononcé, nom qui coïncidait parfaitement avec celui de sa propre fille, un frisson la traversa – elle n'avait connu Faith que comme un éternel rayon de soleil. Comment l'imaginer en meurtrière ? Qu'est-ce qui, dans le monde, avait changé de sorte à provoquer un tel basculement ? Quel battement d'ailes avait été suffisant pour créer un tel ouragan ? Et elle, dans ce monde-là... Pouvait-elle encore commettre une erreur telle que sa Faith en devienne la tueuse de cette Lyanna ? Camille parlait, racontait, et, bien qu'elle narre de sa voix, ce n'était pas tout à fait elle ; ses gestes étaient différents, ses sourires plus amers, elle semblait se méfier, encore, de ce qu'elle racontait. On aurait dit ces fois où, alors qu'elle lui préparait une surprise, elle ressortait ses dons d'Occlumens pour leurrer Natacha. C'était étonnant ; cachait-elle quelque chose ? Elle proposait un plan, un plan fou, erratique et dérangeant, s'agrippant à la main de la russe, qui n'était même plus tout à fait sûre de connaître cette femme à qui, un jour, elle avait promis fidélité. NATACHA · Tu voudrais... Kidnapper la Lyanna de ce monde-là ? Au fond, n'était-ce pas ce qui était proposé ? La troisième œil fronçait les sourcils. La Camille qu'elle connaissait en avait eu, des idées folles, à commencer par le crime originel qui les avait libérées, mais là, c'était d'un tout nouveau niveau – elle ne semblait même pas douter, même pas se poser de questions. C'était une impulsion pleine de rage, une irrationalité qui paraissait au bord de l'explosion. Elle n'avait même pas demandé son avis à sa femme, n'avait même pas réfléchi à un plan ; dès que la graine de cette idée avait été plantée dans son esprit, déjà, elle en imaginait la forêt. NATACHA · Voyons Camille, même si elle n'est pas importante pour nous, elle doit bien l'être pour quelqu'un, tu ne penses pas ? Nous ne pouvons pas juste... Caressant de son doigt la main de Camille, Natacha n'en était pas moins confuse par cette proposition. Plus la Camille étrangère parlait, moins elle la reconnaissait. Était-elle, dans cet autre monde, si différente de celle qu'elle aimait ? Elle ne savait plus que faire de ce visage qu'elle adorait, de cette peau qu'elle désirait effleurer, mais dont elle ne retrouvait pas la douceur... Elle n'arrivait même pas à savoir si la femme qu'elle avait en face d'elle, dans la douce tristesse de son regard, l'aimait. Car après tout, si Faith pouvait être une meurtrière, alors, qu'était-elle, elle, là-bas ? La curiosité la brûlait, mais plus le temps avançait, moins elle savait si elle voulait véritablement connaître la réponse... À demi-voix, d'un ton craintif, elle demanda : NATACHA · Dans... Dans ton monde, tu m'as dit que je ne voulais pas te donner ma... trouvaille. Pourquoi ? Pourquoi je ne voulais pas sauver notre fille, là-bas ? Quelle étrange entreprise était-ce là ; se mettre dans la tête d'une autre et d'elle-même à la fois. Évidemment, elle voulait refuser cette idée folle, proposer une autre solution à Camille, lui dire que si son alter ego avait pu trouver une solution qui fonctionnait, alors, elle le pourrait aussi, et Lyanna pourrait être sauvée sans transformer son monde à elle, ce monde idyllique dans lequel tout était parfait. Car, au fond, c'est cela qui la terrifiait – cette intrusion, cette brèche dans son paradis, elle n'en voulait pas. Son couple vivait en harmonie depuis des années, et voilà qu'une intrue, venue d'un monde imparfait, venait semer le trouble, désirant une brèche dans l'espace-temps qui retirerait à son monde une femme à jamais. Lyanna était une inconnue, elle n'était pas importante, disait-elle. En était-elle sûre ? Et si Lyanna, bien qu'anonyme, était nécessaire à l'équilibre de cet univers ? Qu'est-ce que l'autre Natacha avait pu voir pour refuser de partager sa découverte à celle qui pourtant tout savait ? UN REMPLACEMENT. Au fond, ce n'était plus tant le monde présent qui l'intéressait, mais cet autre côté du miroir, cette autre Natacha – elle l'intriguait. Camille était trop secrète à son sujet, au sujet de ce qui l'avait amenée ici, des outils utilisés. Elle n'était pas comme ça, d'habitude – sa Camille était différente, n'essayait pas de protéger ses pensées de celle qui, de toute façon, ne pouvait s'aventurer dans son esprit. Quelque chose clochait. Continuant de promener son doigt, dans un geste presque rituel, Natacha abaissa ses yeux vers la peau tiède quelle touchait, vers la chair de cette fausse bien aimée. Elle n'aimait pas faire cela, mais... UN SPECTRE, UNE TOMBE. UN ÉCLAIR, UNE VIVE ÉLECTRICITÉ. UN TROUBLE PLUS GRAND QUE TOUT CE QU'ELLE POUVAIT S'IMAGINER. Un air inquiet, brièvement, traversa son regard, anima ses sourcils – des images inconnues lui étaient venues, comme écrites dans un langage inconnu. C'était une langue qu'elle comprenait, mais assemblée d'une manière brutale, dépaysante. Chaque trait mêlait connu et inconnu, et la divinatrice se sentait à nouveau comme une débutante du premier jour. C'était un avenir lointain et étranger qui lui parlait – son avenir ? Celui de son alter ego ? De son âme sœur ? Ou de cette Camille inconnue qui venait tout troubler ? Quoiqu'il en soit, c'était un avenir sombre et... NATACHA · Tu as dit que j'étais morte... Un murmure vague de réalisation, suivi d'un geste brusque – de sa main libre, elle avait saisi sa baguette, qui se trouvait maintenant pointée sur la poitrine de son interlocutrice. NATACHA · Quand tu dis que tu as dû prendre mon invention... Sa voix était ferme, malgré le tremblement de trouble qui la traversait. Son regard, planté droit dans ces yeux qui lui étaient de plus en plus inconnus, trahissait une tourmente d'émotions, prêtes à s'abattre sur la femme qui lui parlait. NATACHA · Tu n'es pas ma Camille... Et, en un éclair, tout fut changé. Elle avait promis d'aimer Camille dans tous les univers, de l'aider coûte que coûte, mais celle-ci n'était pas le genre de femme auquel elle et sa bien-aimée s'était préparée. Celle-ci avait une aura de danger, non pas parce qu'elle le fuyait – mais peut-être bien parce qu'elle l'était. NATACHA · Qui es-tu, vraiment ? Et qu'as-tu fait de l'autre Natacha ? Où donc as-tu envoyé ma Camille ?
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Directrice adjointe Formatrice Bienfaitrice du WHP ![]() ![]() Adulte
PJS de Maelle Winters |
Titre : Re : exile.
Créé : 11/11/2025 à 23:28:14
![]() ![]() C'est Camille Dubois, évidement.
« You break the rules and become a hero. I do it, I become the enemy. »
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Retraité Traître à son sang NaDiJem Trio ![]() ![]() 5e année
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Titre : Re : exile.
Créé : 15/11/2025 à 19:18:02 La baguette avait quitté la main de Natacha sans la faire sourciller ; au contraire, un air de satisfaction la traversa, tandis que son arme rejoignait la cuisse de Camille, sur fond d'un discours se voulant impressionnant. C'était l'exacte confirmation qu'elle attendait, et elle pouvait remercier son troisième œil qui, une fois de plus, lui soufflait les secrets du temps. Peu importe ce que cette intruse pensait, peu importe les grands discours qu'elle donnait – elle avait l'air cruelle, certes, mais la russe avait trois pas d'avance, et elle savait qu'elle pourrait prévenir toute attaque sur la femme qu'elle aimait. Et, indéniablement, sa Camille le savait aussi. Elle lui pardonnerait toute infidélité faire à cette sorcière venue d'ailleurs, dont les intentions n'avaient rien à voir avec leur bien. NATACHA · Très claire. Tu me permets ? Un claquement de doigts, et la baguette de Natacha revola droit dans sa main droite, là où elle était supposée se trouver. La mage noire avait beau révéler son terrible visage, Natacha n'avait pas peur – elle connaissait les points faibles de sa femme en duel, et surtout, elle voyait bien que la Camille à laquelle elle faisait face ignorait tout du monde. S'en prendre à Caitlyn ? Quand bien même, elle trouvait l'adresse d'Anastasia, rien dans l'avenir ne lui disait qu'elle serait capable de vraiment porter atteinte à cette enfant, dont le visage lui ressemblait tant. Nous étions dans le monde de Natacha, et, quoi que la mage noire veuille bien penser, elle avait besoin de la troisième œil pour être guidée. Les projets de sa journée étant néanmoins compromis – elle n'avait aucune envie d'emmener cette femme dans le musée qu'elle avait réservé pour l'occasion, ni de réaliser avec elle la promenade bucolique qui était censée suivre — elle agita sa baguette, faisant voler des vêtements hors de sa penderie. En quelques secondes, un corset vint resserrer sa taille et ses jambes nues se firent habiller d'un pantalon en cuir noir orné de motifs cuivrés. Une cape de mi-saison épousa ses épaules, prête à s'adapter aux caprices du printemps norvégien, et des gants de combat noirs cachèrent ses mains. À ses pieds, de solides bottes lui ajoutèrent quelque centimètres, juste assez pour regarder de haut sa femme de la journée, et leurs lacets cuivrés vinrent s'assortir non seulement à sa chemise, mais aussi aux bijoux qui entourèrent son cou, désormais paré d'une imposante pièce qui, lorsqu'on la regardait de plus près, consistait en un élégant entrelas de runes Pertho. En quelques gestes supplémentaires, ses paupières se parèrent d'une couleur également métallique, et ses lèvres s'embellirent d'une teinte bordeaux ; ses cheveux, désormais démêlés, s'attachèrent en une coiffure semi-relevée, dégageant son visage tout en ondulant le long de son dos. Ainsi vêtue, sa silhouette n'avait plus rien de la fragile intimité révélée par sa nudité matinale ; son corps était désormais puissant, miroitant la force de sa magie, celle qui lui avait permis de s'élever avec sa femme dans le confort dont bénéficiait cette inconnue sans même le remarquer. L'élégance des tissus, des motifs de sa tenue témoignait de sa richesse et de sa gloire, et son regard, devenu froid, révélait l'aura de la sorcière qui était. Il n'y avait, en elle, plus aucune tendresse – l'autre Camille avait perdu tous ces droits à cela. La sorcière qui apparaissait désormais en face d'elle était celle qui, dans ses quelques apparitions publiques, suscitaient rumeurs et chuchotements, celle qui avait réconcilié puissance et douceur et dont les stratégies étaient craintes par leurs adversaires politiques. Camille voulait se servir d'elle ? Très bien, mais elle devrait aussi la supporter. NATACHA · Plus tu me fais confiance, plus vite tu parleras à Lyanna. Crois-moi, il vaut mieux pour toi que ma baguette soit en ma possession... À ces mots, elle se drapa d'un enchantement de protection, juste assez fort pour que Camille puisse en sentir l'apparition, avant de rattacher ce qui lui revenait de droit à sa ceinture. Plus vite cette imbécile rentrait dans son monde, plus vite elle pourrait profiter de sa journée – alors, autant lui donner ce qu'elle voulait. Après tout, si elle était à l'origine de l'invention initiale pour traverser les mondes, elle pourrait bien trouver comment sauver celui-ci de l'absence de Lyanna. Elle n'avait plus le cœur à rire, seulement à se débarrasser de cette vermine qui avait pris possession du corps de l'amour de sa vie. NATACHA · Pour ta gouverne, tu es d'une fadeur sans nom. Cet air subversif que tu essayes de prendre te donne l'air d'une adolescente, et je ne suis pas surprise d'apprendre que tu n'avais pas la force d'être mère... Alors que la main de Camille effleurait encore son coude, de vagues échos du temps, intraduisibles et ineffables, lui soufflaient des indices sur les faiblesses psychologiques de sa rivale nouvellement trouvée. Celle-ci essayait de la menacer ? Natacha n'avait pas peur des paroles en l'air, des mensonges de cette langue de vipère. La femme à qui elle parlait n'était qu'une petite peste, et elle n'avait aucun mal à laisser passer au-dessus de sa tête les insultes que celle-ci faisait à sa femme, et les menaces qu'elle proférait envers ses enfants. Elle faisait face à une gamine coincée dans un corps de cinquante ans, pensant encore que la magie était un jouet pour répondre à ses caprices. Elle était curieuse de rencontrer cette fameuse Lyanna, sa fille d'un autre monde, mais elle n'aurait aucun mal à dompter cette version de Camille. NATACHA · Complais-toi dans ton malheur si ça te plaît, cela ne fait pas de notre bonheur une faiblesse. Nos enfants sont tous heureux et en sécurité, et, à te voir, il y a une très bonne raison pour laquelle notre Cassiopée a fait en sorte que Camille puisse m'épouser... Puis, haussant les épaules, elle s'interrompit, d'un air aussi impatient qu'innocent : NATACHA · Donc, la Norvège ? Je n'ai pas toute la journée.
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Directrice adjointe Formatrice Bienfaitrice du WHP ![]() ![]() Adulte
PJS de Maelle Winters |
Titre : Re : exile.
Créé : 23/11/2025 à 23:50:58
![]() ![]() C'est Camille Dubois, évidement.
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