
Le Grand Escalier >> Valise de Newt Scamander
| [Animation de l'Été] Le Jardin de Daphnis [Pélion] | |||||
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Magizoologiste Serveur ![]() ![]() Adulte
PJS de Matteo Galeazzo |
Titre : [Animation de l'Été] Le Jardin de Daphnis [Pélion]
Créé : 08/08/2026 à 02:36:33
![]() « La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde. » Une Saison en Enfer, Arthur Rimbaud |
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Chroniqueuse Crocs Disciple de Slug ![]() ![]() 7e année
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Titre : Re : [Animation de l'Été] Le Jardin de Daphnis [Pélion]
Créé : 08/08/2026 à 12:15:03 - Modifié : 09/08/2026 à 00:08:05 2. Apprendre à suivre et à écouter un(e) sorcier(e)
* Jemima ne savait pas trop comment s'y prendre avec Chrysomallos, le magnifique bélier d'or qui l'impressionnait énormément. Mais elle savait qu'elle pouvait également compter sur l'aide d'Awen. Ce qui l'ennuyait le plus c'était que ce lieu abrite des lauriers. Alors que la jeune fille faisait un voyage en Irlande, nombre d'agriculteurs et d'éleveurs de moutons lui avaient dit à quel point cette plante pouvait être nocive pour les ruminants. Cependant, Chrysomallos vivait en cet endroit depuis fort longtemps et il savait certainement ce qui lui convenait ou non. Jemima avait déjà approché le beau bélier et elle avait pu le caresser, ce qu'elle appréciait beaucoup, tout comme lui. Elle proposa alors. * Jemima : Chrysomallos, si cela te convient, je te propose qu'on se promène jusqu'aux sources de Poséidon. Il me semble que tu aimes y jouer et y courir. Et Awen est dans le même cas. En chemin, je peux te raconter un voyage que j'ai fait en Irlande et où j'ai vu de très beaux moutons. * La jeune fille se mit en route, d'abord à travers une oliveraie, symbole de paix, tout en commençant son récit. Elle ne se retourna pas, laissant au bélier d'or le libre choix de la suivre ou pas. Mais elle sentait qu'Awen la suivait et qu'il incitait Chrysomallos à faire de même. Jemima continuait à raconter les épisodes de son voyage et elle sentait, dans son dos, l'attention des deux créatures. Finalement, elle jeta un coup d'œil derrière elle et son pressentiment se vérifia. Le womatou et le grand bélier la suivaient et ils semblaient fort bien s'entendre. Bientôt, ils arrivèrent aux sources de Poséidon, et tant Chrysomallos qu'Awen commencèrent par y boire, suivis de peu par Jemima qui avait fort soif à force de parler. Ensuite, le grand bélier se mit à courir dans l'eau suivi immédiatement par le womatou qui adorait les jeux d'eau, lui aussi. Jem' ne savait pas si ce nouvel apprentissage était réussi et si elle pouvait nouer un ruban à l’une des branches du grand laurier. C'était à Chiron d'en décider. * Chrysomallos : Nour. -25% / Conf. -25% / Vie +5% / Ami. +⭐️ / Tour n°2 Awen : Nour. -25% / Conf. -25% / Vie +1% / Ami. -- Couronnes : 3
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Titre : Re : [Animation de l'Été] Le Jardin de Daphnis [Pélion]
Créé : 08/08/2026 à 19:01:04 - Modifié : 09/08/2026 à 00:07:44 Apprendre le deuxième tour à Éos
Le jeune Beaumont avait rapidement compris qu'Éos allait avoir besoin de temps pour s'habituer à lui. La petite phénix était encore si jeune qu'elle semblait découvrir le monde à chaque instant, et le garçon ne voulait surtout pas brusquer cette nouvelle amitié. Il avait donc décidé de profiter d'un moment tranquille au Jardin de Daphnis, situé non loin du Bosquet d'Hestia, pour lui apprendre un nouveau tour qui pourrait leur être utile lors de leurs prochaines explorations. Napoli était installé non loin de là, occupé à observer avec une grande attention les mouvements de l'oisillon. Depuis qu'Éos était entrée dans leur petite famille improvisée, le chaton semblait avoir pris son rôle de grand frère très au sérieux. Matthaeus, lui, avait choisi un endroit dégagé, à l'écart des buissons et des autres créatures, afin que son amie puisse se concentrer sur lui. Il s'accroupit devant elle et posa doucement quelques baies de genévrier sur le sol. Éos, viens voir ce que j'ai pour toi. Le bébé phénix releva la tête. Ses petites ailes encore malhabiles frémirent et elle regarda Matthaeus avec curiosité. Elle semblait avoir reconnu sa voix mais ne bougea pas immédiatement. Le Poufsouffle attendit patiemment, sans chercher à l'attraper. Allez, Éos. Viens. Il recula alors de quelques pas, suffisamment lentement pour ne pas l'effrayer. La petite créature fit un premier pas, puis un second. Ses pattes tremblaient encore légèrement et elle dut battre des ailes pour conserver son équilibre. Le garçon lui adressa un sourire encourageant. C'est bien, Éos. Continue, viens me rejoindre. L'oisillon avança encore de quelques pas avant de s'arrêter. Elle observait son compagnon humain avec une expression qui semblait indiquer qu'elle hésitait sur ce qu'elle devait faire. Matthaeus s'assit alors dans l'herbe et attendit simplement. Il ne voulait pas qu'elle apprenne à le suivre par peur ou par contrainte. Il souhaitait qu'elle comprenne que lorsqu'il l'appelait, c'était parce qu'il y avait quelque chose d'intéressant à découvrir, une récompense ou simplement la promesse de sa présence rassurante. Napoli, qui semblait avoir compris ce que son maître essayait de faire, s'approcha de la petite phénix. Il se retourna ensuite vers Matthaeus avant de revenir vers Éos, comme s'il cherchait lui aussi à lui montrer l'exercice. Tu vois, Napoli vient quand je l'appelle. À ton tour maintenant. Le garçon tendit doucement sa main vers Éos, sans essayer de la toucher, en l'appelant avec un sourire doux. Éos ! Cette fois, l'oisillon releva immédiatement la tête. Elle fit quelques pas hésitants vers lui, puis accéléra légèrement, ses petites ailes battant dans tous les sens. Arrivée devant son éleveur, elle se blottit contre sa jambe. Le Poufsouffle eut un grand sourire. Bravo ! Tu as réussi ! Il lui donna alors une petite baie de genévrier qu'elle attrapa aussitôt avec son bec. Le jeune Beaumont était ravi de constater que la petite créature semblait avoir compris le principe et décida de recommencer mais, cette fois-ci, en s'éloignant davantage. Il fit quelques pas en arrière et attendit avant de prononcer à nouveau son nom. Éos, viens ! La petite phénix hésita quelques secondes. Son regard se porta vers Napoli, puis vers Matthaeus. Elle finit par trottiner dans sa direction, beaucoup plus assurée que lors du premier essai. C'est très bien ! Tu vois, tu peux me suivre même si je suis un peu plus loin. Le garçon renouvela l'exercice plusieurs fois, en variant les distances et en changeant légèrement de direction. Lorsque l'oisillon s'arrêtait pour regarder un papillon ou qu'un bruit attirait son attention, il ne la grondait pas. Il attendait simplement qu'elle reporte son attention sur lui avant de recommencer. Il savait qu'à son âge le monde était un émerveillement permanent pour elle, aussi bien le battement d'aile d'un scarabée, que le souffle du vent, et qu'il est difficile de maintenir son attention sur une même tâche pendant plusieurs minutes. Après quelques minutes, Éos semblait avoir compris qu'elle devait garder son éleveur à portée de vue. Ce dernier décida alors de lui apprendre une seconde consigne. Il posa doucement un doigt contre sa poitrine. Éos, regarde-moi. L'oisillon pencha la tête sur le côté. Regarde-moi. Elle fixa alors ses yeux sur ceux de son compagnon. Voilà. Quand je te parle, j'aimerais que tu m'écoutes. Je ne t'empêcherai jamais de découvrir les choses autour de toi, mais parfois, il faudra que tu sois attentive à ce que je te dis. Il y aura peut-être des endroits dangereux ou des choses que tu ne connaîtras pas encore. Il savait parfaitement qu'Éos ne comprenait probablement pas chacune de ses paroles. Pourtant, il continuait à lui parler avec douceur, persuadé que le ton de sa voix et la répétition des mêmes mots finiraient par lui permettre de comprendre ce qu'il attendait d'elle. Il fit quelques pas sur le côté. Éos, viens. Elle le suivit. Le Poufsouffle s'arrêta. Éos, attends. La petite phénix fit encore un pas avant de s'immobiliser. Le garçon resta silencieux quelques secondes, puis lui adressa un sourire émerveillé. Tu as compris ! Napoli miaula alors depuis l'herbe, comme s'il souhaitait participer à l'entraînement. Il s'approcha de Matthaeus, puis s'assit à ses pieds en observant Éos. Le jeune Beaumont se mit à rire. Je crois que Napoli veut aussi te montrer comment faire. Il caressa doucement le chaton avant de regarder à nouveau la petite phénix. Éos, viens. L'oisillon s'approcha. Attends. Elle s'immobilisa. Puis Matthaeus recula de quelques pas. Viens ! Éos le rejoignit presque immédiatement. Le garçon sentit une véritable fierté l'envahir. Il ne s'agissait certes que de quelques mots et de quelques pas, mais pour lui cela représentait beaucoup. Éos commençait à comprendre qu'elle pouvait faire confiance à son compagnon humain. Il s'accroupit devant elle et lui tendit une dernière baie. Tu sais, Éos, je ne te demande pas de toujours rester près de moi. Je veux que tu sois libre de découvrir le monde et de grandir comme tu le souhaites. Mais si je t'appelle, j'aimerais que tu viennes. Et si je te demande d'attendre, j'aimerais que tu comprennes que c'est parce que je veux te protéger. La petite phénix poussa un petit cri avant de prendre la baie dans son bec. Matthaeus sourit. Je crois que nous allons bien nous entendre. Il se releva et commença à marcher lentement en direction du chemin menant aux Falaises d'Éole. Après quelques pas, il se retourna. Éos ? L'oisillon le regardait. Viens ! Elle trottina aussitôt derrière lui. Napoli partit à son tour, zigzaguant maladroitement entre les jambes de son maître. Le Poufsouffle continua son chemin avec un sourire, heureux de voir ses deux petits compagnons le suivre. Il savait que l'apprentissage serait long et qu'il faudrait probablement recommencer encore et encore. Éos était un bébé phénix et avait encore énormément de choses à découvrir. Mais ce premier exercice lui avait appris quelque chose d'important : la confiance pouvait être enseignée avec patience, douceur et beaucoup de récompenses. Et tandis que le soleil commençait à décliner derrière les pins parasols, le jeune Beaumont se dirigea vers les Falaises d'Éole avec Napoli à ses côtés et Éos sautillant derrière eux, déjà un peu plus attentive à la voix de celui qu'elle avait choisi comme ami. Éos : Nour. -25% / Conf. -25% / Vie +5% / Ami. +⭐️ / Tour n°2 Napoli : Nour. -25% / Conf. -25% / Vie +1% / Ami. -- Couronnes : 3 +2 (bonus) ![]() |
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Titre : Re : [Animation de l'Été] Le Jardin de Daphnis [Pélion]
Créé : 12/08/2026 à 22:34:35 - Modifié : 18/08/2026 à 01:15:58 Apprendre le troisième tour à Éos
Le jeune Beaumont était revenu au Jardin de Daphnis avec Napoli et Éos, profitant d’un moment particulièrement calme pour poursuivre l’apprentissage de la petite phénix. Depuis leur dernière séance, Éos avait légèrement grandi. Elle n’était plus tout à fait le minuscule oisillon qu’il avait rencontré au milieu des cendres des Falaises d’Éole. Ses pattes étaient un peu plus solides, son regard toujours aussi curieux, et surtout, de petites plumes commençaient maintenant à remplacer le duvet qui recouvrait autrefois ses ailes. Elle était encore bien loin de pouvoir voler correctement, mais Matthaeus ne ressentait aucune urgence à ce que cela arrive. Tout semblait suivre son cours, simplement. Après lui avoir appris à le suivre et à l'écouter, le jeune Poufsouffle avait réfléchi à un nouvel exercice qui pourrait lui être utile. Il voulait maintenant lui apprendre à se poser sur son bras. Il savait qu’elle n’était pas encore capable de voler suffisamment bien pour effectuer véritablement le mouvement, mais il souhaitait qu’elle comprenne dès maintenant que son bras pouvait devenir un perchoir sûr où elle pourrait revenir lorsqu’elle en aurait besoin. Le Jardin de Daphnis semblait parfaitement adapté à cet apprentissage. Quelques arbres offraient une ombre agréable tandis que les parterres de fleurs apportaient des touches de couleur entre les allées. Le vent y était moins puissant qu’aux Falaises d’Éole et le sol relativement dégagé permettait à Éos de se déplacer sans difficulté. Tout y respirait une forme de calme simple, presque évident. Napoli, lui, avait déjà commencé à explorer les environs. Le chaton avançait entre les fleurs avec son habituelle démarche maladroite, s’arrêtant régulièrement lorsqu’une racine ou une petite pierre venait perturber son équilibre. Matthaeus le surveillait du coin de l’œil, sans inquiétude excessive. Il avait appris à accepter ces petites pertes d’équilibre comme faisant partie de son rythme naturel. Éos, quant à elle, sautillait tranquillement dans l’herbe. Elle s’arrêtait parfois pour observer une fleur ou un insecte avant de reprendre son chemin. Lorsqu’une légère brise venait soulever ses petites ailes, quelques-unes de ses nouvelles plumes se dressaient délicatement autour du duvet encore présent. Chaque changement semblait s’intégrer à elle avec douceur, sans rupture. Son maître s’assit finalement dans l’herbe et l'appela d'une voix douce. Éos, viens voir. La petite phénix releva immédiatement la tête et se dirigea vers lui sans la moindre hésitation. Elle vint se placer devant ses jambes. Tu te souviens ? Quand je t’appelle, tu viens. Éos poussa un petit pépiement. Mais aujourd’hui, nous allons apprendre autre chose. Le garçon tendit doucement son avant-bras devant elle. Tu vas apprendre à venir ici. La petite phénix pencha la tête sur le côté, observant le bras avec attention. Elle s’approcha d’un pas, puis s’arrêta. Matthaeus ne bougea pas. Tu peux prendre ton temps. Il n’y avait aucune attente pressante dans sa voix, seulement une invitation tranquille. Éos avança encore un peu, donna un petit coup de bec contre la manche, puis recula légèrement. Le Poufsouffle sourit. Tu peux essayer. Je ne vais pas te faire tomber. Il plaça son avant-bras un peu plus bas, presque au niveau du sol. La petite phénix fit quelques pas, puis posa une petite patte sur la manche. Le garçon resta parfaitement immobile, tout en la regardant avec bienveillance. C’est bien. Éos posa sa deuxième patte à côté de la première sous le regard approbateur de son éleveur. Elle se retrouva alors perchée sur son avant-bras. Certes elle semblait hésitante, mais pas inquiète. Comme si elle testait simplement une nouvelle manière d’être au monde. Tu vois ? Tu peux rester là. Éos observa le jardin depuis cette nouvelle hauteur, redressant légèrement ses petites ailes. Une légère bourrasque fit frémir ses nouvelles plumes, et elle battit instinctivement des ailes. Son plumage, encore en développement, gagnait en force jour après jour, sans précipitation. Doucement, Éos. Tu n’as pas besoin de voler. Elle retrouva son équilibre. Très bien. Tu grandis vraiment vite. Un miaulement retentit alors derrière lui. Napoli venait de perdre l’équilibre en tentant de grimper sur un petit rocher. Le chaton finit par se redresser, s’assit quelques secondes, puis reprit sa route comme si de rien n’était. Le Poufsouffle éclata de rire, sans inquiétude. Tu vas bien, Napoli ? Celui-ci répondit par un miaulement avant de tenter de grimper contre sa jambe. Il glissa, et le garçon le rattrapa et l’aida à monter jusqu’à son genou. Voilà. Tu as réussi ! Napoli ronronna. Éos observait la scène avec attention, comme si elle intégrait elle aussi ce rythme fait d’essais, de déséquilibres et de reprises tranquilles. Tu vois, Napoli aussi doit apprendre à garder son équilibre. Le chaton s’installa fièrement contre lui. Matthaeus sourit. Tu vois, Éos ? Lui aussi apprend à son rythme. Et toi aussi. Il abaissa doucement son bras pour qu’Éos redescende. L’oisillon s’éloigna de quelques pas, puis revint timidement lorsqu’il l’appela. Cette fois, elle hésita à peine. Elle posa ses pattes sur le bras du garçon. Bravo, Éos ! À peine félicitée, elle déploya légèrement ses ailes et fit un petit bond. Elle retomba directement sur son bras. Tu as essayé de voler ! Mais tu es encore trop petite. Il observa ses ailes avec douceur. Celles-ci devenaient plus fortes de jour en jour mais la petite créature était encore très jeune et les plumes n'avaient pas encore remplacer tout le duvet. Un jour, tu arriveras à voler. Et quand ce sera le cas, j’aimerais que tu saches que tu pourras toujours revenir ici, sur mon bras. Éos resta immobile tandis que son éleveur se relevait lentement, au grand mécontentement de Napoli qui avait dû bondir sur l'herbe pour ne pas glisser. Le sol s’éloigna, et la petite phénix battit légèrement des ailes pour garder son équilibre. Après une petite pause, il fit un pas, puis un autre, très lentement. Chaque hésitation d’Éos était accueillie sans tension par un mouvement doux du garçon qui essayait de maintenir en permanence l'oiseau en équilibre. Napoli les suivait tant bien que mal, trébuchant à son tour avant de venir se blottir contre la jambe de son maître, qui lui caressa la tête pour l'encourager. Éos, elle, observait Napoli depuis son bras. Après plusieurs allers-retours, Matthaeus s'accroupit et l'invita à descendre de son perchoir provisoire. Bravo Éos ! Tu sembles de mieux en mieux tenir en équilibre. Il s'éloigna un peu, en profitant pour caresser le chaton qui était toujours demandeur de telles attention puis il revint vers elle et s'accroupit en tendant à nouveau le bras. Elle s’approcha immédiatement. Cette fois, elle n’hésita presque pas. Elle bondit légèrement et se posa directement sur son avant-bras, avant de pousser un petit cri fierté. L'entrainement portait ses fruits et le Poufsouffle lui donna une baie de genévrier, afin de la féliciter. Napoli miaula pour à la fois féliciter sa partenaire mais aussi pour rappeler à son maître que lui aussi était présent. Éos : Nour. -25% / Conf. -25% / Vie +5% / Ami. -- / Tour n°3 Napoli : Nour. -25% / Conf. -25% / Vie +1% / Ami. -- Couronnes : 3 +2 (bonus) ![]() |
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Titre : Re : [Animation de l'Été] Le Jardin de Daphnis [Pélion]
Créé : 31/08/2026 à 16:24:18 Apprendre à Éos à se téléporter avec son éleveur
Le jeune Beaumont était revenu au Jardin de Daphnis avec Napoli et Éos, à une heure où la lumière se faisait douce et où le calme du lieu semblait inviter à un nouvel apprentissage. Depuis leurs derniers exercices, la petite phénix avait gagné en assurance. Elle avait grandi, ses ailes s'étaient couvertes de plumes et elle pouvait dorénavant voler avec aisance. Elle venait lorsqu’il l’appelait, s’arrêtait lorsqu’il le demandait, et savait désormais trouver refuge sur son bras. Pourtant, Matthaeus savait qu’un autre apprentissage serait bientôt nécessaire, quelque chose de plus subtil, de plus instinctif : apprendre à se téléporter avec lui. Il avait longuement réfléchi à la manière d’aborder cet exercice. La téléportation n’était pas un simple mouvement, ni même une suite de gestes visibles. C’était une sensation, une impulsion, une forme de confiance en soi et en son instinct. Il ne pouvait pas l’accomplir à la place d’Éos. Il devait seulement l’aider à comprendre que ce pouvoir existait déjà en elle. Napoli, installé non loin dans l’herbe, observait attentivement la scène. Le chaton semblait avoir compris que quelque chose d’important allait se produire, même s’il ne savait pas exactement quoi. Éos, elle, se tenait devant Matthaeus, attentive, ses ailes légèrement entrouvertes. Le garçon s’accroupit et posa doucement une main près d’elle, sans la toucher. Éos… regarde-moi. La jeune phénix fixa immédiatement ses yeux sur les siens. Il lui adressa un sourire calme. Tu te souviens ? Quand je t’appelle, tu viens. Quand je te dis d’attendre, tu restes. Aujourd’hui… tu vas apprendre à aller ailleurs sans marcher ni voler. Éos pencha la tête sur le côté. Matthaeus ne savait pas si elle comprenait ses paroles, mais il poursuivit avec la même douceur. Tu as quelque chose en toi qui peut t’aider à te déplacer. Il faut simplement que tu l’écoutes. Il se releva et choisit un endroit dégagé, à quelques pas de là, entre deux parterres de fleurs. Il s’y plaça bien en vue d’Éos, puis s’accroupit. Regarde-moi, Éos. La jeune phénix tourna la tête vers lui. Pense à moi. Pense à l’endroit où tu veux aller. Et essaie. Il tendit une main dans sa direction, sans chercher à l’attirer ni à la pousser. Éos resta immobile quelques secondes. Ses ailes frémirent, puis une légère lueur dorée parcourut son plumage. L’air autour d’elle sembla vibrer. Matthaeus retint son souffle. la phénix disparut dans un bref éclat de lumière. Elle réapparut aussitôt au même endroit, légèrement déséquilibrée. Ses pattes glissèrent dans l’herbe et elle battit vivement des ailes pour ne pas tomber. Napoli poussa un miaulement surpris, tandis que son éleveur s’approchait lentement. C’était très bien, Éos. Tu as réussi à disparaître. La jeune phénix le regarda, comme si elle cherchait à comprendre ce qu’elle venait de faire. Le garçon lui tendit une baie de genévrier. Tu vois ? Tu peux le faire. Il faut seulement recommencer. Il retourna à l’endroit qu’il avait choisi et l’appela. Éos, viens. L’oiseau de feu fit quelques pas dans sa direction, puis s’arrêta. Matthaeus lui montra la baie avant de la poser au sol près de lui. Tu peux venir jusqu’ici. Pas besoin de courir. Essaie de penser à l’endroit où je suis. Éos fixa son éleveur avec attention. Ses petites ailes se soulevèrent légèrement. Une nouvelle lueur apparut autour d’elle, plus faible que la précédente. Elle disparut, puis réapparut à peine quelques centimètres plus loin. Elle n’avait pas atteint Matthaeus, mais elle avait changé de place, ce qui fit sourire largement le Poufsouffle. Oui ! C’est ça, Éos. Tu as bougé ! La jeune phénix poussa un cri aigu, comme si elle avait elle-même compris qu’elle venait de réussir. Matthaeus lui donna aussitôt la baie. Napoli s’approcha, intrigué, et renifla l’endroit où Éos se trouvait quelques instants plus tôt. Il regarda ensuite le garçon, puis l'oiseau, avant de miauler avec insistance. Je crois que Napoli veut savoir où tu es passée. Éos sautilla autour du chaton, visiblement fière de l’attention qu’elle recevait. Le Poufsouffle reprit l’exercice, en augmentant très progressivement la distance. Il ne lui demandait jamais de se téléporter trop loin. Chaque réussite était suivie d’une pause, d’une caresse ou d’une récompense. Lorsqu’elle réapparaissait de travers, ou qu’elle restait immobile sans parvenir à utiliser son don, il ne la grondait pas. Ce n’est pas grave. Tu peux prendre ton temps. Après plusieurs essais, Éos parvint à se téléporter jusqu’à un tapis de fleurs situé à quelques mètres. Elle réapparut au milieu des pétales, un peu étourdie, mais parfaitement saine et sauve. Matthaeus applaudit doucement. Bravo, Éos ! Il s’approcha d’elle et s’accroupit. Maintenant, nous allons essayer quelque chose d’un peu plus difficile. Tu vas venir jusqu’à moi. Il recula de quelques pas, puis posa une main contre sa poitrine. Pense à moi. Pas seulement à l’endroit où je suis. Pense à moi. Éos le fixa longuement. Matthaeus resta parfaitement immobile, lui laissant le temps de se concentrer. Napoli vint s’asseoir à ses pieds, comme s’il souhaitait participer à l’exercice. Éos… avec moi. La jeune phénix ferma brièvement les yeux. Une lumière dorée enveloppa son corps. Puis elle disparut. Son éleveur attendit... Un instant plus tard, Éos réapparut sur son avant-bras, où elle se posa maladroitement. Le garçon la soutint aussitôt de son autre main, sans la serrer. Tu as réussi à venir jusqu’à moi ! Éos battit des ailes, encore un peu désorientée, puis se blottit contre lui. Napoli miaula et se dressa sur ses pattes arrière, comme s’il voulait lui aussi être félicité. Oui, Napoli. Elle a réussi. Matthaeus caressa le chaton avant de regarder Éos. La prochaine fois, tu ne viendras pas seule. Il s’assit dans l’herbe et invita Napoli à se placer près de lui. Le chaton s’installa contre sa jambe. Éos, elle, resta sur son bras. Tu vas essayer de nous emmener tous les deux. Mais seulement si tu te sens prête. Si tu n’y arrives pas, ce n’est pas grave. Il choisit un nouvel emplacement, un peu plus loin, près d’un arbre dont les racines formaient un cercle naturel dans l’herbe. Il s’y rendit à pied avec Napoli, puis se retourna vers Éos. Regarde bien où nous sommes. La petite phénix observa attentivement l’endroit. Matthaeus posa une main sur Napoli et tendit l’autre vers elle. Tu peux venir. Nous sommes ensemble. Éos poussa un petit cri. Elle semblait hésiter. Ses ailes frémirent, puis elle se concentra. Une lumière plus intense se forma autour de son corps. Matthaeus sentit une légère chaleur contre sa main. L’instant suivant, Éos disparut. Napoli se redressa brusquement, surpris par cette disparition soudaine tandis que le Poufsouffle restait calme. Elle va venir. Quelques secondes plus tard, l'oiseau de feu apparut sur le bras de son maître puis une lumière intense enveloppa la phénix, le Poufsouffle et le chaton avant qu'ils ne disparurent. Un éclat doré apparut ensuite sur le parterre de fleurs. Éos réapparut dans l’herbe, mais elle n’était pas seule. Napoli se trouvait à ses côtés, légèrement ébouriffé, et Matthaeus était agenouillé juste derrière eux. Le garçon resta silencieux un instant, émerveillé. Éos… tu nous as téléportés. La jeune phénix chancela légèrement. Matthaeus la prit délicatement contre lui, tandis que Napoli venait se frotter à sa jambe en miaulant avec indignation. Tu vas bien, Napoli ? Le chaton répondit par un miaulement sonore, puis s’assit comme si cette aventure avait été parfaitement normale. Le garçon ne put s'empêcher d'éclater de rire. Je crois qu’il aurait préféré être prévenu. Éos poussa un petit cri, puis se blottit contre son éleveur. Le garçon lui donna une baie de genévrier et caressa doucement ses plumes. Tu as été très courageuse. Mais il faudra apprendre à faire attention. Quand tu nous emmèneras, il faudra penser à nous tous. À l’endroit où tu veux aller, mais aussi à ceux qui voyagent avec toi. Il renouvela l’exercice une seule fois. Cette fois, Éos les téléporta à une distance plus courte, près d’un massif de lavande. L’arrivée fut plus douce, et la petite phénix resta debout sans vaciller. Matthaeus la félicita longuement, puis décida de s’arrêter là. Il savait qu’elle était encore jeune. Son don était puissant, mais elle devait apprendre à le maîtriser sans se fatiguer. Il ne voulait pas transformer cette découverte en contrainte. Lorsque le soleil commença à décliner, Matthaeus s’assit dans l’herbe. Napoli vint aussitôt se blottir contre lui, tandis qu’Éos s’installa sur son bras, les yeux mi-clos. Tu sais, Éos… je ne veux pas que tu te téléportes toujours vers moi. Je veux que tu sois libre d’aller où tu veux. Mais si un jour tu es en danger, ou si nous devons partir rapidement, j’aimerais que tu saches comment nous rejoindre… et comment nous emmener avec toi. La jeune et belle phénix resta immobile, comme attentive à ses paroles. Le garçon sourit doucement. Tu as appris à disparaître. Maintenant, il faudra apprendre à choisir où réapparaître. Napoli miaula contre sa jambe, comme pour rappeler qu’il faisait lui aussi partie de l’exercice. Le garçon lui caressa la tête. Oui, toi aussi. Tous les trois. Le Jardin de Daphnis retrouvait son calme habituel. Dans la lumière de fin de journée, Matthaeus observa Éos avec fierté. Elle n’était encore qu’une jeune phénix, maladroite et curieuse, mais un nouveau pouvoir venait de s’éveiller en elle. Et tandis qu’ils quittaient lentement le jardin, Éos resta perchée sur son bras, Napoli marchant à leurs côtés. Le jeune Beaumont savait que l’apprentissage serait long, fait d’essais, d’erreurs et de nombreuses arrivées imprévues. Mais désormais, lorsqu’ils auraient besoin de disparaître, ils pourraient compter sur elle. ![]() |
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